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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 17:33

Source : le Parisien

 

 

C'est une plaisanterie qui court en Biélorussie : « Chut ! Arrêtez de parler russe, sinon Vladimir Poutine va venir nous annexer ! » Elle fait actuellement fureur chez les militants démocrates de Minsk, capitale de cette ancienne République socialiste...

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 16:25

Source : Euronews 26/03/14

 

Le Bélarus s’inquiète de la situation de sa voisine, l’Ukraine. Dans les rues de Minsk, l’opposition tient sa manifestation annuelle. Ils sont 1500 seulement, mais ici c’est beaucoup. Beaucoup plus qu’en 2011, lors des protestations post-électorales.

Cette année, on s’inquiète de l’annexion de la Crimée, mais on admire la révolution ukrainienne.
“C’est très important pour nous les Biélorusses de comprendre que nous avons un très, très long chemin à parcourir avant d’arriver à ce que les Ukrainiens ont réalisé, explique Svetlana, qui porte une coiffe ukrainienne. C’est un exemple de lutte pour l’indépendance, ils ont lutté pour un meilleur avenir pour leurs enfants.”

Le président Loukachenko, condidéré comme le dernier dictateur d’Europe, avait déclaré dimanche que l’Ukraine devait rester “un Etat unique, indivisible et non fragmenté”. Il avait rajouté que l’annexion de la Crimée crée un “précédent facheux”.

Un précédent qui est dans tous les esprits ici.

Bélarus : l’opposition manifeste contre l’annexion de la Crimée
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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 13:19
La crise en Ukraine risque de se répercuter sur l'Union douanière (Poutine)

Source : Ria Novosti 05/03/14

 

 

La crise économique en Ukraine peut se répercuter sur l'Union douanière, si la Biélorussie, le Kazakhstan et la Russie ne protègent pas leurs producteurs nationaux, a déclaré mercredi à Moscou le président russe Vladimir Poutine.

"La situation extraordinaire en Ukraine suscite notre préoccupation. L'économie ukrainienne traverse une crise majeure qui pourrait avoir un effet néfaste pour le marché de l'Union douanière. Nous devons adopter des mesures conjointes de protection de nos producteurs et exportateurs et formuler les modalités de notre coopération avec l'Ukraine", a indiqué M.Poutine lors d'un sommet du Conseil économique supérieur eurasiatique des trois pays.

Kiev est un partenaire économique important de l'Union douanière. Les pays membres de l'Union ont des liens industriels et commerciaux étroits avec l'Ukraine.

"Nous devons tout faire pour aider nos partenaires à sortir de la crise", a ajouté M.Poutine.

Selon le président Poutine, les dirigeants biélorusse, kazakh et russe ont également évoqué d'autres aspects de la situation en Ukraine pendant le sommet de Moscou.

L'Union douanière Biélorussie-Kazakhstan-Russie a été lancée le 6 juillet 2012 avec l'entrée en vigueur d'un Code douanier commun aux trois pays. Le 1er janvier 2012, Minsk, Astana et Moscou ont également mis en place un Espace économique uni, caractérisé par des règles communes régissant l'activité de leurs milieux d'affaires. Ces deux organismes constituent la plateforme nécessaire à la création d'une Union économique eurasiatique d'ici 2015.

La Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan et la Commission économique eurasiatique ont accéléré la préparation de l'accord sur la mise en place de l'Union économique eurasiatique, a déclaré mercredi le président russe Vladimir Poutine lors d'un sommet du Conseil économique supérieur eurasiatique à Moscou.

"Les gouvernements de la "troïka" et la Commission économique eurasiatique ont accéléré leur travail sur le texte de l'accord conformément aux consignes que nous avons données lors de notre réunion précédente en décembre dernier à Moscou", a indiqué M.Poutine.

Selon M.Poutine, le projet de l'accord doit être prêt à la signature d'ici mai 2014 et l'Union économique eurasiatique sera créée d'ici 2015.

Le futur accord précisera le statut juridique international et le cadre administratif de l'Union économique eurasiatique, ses principes de fonctionnement et les mécanismes de la coopération économique entre les pays membres. Il doit garantir la libre circulation des produits, services, capitaux et de la main d'œuvre, d'après M.Poutine.

La crise en Ukraine risque de se répercuter sur l'Union douanière (Poutine)
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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 12:52

Source : Ria Novosti 05/03/14

 

 

Il n'y a pas vraiment de hasard pour que la Russie déploie des chasseurs à l'Ouest de la Biélorussie, proche de la frontière avec l'Union européeene alors que la crise ukrainienne se renforce.

 

Un deuxième groupe de chasseurs russes a rejoint les avions biélorusses pendant une mission de patrouille en Biélorussie, a annoncé mercredi à Minsk le ministère biélorusse de la Défense.

"Un deuxième groupe de pilotes russes a participé à une mission de patrouille conjointe organisée par la 61e base aérienne biélorusse" de Baranovitchi, non loin de Brest, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Les chasseurs russes et leur personnel technique sont arrivés mardi en Biélorussie pour remplacer la première patrouille de quatre chasseurs Sukhoi Su-27 russes, en service opérationnel en Biélorussie depuis décembre 2013.

Les équipages russes relèvent du 1er Commandement de l'Armée de l'air et de la Défense antiaérienne de la région militaire de l'Ouest.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a déclaré, pendant sa visite à Minsk au printemps 2013, que la Russie avait l'intention de déployer un régiment aérien en Biélorussie d'ici 2015. Il a également annoncé qu'une patrouille de chasseurs arriverait en Biélorussie dès 2013.

 

 

Le commandant en chef de l'Armée de l'air russe Viktor Bondarev a ensuite rapporté que la base aérienne russe serait installée à Lida, dans la région de Grodno, en 2013. Selon lui, la base sera équipée de chasseurs modernisés Su-27SM3.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 12:45

Source : Ouest-France 04/03/14

 

 

Qualifs Euro 2015. L'équipe de France espoirs, coachée par Willy Sagnol, bat in-extremis la Biélorussie au MMArena sur un but du défenseur stéphanois Kurt Zouma à la 92e.

 

Bien que dominatrice, l'équipe de France espoirs, alignée en 4-4-3 avec le Gunner Yaya Sanogo en pointe et l'ex-Manceau Morgan Sanson en milieu-relayeur, se heurte à une formation biélorusse très regroupée. Après 25 minutes de jeu, deux occasions pour les Bleuets : un tir tendu mais non cadré du Monégasque Anthony Martial et une frappe au-dessus du Rennais Doucouré.

Attention tout de même à cette équipe de Biélorussie, certes lanterne rouge du groupe, mais qui joue crânement sa chance en contres. A l'image de cette grosse occasion, où Lebedev est à deux doigts d'ouvrir la marque au 2e poteau. Une alerte sans frais qui réveille les Bleuets. Coup sur coup, Martial puis Foulquier d'un extérieur du pied obligent le gardien de Biélorussie à sortir le grand jeu.

Ntep sort sur blessure

Dans tous les bons coups offensifs de son équipe, l'attaquant du Stade Rennais Paul-Georges Ntep, meilleur buteur des Bleuets avec cinq buts en cinq matchs de qualification, doit quitter le terrain sur blessure à la 41e minute.

Bien que solides leaders de leur groupe avec cinq succès en cinq matchs, les Bleuets de Sagnol ne trouvent toujours pas l'ouverture. Si ce n'est par Martial à l'heure de jeu. Un but immédiatement refusé pour une position de hors jeu.

Zouma en libérateur

Il y a du KO dans l'air. La Biélorussie continue à jouer crânement sa chance alors que l'équipe de France espoirs manque de lucidité dans le dernier geste ou la dernière passe. Et après un dernier coup franc trop enveloppé de Martial, les Bleuets vont enfin trouver l'ouverture dans les arrêts de jeu grâce au défenseur stéphanois Kurt Zouma. Ouf. Les 10 175 spectateurs peuvent enfin exulter.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 22:03
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 12:01
Source : Le Monde 03/03/14

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, le 21 janvier 2011, à Minsk.

 

Parvenu au pouvoir en Biélorussie en juillet 1994, et régulièrement réélu depuis avec des scores à faire pâlir d'envie tout dirigeant occidental – 75,65 % des voix en 2001, 82,6 % en 2006 et 79,67 % en 2010 –, Alexandre Loukachenko, 59 ans, n'a nullement l'intention de se laisser désarçonner par une quelconque opposition intérieure. Ni, a fortiori, de connaître le sort peu enviable de son ex-homologue ukrainien, Viktor Ianoukovitch, destitué en trois mois par la rue et poursuivi par la justice pour « meurtres de masse ».

 

Le président biélorusse l'a assuré avec fermeté le 23 février, à l'occasion de la journée des défenseurs de la patrie : « Il n'y aura pas de Maïdan » dans son pays – référence à la bouillonnante place de l'Indépendance de Kiev, où s'est nouée dans le sang la déchéance politique de Ianoukovitch (plus d'une centaine de morts, dont au moins 77 pour la seule journée du 20 février). « Il est de votre devoir, à vous les hommes en uniforme, de garantir la paix et la stabilité dans notre pays », a-t-il déclaré. Une exhortation claire lancée aux forces de sécurité de la « dernière dictature d'Europe » à ne pas se laisser déborder par un éventuel soulèvement populaire « à l'ukrainienne ».

Mais le potentat de Minsk, dont la politique repose sur un autoritarisme mâtiné de populisme et de nostalgie soviétique, est-il réellement menacé ? Ou le feu de la contestation qui a embrasé Kiev plusieurs semaines durant est-il voué à ne pas franchir le seuil de la Biélorussie, laquelle partage avec l'Ukraine près de neuf cents kilomètres de frontière, délimitée par un traité datant de 1997 ?

 

LOYAUTÉ MONNAYÉE

Au regard de la fermeté affichée par le régime ces dernières années, Viktoriya Zakrevskaya, chercheuse à l'Institut biélorusse pour les études stratégiques (BISS) sis à Minsk, penche plutôt pour la seconde hypothèse. « Alexandre Loukachenko a toujours fait preuve d'une volonté farouche lorsqu'il s'agissait de préserver la stabilité intérieure – de même que son monopole sur la scène politique –, et ce en usant de tous les moyens, y compris la force. La répression des manifestations qui ont eu lieu après les élections présidentielles de 2006 et de 2010 en est un exemple frappant », explique-t-elle. 

De fait, au fil du temps, l'ex-directeur de sovkhoze (ferme d'Etat en ex-URSS) s'est employé à consolider son assise, tout en muselant ses détracteurs par le truchement de juges vassalisés qui se contentent d'appliquer ses oukases, par crainte de voir leur carrière ruinée. « Depuis 1994, la Biélorussie est passée d'Etat 'partiellement libre' à 'pas libre', selon la terminologie de l'ONG Freedom House. Le régime autoritaire mis en place a achevé sa consolidation à la fin des années 1990. A partir de là, il n'a jamais été sérieusement inquiété par l'opposition, qui n'a aucune influence majeure sur les décisions politiques », observe Mme Zakrevskaya.

Grâce à une redistribution massive des rentes économiques extérieures – issues pour l'essentiel des subventions pétrolières et gazières versées par Moscou et réinjectées dans le système d'aide sociale –, Alexandre Loukachenko a su monnayer la loyauté de la population. Et ce d'autant plus facilement que celle-ci est, à près de 70 %, employée par l'Etat. Une stratégie qui a toutefois ses limites, car l'architecture hautement centralisée du pouvoir, qui, en pratique, ôte tout degré d'autonomie aux structures de gouvernance régionales, pèse sur la popularité du chef de l'Etat. Laquelle s'étiole inexorablement. D'après les derniers sondages, le « batka » (« le père », surnom de M. Loukachenko) bénéficiait en décembre du soutien de 37,7 % de la population, contre 46,7 % trois mois plus tôt...

SOUTIEN RUSSE ?

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko et son homologue russe Vladimir Poutine, le 25 décembre 2013, à Moscou.

 

Soucieux de maintenir à tout prix le verrou intérieur, le président biélorusse demeure attentif à ce qui se trame au-delà des frontières. L'Ukraine, bien sûr, représente un motif d'inquiétude légitime. « Minsk est préoccupé par la perspective d'une éventuelle invasion du pays par la Russie, car la Biélorussie pourrait alors être happée malgré elle dans le conflit, soit en tant qu'alliée militaire de Moscou dans le cadre de l'Organisation du traité de sécurité collective [organisation à vocation politico-militaire née en 2002 et regroupant la Russie, la Biélorussie, l'Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan], soit en tant que simple alliée politique et idéologique, comme dans la foulée de la guerre russo-géorgienne d'août 2008 », analyse Mme Zakrevskaya.

Le gouvernement russe avait exigé de Minsk qu'il reconnaisse l'indépendance des deux républiques séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, ce qu'il n'avait pas obtenu, Alexandre Loukachenko se défaussant habilement sur le Parlement... « La Biélorussie aurait davantage de bénéfices à retirer de sa relation avec Moscou, à la fois en termes politiques et économiques, si le nouveau pouvoir ukrainien demeurait géopolitiquement tourné vers l'Occident, et plus particulièrement vers l'Union européenne », pronostique Mme Zakrevskaya.

Qu'adviendrait-il cependant dans le cas où le virus de la contestation venait à se répandre sur les bords de la Svislotch, la rivière qui baigne Minsk ? La Russie serait-elle prête à intervenir ? La chercheuse n'exclut pas cette hypothèse : « au vu des liens historiques qui unissent les deux pays, et compte tenu de la nature de leur régime politique, il y a fort à parier que les dirigeants russes seraient prompts à soutenir leur partenaire ». Mais, tempère-t-elle aussitôt, « il est peu probable que Loukachenko lui-même manque d'instruments – en termes d'influence ou de coercition – pour faire face à une possible insurrection dans le pays ». A l'instar de l'exécutif et des administrations locales, l'appareil sécuritaire, en effet, est à sa solde.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 19:54
Natallia Radzina, rédactrice en chef du site Charter 97.

Natallia Radzina, rédactrice en chef du site Charter 97.

Source : France 24 24/02/14

 

 

Natallia Radzina est une journaliste bélarusse exilée en Pologne et une ancienne prisonnière politique. Selon elle, la révolte ukrainienne est synonyme d’espoir pour le peuple bélarusse opprimé.

 

Natallia Radzina regarde son interlocuteur d’un œil perçant, trahissant une incontestable détermination. Rédactrice en chef de Charter 97, un site bélarusse d’actualité basé en Pologne, et travaillant grâce à un réseau de correspondant anonymes, elle a payé cher sa liberté d’expression. Après l’élection présidentielle de 2010 au Bélarus, au cours de laquelle Alexandre Loukachenko a été réélu - en toute opacité - pour la quatrième fois consécutive, la journaliste a été interpellée, enfermée pendant un mois et demi dans les prisons des services de sécurité intérieure (KGB), puis assignée à résidence dans l’attente d’un procès. Juste avant sa comparution, la jeune femme a fui vers la Russie, où elle a vécu dans la clandestinité pendant quatre mois, avant de trouver refuge, avec l’aide de l’ONU et des États-Unis, en Pologne, pays où elle réside et travaille actuellement.

Bonne connaisseuse de la politique des pays de la Communauté des États indépendants (CEI), l’ancien bloc soviétique, elle livre, pour FRANCE 24, son interprétation de la révolte ukrainienne.

FRANCE 24 : En tant que Bélarusse, quelle lecture régionale faites-vous de la révolte ukrainienne ?

Natallia Radzina : À Charter 97, nous avons travaillé jour et nuit pour supporter le peuple ukrainien, nous n’avons pas dormi et avons participé très activement au mouvement. Des Bélarusses sont allés sur Maïdan, il y a même eu une victime Bélarusse : Mikaïl Zhiznevsky, qui est mort sur la place de l’Indépendance, à Kiev. Pour nous, Bélarusses, ce qui s’est passé en Ukraine provoque l’espoir de changement dans notre pays.

Maintenant, il est important que l’Europe se pose la question de savoir comment le dictateur Ianoukovitch a pu s’installer au pouvoir en Ukraine. À mon sens, tout a commencé par le Bélarus, où s’est installée la première dictature de l’ère post-soviétique dans cette région d’Europe, celle d’Alexandre Loukachenko, en 1994. Ça a été aussi contagieux qu’un virus. La dictature a contaminé l’Ukraine. Et cela n’a été rendu possible que parce que l’Europe ferme les yeux sur ce qui se passe dans notre pays. Chez nous, un certain nombre de leaders de l’opposition ont été tués. En vingt ans, des centaines de prisonniers politiques ont été enfermés et des milliers de personnes ont été victimes du système répressif. Dans notre pays, on tue les journalistes.

F24 : Vous-même avez été victime de cette répression…

N.R : Oui. En 2010, nous avons eu une soi-disant élection présidentielle en Bélarus. Tous les candidats indépendants ont été arrêtés. J’ai été interpellée en même temps que ces personnalités politiques, en tant que rédactrice en chef du site d’information le plus populaire au Bélarus. Trois mois avant mon arrestation, le fondateur de notre site a été tué, il s’appelait Oleg Bebenine. J’ai été emprisonnée dans les prisons du KGB, notre service de sécurité intérieure, et j’ai pu voir de mes propres yeux dans quelles conditions sont détenus les prisonniers politiques. Cela n’a pas changé depuis l’époque soviétique. La prison dans laquelle j’étais incarcérée a été construite sous Staline. On y tuait les gens d’une balle dans la tête dans les couloirs. Les opposants sont toujours maintenus dans les mêmes cellules, dans des conditions effroyables, et y sont torturés.

F24 : La répression s’exerce-t-elle de la même manière en Ukraine ?

N.R : La répression en Ukraine porte absolument la même signature. Les enlèvements, les meurtres, les agressions… Ce sont les mêmes méthodes qu’au Bélarus. Chez nous aussi on attaque les gens, on les amène hors de la ville et on les frappe. Au Bélarus, il y a ce qu’on appelle des escadrons de la mort, des services de police qui assurent la répression contre les opposants politiques, ils en ont fait leur spécialité.

F24 : À votre avis, le virus de la révolte se répandra-t-il, comme celui de la dictature, à travers les pays encore dans la sphère d’influence russe?

N.R : J’espère qu’il se répandra dans la région, mais l’Ukraine jouissait de plus de liberté que le Bélarus quand les manifestations ont débuté. Pendant deux mois, le peuple a pu mettre en marche sa révolution ! Au Bélarus, c’est impensable. On ne peut pas installer une tribune, mettre les hauts-parleurs et organiser des rassemblements populaires sur une place pendant deux mois. Nous avons une loi qui nous interdit de nous réunir à plus de trois personnes. C’est une sorte d’état d’urgence permanent, un état de guerre, un couvre-feu. Aucune activité d’opposition n’est possible dans notre pays. Si vous venez à Minsk, vous visiterez une ville calme. Mais la vie politique est inexistante dans cette ville, on n’a pas le droit de penser.

Le Bélarus est un exemple d’une dictature répressive. Et l’Occident ferme les yeux pour préserver le calme. Loukachenko a ainsi pu serrer la vis jusqu’à rendre toute opposition impossible. L’Europe a décidé de sanctions au niveau de l’attribution des visas et le gel des avoirs. Mais ces actions sont dérisoires. Si l’Europe le souhaitait réellement, elle pourrait faire pression sur Loukachenko, notamment au niveau de ses échanges commerciaux, le marché des hydrocarbures et du potassium, source importante de revenus pour le Bélarus.

F24 : Comment vos lecteurs réagissent-ils aux récents événements en Ukraine ?

N.R : La propagande russe a fait un véritable travail de désinformation à travers les médias. Au Bélarus et en Russie, les chaînes locales, régionales sont toutes contrôlées par le pouvoir. Tous les faits sont interprétés à la sauce officielle. Sur ces chaînes, ceux qui se trouvaient sur Maïdan étaient traités de terroristes, d’extrémistes et de bandits.

En revanche, les gens qui ont accès à Internet et cherchent d’autres sources d’information sur ce qu’il se passe en Ukraine comprennent que c’est le peuple qui lutte pour sa liberté, pour des valeurs européennes.

Les articles que nous publions inspirent ceux qui sont prêts à agir, partout dans la région. Je suis certaine qu’il y aura des changements au Bélarus, surtout qu’actuellement la situation économique du pays se dégrade, ce qui pourrait donner une impulsion complémentaire au changement. Sauf si l’Europe se précipite pour sauver la situation économique et soutenir le dictateur. L’Europe en est capable ! Pour elle, ce qui prime, c’est sa tranquillité et sa stabilité.

F24 : Comment appréhendez-vous les prochains mois en Ukraine ?

N.R : Je pense que le pays va faire en sorte de limiter les pouvoirs du président. Et dans ce cas, l’élection présidentielle prévue en mai sera réellement démocratique. L’Ukraine a des chances de redevenir un vrai pays européen libre. L’Ukraine a gagné ce droit. Tous ces changements qui ont eu lieu en dans le pays sont le mérite exclusif du peuple ukrainien.

En tant qu’ancienne prisonnière politique, je suis ravie que Ioulia Timochenko ait pu être libérée de prison. Elle n’est pas une blanche colombe, c’est une femme politique qui a ses péchés, et j’aurais quelques questions à lui poser. Mais elle est aimée du peuple ukrainien. Est-ce qu’il lui pardonnera les casseroles qu’elle traîne [concernant, notamment, l'origine de sa fortune et ses relations d'affaires sulfureuses au début des années 90, NDLR] ? Il me semble qu’il est primordial que le peuple ukrainien prenne sa décision en se posant une question fondamentale : qu’est-ce qui est important ? Le bien général de l’Ukraine ou le règlement de ses litiges personnels ? Il faut, je pense, mettre en avant l’intérêt général du pays.

F24 : Et que pensez-vous de Vitaly Klitschko, l’un des leaders du mouvement de révolte ?

N.R : Je pense que c’est un homme très sincère. Quand je l’ai rencontré pendant les protestations, il m’a paru être un vrai patriote, animé d’une réelle envie de changement. Sur Maïdan, il s’est révélé être courageux, être un vrai leader qui prend des décisions rapidement, qui s’engage et qui est responsable.

F24 : L’Europe considère les partis d’extrême droite, qui ont joué un rôle important dans la révolte ukrainienne, d’un œil circonspect, notamment le parti Svoboda, dont les membres continuent de commémorer la création, en 1943, d’une brigade SS. Qu’en pensez-vous ?

N.R : Avant la révolution ukrainienne, j’avais un avis très péjoratif sur ce parti. Mais sur Maïdan, le parti Svoboda s’est révélé être un parti très digne, ses militants se sont battus avec courage. J’ai fait la connaissance de Vitaly Portnikov, un journaliste et analyste très renommé, juif et homosexuel notoire. Il était sur Maïdan avec Oleg Tiagnibok [leader de Svoboda, NDLR]. Le parti Svoboda lui a montré beaucoup de respect. Vitaly m’a dit que ces gens-là étaient capables de s’intégrer dans le mode de pensée européen et avaient l’envergure pour devenir un parti européen.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 14:08

Source : Radio chine internationale 01/03/14

 

 

La Biélorussie est préoccupée au sujet de la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, a déclaré vendredi le ministre biélorusse des Affaires étrangères Vladimir Makei.

M. Makei considère que ce qui s'est passé en Ukraine est tragique et a exprimé sa préoccupation concernant la situation dans ce pays, a indiqué le service de presse du ministère biélorusse des Affaires étrangères ce vendredi, au moment où le chef de la diplomatie effectue une visite en Lettonie.

"L'Ukraine est notre voisin au sud. Notre commerce s'est élevé à 7 milliards de dollars l'année dernière et à 8 milliards l'année précédente. Nous avons des liens économiques et commerciaux étroits. Nos peuples sont des nations très proches", a déclaré M. Makei après une rencontre à Riga avec son homologue letton Edgars Rinkevics.

La tâche la plus importante désormais consiste à rétablir la stabilité, éviter un nouveau bain de sang et assurer le fonctionnement du gouvernement transitoire, a-t-il dit.

En réponse à des rumeurs selon lesquelles certains partisans du président ukrainien destitué Viktor Ianoukovitch se trouveraient actuellement en Biélorussie, M. Makei a déclaré que "personne n'avait déposé de demande d'asile politique" dans son pays.

La Biélorussie préoccupée par la situation en Ukraine
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 13:58

Source : Ria Novosti 27/02/14

 

Dix athlètes représenteront la Biélorussie aux XIèmes Jeux paralympiques d'hiver prévus du 7 au 16 mars à Sotchi, a déclaré jeudi à Minsk un porte-parole du ministère biélorusse du Sport et du tourisme.

"Dix athlètes (cinq hommes et cinq femmes) représenteront la Biélorussie aux prochains Jeux paralympiques. Ils participeront aux compétitions de biathlon et de ski de fond", a indiqué le porte-parole.

La délégation biélorusse comprend entre autres la triple championne paralympique Liudmila Volchek et la championne et multiple médaillée des Jeux paralympiques Yadviha Skorabahataya qui a décroché ses premières médailles paralympiques à Salt Lake City en 2002. Les multiples médaillés des Jeux paralympiques d'hiver Larisa Vorona et Vasili Shaptsiaboi font aussi partie de l'équipe.

72 lots de médailles seront en jeu lors des Jeux paralympiques de Sotchi.

Le groupe RIA Novosti, qui comprend entre autres l'agence d'actualités sportives R-Sport, a le statut d'agence de presse hôte des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2014 accordé par le Comité international olympique (CIO).

Jeux paralympiques 2014 : la Biélorussie représentée par 10 athlètes
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