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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 16:06

Source : RFI 27/11/14

 

 

 

Les sanctions russes ne touchent pas seulement les importateurs occidentaux. Moscou s’en prend désormais à son voisin et membre de son union douanière, la Biélorussie.
L'agence sanitaire et vétérinaire russe Rosselkhoznadzora restreint le transit sur le territoire russe d'aliments d'origine animale en provenance de ce pays, soupçonné de réexporter les produits européens interdits. Minsk dément et ne cache pas sa colère.

« Qu’est ce que c’est que ces manières (…) Nous ne sommes pas des chiots qu'on attrape par la peau du cou pour les réprimander » : avec son franc-parler, Alexandre Loukachenko n’y va pas par quatre chemins. Le président biélorusse prévient Moscou : si les autorités sanitaires et vétérinaires russes ne lèvent pas rapidement les restrictions sur le transit de produits biélorusses, il prendra des mesures.

La suspension de l’importation d'aliments d'origine animale de Biélorussie concerne la quasi-totalité des usines de viande de ce pays. Selon les Russes, leurs produits contiendraient des bactéries nocives et des antibiotiques. Moscou utilise régulièrement l’argument de la « violation des normes sanitaires » comme moyen de pression diplomatique.

Mais cette fois, l’agence vétérinaire russe ne cache pas qu'elle accuse Minsk d'introduire sur son territoire des produits européens visés par l’embargo. Ainsi, 11 000 tonnes de marchandises envoyées par la Biélorussie vers le Kazakhstan seraient « volatilisées » sur le territoire russe.

Alexandre Loukachenko dénonce une violation des accords douaniers, et promet une réaction, mais sans répondre directement aux griefs de son voisin.

A Moscou, on est persuadé que la Biélorussie tire profit des sanctions imposées à l’Occident. Récemment, des blogueurs russes ont posté des photos de ce qu'ils nomment ironiquement le « célèbre Parmesan ou le saumon biélorusse » : des produits qui ressemblent à s’y méprendre aux produits italiens ou norvégiens, qu’ils avaient coutume d'acheter avant les sanctions.

Biélorussie : le président Loukachenko hausse le ton contre Moscou
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 10:06

Source : Konbini 26/11/14

 

 

Pour les besoins d’un reportage à CBS News, un réalisateur britannique s’est rendu à Tchernobyl et a filmé avec un drone la ville désertée.

Le 26 avril 1986, la ville de Tchernobyl subissait la plus grande catastrophe nucléaire de l’Histoire. La radioactivité s’est vite répandue dans les villes alentours, notamment Prypiat située à trois kilomètres. C’est là que Danny Cooke, réalisateur et directeur de la photographie, a décidé de faire survoler son drone.

Aidé par un guide et armé d’un compteur Geiger, Cooke a passé une semaine à arpenter cette ville à l’allure apocalyptique. La grande roue ne tourne plus, les bâtiments sont en ruine, des masques à gaz sont étalés sur le sol. Seule la végétation a repris le dessus. La vidéo nous ramène dans un passé encore bien présent :

Il y avait à la fois quelque chose de calme et de très perturbant dans cette ville. Le temps s’est arrêté et les souvenirs du passé flottaient autour de nous.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 15:22

Source : Ria Novosti 21/11/14

 

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, s'est dit prêt à devenir recteur ou enseignant d'université après la fin de sa carrière présidentielle.

"A mon avis, le meilleur poste est celui de recteur et je ne serais pas hostile à l'idée d'être enseignant. Après la fin de ma carrière présidentielle, je serai professeur si ma santé le permet", a déclaré M.Loukachenko devant les étudiants, enseignants et promus de l'Université pédagogique de Biélorussie à Minsk.

M.Loukachenko occupe le poste de président biélorusse depuis 1994. Il a été réélu en 2001, 2006 et 2010. La prochaine élection présidentielle aura lieu en Biélorussie en novembre 2015 au plus tard. M.Loukachenko a annoncé en octobre aux journalistes russes qu'il pourrait s'y présenter.

Le référendum de 2004 a abrogé la limite du nombre de mandats présidentiels pouvant être brigués par une même personne en Biélorussie.

Insolite - Biélorussie : Loukachenko voudrait enseigner après sa présidence
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 15:11

Source : FIDH 18/11/14

 

 

Une décision remarquable contre les Etats qui bafouent la liberté d’association.

 

Par une décision qui fera date, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU reconnaît officiellement que l’État du Bélarus a violé les droits d’Ales Bialiatski, president de Viasna et vice-président de la FIDH, garantis par les articles 9 (droit à la liberté et à la sécurité personnelle), 14 (droit à un procès équitable) et 22 (liberté d’association) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cette décision qui fait suite à une communication individuelle adressée par l’épouse d’Ales Bialiatski, Natalia Pintchouk, représentée par Antoine Bernard, Directeur général de la FIDH, est un signal fort adressé à tous les régimes qui manipulent leur législation pour étoufer toute voix critique en violation de la liberté d’association.

La République du Bélarus a par trois fois, en 2007 et en 2009, refusé d’enregistrer le Centre de défense des droits humains Viasna, privant ainsi l’organisation membre de la FIDH de la possibilité d’ouvrir des comptes en son nom pour permettre le financement de ses activités. D’après les conclusions du Comité, les refus d’enregistrement officiel pour cause de non-conformité des documents présentés aux exigences du ministère de la Justice constituent des violations de la liberté d’association. Ces refus ont rendu les activités de l’organisation intérdites sur le territoire de la République du Bélarus et ont empêché ses membres de jouir de leurs droits. La condamnation d’Ales Bialiatski à une longue peine d’emprisonnement liée à l’obtention et à la dépense de moyens destinés à financer les activités de l’organisation qu’il dirigeait reposait ainsi sur une violation de la liberté d’association.

« Cette décision du Comité des droits de l’Homme, fondée sur le droit international, reconnaît la légitimité des activités du Centre de défense des droits humains Viasna et réhabilite pleinement son directeur Ales Bialiatski. » s’est réjoui Valentin Stefanovic, vice-président de Viasna.

Lors du procès, les tribunaux bélarusses avaient réfuté les preuves démontrant que ces moyens avaient été affectés précisément aux buts indiqués, et n’avaient pas examiné l’affaire du point de vue de la garantie du droit à la liberté d’association. Dans de telles circonstances, le Comité a jugé que les poursuites pénales contre Ales Bialiatski constituaient une violation de ce droit.

Le Comité a également jugé arbitraire le maintien en détention d’Ales Bialiatski pendant l’enquête préliminaire, dans la mesure où la décision de son arrestation avait été prise par un procureur et non par un tribunal, et n’était fondée que sur la gravité des charges retenues contre lui et non pas sur des faits témoignant de la nécessité de cette mesure.

Le Comité a également reconnu que la présomption d’innocence d’Ales Bialiatski avait été violée lors des poursuites pénales engagées contre lui. Il a pour ce faire mis en avant les affirmations des médias d’État et les déclarations du président proclamant la culpabilité d’Ales Bialiatski avant sa condamnation, et le fait qu’il avait été enfermé dans une cage lors des audiences de son procès et avait été systématiquement amené menotté au tribunal.

La décision du Comité indique qu’Ales Bialiatski a le droit de bénéficier de recours juridiques appropriés : le réexamen de la demande d’enregistrement officiel déposée par Viasna, l’effacement de la condamnation de son casier judiciaire, et une compensation adéquate comprenant le remboursement des amendes qu’il a été condamné à verser. En outre, le Comité a décidé que l’État devait réviser sa législation sur les associations de manière à la mettre en conformité avec l’article 22 du Pacte.

« Le Comité a communiqué cette décision à l’État, lequel est dans l’obligation de mettre à la disposition de Bialiatski les moyens d’exercer les recours indiqués » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. « Cette décision est fondamentale pour Viasna, les organisations bélarusses de défense des droits humains et le respect de la liberté d’association dans le monde alors même que de nombreux régimes tentent d’étouffer toute voix critique. »

La décision du Comité représente un précédent. Elle démontre clairement que les actions d’un État destinées à faire obstacle aux activités d’une organisation de défense des droits humains — du refus d’enregistrement officiel de l’association au déclenchement de poursuites pénales contre ses membres pour avoir exercé leur droit d’association — constituent une violation du droit international. Aucune manipulation de la législation intérieure par les organes de l’État ne peut dissimuler ces violations à la communauté internationale.

Nos organisations considèrent que cette décision offre une source d’arguments juridiques d’autorité face à la pression toujours plus grande dont font l’objet les défenseurs des droits humains et leurs organisations .

 

Article précédent sur le même sujet

L’ONU reconnaît que les droits d’Ales Bialiatski ont été violés par le Belarus
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 14:13

Source : Reporters sans frontières 18/11/14

 

 

La pression s’accentue sur les journalistes bélarusses collaborant avec des médias critiques basés à l’étranger : amendes, avertissements, perquisitions... A un an de la prochaine élection présidentielle au Bélarus, jusqu’où ira cette nouvelle campagne d’intimidation ?

 

Reporters sans frontières dénonce le harcèlement croissant des journalistes travaillant pour des médias basés à l’étranger. Depuis 2009, ils ne peuvent officiellement travailler sans une accréditation délivrée par le ministère des Affaires étrangères. Mais dans les faits, les autorités rejettent systématiquement les demandes d’accréditation des médias indépendants, poussant les journalistes à travailler dans l’illégalité. Ces derniers deviennent des proies faciles pour la justice, qui multiplie les poursuites pour “production illégale de contenu médiatique” (article 22.9 du Code des infractions administratives).

Le 13 novembre 2014, la police a informé Ales Zaleouski qu’il était poursuivi pour avoir réalisé un reportage sur des faits de corruption pour la chaîne Belsat TV, basée en Pologne. Le journaliste avait déjà été condamné en mai dernier, pour des faits similaires, à une amende de 4,5 millions de roubles bélarusses (330 euros).

Le 13 novembre également, deux policiers sont venus interroger Andreï Myalechka à son domicile de Hrodna (Ouest) au sujet d’une interview réalisée un mois plus tôt pour Radio Racyja, elle aussi basée en Pologne. Les policiers ont prévenu le journaliste qu’il allait être inculpé pour “production illégale de contenu médiatique”, car il travaillait sans accréditation. Ce sera son troisième procès en moins de six mois : il a été condamné à une amende de 4,5 millions de roubles (330 euros) en juin et à 5,25 millions de roubles (394 euros) en octobre, pour le même motif.

Andreï Myalechka a déclaré à Reporters sans frontières que rien ne pourrait l’empêcher de faire son travail. “Mais les démarches en justice, les recours et la paperasse me prennent beaucoup de temps et me déconcentrent. En outre, de nombreuses sources hésitent aujourd’hui à me parler.” Le journaliste se dit aussi étroitement surveillé.

Le 13 novembre toujours, l’inspection fiscale de Mahilyou a demandé à Ales Bourakou des précisions quant aux revenus perçus de sources étrangères entre 2010 et 2013. Le journaliste assure avoir déjà fait toutes les déclarations nécessaires et dénonce une nouvelle forme de pression. Le 8 octobre, il avait été condamné à une amende de 6 millions de roubles (446 euros) pour un article publié sur le site de la radio publique allemande Deutsche Welle.

Les collaborateurs de Belsat TV, Maryna Malchanava et Alyaksandr Dzianisau, avaient eux aussi été condamnés à des amendes, respectivement en septembre et en avril. En outre, pas moins de six journalistes freelance ont reçu des avertissements cette année parce qu’ils travaillaient sans accréditation.

Le 23 octobre, le gouvernement bélarusse a officiellement rejeté l’appel lancé un mois plus tôt par l’Association bélarusse des journalistes (BAJ), partenaire de Reporters sans frontières, qui lui demandait de mettre un terme à la persécution des journalistes indépendants et à mettre la loi sur les médias en conformité avec les traités internationaux ratifiés par le Bélarus.

La pression des autorités biélorusses est croissante envers les journalistes à l'approche de l'élection présidentielle

La pression des autorités biélorusses est croissante envers les journalistes à l'approche de l'élection présidentielle

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 14:25

Source : Oumma.com 21/11/14

 

 

Annoncée par le Conseil interreligieux national de Biélorussie, réuni en assemblée générale, la décision d’interdire aux citoyennes musulmanes d’apparaître voilées sur les photos de leur carte d’identité et de passeport, ainsi que de leur permis de conduire et de tout autre document officiel, a fait l’effet d’une douche froide aux hauts dignitaires du culte musulman présents, le Mufti Ali Varanovich ne cachant pas son immense désappointement.

Enraciné depuis le 16ème siècle dans ce plat pays où les forêts s’étendent à perte de vue, l’islam, importé par la minorité des Tatars, n’est ni en territoire inconnu, ni une religion étrangère à cette terre de marécages, comptant en son sein plus de 45 000 fidèles qui représentent 0,5% de la population totale.

Abasourdi par ce durcissement brutal de la législation en vigueur qui n’augure rien de bon, et ne manquera pas d'accroître la défiance de ses coreligionnaires envers le gouvernement biélorusse, le Mufti Ali Varanovich a eu beau faire part de sa stupeur mêlée d’inquiétude, rappelant opportunément que le Service fédéral des migrations de Russie avait consenti, en janvier 2013, à ce que les femmes prennent la pose voilées sur leurs photos d’identité, rien n’y a fait, sa légitime indignation s’est perdue dans une enceinte qui y restée sourde et hermétique.

Le voile outil de discorde, autour duquel se cristallisent des controverses passionnelles sur un Vieux continent qui se voile la face sur des enjeux autrement plus cruciaux, avait enfiévré les esprits en Russie, en octobre dernier, conduisant au renvoi pur et simple de cinq collégiennes revêtues d’un hijab. Vladimir Poutine avait alors pris position en faveur de l’interdiction du voile à l’école. Une interdiction très facilement exportable, notamment chez un proche voisin comme l’est la Biélorussie, qui, bien qu’indépendant depuis la dissolution de l’URSS, reste étroitement lié à la Russie actuelle jusqu'à faire sien la même intransigeance anti-voile.

La Biélorussie interdit le port du hijab sur les photos d’identité
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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 18:00

Source : Artistik Rezo.com 18/11/14

 

Au Royaume-Uni ou aux États-Unis, les artistes, tout comme les collectionneurs ou les galeristes prospèrent grâce à une scène artistique bien établie et historiquement riche, cette scène bénéficiant de programmes publics, de financements et de résidences permettant aux artistes de travailler en donnant le meilleur d’eux-mêmes. Dans certains pays, en revanche, le marché de l’art est bien loin d’être aussi développé, plusieurs d’entre eux ne venant que récemment de se doter de galeries, de maisons de vente, ou d’écoles d’art afin de promouvoir et de soutenir le développement artistique. Art Media Agency a choisi d’examiner la situation dans trois pays en particulier, afin de mieux comprendre comment certains marchés parviennent à se développer et à se maintenir sans le soutien officiel du gouvernement, tout en mettant en lumière les difficultés rencontrées par les artistes travaillant dans un tel contexte.

 

 

 

En 2005, l’ancienne secrétaire d’état américaine Condoleezza Rice avait qualifié la Biélorussie de « dernière dictature européenne » — un cliché souvent répété par les média, mais qui, dans une certaine mesure, ne s’éloigne pas trop de la vérité. L’État reste tout du moins fidèle au modèle soviétique en ce qu’il ne consacre que peu d’importance à l’éducation ou à l’innovation artistique ; l’artiste performeur biélorusse Alexander Pushkin expliquait ainsi à OnlineDemocracy.net qu’il y a « deux sortes d’artistes biélorusses [...], les artistes officiels, et les artistes non officiels. La question n’est pas de savoir si ‹ tel art est bon, si tel art est mauvais ›, c’est surtout une question de complicité et de conformisme. ». L’État n’alloue que peu de financements aux arts, et ce soutien s’adresse uniquement aux artistes qui s’alignent avec la ligne politique officielle. La plupart d’entre-eux dépend donc de financements privés, qui sont difficiles à obtenir. Les institutions artistiques sont traitées comme des entités commerciales ; si elles sont bien établies, elles doivent payer des taxes et faire face à d’autres dépenses qui ne leur permettent que difficilement de se maintenir. Un autre artiste biélorusse, Mikhail Gulin, a déclaré dans une interview pour le journal The Economist au sujet de la scène culturelle dans son pays : « La Biélorussie n’a pas de marché de l’art, pas d’industrie du film, et quasiment aucune presse. Dans le monde culturel, il y a une très nette impression qu’absolument rien ne se passe.», une impression qui se confirme lorsque l’on apprend que la Galerie ў, où Gulin expose, est la seule galerie permanente d’art contemporain en Biélorussie.

En réponse à l’environnement hostile qu’ils trouvaient dans leur pays d’origine, de nombreux artistes biélorusses ont choisi de vivre et de travailler à l’étranger ; Ales Rodin travaille à Berlin, Andrei Dereiko et Zhanna Grak à Dusseldorf et Igor Tishin, Natalia Zaloznaya et Maksim Tyminko à Amsterdam. Pour ceux qui ont fait le choix de rester au pays, de timides progrès sembleraient poindre à l’horizon, avec la participation de Victor Petrov à la Biennale de Venise en 2011, qui lui a permis de présenter son projet « Kodex ». Toutefois, lors de cette même Biennale, le pavillon national biélorusse était surveillé de très près par des fonctionnaires du gouvernement — perpétuel rappel de la présence du gouvernement. D’une façon générale, en Europe de l’Est, le marché de l’art — s’il y est peut-être à peine plus présent — est comparable à celui qui existe en Biélorussie, c’est-à-dire aussi peu développé. Un expert de la scène contemporaine roumaine, Jan de Maere, a révélé à AMA lors d’un entretien qu’il n’y a « que peu, voire pas, de public pour l’art contemporain en Roumanie, et peu de galeries pour l’exposer. La seule option viable pour les artistes qui souhaiteraient trouver leur public et vendre leurs œuvres reste de s’expatrier et de chercher des galeries internationales. Ici, tout comme en Biélorussie, les institutions mènent une lutte de tous les instants afin de rester ouvertes malgré leurs maigres budgets, elles s’en remettent entre les mains du mécénat privé pour se maintenir à flot. »

Ailleurs, on est en présence d’un marché de l’art qui, s’il n’est pas entièrement inexistant, en est encore à ses balbutiements. C’est le cas dans plusieurs des pays de l’Amérique latine, comme par exemple au Chili. Dans une interview accordée à AMA, la galeriste chilienne Isabel Aninat a décrit le marché de l’art contemporain chilien comme une institution se trouvant « à l’état embryonnaire ». Certains vont même plus loin, à l’instar de Denise Ratinoff, la représentante de Christie’s au Pérou, au Chili et en Équateur, qui s’adresse à l’Université du Chili en ces termes : « il n’y a pas de marché de l’art à proprement parler, car il n’y a pas de transparence » ajoutant « qu’il n’y a pas de connaissance de l’art car il n’y a ni marché, ni respect pour l’art. » Ici, l’art est perçu comme élitiste et il n’est pas pris suffisamment au sérieux par le gouvernement, comme l’ont souligné le directeur du campus Miamia de l’Université Adolfo Ibáñez, ainsi qu’un chroniqueur pour la Harvard Business Review, Alejandro Ruelas-Gossi, lors d’un entretien avec le journal chilien La Segunda. Les lourdes taxes frappant l’art dans beaucoup de pays sud-américains — au Chili, les taxes à l’importation s’élèvent à 32 % pour les œuvres d’art — découragent un grand nombre de collectionneurs qui pourraient faire venir leurs collections au Chili, voire même simplement commencer à collectionner.

Bien que les institutions ou les galeries y soient plus nombreuses et plus diverses qu’en Biélorussie, le Chili a vu l’ouverture de sa première galerie il y a à peine cinquante ans ; s’il y existe environ quinze différentes écoles d’art, seules trois ou quatre ventes aux enchères sont organisées chaque année. La compétition est rude entre les artistes car, s’ils veulent accéder au succès, ces derniers doivent s’associer avec des galeries qui leur permettront d’avoir un rayonnement international — les taxes et la faible visibilité des artistes permettent sans doute de comprendre pourquoi les collectionneurs chiliens sont si peu nombreux. L’édition inaugurale de la première foire d’art au Chili, la Feria Chaco, en 2009, a marqué une étape importante pour le développement du marché intérieur national, cependant, pour reprendre les mots de Ruela-Gossi, « ce qui manque terriblement au Chili, c’est l’engagement des entreprises et du gouvernement. Pour le moment, leur investissement est quasi-inexistant. »

Parallèlement, pour beaucoup de pays africains, qui ont été privés de la prospérité économique à laquelle le marché de l’art européen doit son essort, la préservation de l’héritage artistique a pâti de la situation, tout autant que le marché de l’art qui peine à se développer. Valerie Kabov, de la First Floor Gallery de Harare, au Zimbabwe, a notamment insisté sur les difficultés rencontrées par les artistes zimbabwéens dans une interview avec AMA : le matériel artistique est une denrée rare et très onéreuse, tandis que l’éducation artistique est limitée, de même que le l’appareil linguistique critique et théorique en langue shona, première langue du pays. Par ailleurs, le fort taux de chômage place les artistes dans une situation difficile, ces derniers devant nécessairement vivre de leur art. La First Floor Gallery Harare est un des seuls lieux dédiés à l’art dans la capitale du Zimbabwe, mais sa présence lors d’événements internationaux comme la 1:54 African Art Fair de Londres laisse espérer qu’un marché de l’art stable se développera bientôt au Zimbabwe. Un article paru dans le Daily Graphic, un journal ghanéen, a souligné l’absence critique d’une galerie nationale au Ghana. Le peintre ghanéen, le Professeur Ablade Glover, y attire l’attention sur le fait que « la nation ne possède aucune œuvre » de l’artiste El Anatsui, qui vend pourtant ses œuvres pour plus d’un million de dollars sur le marché international, comme d’autres artistes ghanéens. Selon lui, il s’agit tout bonnement « d’un sacrilège ». Par ailleurs, l’article fait également remarquer que l’absence d’une galerie nationale pose problème aux jeunes artistes ghanéens en quête de leur héritage artistique, car il n’existe aucune institution en mesure de présenter une collection cohérente de maîtres ghanéens.

L’état des lieux que nous venons de dresser révèle à quel point l’existence et la bonne santé d’un marché de l’art national est cruciale afin que les artistes puissent continuer à produire des œuvres et à gagner leur vie ; bien que la raison d’être de l’art ne soit pas directement commerciale, les infrastructures d’un marché de l’art stable permettent de créer les conditions optimales pour l’épanouissement des artistes. Certains acteurs du  monde de l’art considèrent sans doute leur situation dans un tel marché comme une évidence, et bien que les pays dominants comme la Grande-Bretagne, les États-Unis et la Chine s’intéressent à des artistes issus de contextes et de formations variés, cet esprit d’intégration très positif ne fait pas oublier une vérité troublante : celle du décalage qui existe dans le regard que l’on porte sur les artistes de par le monde, certains se trouvant forcés de quitter leur pays pour poursuivre leur carrière ; celle de l’ambition d’une diversification du marché de l’art, qui est encore loin d’être menée à bien.

 

Magasin de la galerie Y en 2013 à Minsk

Magasin de la galerie Y en 2013 à Minsk

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 22:15

Source : FC Barcelone 15/11/14

 

 

L'équipe de Del Bosque, avec quatre blaugranas au coup d'envoi, s'est imposée face à la Biélorussie en match de qualification pour l'Euro 2016

 

La sélection espagnole de football a gagné samedi soir 3-0 face à la Biélorussie dans le stade Nuevo Colombino de Huelva. Quatre joueurs du FC Barcelone ont débuté la rencontre remportée par les espagnols: Piqué et Jordi Alba en défense, Sergio Busquets au milieu de terrain et Pedro en attaque.

Busquets et Pedro buteurs

Supérieurs pendant toute la rencontre, les espagnols ont rapidement pris l'avantage lors de l'affrontement grâce à un but d'Isco depuis l'extérieur de la surface. C'est ensuite Pedro qui a marqué avant la pause en plaçant sa frappe sèche près du poteau du gardien adverse.

À la 55ème minute, c'est Sergio Busquets qui a marqué le dernier but de la rencontre. Le milieu de terrain du FC Barcelone a parfaitement conclu un belle action collective terminée par une passe décisive de Juanfran. Grâce à cette victoire, l'Espagne est deuxième de son groupe à égalité avec l'Ukraine (9 points) et derrière la Slovaquie.

Espagne 3-0 Biélorussie

Espagne 3-0 Biélorussie

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 19:13

Source : Amnesty international 10/11/14

 

 

Amnesty International condamne fermement l’exécution  du prisonnier Alyaksandr Haryunou, qui s’est déroulée le 4 novembre 2014. Il s’agit de la troisième exécution cette année au Belarus.

Ni ses proches, ni son avocat n’ont été prévenus à l’avance de l’exécution de Alyaksandr Haryunou. Ils n’ont également pas eu la possibilité de le rencontrer une dernière fois. Sa mère a uniquement reçu le jour même, les habits que son fils portait lors de l’exécution. Quant à son avocat, il a été informé par écrit un jour plus tard. L’information officielle est encore en suspens.

Pour le Comité des droits de l’homme de l’ONU, le cas d’ Alyaksandr Haryunou était pendant. Les expert∙e∙s chargé∙es de l’affaire ont demandé de ne pas donner suite à l’exécution tant qu’ils n’avaient pas pris de décision. Comme pour des cas précédents, les autorités biélorusses ont ignoré cette demande.

Action de rue contre la peine de mort en Biéorussie

Action de rue contre la peine de mort en Biéorussie

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 19:03

Source : La Voix de la Russie 11/11/14

 

 

Un avion militaire s’est écrasé dans la région de Brest en Biélorussie. Cela a été rapporté par la Commission d'enquête de la République.

Le pilote s’est éjecté. Le pilote, trouvé par l'équipe de recherche et de sauvetage, n'a pas été blessé.

Cet accident n’a fait ni victimes, ni destructions.

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