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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 19:59
Les nouveaux billets de 5 à 500 roubles bélarusses seront mis en circulation à partir du 1er juillet.

Les nouveaux billets de 5 à 500 roubles bélarusses seront mis en circulation à partir du 1er juillet.

Source : Métro.be 30/06/16

 

Le Bélarus a décidé d’enlever quatre zéros à sa monnaie, le rouble bélarusse, espérant tourner la page de plusieurs années d’hyperinflation, a annoncé jeudi la banque centrale de ce pays en proie à une grave crise économique. Les nouveaux billets de 5 à 500 roubles bélarusses seront mis en circulation à partir du 1er juillet.
Cette décision constitue « un stimulant de plus pour poursuivre une politique monétaire responsable, pour que nous puissions oublier l’hyperinflation comme un mauvais rêve », a expliqué le président de la Banque nationale, Pavel Kallaour, lors d’une intervention télévisée.

En 2011, l’économie bélarusse a connu une année noire lorsque l’inflation a atteint 108,7%, suite à une forte dévaluation de la monnaie nationale. Depuis, l’inflation n’a cessé de diminuer et est tombée 12% en 2015, taux sur lequel table le gouvernement pour 2016.

Le Fonds monétaire international (FMI) a salué l’initiative des autorités bélarusses, soulignant toutefois qu’il était nécessaire de restructurer les entreprises publiques dont la plupart sont non rentables, a nuancé le chef de mission du FMI pour le Bélarus, Peter Dohlman.

Dirigé depuis plus de 20 ans par le président Alexandre Loukachenko, le Bélarus traverse une grave crise économique. Le pays subit les effets des crises frappant l’Ukraine et surtout la Russie, sur fond d’effondrement des cours du pétrole et de sanctions occidentales décrétées contre Moscou en raison de son rôle présumé dans la crise ukrainienne.

Ces dernières années, le Bélarus a été soutenu financièrement par la Russie, mais les relations avec Moscou se sont tendues sur fond de crise ukrainienne. Minsk s’est alors rapproché de l’Union européenne.

Le FMI et Minsk ont fait état de progrès en vue du déblocage d’un crédit de trois milliards de dollars, sans que les négociations n’aient abouti pour l’instant.

Partisan d’une économie dirigiste, M. Loukachenko avait ces dernières années rejeté les conditions libérales posées par le FMI.

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 11:12

Source : Radio Vatican 25/06/16

 

 

Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, et président de la Conférence épiscopale autrichienne, sera «l’envoyé extraordinaire» du Saint-Père en Biélorussie, à Budslau, les 1er et 2 juillet. Il a été nommé par le Pape pour le représenter aux célébrations du 25e anniversaire de la création de l’archidiocèse de Minsk-Mohilev.

Le 21 mai 2016, le Pape avait reçu en audience le président de la République du Biélorussie, Alexandre Loukachenko, saluant le «bon état» des relations bilatérales entre leurs deux états. Ils avaient discuté de plusieurs thématiques d’intérêt commun, concernant en particulier la vie de l’Église en Biélorussie et la cohabitation pacifique entre catholiques et orthodoxes, mais également avec les membres d'autres confessions religieuses, dans le pays. En Biélorussie, 60% de la population est de confession orthodoxe, 14% de confession catholique.

Le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne, et président de la Conférence épiscopale autrichienne, est attendu à Budslau, les 1er et 2 juillet 2016.

Le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne, et président de la Conférence épiscopale autrichienne, est attendu à Budslau, les 1er et 2 juillet 2016.

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 21:48

Source : Regard sur l'Est 24/06/16

 

Les 22 et 23 juin s’est déroulée à Minsk la 5e Assemblée bélarusse, qui réunissait plus de 2.500 délégués venus de toutes les régions du pays. Cette assemblée a pour objet de faire le bilan des cinq ans passés et d’indiquer les priorités économiques et sociales pour les cinq ans à venir.

À la fin de son discours, la langue du Président Aliaksandr Loukachenka a semble-t-il fourché. Alors qu’il voulait appeler ses concitoyens à «se développer [razvivatsia] et travailler, sinon nous mourrons», il les aurait appelés à «se déshabiller [razdevatsia] et travailler».

Il venait d’évoquer l’innovation, les nouvelles technologies (dont il a recommandé de ne pas faire abus) et les privatisations, notant que tout cela est maîtrisé. Il a en outre appelé les Bélarusses à mener une vie saine et les a mis en garde: «Qui aimerait que l’on qualifie le Belarus de pays d’ivrognes et de drogués?»

À Minsk, le conseil a été pris très au sérieux: de nombreux utilisateurs des réseaux sociaux ont inondé ces derniers de photos les mettant en scène, nus, sur leur lieu de travail. Ils ont accompagné leur manifestation du hashtag #razdevatsiairabotat (#раздеватьсяиработать). L’initiative a été largement commentée, avec une bonne dose d’humour. Un internaute a proposé de répondre à cette flashmob spontanée en la prolongeant: la prochaine fois, il s’agira de «s’habiller et ne pas travailler».

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 22:16
Derrière la dictature biélorusse, un « poète de la beauté masculine »

Source : Têtu 17/06/16

 

 

 

Rencontre avec l’artiste gay Walter Summer et ses nus masculins photographiés depuis la dernière dictature d’Europe : la Biélorussie.

TÊTU a interviewé Walter Summer, un artiste-photographe qui s’évertue à sublimer la beauté masculine en livrant des nus bruts et authentiques, photographiés dans les décors méconnus de la Biélorussie. Nous en avons profité pour l’interroger sur les conditions de vie des personnes LGBT au sein de ce régime autoritaire souvent considéré comme la dernière dictature d’Europe, et étroitement lié à la Russie. Il nous a expliqué son art, mais il nous a aussi livré son parcours et raconté les difficultés qu’il avait rencontré au motif qu’il aime les hommes.

Est-ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ? Nous expliquer ton parcours et tes précédents projets ?

Je m’appelle Walter Summer. Je suis un photographe biéorusse. Je me vois comme un « poète de la beauté masculine » parce que selon moi, les photographies sont de la poésie pour les yeux. C’est pourquoi je place mes modèles dans des circonstances irréalistes. Dans mes photographies, il y a toujours un élément de conte de fée. Ces images naissent dans ma tête et ensuite, elles ne me laissent pas fermer l’œil jusqu’à ce que je les fasse sortir. C’est comme ça que j’obtiens mes photos.

 

Tu photographies des hommes dans des paysages naturels ou urbains. Quelle est ton approche créative ?

Je tire mon inspiration de deux choses : les modèles et le lieu. Si les deux fonctionnent, c’est une super source d’inspiration. Parfois je trouve des endroits qui me conviennent parfaitement. J’ai visualisé ces lieux dans mes rêves longtemps auparavant. Certains parlent de « lieux », mais moi j’appelle ça des « scènes ». J’ai trouvé la plupart de ces paysages accidentellement, c’était une inspiration. Pour les modèles, c’est autre chose. Pour moi la première impression est importante. Au cours de la première heure, je saisi le principal trait de caractère chez un mec. Alors je peux visualiser son histoire. Dans tous les cas, c’est la vue le plus important pour moi. La photographie c’est l’émotion. Cela n’a pas d’importance de savoir comment l’image a été éditée ou quel appareil photo a été utilisé. Ce qui est important ce sont les émotions que ressent le modèle. Ce qui est important ce sont les émotions que moi je veux investir dans chaque histoire.

Ta dernière histoire s’appelle « Milk ». Que raconte-t-elle ?

« Milk » c’est l’histoire d’un type qui vit une vie ennuyeuse dans son vieux et pauvre appartement. Personne n’est là, il vit seul, il n’a personne. Et il hésite. C’est pourquoi il se rend nu dans sa cuisine et voit du lait. Moi je déteste le lait depuis que je suis gamin. Je suis sûr que le lait c’est la boisson des enfants et des personnes âgées trop fragiles. Les enfants ne connaissent encore rien à la vie et les vieux ne peuvent plus rien voir. Quant aux jeunes, ils boivent du café, du coca, des boissons énergisantes, des cocktails… C’est pourquoi j’ai placé du lait dans les mains de mon protagoniste. C’est blanc et insipide. Pour moi c’est le symbole d’une vie sans saveur. Le soleil brille derrière la fenêtre de son sombre appartement, et il regarde la vraie vie qui s’y déroule.

 

Ton objectif est-il uniquement esthétique ? Où il y a un message derrière ?

Des hommes nus en photographie c’est magnifique mais ce n’est pas le plus important. Ce n’est pas l’objectif. Je pense que les gens portent des vêtements comme s’il s’agissait d’un masque. Les gens cachent leur âme derrière leurs tenues. Et c’est normal, chaque habit est une image. Mais je m’intéresse à révéler ces émotions. Essayer de retirer le t-shirt du mec pour les voir totalement différemment. Ça marche à tous les niveaux. Si mon modèle pose à l’extérieur, il est nu à l’intérieur. Je prends des photos candides et j’essaie de transmettre des émotions sincères. Pour moi, mes photos sont des « portraits nus ».

Aujourd’hui tu t’adresses à un média gay. Quel est le quotidien des personnes LGBT en Biélorussie ? A quel degré l’homosexualité y est réprimée ?

L’homosexualité est punie par la loi en Biélorussie. C’est impossible de vivre ouvertement sa sexualité dans notre pays. C’est dangereux même. Ça peut être dangereux pour ta vie et pour ta carrière professionnelle. Un homme que je connais personnellement est mort récemment à l’hôpital après une bagarre contre des gens homophobes. Son meurtrier n’a même pas été jeté en prison.

 

Toi-même as-tu déjà été persécuté ?

Il y a 18 mois, j’ai été renvoyé de mon boulot parce que je suis gay. Quelqu’un a trouvé mon profil sur un site de rencontre avec toutes les informations concernant mon orientation sexuelle, en a fait une capture d’écran et l’a envoyé à la direction de mon entreprise. Ça a fait un énorme scandale et j’ai été congédié sans indemnité des départ. Bien-sûr les documents pointaient du doigt une autre raison de licenciement, mais tout le monde a dit que j’avais été viré à cause de ma sexualité. Et j’ai vu tellement de gens appuyer la décision de mon licenciement… Ils ne veulent pas d’un gay autour d’eux. Personne ne m’a protégé, personne ne m’a soutenu, personne n’a pris mon parti. J’ai même été menacé : on m’a conseillé de ne pas rentrer dormir chez moi. Depuis, je n’utilise plus les réseaux sociaux, seulement Instagram. Et surtout je ne montre plus mon visage. Je ne le peux plus pour cette raison, c’est nécessaire pour rester en sécurité.

Voici brièvement ce que c’est d’être gay en Biélorussie. Si tu déclares ouvertement ta sexualité ici, tu perds ton confort et tu perds ta sécurité.

Qu’est-ce que tu as prévu de faire toi aujourd’hui en tant que photographe ? Quel est ton prochain projet ?

Ça fait longtemps que je fais de la photographie d’art, je me sens un peu à l’étroit dans ce genre aujourd’hui. Maintenant j’ai envie de passer à la mode. Je travaille avec des designers et des stylistes pour faire un nouveau shooting. Je bosse actuellement sur trois nouvelles histoires. Il y aura de nouveaux lieux, de nouveaux personnages, et de nouveaux modèles. J’adore photographier de nouveaux visages. Je ne peux pas t’en dire plus, mais j’essaie de trouver des gars différents. Il y a beaucoup de sportifs dans mes photos mais j’essaie de travailler avec des modèles plus androgynes et c’est très intéressant. Je vais continuer à chercher de nouvelles formes.

Derrière la dictature biélorusse, un « poète de la beauté masculine »
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 22:24

Source : Euronews 21/06/16

 

Le bruit des canons et des pistolets a retenti à Minsk en Biélorussie, théâtre d’une reconstitution d’une bataille des guerres napoléoniennes (1803-1815), auxquelles pris part l’Empire russe.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 22:30
Comment le Kremlin est en train d’annexer inexorablement la Biélorussie

Source : Le Temps 01/06/16

 

Dans les médias, l’économie, l’énergie et la sphère militaire, Moscou avance ses pions avec assurance. Malgré ses protestations véhémentes, l’autoritaire président Loukachenko a déjà échoué à protéger la souveraineté de son pays

 

Pour son premier voyage en Europe depuis la levée des sanctions imposées contre son régime jugé répressif, le président biélorusse Alexandre Loukachenko s’est rendu samedi dernier à Rome auprès du pape François. Histoire de distraire un pays dont toutes les routes semblent mener à Moscou.

Mais dans les rues de la très propre et ordonnée capitale Minsk, les gens ne sont pas dupes. Beaucoup préfèrent désormais le président russe Vladimir Poutine à leur indéboulonnable leader, au pouvoir depuis vingt-deux ans. «Loukachenko n’a pas d’influence. Il n’est même pas capable de redresser l’économie», maugrée Vadim, ingénieur au chômage, réduit à être chauffeur de taxi. «Poutine, c’est autre chose. Il est le seul capable de résister à l’hégémonie des Etats-Unis.» Olga, une jeune employée des télécoms, dit également préférer le chef du Kremlin. «Le népotisme de notre président bloque le développement du pays. Je pense que nous vivrions mieux si nous ne faisions qu’un avec la Russie.»

Les Biélorusses regardent le chaînes russes

La progression du sentiment prorusse est facilitée par «la nullité de la télévision biélorusse. Du coup, les Biélorusses regardent les chaînes russes», peste un professionnel des médias, qui tient à rester anonyme. «Leur propagande est une énorme menace pour notre sécurité nationale et même pour l’identité biélorusse. Poutine empêche Loukachenko de bloquer les chaînes russes en le menaçant de sanctions. C’est pourquoi de nombreux Biélorusses se sentent mentalement russes et admirent son dirigeant.»

Le mécontentement envers Alexandre Loukachenko grandit aussi à cause de la chute des revenus de la population. Le modèle dirigiste biélorusse, où l’Etat contrôle directement 70% du PIB, traverse une grave crise. Le PIB biélorusse a chuté de 3,9% en 2015 et tous les indicateurs sont dans le rouge depuis janvier. «Loukachenko ne comprend pas comment fonctionne l’économie actuelle, se lamente Leonid Zlotnikov, économiste. Plus l’économie s’affaiblit, plus nous sommes à la merci de l’aide russe.»

Cette dernière a récemment pris la forme d’une centrale nucléaire, la première pour un pays sinistré par la catastrophe de Tchernobyl. Moscou a entièrement financé les 10 milliards de dollars investis dans la construction d’Astravets, qui entrera en service en 2018. La logique économique de cette aide suscite néanmoins des doutes. Astravets se situe à la frontière avec la Lituanie, à 50 km de Vilnius, et à l’opposé de la région où est concentrée l’industrie biélorusse, en fort déclin. Mécontents de ce qu’ils considèrent comme un déficit d’information sur les paramètres de sécurité de la future centrale, les pays Baltes et la Pologne ont déjà laissé entendre qu’ils n’achèteront pas son électricité.

Conserver une influence énergétique en Europe

«Moscou a imposé cette centrale à Loukachenko, qui n’en voulait pas, car nous avons déjà un surplus de capacité de production électrique», note Irina Krylovitch, économiste et rédactrice en chef du site belrynok.by. «La Russie contrôle déjà totalement notre secteur gazier. Avec Astravets, Moscou contrôlera le marché de l’électricité et pourra régler à sa guise la balance entre gaz et nucléaire. Son objectif numéro un est de conserver une influence énergétique en Europe de l’Est.»

Face à une domination aussi évidente, Alexandre Loukachenko tente de se rattraper sur les apparences. Il joue au patron de kolkhoze, rabrouant vertement ses ministres en public, envoyant des piques aux dirigeants russes. «La Biélorussie n’est pas le garçon de courses de la Russie», a-t-il encore vociféré le 22 avril dernier lors de son allocution annuelle devant le parlement. N’empêche qu’il prend grand soin à ce que n’émerge pas de force politique davantage pro-russe que lui. «Le président comprend qu’en cas de tension imprévue, de telles forces pourraient être plus utiles que lui au Kremlin», analyse le politologue Artiom Schreibman.

Les diplomates basés à Minsk observent les développements avec inquiétude. «L’UE mène une politique particulièrement prudente pour ne pas répéter ici ce qui s’est passé en Ukraine, explique une source diplomatique. L’UE est prête à aider, mais demande en échange le respect des droits de l’homme. Or Minsk n’est intéressé que par le versant économique, poursuit la source. Moscou vient d’octroyer [le 25 mars] un prêt de 2 milliards de dollars, mais on ignore quelles sont les contreparties. Peut-être une base militaire russe?»

Moscou ne compte pas s’arrêter là

La Russie a déjà truffé son petit voisin occidental de ses systèmes antiaériens et ne compte pas en rester là. «Moscou veut une base chez nous pour y déployer des bombardiers dont la tâche sera de détruire le bouclier antimissile que Washington installe en Roumanie et en Pologne», explique l’expert militaire Alexandre Alesin. Selon lui, le président biélorusse y est hostile, car il craint de voir son petit pays entraîné dans un conflit avec l’Occident, «mais il sera bientôt contraint de céder aux pressions russes». L’annexion de la Crimée, où se trouve la base navale russe de Sébastopol, a déjà montré que le Kremlin passe à l’offensive lorsqu’il perçoit le risque de basculement d’une zone militairement stratégique.

 

L’idée qu’Alexandre Loukachenko n’a plus de marge de manœuvre face à Moscou est largement partagée. Certains vont plus loin. «A terme, la Biélorussie sera avalée, prédit Irina Krylovitch. Les Russes avancent doucement mais sûrement, répétant le travail de sape observé en Ukraine. Cela prendra peut-être cinq ou dix ans et ce sera lié au cycle électoral russe. Loukachenko sera le premier et le dernier président biélorusse.»

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 22:44
Le Pape et le président de la République de Biélorussie, samedi 21 mai 2016 au Vatican

Le Pape et le président de la République de Biélorussie, samedi 21 mai 2016 au Vatican

Source : Radio Vatican 21/05/16

 

 

Samedi 21 mai 2016 au matin, le Pape a reçu en audience le président de la République du Biélorussie, Alexandre Loukachenko. Au cours de cet entretien «cordial», le Pape et le président ont exprimé leur satisfaction au regard du «bon état» des relations bilatérales entre leurs deux états. Ils ont discuté de plusieurs thématiques d’intérêt commun, concernant en particulier la vie de l’Église en Biélorussie et la cohabitation pacifique entre catholiques et orthodoxes, mais également avec les membres d'autres confessions religieuses, dans le pays. En Biélorussie, 60% de la population est de confession orthodoxe, 14% de confession catholique.

Le rôle pacificateur de Minsk
Il a été enfin mis en évidence le rôle de la ville de Minsk, siège de récents colloques ayant pour objectif de trouver des solutions pour obtenir la paix dans la région. C'est dans la capitale biélorusse en effet qu'à plusieurs reprises, les dirigeants français, allemand, russe et ukrainien se sont réunis pour trouver le moyen de mettre un terme à la guerre toujours en cours en Ukraine.

Au terme de son audience avec le Pape, Alexandre Loukachenko a rencontré le cardinal secrétaire d’État, Pietro Parolin, et le secrétaire pour les Rapports avec les États, Mgr Paul Richard Gallagher.

Ce n’est pas la première fois que le président Alexandre Loukachenko se rend au Vatican. En avril 2009, il avait été reçu par Benoît XVI, lors de sa première visite en Europe occidentale après dix ans d’isolement.

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 20:36

Source : RFI 26/04/16

 

Ecouter le reportage sur RFI

 

Il y a 30 ans, le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, explosait, provoquant la plus grande catastrophe connue en matière de nucléaire civil.
La Bielorussie, dont la frontière méridionale est située à 11 kilomètres de la centrale, a été le pays le plus touché par les conséquences de la catastrophe. 140 000 personnes ont dû être déplacées sur une population totale de 10 millions d’habitants.
30 ans plus tard, les autorités biélorusses veulent tourner la page de Tchernobyl. Pour de nombreux jeunes, nés après la catastrophe, cet évènement fait partie de l’histoire ; il est virtuel au point qu’il a inspiré des jeux vidéo. Et le gouvernement de Minsk a décidé de construire dans le nord du pays, la première centrale nucléaire biélorusse. Pourtant, pour de nombreux Biélorusses, le drame est encore tres présent.

 

 

 

1 .Claudia et Adam, déplacés parce qu'ils habitaient un village, Astrablady, situé à 20 km de la centrale, dans ce qui est désormais la zone d'exclusion. Ils montrent leurs médailles et leurs cartes de "liquidateurs", statut qui n'existe plus en Biélorussie. 2 Une photo de Claudia devant l'école où elle travaillait, désormais envahie par les arbres. Claudia et Adam retournent de temps en temps voir leur ancien village, Astrablady. 3 Le cimetière de Beratchetska. C'est tout ce qui reste du village...  4. Alexandre sur les lieux où était située la maison de ses parents, Vasili et Elena. Leur village, Beratchetska, situé à une quarantaine de kilomètres de la centrale, a été entièrement rasé, les maisons enterrées, et le site transformé en terres agricoles. 6 Panneau indiquant l'entrée dans la zone d'exclusion. 7 Dans le centre de Braguine, la statue en l'honneur de Vassily Iniatenko, enfant du pays, qui fut le premier pompier sur le site de la centrale. 8 Maisons abandonnées dans le village d'Astrablady, dans la zone d'exclusion. Les sacs au pied des arbres servent à recueillir le jus de bouleau, qui est consommé par les habitants de la région, qui reviennent malgré l'interdiction et le danger. 9 Elena, sa fille et sa petite-fille, dans le village de Savali, d'abord placé en zone d'exclusion, et maintenant autorisé. De nombreux bâtiments ont été enterrés à cause du niveau de radiation. 10. A Braguine, à côté de la station d'essence, la barrière interdisant l'entrée dans la zone d'exclusion, et le panneau indiquant le niveau de radioactivité. Ce jour-là : 0.49 millisievert. En France, on considère qu'il y a danger à 0.10 millisievert. 1 .Claudia et Adam, déplacés parce qu'ils habitaient un village, Astrablady, situé à 20 km de la centrale, dans ce qui est désormais la zone d'exclusion. Ils montrent leurs médailles et leurs cartes de "liquidateurs", statut qui n'existe plus en Biélorussie. 2 Une photo de Claudia devant l'école où elle travaillait, désormais envahie par les arbres. Claudia et Adam retournent de temps en temps voir leur ancien village, Astrablady. 3 Le cimetière de Beratchetska. C'est tout ce qui reste du village...  4. Alexandre sur les lieux où était située la maison de ses parents, Vasili et Elena. Leur village, Beratchetska, situé à une quarantaine de kilomètres de la centrale, a été entièrement rasé, les maisons enterrées, et le site transformé en terres agricoles. 6 Panneau indiquant l'entrée dans la zone d'exclusion. 7 Dans le centre de Braguine, la statue en l'honneur de Vassily Iniatenko, enfant du pays, qui fut le premier pompier sur le site de la centrale. 8 Maisons abandonnées dans le village d'Astrablady, dans la zone d'exclusion. Les sacs au pied des arbres servent à recueillir le jus de bouleau, qui est consommé par les habitants de la région, qui reviennent malgré l'interdiction et le danger. 9 Elena, sa fille et sa petite-fille, dans le village de Savali, d'abord placé en zone d'exclusion, et maintenant autorisé. De nombreux bâtiments ont été enterrés à cause du niveau de radiation. 10. A Braguine, à côté de la station d'essence, la barrière interdisant l'entrée dans la zone d'exclusion, et le panneau indiquant le niveau de radioactivité. Ce jour-là : 0.49 millisievert. En France, on considère qu'il y a danger à 0.10 millisievert.
1 .Claudia et Adam, déplacés parce qu'ils habitaient un village, Astrablady, situé à 20 km de la centrale, dans ce qui est désormais la zone d'exclusion. Ils montrent leurs médailles et leurs cartes de "liquidateurs", statut qui n'existe plus en Biélorussie. 2 Une photo de Claudia devant l'école où elle travaillait, désormais envahie par les arbres. Claudia et Adam retournent de temps en temps voir leur ancien village, Astrablady. 3 Le cimetière de Beratchetska. C'est tout ce qui reste du village...  4. Alexandre sur les lieux où était située la maison de ses parents, Vasili et Elena. Leur village, Beratchetska, situé à une quarantaine de kilomètres de la centrale, a été entièrement rasé, les maisons enterrées, et le site transformé en terres agricoles. 6 Panneau indiquant l'entrée dans la zone d'exclusion. 7 Dans le centre de Braguine, la statue en l'honneur de Vassily Iniatenko, enfant du pays, qui fut le premier pompier sur le site de la centrale. 8 Maisons abandonnées dans le village d'Astrablady, dans la zone d'exclusion. Les sacs au pied des arbres servent à recueillir le jus de bouleau, qui est consommé par les habitants de la région, qui reviennent malgré l'interdiction et le danger. 9 Elena, sa fille et sa petite-fille, dans le village de Savali, d'abord placé en zone d'exclusion, et maintenant autorisé. De nombreux bâtiments ont été enterrés à cause du niveau de radiation. 10. A Braguine, à côté de la station d'essence, la barrière interdisant l'entrée dans la zone d'exclusion, et le panneau indiquant le niveau de radioactivité. Ce jour-là : 0.49 millisievert. En France, on considère qu'il y a danger à 0.10 millisievert. 1 .Claudia et Adam, déplacés parce qu'ils habitaient un village, Astrablady, situé à 20 km de la centrale, dans ce qui est désormais la zone d'exclusion. Ils montrent leurs médailles et leurs cartes de "liquidateurs", statut qui n'existe plus en Biélorussie. 2 Une photo de Claudia devant l'école où elle travaillait, désormais envahie par les arbres. Claudia et Adam retournent de temps en temps voir leur ancien village, Astrablady. 3 Le cimetière de Beratchetska. C'est tout ce qui reste du village...  4. Alexandre sur les lieux où était située la maison de ses parents, Vasili et Elena. Leur village, Beratchetska, situé à une quarantaine de kilomètres de la centrale, a été entièrement rasé, les maisons enterrées, et le site transformé en terres agricoles. 6 Panneau indiquant l'entrée dans la zone d'exclusion. 7 Dans le centre de Braguine, la statue en l'honneur de Vassily Iniatenko, enfant du pays, qui fut le premier pompier sur le site de la centrale. 8 Maisons abandonnées dans le village d'Astrablady, dans la zone d'exclusion. Les sacs au pied des arbres servent à recueillir le jus de bouleau, qui est consommé par les habitants de la région, qui reviennent malgré l'interdiction et le danger. 9 Elena, sa fille et sa petite-fille, dans le village de Savali, d'abord placé en zone d'exclusion, et maintenant autorisé. De nombreux bâtiments ont été enterrés à cause du niveau de radiation. 10. A Braguine, à côté de la station d'essence, la barrière interdisant l'entrée dans la zone d'exclusion, et le panneau indiquant le niveau de radioactivité. Ce jour-là : 0.49 millisievert. En France, on considère qu'il y a danger à 0.10 millisievert. 1 .Claudia et Adam, déplacés parce qu'ils habitaient un village, Astrablady, situé à 20 km de la centrale, dans ce qui est désormais la zone d'exclusion. Ils montrent leurs médailles et leurs cartes de "liquidateurs", statut qui n'existe plus en Biélorussie. 2 Une photo de Claudia devant l'école où elle travaillait, désormais envahie par les arbres. Claudia et Adam retournent de temps en temps voir leur ancien village, Astrablady. 3 Le cimetière de Beratchetska. C'est tout ce qui reste du village...  4. Alexandre sur les lieux où était située la maison de ses parents, Vasili et Elena. Leur village, Beratchetska, situé à une quarantaine de kilomètres de la centrale, a été entièrement rasé, les maisons enterrées, et le site transformé en terres agricoles. 6 Panneau indiquant l'entrée dans la zone d'exclusion. 7 Dans le centre de Braguine, la statue en l'honneur de Vassily Iniatenko, enfant du pays, qui fut le premier pompier sur le site de la centrale. 8 Maisons abandonnées dans le village d'Astrablady, dans la zone d'exclusion. Les sacs au pied des arbres servent à recueillir le jus de bouleau, qui est consommé par les habitants de la région, qui reviennent malgré l'interdiction et le danger. 9 Elena, sa fille et sa petite-fille, dans le village de Savali, d'abord placé en zone d'exclusion, et maintenant autorisé. De nombreux bâtiments ont été enterrés à cause du niveau de radiation. 10. A Braguine, à côté de la station d'essence, la barrière interdisant l'entrée dans la zone d'exclusion, et le panneau indiquant le niveau de radioactivité. Ce jour-là : 0.49 millisievert. En France, on considère qu'il y a danger à 0.10 millisievert.
1 .Claudia et Adam, déplacés parce qu'ils habitaient un village, Astrablady, situé à 20 km de la centrale, dans ce qui est désormais la zone d'exclusion. Ils montrent leurs médailles et leurs cartes de "liquidateurs", statut qui n'existe plus en Biélorussie. 2 Une photo de Claudia devant l'école où elle travaillait, désormais envahie par les arbres. Claudia et Adam retournent de temps en temps voir leur ancien village, Astrablady. 3 Le cimetière de Beratchetska. C'est tout ce qui reste du village...  4. Alexandre sur les lieux où était située la maison de ses parents, Vasili et Elena. Leur village, Beratchetska, situé à une quarantaine de kilomètres de la centrale, a été entièrement rasé, les maisons enterrées, et le site transformé en terres agricoles. 6 Panneau indiquant l'entrée dans la zone d'exclusion. 7 Dans le centre de Braguine, la statue en l'honneur de Vassily Iniatenko, enfant du pays, qui fut le premier pompier sur le site de la centrale. 8 Maisons abandonnées dans le village d'Astrablady, dans la zone d'exclusion. Les sacs au pied des arbres servent à recueillir le jus de bouleau, qui est consommé par les habitants de la région, qui reviennent malgré l'interdiction et le danger. 9 Elena, sa fille et sa petite-fille, dans le village de Savali, d'abord placé en zone d'exclusion, et maintenant autorisé. De nombreux bâtiments ont été enterrés à cause du niveau de radiation. 10. A Braguine, à côté de la station d'essence, la barrière interdisant l'entrée dans la zone d'exclusion, et le panneau indiquant le niveau de radioactivité. Ce jour-là : 0.49 millisievert. En France, on considère qu'il y a danger à 0.10 millisievert. 1 .Claudia et Adam, déplacés parce qu'ils habitaient un village, Astrablady, situé à 20 km de la centrale, dans ce qui est désormais la zone d'exclusion. Ils montrent leurs médailles et leurs cartes de "liquidateurs", statut qui n'existe plus en Biélorussie. 2 Une photo de Claudia devant l'école où elle travaillait, désormais envahie par les arbres. Claudia et Adam retournent de temps en temps voir leur ancien village, Astrablady. 3 Le cimetière de Beratchetska. C'est tout ce qui reste du village...  4. Alexandre sur les lieux où était située la maison de ses parents, Vasili et Elena. Leur village, Beratchetska, situé à une quarantaine de kilomètres de la centrale, a été entièrement rasé, les maisons enterrées, et le site transformé en terres agricoles. 6 Panneau indiquant l'entrée dans la zone d'exclusion. 7 Dans le centre de Braguine, la statue en l'honneur de Vassily Iniatenko, enfant du pays, qui fut le premier pompier sur le site de la centrale. 8 Maisons abandonnées dans le village d'Astrablady, dans la zone d'exclusion. Les sacs au pied des arbres servent à recueillir le jus de bouleau, qui est consommé par les habitants de la région, qui reviennent malgré l'interdiction et le danger. 9 Elena, sa fille et sa petite-fille, dans le village de Savali, d'abord placé en zone d'exclusion, et maintenant autorisé. De nombreux bâtiments ont été enterrés à cause du niveau de radiation. 10. A Braguine, à côté de la station d'essence, la barrière interdisant l'entrée dans la zone d'exclusion, et le panneau indiquant le niveau de radioactivité. Ce jour-là : 0.49 millisievert. En France, on considère qu'il y a danger à 0.10 millisievert. 1 .Claudia et Adam, déplacés parce qu'ils habitaient un village, Astrablady, situé à 20 km de la centrale, dans ce qui est désormais la zone d'exclusion. Ils montrent leurs médailles et leurs cartes de "liquidateurs", statut qui n'existe plus en Biélorussie. 2 Une photo de Claudia devant l'école où elle travaillait, désormais envahie par les arbres. Claudia et Adam retournent de temps en temps voir leur ancien village, Astrablady. 3 Le cimetière de Beratchetska. C'est tout ce qui reste du village...  4. Alexandre sur les lieux où était située la maison de ses parents, Vasili et Elena. Leur village, Beratchetska, situé à une quarantaine de kilomètres de la centrale, a été entièrement rasé, les maisons enterrées, et le site transformé en terres agricoles. 6 Panneau indiquant l'entrée dans la zone d'exclusion. 7 Dans le centre de Braguine, la statue en l'honneur de Vassily Iniatenko, enfant du pays, qui fut le premier pompier sur le site de la centrale. 8 Maisons abandonnées dans le village d'Astrablady, dans la zone d'exclusion. Les sacs au pied des arbres servent à recueillir le jus de bouleau, qui est consommé par les habitants de la région, qui reviennent malgré l'interdiction et le danger. 9 Elena, sa fille et sa petite-fille, dans le village de Savali, d'abord placé en zone d'exclusion, et maintenant autorisé. De nombreux bâtiments ont été enterrés à cause du niveau de radiation. 10. A Braguine, à côté de la station d'essence, la barrière interdisant l'entrée dans la zone d'exclusion, et le panneau indiquant le niveau de radioactivité. Ce jour-là : 0.49 millisievert. En France, on considère qu'il y a danger à 0.10 millisievert.
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1 .Claudia et Adam, déplacés parce qu'ils habitaient un village, Astrablady, situé à 20 km de la centrale, dans ce qui est désormais la zone d'exclusion. Ils montrent leurs médailles et leurs cartes de "liquidateurs", statut qui n'existe plus en Biélorussie. 2 Une photo de Claudia devant l'école où elle travaillait, désormais envahie par les arbres. Claudia et Adam retournent de temps en temps voir leur ancien village, Astrablady. 3 Le cimetière de Beratchetska. C'est tout ce qui reste du village... 4. Alexandre sur les lieux où était située la maison de ses parents, Vasili et Elena. Leur village, Beratchetska, situé à une quarantaine de kilomètres de la centrale, a été entièrement rasé, les maisons enterrées, et le site transformé en terres agricoles. 6 Panneau indiquant l'entrée dans la zone d'exclusion. 7 Dans le centre de Braguine, la statue en l'honneur de Vassily Iniatenko, enfant du pays, qui fut le premier pompier sur le site de la centrale. 8 Maisons abandonnées dans le village d'Astrablady, dans la zone d'exclusion. Les sacs au pied des arbres servent à recueillir le jus de bouleau, qui est consommé par les habitants de la région, qui reviennent malgré l'interdiction et le danger. 9 Elena, sa fille et sa petite-fille, dans le village de Savali, d'abord placé en zone d'exclusion, et maintenant autorisé. De nombreux bâtiments ont été enterrés à cause du niveau de radiation. 10. A Braguine, à côté de la station d'essence, la barrière interdisant l'entrée dans la zone d'exclusion, et le panneau indiquant le niveau de radioactivité. Ce jour-là : 0.49 millisievert. En France, on considère qu'il y a danger à 0.10 millisievert.

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 20:26

Source : Futura-Sciences 27/04/16

 

Trente ans après la catastrophe, l’analyse d’un échantillon de lait produit en Biélorussie, près de la zone d’exclusion, contenait dix fois la quantité de radiation acceptée. Ce lait servirait à la production de fromages commercialisés en Russie. Des résultats inquiétants mais à confirmer.

 

C’est une information inquiétante que révèle Associated Press pour le 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl : l’agence, qui a fait analyser du lait produit près de la zone d’exclusion, indique que l'échantillon testé est contaminé. Le 26 avril 1986, lors du pire accident nucléaire de l’Histoire, où 31 personnes sont décédées, 470 villes et villages biélorusses ont été évacués ; 138.000 Biélorusses habitant près de l’usine ont été relogés et 200.000 autres, qui vivaient à proximité, ont quitté volontairement les lieux. La zone d’exclusion est interdite aux humains. Mais autour, c'est une autre affaire...

Le lait analysé provient d’une ferme appartenant à un fermier local, Nikolai Chubenok, en Biélorussie, à 45 km au nord du site de Tchernobyl. Cette ferme produit du lait depuis 2014 et fournit deux tonnes par jour à l’usine Milkavita, dont les produits sont distribués en Biélorussie et en Russie. La Russie représente le principal marché pour les exportations de produits alimentaires biélorusses.

Un échantillon de ce lait a été testé par le centre d’hygiène et d’épidémiologie de Minsk, qui y a trouvé du strontium 90 en quantité dix fois supérieure à la réglementation. D’après le ministère de l'Agriculture biélorusse, les niveaux de strontium 90 ne devraient pas dépasser 3,7 becquerels par kilogramme dans les aliments et les boissons. Or, d’après le laboratoire de Minsk, l'échantillon de lait contenait 37,5 becquerels.


Le médecin Youri Bandajevsky est un opposant au gouvernement biélorusse qui dénonce les conséquences de Tchernobyl sur les populations. Son emprisonnement a suscité une mobilisation internationale. © Wikipedia, GFDL

Des résultats qui demandent à être confirmés

Comment ce lait peut-il être contaminé ? Probablement parce que les vaches ont brouté de l’herbe contenant une certaine radioactivité. Mais ces résultats peuvent susciter des interrogations car ils ne sont pas publiés dans une revue scientifique et ils ne concernent qu’un échantillon isolé. D'ailleurs, l'entreprise Milkavita se défend en affirmant réaliser des tests tous les six mois, lesquels indiqueraient des traces d’isotopes radioactifs bien en dessous des limites. Responsable technique de l'entreprise, Maia Fedonchuk affirme à Associated Press : « C'est impossible. Nous faisons nos propres tests. Il doit y avoir une confusion ».

D’autres tests doivent donc confirmer ces résultats. Mais s’ils l’étaient, il faudra prendre des mesures pour que ce lait soit retiré de la consommation. De leur côté, les autorités biélorusses semblent déterminées à soutenir l’agriculture sur leur territoire.

Un des opposants de cette politique est Youri Bandajevsky, un chercheur biélorusse, qui a mené des travaux controversés sur les conséquences de Tchernobyl sur la santé et a été condamné en 2001 à huit années de prison pour des motifs de corruption. Il a été libéré sous la pression internationale en 2006. Pour lui, c’est une catastrophe : « En Biélorussie, il n'y a pas de protection de la population contre l'exposition aux rayonnements. Au contraire, le gouvernement tente de persuader les gens de ne pas prêter attention aux rayonnements, et la nourriture est cultivée dans des zones contaminées et envoyée à tous les points du pays ».

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 20:57

Source : La Croix 24/04/16

 

Au pays d’Alexandre Loukachenko, les liquidateurs qui ont travaillé dans les territoires contaminés par la catastrophe de Tchernobyl ont perdu leur statut. Et les droits qui y étaient attachés.

 

 

Le quartier Ostrogladski est un village dans le village. Ce pâté de maisons de la localité biélorusse d’Out a été baptisé en souvenir d’un hameau enterré de la zone d’exclusion autour de Tchernobyl. Les habitants évacués ont été installés là, en bordure des champs.

« On a été bien accueillis », se souviennent Klaudia et Adam Voronets qui reçoivent sans façon dans leur pavillon construit à la va-vite après la catastrophe. Deux médailles à leur nom traînent sur une étagère, souvenir lointain de leur travail en territoire contaminé.

Klaudia et Adam sont ce qu’on appelle des « liquidateurs ». C’est-à-dire des hommes et des femmes qui ont été réquisitionnés ou se sont portés volontaires pour « liquider » les conséquences de la catastrophe : construction d’un sarcophage près de la centrale, destruction des villages contaminés, nettoyage des sols, enfouissement des déchets…

Le mot « liquidateur » effacé des registres

Près de 800 000 citoyens soviétiques, essentiellement ukrainiens, russes et biélorusses, ont participé aux travaux. Des « héros » honorés partout, sauf en Biélorussie.

À la fin des années 2000, les autorités de Minsk ont effacé le mot « liquidateur » des registres. Les 72 000 « liquidateurs » du pays sont devenus de simples « victimes » de Tchernobyl, perdant au passage leurs maigres pensions ou leurs droits à une retraite précoce.

Une décision justifiée par le coût exorbitant de la gestion de l’accident. « La déception a été vive. Les liquidateurs ont eu l’impression d’être déshonorés », estime l’historien Vladimir Volodine qui a recueilli des témoignages dans le cadre d’un projet sur la mémoire.

Klaudia et Adam Voronets sont amers, tant ils estiment avoir chèrement mérité leur droit à la reconnaissance. Au moment de l’explosion, ils habitaient à une quinzaine de kilomètres de la centrale. Ce couple d’enseignants a nettoyé durant des mois les bâtiments de leur village irradié avant que l’État ne décide finalement de l’évacuer.

« Notre pays nous a abandonnés »

« On ne savait rien, on lavait nos gamins avec l’eau contaminée », raconte Klaudia en fondant en larmes. Leur fille a enchaîné les maladies durant son enfance. En 2015, les médecins ont détecté un cancer de l’estomac. À 35 ans. Opérée, elle est en rémission. « Notre pays nous a abandonnés », lâche le couple.

Maladies cardiovasculaires et digestives, vieillissement ou décès prématurés, asthénies, cancers, problèmes endocriniens : trente ans après, les liquidateurs mais aussi leurs descendants continuent à souffrir des séquelles des radiations. L’un de leurs porte-parole, Alexandre Voltchanine, 54 ans, estime à 10 000 le nombre de liquidateurs biélorusses invalides aujourd’hui. Ce médecin urgentiste de Minsk et un ambulancier avaient accepté de travailler autour de la centrale en 1987. Son ami est mort au bout de cinq ans.

Lui refuse de s’étendre sur ses problèmes de santé chroniques. « L’accident aurait pu dégénérer en explosion plus grave encore sans le sacrifice des sauveteurs, rappelle-t-il. Les liquidateurs ont protégé l’URSS et l’Europe. Or, les Européens ont laissé les Biélorusses se débrouiller par eux-mêmes. Quel exemple voulons-nous donner à nos enfants ? Qui se sacrifiera demain si une centrale explose chez nous ou chez vous ? Il faut honorer nos héros de Tchernobyl pour préparer les héros de demain. »

Sur une place de Brahine, petite ville du sud de la Biélorussie, trône le buste du pompier Vassili Ignatenko, un enfant de la région. Premier arrivé sur le site de la centrale, l’homme a tenté avec son équipe d’éteindre l’incendie du réacteur.

Dix-huit jours plus tard, il mourra irradié dans de terribles souffrances. Les Ukrainiens lui décerneront le titre très rare de « Héros de la Nation ». Gardienne du musée local, Nadejda Melechko regrette qu’« il n’ait pas été reconnu comme tel dans son propre pays ».

 

 

Klaudia et Adam Voronets, près de leur village d’Out en Biélorussie, le 5 avril.

Klaudia et Adam Voronets, près de leur village d’Out en Biélorussie, le 5 avril.

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