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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 21:13

Source : EurActiv.fr

 

 

Si l'UE n'y prend pas garde, l'Ukraine pourrait suivre le chemin du Bélarus et tomber sous une plus grande influence de la Russie, a expliqué hier (10 juillet) à la presse Darius Semaška, conseiller en chef du gouvernement lituanien. Un reportage d'EurActiv

Source : http://www.euractiv.fr/lituanie-craint-ukraine-marche-belarus-article#print
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Si l'UE n'y prend pas garde, l'Ukraine pourrait suivre le chemin du Bélarus et tomber sous une plus grande influence de la Russie, a expliqué hier (10 juillet) à la presse Darius Semaška, conseiller en chef du gouvernement lituanien. Un reportage d'EurActiv


Si l'UE n'y prend pas garde, l'Ukraine pourrait suivre le chemin du Bélarus et tomber sous une plus grande influence de la Russie, a expliqué hier (10 juillet) à la presse Darius Semaška, conseiller en chef du gouvernement lituanien. Un reportage d'EurActiv

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Si l'UE n'y prend pas garde, l'Ukraine pourrait suivre le chemin du Bélarus et tomber sous une plus grande influence de la Russie, a expliqué hier (10 juillet) à la presse Darius Semaška, conseiller en chef du gouvernement lituanien. Un reportage d'EurActiv

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« Malheureusement, la situation n'évolue pas comme nous le souhaitions en Ukraine », a déclaré M. Semaška à un petit nombre de journalistes bruxellois invités à Vilnius. M. Semaška, qui dirige le groupe de politique étrangère qui conseille le président lituanien, a évoqué plusieurs sujets, dont les relations sensibles qu'entretient l'Ukraine avec l'UE, alors que les élections législatives ukrainiennes se tiendront le 28 octobre prochain. Le conseiller du gouvernement lituanien a notamment fait référence à une « justice sélective » contre les opposants politiques et à la condamnation à une peine de prison de l'ancienne première ministre ukrainienne, Ioulia Timochenko, pour abus de pouvoir. « L'Occident commence à perdre patience », a-t-il expliqué. « Nous pourrions être confrontés à un scénario à la bélarusse. Nous ne nous sommes pas montrés patients avec le Bélarus, nous avons perdu patience avec M. Loukachenko, nous avons fermé la porte au dialogue », a-t-il affirmé quant au fait que l'UE n'avait pas reconnu le résultat des élections à l'époque et avait stoppé tout contact. M. Semaška a comparé les problèmes entre Bruxelles et Kiev à la relation qu'entretenait l'UE avec le Bélarus deux ans plus tôt, avant les élections de décembre 2010. Alexander Loukachenko, qui dirige le Bélarus d'une main de fer depuis 1994, a été déclaré vainqueur avec près de 80 % des voix, malgré les protestations de l'opposition qui clamait que le vote avait été truqué. Depuis lors, M. Loukachenko a resserré son emprise sur l'opposition dans le pays. Les sanctions économiques de l'UE n'ont eu que peu de résultats, dans la mesure où Minsk a décidé de renforcer sa relation avec Moscou et de rejoindre une union douanière avec la Russie.

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Déjà vu

En octobre 2010, la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaitė, a rendu une visite historique au Bélarus lors de laquelle elle a obtenu la promesse de M. Loukachenko qu'il organiserait des élections justes. M. Semaška a expliqué que Mme Grybauskaitė avait demandé à M. Loukachenko de « bien se comporter ». « Conformez-vous aux normes européennes, à des pratiques normales, permettez la tenue d'élections régulières, permettez à l'UE de vous renvoyer l'ascenseur. » « Cela n'a malheureusement pas fonctionné. Peut-être nous sommes-nous montrés trop impatients », a-t-il commenté. « Lors de notre travail avec l'opposition, nous leur avons peut-être donné trop d'espoir. Il est plus facile d'en parler avec le recul, mais peut-être que d'autres tactiques auraient mieux fonctionné. Si nous n'avions pas eu autant d'ambition quant au régime que nous voulions voir s'instaurer, peut-être que nous aurions pu installer un climat de dialogue avec M. Loukachenko. » Selon ce haut fonctionnaire lituanien, l'UE a voulu mettre la charrue avant les bœufs. Elle attendait des résultats dès les élections et n'a pas eu la patience d'avancer pas à pas et de garder la situation sous un certain contrôle. « M. Loukachenko a pris peur, il a commencé à se comporter de manière irrationnelle et nous avons alors totalement fermé la porte. Puis ce qui devait arriver arriva : il s'est tourné vers la Russie. Il a vendu une partie de ses actifs, mais il a accru sa dépendance vis-à-vis de la Russie. » « Nous nous dirigeons vers le même scénario avec l'Ukraine », a-t-il affirmé. Il a déploré que l'UE n'ait pas saisi l'opportunité de s'engager à long terme auprès de la société civile pour bâtir les fondations de la démocratie au Bélarus. « Il semblait possible d'apporter des financements, d'ouvrir des comptes, de lancer des médias. Mais aujourd'hui, la situation est bien moins propice à l'apport d'un soutien », a-t-il déclaré.

 

Les oligarques ukrainiens pourraient-ils jouer un rôle positif ?

Comparant le Bélarus à l'Ukraine d'aujourd'hui, M. Semaška s'est montré plus optimiste, notamment en raison du rôle des oligarques et de leurs intérêts qui ne coïncident pas nécessairement avec ceux de la Russie. « Ce n'est qu'une supposition, mais nous nous en souvenons quand nous voyons ce qu'il se passe en Ukraine. Nous craignons que le même scénario se répète. Bien sûr, ce ne sera pas aussi rapide, car des acteurs majeurs en Ukraine s'intéressent bien plus à l'UE. » « Les hommes d'affaires et les oligarques disposent d'un plus grand pouvoir et capital, dont la situation n'évoluera pas aussi rapidement qu'au Bélarus. Mais la tendance pourrait être la même », a expliqué M. Semaška. Au Bélarus, presque toutes les entreprises sont contrôlées par le gouvernement ou de proches collaborateurs du président. Quant à l'issue des élections en Ukraine, M. Semaška a déclaré que le Parti des régions du président Viktor Ianoukovitch était bien moins populaire qu'auparavant. « L'opposition pourrait gagner un grand nombre de sièges au parlement. Nous pourrions constater une nouvelle dynamique après les élections. Mais nous devons prendre garde de ne pas tomber dans le piège. Si nous déclarons que ces élections ne sont pas équitables parce que, par exemple, l'un des leaders de l'opposition est en prison et que nous avons un nouveau parlement enclin à apporter des changements positifs, comment réagir ? »

 

Message d'espoir

Lors d'une autre réunion avec des journalistes bruxellois, le ministre lituanien des affaires étrangères, Audronius Ažubalis, a lui aussi commenté la situation en Ukraine, affirmant que l'UE devait faire une importante promesse à l'Ukraine en amont des élections. Lorsqu'EurActiv lui a demandé si l'Europe était en train de perdre l'Ukraine au bénéfice de la Russie, comme certains décideurs l'ont déjà laissé entendre, il a répondu : « L'Ukraine est en effet un sujet d'inquiétudes. » « Je pense que lors du premier Conseil Affaires étrangères d'automne, nous devrions envoyer un signal fort à l'Ukraine et au peuple ukrainien et que ce signal devrait être en lien avec les prochaines élections. Nous devrions leur promettre quelque chose, nous devrions envoyer un message positif à la population et au gouvernement, leur affirmer que l'Ukraine et le peuple ukrainien en sortiront vainqueurs si les élections sont menées de manière démocratique et équitable. » Ce signal pourrait prendre la forme de « négociations sur le régime sans visa, l'un des objectifs les plus chers aux Ukrainiens », a expliqué le ministre. « Si nous voulons la stabilité et la paix dans cette partie du monde, nous devons nous préoccuper de l'avenir de l'Ukraine. » Il est loin d'être certain que l'idée de la Lituanie sera soutenue par les autres pays de l'UE. Récemment, Elmar Brok, un éminent eurodéputé proche de la chancelière allemande, Angela Merkel, s'est fermement opposé à toute avancée sur un régime sans visa avec l'Ukraine.

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Published by bielorussie - dans Politique
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