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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 14:46

Source : l'info.re 26/08

 

 

L’acteur de films d’action Steven Seagal était l’invité du président biélorusse Alexandre Loukachenko qui l’a forcé à manger une carotte en disant : "Voilà, mange ça pour ta santé, c’est très sain".

 

 

Un président autoritaire

L’acteur américain Steven Seagal était en Biélorussie pour rencontrer l’éditeur de jeux vidéo Wargaming, fondé à Minsk et mondialement connu pour son jeu World of Tanks. Il a par la même occasion visité la maison de campagne du président biélorusse Alexandre Loukachenko, dans la banlieue de la ville.

Alexandre Loukachenko a alors arraché une carotte de son potager. Après l’avoir nettoyée, il l’a tendue à Steven Seagal pour qu’il la mange, raconte France Tv. "Voilà, mange ça pour ta santé, c’est très sain", a dit le président. L’acteur a obéi et croqué poliment la carotte en question, avant de la mâcher avec application.

Steven Seagal est reparti du potager d’AlexandreLoukachenko avec un panier rempli de légumes, des pastèques et du lard. Une vidéo de la scène a été publiée par le service de presse de la présidence biélorusse. Les images ont suscité de nombreuses réactions ironiques sur internet.

Avant Steven Seagal, Gérard Depardieu

Alexandre Loukachenko adore visiblement montrer à ses invités son intérêt pour l’agriculture. L’année dernière, il avait ainsi montré à Gérard Depardieu comment utiliser une faux. Et comme le comédien français, Steven Seagal avait déclaré que le président biélorusse était un "un homme sympa".

A plusieurs reprises, Steven Seagal a également rendu visite au président russe Vladimir Poutine, qu’il estime être "l’un des plus grands dirigeants mondiaux vivants". Il a aussi donné un concert en Crimée, peu après l’annexion par la Russie de cette péninsule ukrainienne.

Alexandre Loukachenko, au pouvoir en Biélorussie depuis 1994, est connu pour son autoritarisme. Sa présidence est controversée en raison du manque de liberté politique dénoncé par de nombreuses ONG. Il y a quelques années, les États-Unis l’ont qualifié de "dernier dictateur d’Europe".

Biélorussie : le président Alexandre Loukachenko force l’acteur Steven Seagal à manger une carotte
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 15:08

Source : google.fr

Biélorussie JO Rio 2016
Biélorussie JO Rio 2016
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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 14:55

Source : LPHinfo.com 15/08/16

 

 

Par une décision historique, le gouvernement de Bobruisk, Biélorussie, a accordé à la communauté juive locale la semaine dernière, les droits à une parcelle de terrain qui contient les ruines d’une ancienne synagogue du centre-ville.

Même si la terrain reste une propriété de la ville, la communauté juive sera désormais en mesure de créer un espace unique du patrimoine juif, étape importante dans la préservation de l’histoire juive de la ville et le développement de ses activités actuelles.

“Nous sommes très heureux, nous espérons créer une sorte de musée en plein centre-ville, ce qui nous donnera l’occasion d’agir facilement avec les résidents et les touristes, juifs et non-juifs”, a déclaré Rav Chaoul Hababo, Chaliah de Bobruisk.

Jusqu’à présent, la vie juive de la ville a été concentrée autour de la synagogue, visitée par 10.000 touristes du monde entier chaque année. Cependant, la synagogue seule ne suffit pas à raconter l’histoire de la ville qui est le capital juif de la Biélorussie.

Au 19ème et au début du 20ème siècle Bobruisk était le centre de la vie juive religieuse, intellectuelle et politique de la région. La célèbre maison d’édition Ginzburg était basée à Bobruisk ainsi que de nombreux chefs religieux éminents, des écrivains, des poètes, des peintres et des hommes politiques.

L’ouverture du musée juif, prévue dans le nouvel espace, aura pour but de capter l’héritage spirituel et culturel de cette époque. La Biélorussie et ses riches trésors juifs du passé, ne dispose pas d’un musée juif. La communauté espère que l’espace deviendra un atout à la scène culturelle de la ville. Rav Hababou dit : “outre le musée, l’espace sera utilisé pour des événements tels que les préparations des fêtes comme Matsa bakery ainsi que des activités pour la jeunesse.

 

 

Biélorussie : restitution des ruines de la synagogue de Bobruisk à la communauté juiveBiélorussie : restitution des ruines de la synagogue de Bobruisk à la communauté juiveBiélorussie : restitution des ruines de la synagogue de Bobruisk à la communauté juive
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 15:03

Source : businesstravel.fr 09/08/16

 

Marriott International vient d'ouvrir sa seconde propriété en Biélorussie et la première sous sa marque Marriott Hotels and Resorts…

 

 

L'hôtel Mariott Minsk comprend 217 chambres, il est situé sur les rives de la rivière Svisloch, et fait partie d'un complexe immobilier à usage mixte comprend un centre sportif et un cinéma.

Les chambres sont parées de matériaux et de couleurs naturelles pour créer un environnement calme et élégant. Plusieurs chambres sont équipées de balcons avec vue sur la rivière.

L'hôtel abrite le restaurant méditerranée Fornello et le restaurant gastronomique du du chef, le Barrel Bar ainsi que 940 M2 de salles de réunion incluant notamment la salle de bal Falcon pouvant accueillir jusqu'à 600 hôtes.

A proximité de l'hôtel sont situés le club de sport Falcon et un centre de divertissement avec une salle de concert de 3000 places, des cafés/bars, un cinéma, un centre fitness, un spa, un club de tennis et de squash. Le projet fait partie d'une joint-venture entre la Biélorussie et le Qatar ce qui explique la forme du bâtiment en que le bâtiment ressemble à un faucon, l'emblème national du Qatar.

Le Minsk Marriott s'joute au Renaissance Minsk qui a ouvert en 2014.

Marriott ouvre un hôtel à Minsk
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 15:14

Source : Euronews 24/07/16

 

Le journaliste Pavel Cheremet a été enterré ce samedi à Minsk en Biélorussie. Mercredi dernier, ce reporter russe de 44 ans reconnu pour son indépendance avait été assassiné en Ukraine dans un attentat à la voiture piégée. C’est une bombe placée sous son véhicule qui l’a tué alors qu’il s’apprêtait à conduire dans le centre de Kiev.

“Cet assassinat prouve que les journalistes courageux et honnêtes ne sont pas les bienvenus dans nos pays”, a déclaré Igor Rynkevic, représentant une ONGde la société civile bélarusse. “Quelles que soient les différentes versions des faits, cette exécution politique qui s’est déroulée en plein centre de Kiev montre que les journalistes sont dans la ligne de mire”.

Des milliers de personnes ont tenu à rendre hommage au journaliste qui était particulièrement critique à l‘égard de tous les pouvoirs.

“Ils ont tué une personne célébrée dans trois pays”, a déclaré l‘écrivain et opposant bélarusse Vladimir Niékliaïev qui accuse le Kremlin d’avoir commandité son meurtre.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 12:58
Insolite : Les douaniers biélorusses ont confondu Red Hot Chili Peppers avec Metallica

Source : VirageAuto.com 12/07/16

 

Les douaniers biélorusses doivent visiblement réviser leur culture musicale.

Selon ce que le bassiste Flea a raconté dans Facebook, les musiciens se sont fait interpeller par les douaniers afin de signer des albums et des photos...de Metallica. En tout cas quelque part en Biélorussie, des douaniers sont en possession d'objets collector: des CD de Metallica dédicacés par les membres des Red Hot Chili Peppers.

Les adeptes en conviendront rapidement: il est difficile de confondre Red Hot Chili Peppers et Metallica. Il a posté sur Instagram une photo confirmant cette scène plutôt insolite.

"Nous avons essayé de leur expliquer que nous n'étions pas Metallica, mais ils ont insisté pour que nous signions quand même les goodies Metallica", poursuit Flea, avant de rendre hommage à ses collègues: "Il est vrai que j'ai déjà joué " Fight fire " avec Metallica une fois".

Red Hot Chili Peppers, couramment abrégé en Red Hot ou RHCP, est un groupe de rock américain formé en 1983 à Los Angeles.

Il a également souligné qu'il aimait Metallica, mais qu'il n'était pas Robert Trujillo, bassiste de Metallica.

Deux salles, deux ambiances (rock d'un côté, heavy metal de l'autre), et pourtant, elles ont été confondues.

Insolite : Les douaniers biélorusses ont confondu Red Hot Chili Peppers avec Metallica
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 17:00
Le journaliste biélorusse Pavel Cheremet assassiné à Kiev

Source : Le Monde 20/07/16

 

 

Investigateur infatigable, célébré pour sa droiture et son professionnalisme, le journaliste Pavel Cheremet est mort à Kiev, mercredi 20 juillet, à 7 h 45, dans l’explosion de la voiture qu’il conduisait. Le séisme que risque de provoquer cet assassinat est à la hauteur de la carrière de Cheremet. Journaliste de 44 ans, d’origine biélorusse, il avait longtemps travaillé en Russie avant de choisir de s’exiler en Ukraine, où il avait repris son rôle favori, celui de poil à gratter des pouvoirs en place, politiques autant qu’économiques.


Mercredi matin, le président ukrainien, Petro Porochenko, a évoqué une « terrible tragédie » et un « choc », pendant que la cheffe de la police ukrainienne, Khatia Dekanoidze, proche de la victime, assurait faire de cette enquête « une question d’honneur ». Pour l’heure, la police se dit seulement capable de confirmer la thèse d’un « assassinat prémédité », évoquant une bombe placée sous le siège du conducteur.

Grande figure du journalisme ukrainien

L’enquête s’annonce d’autant plus difficile que la voiture, qui a explosé en plein centre de Kiev, à 7 h 45, après avoir parcouru quelques dizaines de mètres, n’appartenait pas à Pavel Cheremet, mais à sa compagne, Alena Pritoula. Celle-ci est une autre grande figure du journalisme ukrainien, directrice du site Internet Ukraïnska Pravda, l’un des médias du pays les plus critiques vis-à-vis du pouvoir, et dont les enquêtes écorchent régulièrement la réputation des grands oligarques du pays.

Pavel Cheremet travaillait pour cette publication et animait également une émission matinale sur la radio en langue russe Vesti.

Mme Pritoula avait cofondé Ukraïnska Pravda en 2000 avec Gueorgui Gongadze, dont l’assassinat, la même année, avait profondément bouleversé l’Ukraine et constitué l’un des ingrédients du déclenchement de la « révolution orange », en 2004. Quelle que soit la direction que prendra l’enquête, l’ombre de Gongadze pèsera sur celle-ci, ainsi que la perspective d’une crise politique d’importance en Ukraine.

Sinueuse carrière aux nombreuses distinctions

Avant de travailler pour Ukraïnska Pravda, dont il était devenu le directeur exécutif, Pavel Cheremet aura connu une longue et sinueuse carrière. Né en 1971 à Minsk, il a longtemps travaillé, après l’indépendance de 1991, pour la télévision biélorusse et pour le bureau local de la télévision d’Etat russe. En Biélorussie, il se trouve rapidement en butte avec le pouvoir d’Alexandre Loukachenko, qui l’emprisonnera brièvement en 1998, avant de le priver de sa nationalité en 2010.

En Russie, le journaliste rejoint les cercles libéraux, devenant notamment l’ami du dirigeant d’opposition Boris Nemtsov, assassiné en février 2015. Il collabore au journal Ogoniok et à la télévision REN-TV, alors encore indépendante. La détérioration du climat politique en Russie le pousse à un nouvel exil en 2012. A partir de 2014, il commence sa collaboration avec Ukraïnska Pravda. Vif, de caractère joyeux mais entier, Pavel Cheremet avait reçu de nombreuses distinctions, célébrant notamment son courage professionnel.

 

Le journaliste biélorusse Pavel Cheremet assassiné à Kiev
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 12:47
Deux avions se heurtent à Minsk à cause de la tempête

Deux avions se heurtent à Minsk à cause de la tempête

Source : Crash-aerien.aero 13/07/16

 

Deux avions, l'un de la compagnie aérienne biélorusse Belavia, l'autre de la compagnie aérienne biélorusse Ruby Star Air Carrier Company, se sont heurtés sur l'aéroport international de Minsk (Biélorussie) après que l'un d'entre eux ait été poussé par un vent très violent.

Les deux appareils, un Boeing 737-300, immatriculé EW-283PA, de la compagnie aérienne Belavia et un Antonov AN12-BP, immatriculé EW-338TI de Ruby Star Air, se trouvaient aux parkings, vide d'occupants lorsqu'un fort coup de vent les a précipités l'un contre l'autre. Les dégâts sont assez importants et les techniciens de l'aéroport sont actuellement en train d'évaluer les dommages et de séparer les deux avions.

Il n'y a pas eu de blessés dans l'incident. D'autres dommages ont été signalés sur l'aéroport dont des avions privés qui ont également été abîmés durant la tempête et les fortes bourrasques de vent.
 

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 12:50
Le Bélarus utilise des entreprises de télécommunications pour museler la dissidence

Source : Amnesty International  07/07/16

 

 

Les autorités du Bélarus utilisent des réseaux téléphoniques gérés par certaines des plus importantes entreprises de télécommunications au monde pour brider la liberté d'expression et museler la dissidence, a écrit Amnesty International dans un rapport rendu public le 7 juillet.

Ce rapport, intitulé « Il suffit que les gens pensent que ça existe » - Société civile, culture du secret et surveillance au Bélarus, montre qu'une surveillance potentiellement illimitée, exercée 24 heures sur 24 et non contrôlée a des effets désastreux sur les militants des ONG, car leurs activités les plus anodines, comme le fait de fixer un rendez-vous par téléphone, leur font alors courir des risques.

« Dans un pays où le fait de manifester ou de critiquer le président peut entraîner une arrestation, le risque d'être espionnés par les autorités empêche dans une large mesure les militants de faire leur travail », a déclaré Joshua Franco, chercheur sur les technologies et les droits humains à Amnesty International.

Des entreprises de télécommunications, dont certaines appartiennent à Telekom Austria Group et à Turkcell, rendent cela possible en accordant au gouvernement un accès quasi illimité aux communications et aux données personnelles de leurs clients. Pour pouvoir mener des activités au Bélarus, elles sont tenues de donner aux autorités un accès à distance à toutes les communications par téléphone et par Internet de leurs utilisateurs.

« Les entreprises qui ont des activités au Bélarus ont laissé les autorités obtenir les données qu'elles voulaient, au moment où elles les voulaient. Dès lors, si le KGB, par exemple, veut les espionner, il n'a pas besoin de présenter un mandat, il n'a pas besoin de demander à l'entreprise qu'elle lui accorde un accès aux informations, a déclaré Joshua Franco.

« Les entreprises de télécommunications ont de lourdes responsabilités. La technologie favorise généralement la liberté d'expression, mais l'expansion des technologies de l'information au Bélarus a eu pour effet d'accroître les risques de répression. Il faut absolument que les entreprises de télécommunications opposent une résistance face aux abus liés aux technologies des communications qui se traduisent par des violations du droit au respect de la vie privée et du droit à la liberté d'expression.

« L'avenir en matière de liberté sur Internet dépend de l'attitude des entreprises de télécommunications : elles peuvent soit s'opposer aux mesures gouvernementales qui outrepassent les limites en ce qui concerne le respect de la vie privée et de la liberté d'expression, soit respecter ces mesures afin de protéger leur chiffre d'affaires. »

La surveillance gouvernementale intensive paralyse les militants

Au Bélarus, le KGB et d'autres services de sécurité ont accès librement, sans interruption et à distance aux communications, en temps réel et archivées, par téléphone et par Internet.

Ce rapport se base sur des entretiens réalisés entre août 2015 et mai 2016 avec plus de 50 militants des droits humains, journalistes, avocats, membres de l'opposition politique et experts en matière de technologies, entre autres, qui se trouvent soit au Bélarus soit en exil. Il montre que la crainte d'être sous surveillance affecte la vie privée, la liberté d'expression et les libertés de réunion pacifique et d'association.

Des militants ont dit à Amnesty International que le secret absolu entourant les activités de surveillance les force à supposer qu'ils sont en permanence surveillés. Un journaliste indépendant, dont l'identité n'est pas révélée, a déclaré :

« La plupart des gens n'osent pas parler ouvertement par téléphone. C'est comme si cela faisait partie de notre mentalité. On a depuis toujours l'impression de vivre dans la peur, que tout est dangereux, et qu'on ne peut exercer aucun contrôle ni aucune influence sur cette situation. Je pars du principe que tout ce que je dis entre quatre murs ou par téléphone et tout ce que j'écris dans des courriels parvient au KGB. »

Le simple fait de rechercher des financements pour une organisation, de passer des coups de fil ou d'organiser une réunion comporte des risques ; les militants disent qu'ils craignent de voir les informations sur leur vie privée ou leur situation financière utilisées pour engager contre eux des poursuites, pour les discréditer ou pour les soumettre à un chantage.

Des militants ont aussi expliqué à Amnesty International que la police était manifestement informée de l'heure et du lieu de leurs réunions, manifestations et autres activités publiques avant qu'elles n'aient eu lieu, même quand ils n'avaient fait que parler au téléphone de ces activités.

« Pour les militants des droits humains au Bélarus, l'encodage représente la dernière ligne de défense contre un État répressif et son puissant appareil de surveillance. Les gouvernements de par le monde qui veulent restreindre l'encodage et renforcer la surveillance doivent être conscients des conséquences que de telles mesures risquent d'avoir sur les droits humains », a déclaré Joshua Franco.

Les autorités du Bélarus ont accès sans aucune restriction aux communications

La législation du Bélarus oblige les entreprises à rendre leur réseau compatible avec le système technique SORM (un acronyme qui peut se traduire par « Système informatique pour les opérations de recherche »), qui permet aux autorités d'avoir accès aux communications sans avoir besoin de faire appel à l'opérateur ou même de l'en informer. Les entreprises doivent aussi conserver les informations sur les équipements et les services Internet de leurs clients pendant cinq à dix ans, afin que les autorités puissent continuer d'y accéder à distance.

L'utilisation de ce système est peu contrôlée et aucune information n'est rendue publique quant à la fréquence de son utilisation et aux buts recherchés. Les autorités recourent à des arguments très imprécis pour justifier cette surveillance sur le plan juridique. Par exemple, les menaces pesant sur la sécurité nationale peuvent justifier cette surveillance, mais la législation du Bélarus prévoit 30 types différents de menaces pour la sécurité nationale, notamment le « recul du bien-être et de la qualité de vie », la « hausse du chômage », les « investissements étrangers inadéquats ou de mauvaise qualité » et les « tentatives de détruire les traditions spirituelles et morales du pays et les révisions tendancieuses de l'histoire ». Les autorités n'ont pas besoin de l'approbation d'un juge ou d'une décision de justice pour lancer une opération de surveillance.

Amnesty International demande au gouvernement du Bélarus de mettre en place des mécanismes de contrôle des pratiques de surveillance afin de les mettre en conformité avec les normes internationales relatives aux droits humains.

Amnesty International demande également aux entreprises de télécommunications qui détiennent en totalité ou en partie des opérateurs au Bélarus de contester les lois qui les empêchent de protéger la vie privée de leurs clients, et d'informer leurs clients dans ce pays du fait que les autorités pourront à tout moment avoir accès à leurs données personnelles.

Les entreprises internationales de télécommunications en cause

Les trois plus importants opérateurs de téléphonie mobile au Bélarus appartiennent en partie à des entreprises étrangères :

  • Velcom, filiale de Telekom Austria Group, qui la détient en totalité. Telekom Austria a dit à Amnesty International qu'elle était obligée de respecter la législation du Bélarus. Elle ne publie aucune information sur la gestion de l'accès aux données des clients de Velcom ; Telekom Austria, détenue en majorité par América Móvil. América Móvil n'a pas répondu aux lettres qu'Amnesty International lui a adressées ;
  • Life:), détenue à 80 % par l'entreprise turque Turkcell, qui est elle-même détenue à 38 % par l'entreprise suédoise Teliasonera. Teliasonera a dit à Amnesty International qu'elle a pour politique de s'opposer fermement à l'accès direct aux données relatives aux communications, mais ajouté qu'elle ne se considère pas comme responsable des agissements de Turkcell car elle n'en est pas l'actionnaire majoritaire. Turkcell n'a pas répondu aux lettres qu'Amnesty International lui a adressées ;
  • MTS, détenue conjointement par l'entreprise russe MTS et par Beltelecom, l'entreprise d'État bélarussienne. MTS (Belarus) n'a pas répondu aux lettres qu'Amnesty International lui a adressées.

Amnesty International estime que ces entreprises violent les normes bien établies sur la responsabilité des entreprises en matière de droits humains. Aux termes des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme, la législation du pays où une entreprise mène des activités ne peut pas être invoquée pour justifier des atteintes aux droits humains.

« La surveillance de la vie privée n'est pas un phénomène nouveau au Bélarus, mais les nouvelles technologies l'amènent à un niveau sans précédent. Les autorités disposent à présent de tout un arsenal d'outils de surveillance qui leur permet d'avoir accès sans aucune restriction aux données qui relèvent de la vie privée. Le KGB utilise les données de géolocalisation des téléphones pour savoir où une personne se trouve, et avec qui. Maintenant, quand on a un téléphone portable dans sa poche, c'est comme si on avait un policier collé à soi », a déclaré Joshua Franco.

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 22:36

Source : Zappind du Paf / Canal + 05/06/16

 

BIELORUSSIE, LE DICTATURE TOUR de Benoît Chaumont et Grégory Roudier
PAPILLON propose depuis le 8 mai, la saison 2 de la série de reportages incarnés par Benoît Chaumont : LE DICTATURE TOUR. Après avoir exploré la Tchétchénie, la Birmanie, l'Iran et le Zimbabwe l'année dernière , Benoît Chaumont continue son tour dans les pays les plus mal classés de la planète en termes de démocratie.

La Biélorussie est considérée comme la dernière dictature d'Europe. Là-bas, Benoit découvre le village natal du président Alexandre Loukachenko qui entame son cinquième mandat, rencontre les journalistes de la télévision publique -qui ont bien du mal à faire leur métier- et fait la connaissance de l'unique opposant au régime dans une cité populaire de Minsk.

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  • : Jeune passionné par l'Europe de l'Est, je prends le temps de réunir l'essentiel de l'actu francophone sur la Biélorussie. L'objectif éviter que ce pays reste "un trou noir informationnel"...
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