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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 19:29

Source : Ria Novosti 22/11/12

 

826173Le groupe russe Gazprom est prêt à augmenter de 30% les volumes de gaz acheminés via la Biélorussie, a annoncé jeudi le PDG du groupe Alexeï Miller à l'issue d'une rencontre avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

"Nous envisageons ces jours-ci la possibilité augmenter de 30% le transit du gaz russe par la Biélorussie", a déclaré M. Miller.

"Dès que nous aurons reçu l'ordre de réaliser une étude de faisabilité pour ce projet, nous concevrons un tel document dans les meilleurs délais, conjointement avec le gouvernement biélorusse", a indiqué le PDG de Gazprom.

Et d'estimer que pour accroître les volumes de gaz transitant par la Biélorussie, il est indispensable de moderniser les pipelines et les stations de compression biélorusses.

Selon M. Miller, cette modernisation pourrait prendre 3 à 4 ans.

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 22:19

Source : Le Point 24/11/12

 

Des milliers de personnes ont reconstitué samedi au bord de la rivière de Biélorussie la bataille du même nom, en novembre 1812, avec l'armée russe.

 

 

 


 

Des milliers de personnes ont reconstitué samedi au bord de la rivière Berezina en Biélorussie la bataille du même nom, en novembre 1812, entre l'armée russe et les troupes de Napoléon Ier, en présence notamment d'un descendant, Charles Bonaparte.

 

 

"Chez nous, la Berezina, c'est quelque chose de mythique. C'est la fin d'une aventure", a déclaré Charles Bonaparte, se disant très impressionné par l'événement, organisé à l'occasion du bicentenaire de la bataille.

Les milliers de participants venaient notamment de Biélorussie, mais aussi de Russie, de Pologne, de France, de Belgique et de Suisse. Outre la reconstitution de la bataille, qui s'était déroulée du 26 au 29 novembre 1812, des représentants de la Biélorussie, de la Russie et de la France ont également déposé des fleurs devant le monument aux soldats dans la ville de Stoudenka, près de la rivière Berezina, à une centaine de kilomètres de Minsk.

L'empereur français Napoléon Ier avait lancé en juin 1812 l'invasion de la Russie tsariste. En septembre, il entre dans Moscou mais le tsar Alexandre Ier ne capitule pas.

En octobre, Napoléon est contraint à une catastrophique retraite de Russie. Harcelée par les troupes tsaristes et minée par le froid, la Grande Armée réussi à franchir la rivière Berezina, mais la campagne était déjà perdue, et le nom de la rivière reste associé à la débâcle de l'empereur français en Russie. Dans la langue française, "une berezina" est devenue un synonyme d'échec cuisant, de déroute.

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 22:17

Source : ffboxe 24/11/12

 

 

 

Champion d'Europe des super-welters, le Biélorusse invaincu Sergey Rabchenko (26 ans ; 1,78 m ; 22 victoires, dont 16 avant la limite) a conservé son titre et capturé celui du WBC-Argent, vendredi à Manchester (Royaume-Uni), en battant par décision partagée (116-113, 116-113 et 114-115) le fausse-garde tricolore Cédric "Titi" Vitu (27 ans ; 35 succès, dont 15 expéditifs, 2 échecs), qui aurait mérité meilleur sort si ce duel très équilibré s'était disputé en France, et qui a démontré qu'il possède un menton solide et un cœur énorme !

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 21:55

Source : Eurosport 23/11/12

 

 

tumblr m8ahmjaz9q1qb8shuo2 500La française Mélanie Henique a décroché la médaille de bronze du 50m papillon dames, en 25"76. La Danoise Jeanette Gray Ottesen, a remporté la médaille d'or en 25"21. La Biélorusse Aliaksandra Herasimenia a terminé 2e en 25"53.


(photo archives London 2012)

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 12:39

Source : Solidarity with Belarus 13/11/12

 

L'incapacité à résoudre sa principale tâche (le changement de régime) est dûe à la concurrence entre les différentes forces d'opposition ou les obligent à agir collectivement en autodéfense. Toutes les tactiques proposées par l'opposition pour contrecarrer Loukachenko se sont déjà révélées infructueuses dans le passé et à l'avenir seront neutralisées avec succès par les autorités.

 


3108-belarus-copie-1.jpgAu cours de la semaine, diverses forces politiques du Bélarus ont fait plusieurs déclarations et pris des décisions au sujet de leurs futures activités politiques.

Le 8 Novembre, le Parti Civique Unifié a appelé à désigner un unique candidat de l'opposition via des primaires. Avant la fin de l'année le parti a l'intention de consulter les 13 structures politiques, qui devaient prendre part aux primaires avortées de 2009, ainsi que les nouveaux acteurs politiques.  

Plus tôt, le Parti libéral-démocrate du Bélarus a également exprimé le désir d'entrer dans la course présidentielle en 2015. Il a également invité toutes les parties intéressées à venir «peser» les organisations politiques du pays afin de déterminer leur réel impact pour établir une action commune de masse, pour au plus tard l'automne 2013. En outre, la majorité des acteurs politiques de l'opposition ont déjà annoncé leur intention de prendre part à la prochaine campagne présidentielle.

Comme indiqué précédemment, les actions conventionnelles ou non de l'opposition ne touchent pas au-delà du cercle des opposants. Elles suggèrent que le régime de Loukachenko peut tomber grâce aux efforts de ses adversaires politiques car il sera obligé de tenir des élections libres et équitables dans le respect des normes internationales. Dans le même temps, les autorités ont à plusieurs reprises montré qu'elles sont prêtes à jouer qu'avec leurs propres règles.


Quelles perspectives pour l'opposition ?

Par conséquent, si l'opposition recommence ses précédentes tactiques électorales en formant des coalitions ou en désignant un seul candidat, il est peu probable qu'elle réussisse. Un autre facteur contribue à un échec annoncé à l'avance : la concurrence accrue entre les différentes formations politiques d'opposition suites aux élections législatives de septembre dernier.

Dans le même temps, depuis l'étranger, l'opposition démontre le désir de geler le statu quo et de se protéger contre le projet d'un «gouvernement en exil», qui pourrait menacer l'aide étrangère existante. Par conséquent, malgré les divergences, le 3 novembre, à Vilnius certaines organisations d'opposition ont signé un mémorandum pour unifier leurs activités entre Belarusian opposition et Rada of the Belarusian People’s Republic.

  Le document reconnaît le statut de Verkhovna BNR comme une organisation non partisane, au dessus du corps politique jusqu'à ce qu'un gouvernement démocratique soit élu au Belarus.  

Le mémorandum a été signé par les principales forces d'opposition du Bélarus : Parti civique unifié (A. Dobrowolski), "Front de la jeunesse" (Nikolai Demidenko), Rada de l'intelligentsia biélorusse (Kolosov), campagne "Nash Dom"  (Olga Karatch), Mouvement "Za svabodu"  (Alexandre Milinkevitch), Parti social-démocrate biélorusse "Hramada" (Stanislav Chouchkevitch), BPF (Aliaksey Yanukevich), Parti Conservateur de Démocratie chrétienne "Parti BPF" (Zianon Paznyak), comité organisateur de la Démocratie chrétienne bélarussienne, le Comité d'organisation du Conseil National Revival (Vladimir Borodach), Comité organisateur des "Belaruski Rukh" (Vintsuk Vyachorka) et Rada BNR (Ivonka Survilla).

À court terme (un à deux ans), le scénario le plus probable pour l'opposition biélorusse sera de continuer la concurrence choisir le «candidat unique» du projet, tout en essayant de démontrer une unité de vues et de tactiques à l'étranger.  

L'opposition continuera les préparatifs de l'élection présidentielle, car elle considère ce projet comme une priorité.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:00

Source : Radio Free Europe Article traduit 19/11/12

 

 

viasna.jpgLe personnel de l'organisation de premier plan des droits de l'Homme (Viasna) à Minsk a été expulsé de son siège.
Le vice-président de Viasna (Printemps), Valyantsin Stefanovich  a déclaré le 19 Novembre que l'organisation avait reçu des documents non enregistrés auprès des autorités biélorusses lui demandant qu'il devrait quitter son siège le 26 Novembre.
Le bureau de l'Human Rights Center est situé dans l'appartement du président  de Viasna, Ales Byalyatski.
Ales Byalyatski est actuellement en prison pour fraude fiscale, une accusation qu'il nie depuis son arrestation l'année dernière.
En novembre dernier, un tribunal de Minsk a condamné à 4 et 1/2 ans de prison et a ordonné la confiscation de tous ses biens.
Le centre des droits de l'Homme travaille dans l'appartement de Byalyatski depuis 12 ans.
Valyantsin Stefanovich affirme que Viasna poursuivra ses opérations, même si l'organisation est expulsée.

 

Article précédent sur le même sujet

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 13:59

Source : Nasha Niva Article original en Беларуская мова 20/11/12

 

 

"Nasha Niva" a réuni une cinquantaine de raisons pour lesquelles les jeunes d'aujourd'hui n'utilisent pas la langue biélorusse. C'est pourquoi, le journal Nasha Niva a interrogé trois cents étudiants de grandes universités pour mener l'enquête *.

b72e0011b61d33156c29085bc81ef8c4_w568_h422_q95.png60e73cc83d079920c95c7345edb7d4a6_w561_h428_q95-copie-1.png Selon l'UNESCO, l'avenir de la langue biélorusse est dans un état catastrophique. "Elle est sous la menace d'une extinction" - c'est ce diagnostic sur les langues des populations indigènes qui a été mis en évidence par une carte symbolique intitulée "Le monde des langues en danger." Pourquoi elle est l'une des langues les plus belles et risque t'elle de disparaître ? La réponse est simple: ils ne la parlent pas quotidiennement avec d'autres personnes. Seules les personnes âgées, une petite fraction de l'intelligentsia et  une infime partie consciente de la jeunesse restent les principaux locuteurs de la langue. Langue, qui il y a 50 ans, était pourtant parlée par des millions de personnes.

"Nasha Niva" a compté 50  raisons pour lesquelles les jeunes ne veulent pas parler biélorusses.
Bien sûr, il y a beaucoup de réponses similaires, le journal a donc sélectionné les 50 plus intéressantes, certaines d'entre elles sont fondées, d'autres sont rudes mais franches.
Mais ces réponses reflètent au mieux l'influence des autorités en matière languistique et les conséquences dans le développement de la culture nationale et de la pensée.

Dans cet article, vous trouverez une explication - à seulement 50 réponses à la question "Pourquoi ne parlez-vous pas biélorusse ?" A vous de tirez vos propres conclusions.

Réponses entre parenthèses () pour lesquelles la traduction n'est fiable

 

1). Ne la connais pas du tout.

2). N'est pas habitué depuis l'enfance

3). personne avec moi ne parle biélorusse.

4). Je ne la connais pas bien, donc pour communiquer en russe c'est plus facile.

5). N'a pas le temps de l'étudier.

6). En Biélorussie cette langue est tout simplement pas nécessaire.

7). Si je la parle, je n'ai pas de travail.

8). École, université, famille - tout est en russe.

9). Malgré le fait que la langue soit belle, il y a une perception selon laquelle elle est parlée par seulement des paysans. L'image est négative aux yeux de la société.

10).  Je me sens pas complètement comme représentant de la nation de la Biélorussie.

11). Mes parents n'ont jamais insisté pour que je m'intéresse à cette langue.

12). Je ne connais pas grand-chose. Je suis un perfectionniste. Soit je parle bien, soit je ne parle pas du tout donc je ne parle pas

13). J'ai des connaissances de base, je ne peux même pas suivre une conversation. Mais avec un peu d'anglais c'est plus facile de communiquer.

14). Ce n'est pas nécessaire et utile.

15). Cette langue est plus appropriée pour les grands-parents que pour les jeunes.

16). Pas de patriotisme.

17). Le système de communication est établi depuis longtemps en russe ou en anglais, peu importe ce qu'elle est.

18). J'aime la langue, mais pour moi  c'est difficile à maîtriser.

19). J'aime russe.

20). L'école a permis d'étudier l'école buissonnière.

21). (Je crains que seront plantés). ?

22). Je n'aime pas la prononciation de "g" et "h".

23). (A reçu le miel et s'arrêta.) ?

24). Attendez jusqu'à ce que Apple publie iOS en biélorusse.

25). Timide.

26). J'ai parlé 2 mois. J'étais fatigué. C'est dur.

27). Les parents ne me comprennent pas tout de suite si je commence à parler en biélorusse. Ils ont été éduqués toute leur vie en Russie et je suis ici "entré dans la langue."

28). Dès l'adhésion à l'Union Européenne.

29). Aujourd'hui, c'est la langue de l'opposition. Si vous parlez le biélorusse, c'est aller contre le système.

30). Je l'entends assez dans le métro.

31). Peu de littérature contemporaine, il n'y a pas lieu où tirer de la connaissance.

32). Je ne sais pas ! Un peu jaloux des Ukrainiens. Ils ont contribué à l'Autriche-Hongrie, comme en Occident, ils parlent encore leur langue. Et l'un d'entre nous a longtemps résisté à tout.

33). Langue politiquement dangereuse.

34). Qu'est-ce qui changerait si je commençais à parler ?

35). C'est un peu ridicule.

36). Aujourd'hui, c'est devenu artificiel.

37). Langue pas populaire dans la société d'aujourd'hui, personnellement, je ne parle pas la langue de la majorité
38).
(Trasyanku de la langue ne reconnaissent pas, mais d'une autre manière je ne peux pas.)

39). «Langue biélorusse» - une polonaise anti-russe du projet. Le peuple biélorusse ce qui concerne un peu plus que rien.

40). Difficile de parler biélorusse, quand tout en russe.

41). Parce que personne n'est simple.

42). J'utilise souvent un langage grossier, mais il n'est pas présent dans le biélorusse. Sérieusement, je ne sais pas.

43). Difficile de parler sa langue maternelle, comme l'utilisation est minime certains vous regardent comme un étranger.

44). A ma grande honte, je ne peux pas normalement car je pense en russe.

45). Je ne sais pas bien, mais parler à moitié en russe n'est  tout à fait décent.

46). Il est difficile de se démarquer et de pratiquer un peu.

47). (Ne vous méprenez pas, mais je ne pense j'ai l'impression que la naissance de la grande Russie, bien que les Biélorusses avec le nom polonais. Quelque part, je me sens plus proche de l'âme cette direction.)

48). Nous avons 300 ans en réalité partie de l'Empire russe. Comme dans ce cas, vous parlent le biélorusse?

49). Je me sens tellement à l'aise.

50). Est ce que quelqu'un en a besoin ?

 

Nasha Niva demande conseil à ses lecteurs pour faire revivre la langue biélorusse en postant des idées en commentaires sur son site.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 17:11

Source : Le Monde 16/11/12 Charter97 Article en русский

 

Le courage a un prix. On n'en mesure pas toujours l'ampleur. En ce 19 décembre 2010, les trottoirs de Minsk sont gelés, glissants. Un froid sec balaie l'artère principale de la capitale biélorusse. Les bureaux de vote ont fermé depuis une heure, leur verdict était écrit d'avance. Dans les dictatures, la réalité compte peu ; seule s'impose la volonté du dirigeant aux commandes. Ce jour-là, Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, se taille une toge sur mesure : 80 % des voix en sa faveur dans l'élection présidentielle. Fin du simulacre démocratique. Aux dizaines de milliers de personnes sorties dans les rues pour protester contre les fraudes, il va répondre par la matraque de ses forces de l'ordre.


EN_01051567_0511.jpgLe courage a un prix. Surtout pour ceux qui le nomment devoir. En ce 19 décembre, au milieu de la foule qui se compte, s'encourage, mais ne sait comment orienter sa colère, on croise Natalia Radzina. Elle a les yeux en fusion. On lui demande vers où la foule doit marcher. Elle s'esclaffe. "Vers où ? Mais vers la présidence !" La journaliste n'est pas une guerrière, une barde de la sédition. Simplement une citoyenne exaspérée à force de vivre dans le formol kolkhozien qu'Alexandre Loukachenko a imposé au pays.


 

On lui rappelle cet épisode, deux ans plus tard, alors qu'elle est en visite à Paris à l'invitation du ministère des affaires étrangères. Elle sourit tristement. Tant de choses sont arrivées entre-temps. Natalia Radzina a été contrainte à l'exil pour poursuivre son activité de salubrité publique.

Elle dirige le site d'information le plus important de Biélorussie, Charter 97, en hommage aux signataires de la Charte 77 dans l'ex-Tchécoslovaquie communiste. Le site revendique 100 000 consultations quotidiennes, un chiffre considérable vu la petite taille de ce pays de 9,5 millions d'habitants. Il s'appuie sur des correspondants contraints à la clandestinité qui font la chronique des répressions. "On figure sur la liste noire des sites interdits dans les écoles, les universités, les administrations publiques, les entreprises d'Etat. Dans cette liste, ils font exprès de mélanger les sites politiques, pornographiques et extrémistes." Natalia, 33 ans, a toujours travaillé dans des médias indépendants du pouvoir. Ils ont presque tous fermé.

Fatiguée, apeurée, la majorité silencieuse se laisse tromper, même si elle n'est dupe de rien. Aux élections législatives parodiques du 23 septembre, Alexandre Loukachenko a confirmé sa mainmise sur le Parlement, dont 109 des 110 sièges ont été attribués dès le premier tour à des candidats du pouvoir. "Loukachenko tient le pays par les armes et la peur, déclare Natalia Radzina. Il y a des assassinats, des arrestations, des intimidations, des licenciements massifs. Les gens se transforment en ombres. Mais sa popularité réelle ne dépasse pas les 20 %."

L'élection présidentielle de décembre 2010 a condamné les espoirs de libéralisation. Près de 700 personnes furent arrêtées, la société civile décimée. L'admirable Ales Bialiatski, le président de l'ONG Viasna, croupit en prison depuis plus d'un an. Début novembre, on a appris que le principal rival d'Alexandre Loukachenko lors de la présidentielle, Andreï Sannikov, remis en liberté en avril après une détention épouvantable, a finalement obtenu l'asile politique au Royaume-Uni. "C'était une décision difficile pour moi, mais je n'avais pas d'autre solution. Soit subir des tortures en prison, soit me taire et ne plus rien faire", a confié M. Sannikov au site Charter 97. Natalia Radzina a fait partie de son équipe de campagne.

safe_image.php.jpgC'est aussi à ce titre qu'elle a été arrêtée, dans la foulée du 19 décembre 2010. Après un mois et demi de détention, elle a été libérée fin janvier 2011, à la veille d'un sommet européen. Mais on lui impose alors une assignation au domicile de ses parents, loin de Minsk, à Kobryn. Son père est un ancien militaire, sa mère a toujours travaillé dans une école maternelle. Chaque jour, la police se montre. Les lignes sont sur écoute, ses contacts sous pression. Une nuit, elle fuit vers la Russie, en voiture. "J'avais laissé mon passeport au KGB. Heureusement, il n'y a pas de contrôle à la frontière." Arrivée à Moscou clandestinement, elle est aidée par l'ONG Memorial, afin de légaliser sa situation.

Mais avant l'étape suivante de son exil, la Lituanie (elle vit aujourd'hui en Pologne), elle reçoit une aide inattendue, en provenance du Kremlin. "Il me fallait un visa de sortie sur mon titre de voyage. C'est Vladislav Sourkov, le premier adjoint du chef de l'administration présidentielle, qui a donné l'ordre en ce sens", assure-t-elle. Ce coup de pouce de l'idéologue du pouvoir russe illustrerait les rapports complexes, souvent conflictuels, entre Moscou et Minsk. Entre eux, l'amitié est en courant alternatif.

Rien en tout cas dans les propos de Natalia Radzina ne témoigne d'une complaisance à l'égard de la Russie. "Ces deux derniers siècles, nous avons perdu notre culture, notre histoire, notre langue, à cause de la domination russo-soviétique. Et Loukachenko poursuit cette oeuvre aujourd'hui."

Le 15 octobre, les Vingt-Sept ont décidé de prolonger d'un an le gel d'avoirs et l'interdiction de visa en vigueur contre 243 responsables politiques, policiers, judiciaires impliqués dans les répressions. Le gel des avoirs de 32 sociétés commerciales, appartenant à des proches du pouvoir, est également reconduit. Insuffisant, selon Natalia Radzina. Elle milite pour un durcissement des sanctions contre son pays. "Le dialogue avec un dictateur est impossible car mener des réformes signifierait sa fin. Loukachenko fait du chantage dans deux directions opposées, la Russie et l'Union européenne, en alternant mais sans jamais choisir. Il faut de nouvelles sanctions, et pas seulement une prolongation, assène-t-elle. Il faut élargir la liste des oligarques et de leurs entreprises, et, surtout, arrêter d'acheter les produits pétroliers, qui enrichissent la famille Loukachenko, le KGB et quelques businessmen."

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 14:30

Source : Nasha Niva 14/11/12

 

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Le ministre de l'Énergie russe a estimé que la contrebande d'hydrocarbures en Biélorussie à une perte pour le budget russe de 1,5 à 2.5 milliards de dollars .

Le site Charter'97 a accompagné cette déclaration du ministre Alexander Alesin avec l'image montrant Loukachenko avec Poutine et Medvedev.44f36a4d20f90d5848a254be093a03a9_w514_h647_q95.JPG53033c207e0a56dbb627fa0614d458ad_w634_h548_q95.JPG

Cependant, un autre portail d'actualité biélorusse Udf.by a mis en ligne une version bien plus réelle de l'image.

La photo originale a été faite par l'agence ITAR-TASS à la réunion des chefs de l'Etat de l'Union à la résidence de Gorki, près de Moscou.

Charter'97 accuse les médias d'Etats biélorusse de retoucher des photos de Loukachenko pour améliorer son image, le rajeunir ou l'amaigrir. Cependant, Charter'97 utilise les mêmes procédés pour atteindre, cette fois, des objectifs tout à fait opposés.

 

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A gauche : Loukachenko lors de la conférence de presse pour les journalistes régionaux russes le 16 Octobre.

A droite: Loukachenko sur la première page de Sovetskaya Byelorussiya du 17 Octobre. Sovetskaya Byelorussiya est l'organe officiel de l'Administration présidentielle du Bélarus.

 

 

 


ff7718958bc156e24d0977480b65e427_w700_h270_q95.jpgA gauche : Loukachenko lors de l'inauguration en 2006. Capture de vidéo par Euronews.

A droite: Le même événement vu par le journal pro-état.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 18:29

Source : Article traduit de Nasha Niva 16/11/12

 

Alexandre Loukachenko n'exclut pas la possibilité d'établir un parti semblable au Parti socialiste français en Biélorussie. Le chef de l'Etat a fait cette déclaration, le 16 Novembre, lors de la nomination de Paval Latushka nouvel Ambassadeur extraordinaire et pléniaire du Bélarus en France.

003.jpg"La France est également intéressante pour nous, du point de vue de la victoire du Parti socialiste. François Hollande, le chef du Parti socialiste, est une personne plus pragmatique et terre-à-terre, je l'espère. Au moins les premiers mois de sa présidence le disent, avec les inconvénients que ça inclus," l'agence BELTA rapportant une citation d'Alexandre Loukachenko.

Par conséquent, votre mission sera d'étudier les activités du Parti socialiste. Peut-être que nous pourrions mettre en place ici un tel parti. Ce n'est pas la même forme de socialisme que nous avions autrefois, mais un Parti socialiste qui donne la possibilité à l'homme de s'autoréaliser et qui ne s'oppose pas à la propriété privée.

"Je pense que ce parti pourrait faire beaucoup de bien, en se basant sur les expériences négatives et positives de ces dernières années de l'espace de l'ex Union soviétique. Comme pour d'autres domaines de coopération, en termes d'économie, vous êtes bien familiarisé avec eux. Nous sommes prêts à faire des progrès tant qu'ils y seront disposés, bien sûr," a déclaré Loukachenko en s'adressant à Paval Latushka.

Comme il a été signalé précédemment, Loukachenko a fait une autre nommination aujourd'hui: il a désigné les nouveaux chefs du KGB et du Comité d'enquête. Il a également renvoyé Paval Latushka de son actuel poste de ministre de la Culture pour le nommer nouvel ambassadeur de Minsk en France.

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