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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 18:00

Source : Ria Novosti 05/12/12

 

 

mwnn81l.jpgLe Comité international olympique (CIO) a annoncé mercredi avoir disqualifié pour dopage quatre médaillés des Jeux Olympiques 2004 d'Athènes dont deux Biélorusses, une Russe et un Ukrainien.

Les Biélorusses Ivan Tsikhan (vice-champion olympique au lancer du marteau) et Iryna Yatchenko (médaillée de bronze au lancer du disque), la Russe Svetlana Krivelyova (médaillée de bronze au lancer du poids) et l'Ukrainien Yuriy Bilonog (champion au lancer du poids) ont été disqualifiés après la découverte de résultats anormaux lors des analyses anti-dopage supplémentaires effectuées sur leurs échantillons conservés depuis les Jeux olympiques.

Les deux athlètes biélorusses ont été contrôlés positifs au métabolite de la méthandiénone, alors que l'Ukrainien et la Russe sont positifs au métabolite de l'oxandrolone.

Le méthandiénone et l'oxandrolone sont des stéroïdes anabolisants interdits en permanence (en et hors compétition).

Les quatre athlètes se verront retirer leurs médailles olympiques d'Athènes.

La Russe Svetlana Krivelyova a remporté sa médaille olympique au lancer du poids après la disqualification pour dopage de la championne dans cette catégorie, la Russe Irina Korzhanenko. La Biélorusse Nadezhda Ostapchuk, qui a terminé à la 4e place au lancer du poids à Athènes en 2004 et a décroché le titre olympique à Londres, a aussi récemment été disqualifiée pour dopage  (voir article précédent sur le même sujet).

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 15:26

Source : Charter97 05/12/12 article traduit

 

CPI2012 mapAndCountryResults EMBARGO

En 2012, la Biélorussie est au 123ème rang sur 176 pays au niveau de la perception de la corruption .

L'évaluation a été faite par l'ONG de lutte contre la corruption Transparency International, écrit le "Telegraph". Le pays se retrouve sur la même ligne que des pays logés africains comme la Mauritanie, le Mozambique, la Sierra Leone, ainsi qu'un pays d'Asie, le Vietnam.

Parmi les pays européens, le niveau de corruption est plus élevé en Ukraine (144e) et en Russie (133e) qu'à Minsk. Les autres voisins de la Biélorussie, la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie et la Pologne occupent respectivement les 48e, 54e, 38e et 41e position.  Le Kazakhstan, qui fait parti avec la Biélorussie et la Russie à l'Union douanière, est situé par l'ONG à la 133e place.

 Dans les autres pays post-soviétiques, l'Azerbaïdjan se classe 139e, l'Arménie : 105e, la Géorgie 51e, le Kirghizistan : 154e, la Moldavie : 94e, le Tadjikistan : 157e, l'Ouzbékistan et le Turkménistan : 170e.

Le top 10 des pays les moins corrompus au monde sont le Danemark, la Finlande, la Nouvelle-Zélande, la Suède, Singapour, la Suisse, l'Australie, la Norvège, le Canada, les Pays-Bas. Les plus corrompus sont (par ordre décroissant) la Somalie, la Corée du Nord, l'Afghanistan, le Soudan, la Birmanie, l'Ouzbékistan, le Turkménistan, l'Irak, le Vénezuela et Haïti.

En 2011, l'indice comprennait 182 pays classés contre 176 cette année. A l'époque, la Biélorussie occupait la 143e place, en baisse de 19 rangs par rapport à 2010, lorsque la Biélorussie 124e. 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 14:44

Source : Courrier de Russie 05/12/12

 

Depuis le 1er décembre, en Biélorussie, une nouvelle loi interdit aux ouvriers des entreprises de transformation du bois de démissionner – ce qui aurait pour but de permettre d’accélérer et de terminer l’interminable processus de modernisation du secteur forestier.


Alexander_Lukashenko_by_Rommel13.jpg« Il sera strictement interdit de démissionner tant que la modernisation des entreprises de transformation du bois ne sera pas terminée. Les ouvriers n’iront nulle part sans l’aval de leur patron. S’il vous laisse partir, partez. Autrement, remettez-vous au travail. Cette interdiction aura force de loi dès le 1er décembre 2012 », a déclaré le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, dans l’usine de Borisov, à quelques kilomètres de Minsk.

Les ouvriers dont la démission aura été rejetée auront le droit d’en informer leur gouverneur. « La décision finale reviendra alors aux chefs des oblasts (région ndlr) », affirme Alexandre Loukachenko.

Les syndicats tentent d’apporter une explication valable à cette loi rigoureuse : ils expliquent ainsi que dans les entreprises de transformation du bois, les conditions de travail sont extrêmes et les salaires relativement bas (près de 230 euros par mois, un montant inférieur à la moyenne nationale). « Plus on se rapproche de Minsk, plus la situation se détériore et plus les démissions se multiplient. La modernisation est toujours un moment difficile à passer : les gens refusent de travailler pour un tel salaire », ajoute un membre du syndicat de l’usine de Borisov.

Guennadiï Fedynitch, directeur d’un syndicat biélorusse indépendant, voit cette nouveauté d’un mauvais œil. « Tout est possible en Biélorussie. Il va sans dire que cette interdiction sort du cadre de la loi. On se croirait en temps de guerre, quand les ouvriers ne peuvent pas jeter l’éponge. Il faudrait augmenter les salaires ne serait-ce qu’à 610 euros pour que les chômeurs se pressent au portillon. Il faudrait aussi procéder à une véritable modernisation des entreprises. A l’heure actuelle, les patrons limitent les salaires et réduisent leurs employés à l’esclavage. Cela se terminera mal », regrette-t-il. 

Le programme de modernisation du secteur forestier a été lancé en 2007 par le ministère de l’économie forestière biélorusse afin d’accroître la production des huit entreprises de transformation du bois actives dans le pays. Elles étaient censées atteindre les résultats escomptés en 2009 déjà, mais à l’heure actuelle seul un site, celui d’Ivatsevitchi, non loin de Brest, s’avère rentable. Au total, près de 10 000 ouvriers sont visés par cette nouvelle loi.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 18:00
Source : Charter97 04/12/12 article traduit
 
  

L'ancien chef de la prison № 1 de Minsk Oleg Alkayev secrètement s'est rendue au Bélarus à la mi-Novembre.

Le colonel Oleg Alkayev, auteur de «peloton d'exécution», a confirmé au site charter97.org, qu'il s'est rendu à Minsk illégalement à la mi-Novembre.

"Je suis allé à la rencontre de nouveaux témoins et pour recueillir dans mes archives des documents en relation aux enlèvements et meurtres d'opposants. J''en ai rencontré certains avec succès, d'autres non. Dans l'ensemble, les tâches que j'avais à faire je les ai accomplies. Si j'avais eu plus de temps, j'aurais pu en faire plus. Mais  ce que j'ai est  suffisant pour poursuivre l'enquête", a déclaré le colonel en commentaires à charter97.

Dans la vidéo, que la rédaction de Charter97 a reçu, on peut voir monter dans une voiture le long de l'avenue de l'Indépendance, l'un des témoins clés dans la disparition d'opposants à Loukachenko durant la fin des années 90. Après ses aveux il avait été forcé de quitter le pays et deamnder l'asile politique en Allemagne.

Rappelons qu'en 1999, le président par intérim du Conseil suprême du Bélarus Viktar Ganchar, l'homme d'affaires Anatol Krasouski et l'ancien chef du ministère de l'Intérieur Iouri Zakharanka ont disparu sans laisser de trace. Par la suite, le journaliste Dmitri Zavadski a également disparu. Ensuite, des documents ont été rendus publics, qui indiquait que des  ordres ont été donnés par les plus hauts dirigeants du pays pour s'occuper des hommes politiques de l'opposition et des militants civiques par des "escadrons de la mort".

 

 

 
 
 
 
Retour sur le témoignage d'Oleg Alkaev

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 08:00

Source : Charter97 03/12/12 article traduit

 

Les autorités allemandes rappelle l'attaché militaire en poste à Minsk. Elle l'ont fait en raison de violations massives des droits de l'homme au Bélarus.

Le ministre Allemand de la Défense ,Thomas de Maizière a décidé après une réunion au ministère des Affaires étrangères de supprimer le poste de l'attaché militaire à l'ambassade d'Allemagne à Minsk. Tous les membres du personnel ont été retirés de la capitale biélorusse, le dimanche 2 Décembre. Selon l'agence dpa, les autorités allemandes ont estimé qu'il était impossible de poursuivre la coopération militaire avec le régime d'Alexandre Loukachenko suite aux fortes violations des droits de l'homme au Bélarus.

La décision de mettre fin à la mission de l'attaché militaire à Minsk précédé les efforts diplomatiques des deux pays. En Septembre 2012, le gouvernement allemand a conclu l'absence d'amélioration de la situation de la persécution politique bélarusse des dissidents et limité la coopération militaire. En réponse, Minsk cessé de coopérer avec la Bundeswehr, rapporte la Deutsche Welle .

À l'heure actuelle, la date de départ de Minsk de l'attaché militaire à l'ambassade d'Allemagne à Minsk n'est pas fixée, le diplomate militaire n'a toujours pas quitté le Bélarus.

Fondée en 1993, le poste d'attaché militaire de l'ambassade d'Allemagne à Minsk consiste à observer le processus du développement, réformer l'armée biélorusse et à interagir avec d'autres forces armées  d'États ainsi que des organisations internationales de sécurité comme la CEI, l'OTAN, l'OSCE et l'ONU. Il a également fourni des informations biélorusse de la Défense Ministère sur les questions militaires en Allemagne.

 

Voir article précédent sur le même sujet

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 23:38

Source : Nasha Niva 03/12/12 article traduit

 

1883426365_1.jpgLe leader du Mouvement Za svabodu (Pour la liberté), Alexandre Milinkevitch (candidat à la présidentielle de 2006 et Prix Sakharov) a déclaré que son bureau peut servir d'accueil aux défenseurs publics «Viasna», expulsé de leur centre . "De toute évidence," Viasna" est harcelée pour ses plaidoyers efficaces. Ils semblaient être plus efficace que certains hommes politiques"

Au fil des années, les militants des droits de l'homme ont contribué à aider 6000 réprimés, arrêtés, injustement renvoyés de leur travail ou de leurs études. L'organisation a permis de donner légalement si nécessaire, même de l'argent. Enfin, le président de cette association de défense de droits de l'Homme, Ales Bialiatski, a été condamné à quatre ans et demi de prison pour fraude fiscale présumée. Ceci fait référence à l'argent qu'il avait recueillies dans le monde entier pour aider les réprimés.

À la fin Novembre 2012, l'appartement, où travaillait l'organisation a été confisqué par les autorités. Il était au nom d'Ales Bialiatski, parce que l'acquisition de biens immobiliers par l'organisation Viasna elle même était juridiquement impossible.

 

 

Article précédent sur le même sujet

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 13:00

Source : The Guardian 23/11/12

 

Le leader de l'opposition donne sa première interview au journal The Guardian après avoir fui à Londres sa "condamnation" par le régime d'Alexandre Loukachenko.

 

En 2010, le leader de l'opposition biélorusse Andreï Sannikov a pris part à l'élection présidentielle du pays. Il ne se faisait pas d'illusions, il ne pouvait pas «gagner».

Depuis sa prise de pouvoir en 1994, Alexandre Loukachenko conserve le pouvoir qu'il utilise d'une poigne de fer. Mais Sannikov n'était pas préparé à la pire répression violente  par le régime depuis 20 ans.

Le soir du vote, Sannikov et près de 30.000 partisans de l'opposition se sont rassemblés, dans le froid, à Minsk sur la place centrale. Il se souvient de ce qui s'est passé à la première vague policière.

La police antiémeutes a saisi Sannikov, l'a poussé sur le sol, puis l'ont sauvagement battu. "J'ai perdu connaissance", dit-il, parlant dans sa première interview au journal après avoir fui la Biélorussie . "Ma femme et un ami m'ont couvert de leur corps. Ils m'ont sauvé la vie."

Andrei-Sannikov-008.jpgQuand il était battu, Sannikov ne pouvait pas marcher. Un agent de la police secrète avait brisé ses genoux avec un blindage métallique, dit-il - sa jambe était à l'agonie. Ses amis l'ont aidé à évacuer en titubant dans la voiture d'un journaliste.

Sur le chemin de l'hôpital, des policiers ont arrêté son véhicule et l'ont traîné dehors. Ils ont commencé à le frapper à nouveau. "J'ai entendu ma femme hurler," dit-il. Son arrestation fait suite à une "invasion" du parlement pré-planifiée par des provocateurs du gouvernement.

La police l'a emmené dans une prison du KGB de Minsk  notoirement connu par les locaux sous le nom d'Americana (après l'effondrement de l'Union soviétique, la Russie a rebaptisé son agence d'espionnage intérieure FSB mais Loukachenko agardé l'ancien nom). Ici, les gardes lui ont refusé un traitement médical. Il a été enfermé dans une cellule, portant toujours son badge d'identification de candidat à la présidentielle. Ses amis, sa famille et la communauté internationale pnt craint le pire, ils sont restés des semaines sans nouvelles. Puis l'annonce est tombée : il était vivant.

 

Humiliations en détention

Sannikov, un ancien diplomate, est la figure de l'opposition du Bélarus la plus médiatisée du moment. Il a passé les 16 mois suivants en prison. En mai 2011, il a été condamné à une peine de cinq ans de prison pour "incitation à des désordres de masse". Lui et d'autres prisonniers ont été maintenus dans des conditions de détention humiliantes, forcés de se déshabiller pour des fouilles régulières.

À un certain moment le régime l'a encouragé à se suicider. Il a été laissé dans une cellule d'isolement avec une lame de rasoir et un bout de corde.

Sannikov a été libétré en avril. 2012. En Août, Loukachenko (dernier dictateur de l'Europe d'après les mots de l'ancienne secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice) a suggéré que Sannikov allait bientôt être à nouveau arrêté. C'est à contre-cœur qu'il a demandé l'asile politique en Grande-Bretagne.

La femme de Sannikov, Iryna Khalip, et leur fils de 5 ans, Dania, sont restés à Minsk, de fait, otages du régime de Loukachenko.


Une idéologie répressive

Déclarant depuis Londres, dans sa nouvelle maison, Sannikov affirme que la réputation du Bélarus en tant qu'Etat le plus répressif de l'Europe est méritée. "Loukachenko est un dictateur. Il l'avoue ouvertement lui-même. Parfois, il essaie de le maquiller et certifie qu'il ne l'est pas. Mais il l'a admis à plusieurs reprises. Je pense que c'est vrai", dit-il. Comme d'autres dictateurs, le président a un "instinct animal" impitoyable pour le pouvoir, a t-il ajouté.

En exil, Sannikov est séparé de sa femme Iryna Khalip, une journaliste bien connue du journal d'investigation russe Novaïa Gazeta. Elle aussi a été emprisonné durant les manisfestations de décembre 2010, les autorités ont menacé de mettre son fils sous surveillance. Elle a ensuite passé des mois en vertu maison d'arrêt du KGB. Deux agents vivaient dans son appartement, elle était interdit d'utiliser le téléphone, envoyer des courriel, ou d'aller près de la fenêtre.

Le mois dernier, M. Loukachenko a "promis" de la libérer au cours d'une rencontre avec le propriétaire du journal Evegeny Lebedev, qui a demandé sa libération. (Revoir le moment en regardant l'interview de la BBC)  

Malgré cela, elle est interdite de quitter Minsk, de rejoindre son mari ou de travailler comme journaliste.

Sannikov compare le système de gouvernement du Belarus à une dictature kolkhoze (kolkhoze est le mot russe pour la ferme collective; précédemment Loukachenko était un chef d'exploitation et des gardes-frontières du KGB). La répression qui a suivi l'élection présidentielle de 2010 a marqué la victoire des siloviki, des jusqu'au-boutistes dirigé par Viktor, un des fils de Loukachenko .

"Le système n'a pas d'idéologie. Il nie les valeurs nationales, telles que l'histoire, la culture et la langue biélorusse. Il est basé seulement sur la nécessité de garder le pouvoir", dit Sannikov.


Agé de 58 ans, Sannikov a grandi à Minsk. Il a étudié l'anglais et a rejoint le service soviétique des affaires étrangères. Après l'indépendance de la Biélorussie en 1991, il a servi en tant que diplomate aux États-Unis et en Suisse. En 1995, il est devenu sous-ministre biélorusse étrangère. Il a démissionné en signe de protestation contre les politiques de Loukachenko et a co-fondé un groupe pro-démocratie, Charter'97. Il était l'un des candidats à la présidentielle arrêtés par Loukachenko après le scrutin 2010; officiellement, il est arrivé second.

Pendant près de deux décennies de pouvoir de Loukachenko, il a effectué une politique étrangère d'équilibriste est-ouest, jouant un coup Bruxelles, un coup Moscou. Après la répression de 2010 l'UE a reconduit l'interdiction de voyager pour Loukachenko et 150 fonctionnaires. Mais selon Sannikov, le monde démocratique est trop «complaisants» au sujet de la Biélorussie. L'État post-soviétique n'est pas seulement répressif au niveau national, dit-il, mais il vend des armes à des gouvernements voyous et à des entités dans le monde entier.

"La Biélorussie constitue une menace pour la sécurité internationale. Les dictateurs sont très bons à s'entreaider. Ils forment un club", soutient-il.

Ce club, suggère Sannikov, s'agrandit. Le chef de l'opposition se dit donc "pessimiste" pour la Biélorussie, voisine la Russie, où le président Vladimir Poutine a lancé sa propre répression sur la société civile depuis son retour au Kremlin en mai.

"La Russie est en tête du chemin meant à la Biélorussie," dit-il. L'Ukraine et d'autres Etats post-soviétiques comme la Géorgie, vont dans le même sens rétrograde, croit-il.

Sannikov a entendu parler des soulèvements de l'année dernière au Moyen-Orient depuis sa cellule de prison. Il se souvient: "Quand j'ai entendu parler du printemps arabe, j'ai eu un sentiment presque physique." "Nous avions tout préparé en Biélorussie. Mais quelqu'un au-dessus décide de frapper dans un autre endroit. Ce n'était pas juste pour le Bélarus," dit-il avec ironie. Il rejette l'idée que Loukachenko, soi-disant père de la nation, bénéficie d'un soutien populaire de masse. Le Bélarus vit une grave crise économique, ce qui signifie que les niveaux de vie sont en baisse, en dépit du renflouement économique de la Russie.

"En Biélorussie, la majorité  veut accueillir les changements", dit-il.

Pour le moment, M. Loukachenko a survécu, grâce à un mélange de terreur via le KGB, et grâce à l'ancien populisme soviétique. En prison, l'ancien chef du KGB biélorusse, Vadim Zaitsev, l'a interrogé. "Ce serait drôle si ce n'était si tragique. Ils ne changent pas, ces gens. Ils vous mentent. Ils utilisent de fausses informations, de fausses accusations", a déclaré Sannikov, rappelant comment Zaitsev l'a accusé de pactiser avec des «espions» de l'étranger et d'être une marionnette de l'Occident.

La Biélorussie est un petit pays historiquement malheureux de 9,5 millions d'euros. Les étrangers y voient souvent une sorte de parc à thème sur l'URSS, synonyme de sombre, ou un régime totalitaire. Les conditions de vie se sont effondrés, avec une inflation massive et une monnaie en chute libre. Malgré cela, dit Sannikov, la Biélorussie a beaucoup à offrir. Il a une scène culturelle florissante, avec des ballets de danse de premier ordre, des musiques, ainsi que des lacs, des forêts et d'une grande beauté naturelle. Il est convaincu que donner une chance à la Biélorussie de l'après-Loukachenko pourrait l'intégrer à l'ouest, et permettrait de devenir un Etat européen prospère.

Sannikov dit qu'il est convaincu régime de Loukachenko est "condamné".

"Je ne vois aucun avenir pour lui," dit-il. Il ne sera pas prédire quand il va tomber, mais ajoute: "C'est seulement une question de temps"

 

 


 
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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 20:18

Source : Amnesty.ch 27/11/12

 

20120306-2_tort.jpg

Les bureaux d’une éminente organisation non gouvernementale (ONG) de défense des droits humains du Bélarus (Viasna) ont été saisis à Minsk, la capitale. Une atteinte flagrante aux obligations internationales de ce pays en matière de droits humains.

«La confiscation des locaux de Viasna est une violation flagrante des obligations du Bélarus en vertu du droit international relatif aux droits humains, qui engagent ce pays à respecter et protéger le droit à la liberté d’association», a rappelé David Díaz-Jogeix, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

«Le droit de créer des associations – même si elles défendent, de manière pacifique, des idées allant à l’encontre de l’opinion dominante au sein de la société et des positions du gouvernement – est un droit fondamental de base et un principe essentiel dans tout pays démocratique. La Constitution bélarussienne garantit à tous le droit à la liberté d’association, et pourtant chaque jour nous voyons les droits à la liberté d'association, de réunion et d'expression être bafoués au Bélarus.»

 

F52F3E530BB35187985E490DE13 h438 w329 m2 q80 cJWdUwIySLe president de l’organisation en prison pour quatre ans

Cette expulsion – qui survient peu de temps après que le Bélarus eut refusé à un représentant d’Amnesty International l’accès à son territoire – est en relation avec une condamnation prononcée contre Ales Bialiatski, le président de Viasna, il y a un an. Il a été traduit en justice et, le 24 novembre 2011, a été déclaré coupable de faits d'évasion fiscale «de grande ampleur» pour avoir utilisé des comptes en banque personnels domiciliés en Lituanie et en Pologne afin de soutenir le travail de Viasna en faveur des droits humains au Bélarus.

Amnesty International a déclaré qu’Ales Bialiatski était un prisonnier d’opinion, et avait précédemment estimé que son procès était inique. L’organisation a indiqué qu’Ales Bialiatski avait été contraint à ouvrir des comptes à l’étranger après que les autorités bélarussiennes eurent retiré Viasna de la liste des organisations reconnues en 2003, empêchant ainsi l'ONG de se faire enregistrer ou d'ouvrir un compte en banque au Bélarus.

Ales Bialiatski a été condamné à une peine de quatre ans et demi d’emprisonnement – qu’il purge actuellement dans une colonie pénitentiaire –, ainsi qu’à une amende et à une confiscation de biens, dont les bureaux de Viasna.

 

 

viasnaL’action en faveur des droits humains entravée

«Ni les mesures de répression visant notre président et les membres du Centre des droits humains Viasna, ni la saisie de nos locaux ne mettront un point final à notre action», a déclaré Valentin Stefanovitch, le président par intérim de Viasna. «Nous n’allons céder sur aucun aspect du travail légitime accompli par notre organisation en faveur des droits humains.»

La saisie des locaux de Viasna survient dans un climat de plus en plus tendu pour ceux qui œuvrent à défendre les droits humains au Bélarus.

Le 10 octobre, les autorités bélarussiennes ont refusé d’accorder un visa à un chercheur d’Amnesty International pour la première fois depuis que l’organisation a commencé à travailler sur ce pays, dans les années 90. «Bien que nous leur ayons plusieurs fois donné l’occasion de le faire, les autorités bélarussiennes n’ont pas précisé pourquoi l’organisation s’est vu refuser un visa pour la première fois depuis plus de 10 ans, ce qui nous amène à conclure que cette décision est motivée par des considérations politiques», a précisé David Díaz-Jogeix.

 

Article précédent sur le même sujet
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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 20:00

Source : Nouvel Obs 27/11/12

 

 

Traité en paria par les pays occidentaux, considéré avec méfiance en Russie et honni par ses opposants en exil ou en prison, le président biélorusse Alexandre Loukachenko n'a que faire d'être qualifié de dernier dictateur d'Europe. Il revendique même le titre pour mieux s'en moquer.

 

Lukashenko_re_elected_by_trs.jpg"Je suis l'unique et dernier dictateur en Europe. Il n'y en a même aucun autre ailleurs dans le monde", a-t-il dit dans une rare interview à Reuters, au cours de laquelle il n'a cessé d'user de ce terme et de qualifier son régime de dictature.

"Vous êtes venus à la rencontre d'un dictateur en exercice. Où pourriez-vous en voir un autre ailleurs ? Mais il y a quelque chose derrière cela. Il paraît que faire parler de soi, même en mal, ça reste bon", poursuit cet homme massif et direct, en accompagnant ses paroles d'un sourire ironique et de grands gestes de ses immenses mains.

Ancien chef de kolkhoze, Alexandre Loukachenko, 58 ans, exerce le pouvoir depuis 1994 en Biélorussie, ex-république d'URSS dont la capitale Minsk est traversée de larges avenues bordées de grands immeubles de style soviétique.

Des rues portent encore les noms de Lénine, Karl Marx ou Friedrich Engels, même si une concession Porsche et des restaurants McDonald's ont récemment fait leur apparition.

Une statue de Felix Dzerjinski, fondateur de la police politique de l'URSS après la révolution bolchévique de 1917, trône en face du siège des puissants services de sécurité, qui ont conservé leur sigle de l'époque soviétique, le KGB.

Aucun député d'opposition ne siège au parlement. Alexandre Loukachenko, qui aime se faire appeler Batka (père), a été réélu en décembre 2010 pour un quatrième mandat consécutif et il a obtenu une modification de la Constitution pour pouvoir se représenter autant de fois qu'il le souhaite.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre cette réélection, jugée frauduleuse par l'Union européenne, les Etats-Unis et les observateurs internationaux. Le régime a réprimé ce mouvement de contestation : plusieurs candidats rivaux du président ont été arrêtés et de nombreux opposants ont été interpellés à leur domicile.

 

Loukachenko-vu-par-Martin-Linden.jpgPAS DE "PRINTEMPS BIÉLORUSSE"

Quand on lui demande s'il craint une éventuelle révolution comme celles qui ont éclaté dans le monde arabe en 2011, le président biélorusse écarte l'hypothèse d'un revers de main : "Cela n'a aucun sens de comparer la situation politique en Biélorussie et au Proche-Orient."

"Quelques personnes ont essayé via les réseaux sociaux sur internet de rendre la situation explosive", ajoute-t-il en allusion aux manifestations "silencieuses" d'opposants qui, en 2011, se rassemblaient dans des lieux publics pour applaudir.

"Mais cela n'a débouché sur rien. Et cela ne débouchera sur rien. Chaque jour, nous entreprenons des réformes ici. Il n'y a aucune chance que les révolutions atteignent la Biélorussie", insiste le chef de l'Etat.

Cette semaine, le ministère de la Justice a fermé les locaux à Minsk de Viasna, une organisation de défense des droits de l'homme dont le dirigeant, Ales Beliatski, a été condamné à une peine de quatre ans et demi de prison pour évasion fiscale à l'issue d'un procès qualifié d'injuste par Amnesty International.

La situation politique en Biélorussie a conduit l'Union européenne à imposer des sanctions aux responsables et aux entreprises biélorusses jugées proches du pouvoir.

Cette attitude suscite la colère d'Alexandre Loukachenko, qui s'est engagé à moderniser une économie largement contrôlée par l'Etat et à autoriser peut-être un jour le multipartisme.

"Vous (en Europe) n'aimez pas la voie suivie par la Biélorussie. Vous voudriez que tout ici soit vendu au rabais aux intérêts de la Russie ou aux intérêts des entreprises occidentales", s'emporte-t-il en avançant dans son fauteuil.

"Vous n'appréciez pas le fait que nous ayons de bonnes relations avec la Russie. C'est le fruit de notre histoire. Durant la dernière guerre, nous avons combattu ensemble dans les tranchées contre les nazis. Nous vous avons évité, l'Europe, de devenir les esclaves de votre propre Führer."

 

53474.jpgSUCCESSION

Dans une menace voilée à l'UE pour qu'elle cesse d'"étrangler" son pays, dont il se plaît à affirmer qu'il se situe géographiquement au coeur de l'Europe, Alexandre Loukachenko rappelle qu'une grande partie du pétrole et du gaz russes à destination des Vingt-sept transite par la Biélorussie.

"Qui a besoin d'avoir deux poids, deux mesures ? Qui a besoin d'instabilité au coeur de l'Europe ? Pas vous, pas nous, pas la Russie. Alors discutons", dit-il.

Malgré ses critiques à l'égard de l'UE, le président biélorusse est soucieux de ne pas ramener complètement son pays dans l'orbite de Moscou.

Il joue constamment sur les intérêts russes pour desserrer l'emprise des sanctions occidentales mais il s'évertue en même temps à limiter une ouverture trop forte du marché biélorusse aux investissements russes. La Russie est toutefois venue au secours de son voisin en 2011 pour lui éviter la faillite et la Biélorussie a dû en échange promettre des privatisations susceptibles d'intéresser des investisseurs russes.

Bien que la Russie et la Biélorussie progressent vers une union douanière avec le Kazakhstan, Moscou semble toujours considérer Alexandre Loukachenko comme un dirigeant imprévisible, d'autant que, d'après des experts biélorusses, il entretient des relations peu cordiales avec Vladimir Poutine.

Alexandre Loukachenko, qui reste populaire auprès des ouvriers des grandes industries en leur accordant des augmentations de salaires, a deux fils adultes et un troisième, Kolya, qui participe déjà à des cérémonies officielles à l'âge de huit ans.

Le président biélorusse dément préparer une succession dynastique : "Je vous le promets, je n'ai jamais évoqué cette idée, même avec ma famille ou avec mes fils. Ce sont des fantasmes fabriqués par la cinquième colonne à l'oeuvre dans notre pays."

"Je ne m'accrocherai pas à ce poste toute ma vie. Dès que les gens refuseront mes services, je prendrai ma mallette sous le bras et je m'en irai."

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:21

Source : news-banques 26/11/12

 

 

La Société Générale a vendu l’établissement bélarusse Belrosbank au russe Alfa Bank, ce qui met fin à sa présence dans cette ex-république soviétique, a annoncé lundi la filiale russe de la banque française, Rosbank.

1-the-logo-of-french-bank-societe-generale-is-seen-at-the-e.jpgLe montant de la cession, signée vendredi, n’a pas été précisé.

Belrosbank, établissement créé en 2003, revendique près de 100.000 clients .

Rosbank a expliqué dans un communiqué vouloir “se réorienter vers le marché russe”, et assuré qu’elle garderait “des relations directes”avec les entreprises qui sont ses clientes au Bélarus ainsi qu’avec la banque centrale du pays.

Première banque privée de Russie, Alfa Bank est détenue par le milliardaire russe Mikhaïl Fridman. Le rachat de Belrosbank va lui permettre “de renforcer considérablement sa position sur le marché bélarusse”, a-t-elle précisé dans un communiqué distinct.

“Nous croyons au potentiel élevé de l’économie de la République du Bélarus”, a estimé le président du conseil d’administration d’Alfa Bank, Piotr Aven, cité dans le communiqué.

“Le rachat de Belrosbank confirme nos projets de présence à long terme sur ce marché et constitue un pas de plus dans l’élargissement de la présence de notre groupe bancaire sur les marchés financiers de la CEI”(Communauté des Etats indépendants, ex-URSS moins les trois Etats baltes et la Géorgie), a-t-il ajouté.

Les parties prévoient de boucler la transaction d’ici à la fin de l’année, sous réserve d’accord des régulateurs.

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