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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 19:20

Source : Courier International 12/10/12

 

Le prix Nobel de la paix vient d'être attribué à l'Union européenne. La déception est palpable dans les rangs de l'opposition biélorusse. Le nom de l'un de leurs, Ales Bialiatski, qui purge actuellement une peine de 4,5 ans dans une colonie punitive, revenait sans cesse sur la liste de "nobélisables".

 

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"Cet homme, à lui seul, incarne le combat pour les respect des droits de l'homme", explique Alice Syrakvash, exilée biélorusse installée à Paris, coordinatrice de manifestations en faveur de la démocratie dans son pays. "Sans remettre en question l'attribution du prix à l'Union européenne, je crois que beaucoup de mes compatriotes sont déçus aujourd'hui. L'attribution du prix Nobel à un prisonnier politique aurait pu redonner de l'espoir et un nouveau souffle à l'opposition biélorusse qui se bat pour libérer le pays de la dictature", explique Alice Syrkvash.

"On s'attendait à ce que le prix aille à Ales Bialiatski", déclare Andreï Strizak, représentant des syndicats indépendants à Gomel, une ville à l'Est de la Biélorussie."Un prix Nobel pour lui serait comparable à l'élection de Karol Wojtyla à la papauté. Une grande autorité morale, Jean-Paul II a considérablement contribué à la création - et à la victoire - du syndicat Solidarnosc quelque années plus tard", poursuit M. Strizak.

"Je suis très triste", affirme pour sa part Siarhieï Navoumtchik, journaliste à la Radio Svoboda, ancien député biélorusse, exilé aux Etats Unis depuis 1996. "Un prix Nobel pour un Biélorusse aurait pu avoir le même impact que le prix Nobel accordé à Lech Walesa", explique M. Navoumtchik. En effet, le père fondateur du syndicat Solidarnosc a reçu le prix Nobel 1983, au moment où son organisation était réprimée par la régime du général Jaruzelski.

"Selon moi, le prix Nobel de la paix devrait être attribué à une personnalité qui s'oppose fermement à la guerre, à la violence, aux abus. Qui risque sa vie et sa liberté au nom de ses principes", explique Andreï Dmitrev, du mouvement civique Govori Pravdou ! [Dis-la vérité!]. "Il ne s'agit pas tant de la politique, mais de la voie qu'on choisit pour y parvenir." Quant à la politique orientale de l'Union européenne, elle serait, selon lui, plutôt inefficace. "Le message que l'UE envoie en direction de la Biélorussie n'est pas suffisamment fort", explique M. Dmitrev. "Et sur le plan pragmatique, le visa coûte 60 euros, il n'y a pas de dialogue, ni de véritables sanctions. Il est temps d'aller de l'avant, au lieu de se gargariser sur les opinions morales. Celles-ci devrait être suivies par de réelles sanctions."

Pour Siarhieï Navoumtchik, la politique de l'UE n'a aucune influence sur la situation en Biélorussie. "Je le sais, je connais Loukachenko, j'ai été député en même temps que lui dans les années 90. Le compromis est à ses yeux un signe de faiblesse. Il est complètement contrôlé par Moscou. Et comme l'UE n'a pas une conception claire de ses relations avec Moscou, elle n'en a pas non plus de ses relations avec Minsk", explique M. Navoumchik.

"Soutenir la société civile, c'est une très bonne idée", affirme M. Strizak, le syndicaliste. "L'UE donne de l'argent pour les ONG en Biélorussie, mais elle ne dit pas ce qu'il faut faire de Loukachenko. L'interdiction de territoire de l'Union n'est pas un problème les fonctionnaires du régime biélorusse. Au lieu d'aller skier à Zakopane, en Pologne, ils peuvent toujours aller glisser sur la poudreuse à Sotchi."

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 18:33

Source : Sports.fr

 

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La victoire des Biélorusses à Lille ne devait donc pas qu’aux errements défensifs du Losc (1-3). Le Bate Borisov a confirmé ce succès initial, le premier de son histoire dans la compétition, en s’imposant mardi face au Bayern Munich, finaliste malheureux de la dernière édition, lors de la deuxième journée de la Ligue des champions (3-1).

L’Apoel Nicosie fait des émules. Quart de finaliste la saison dernière, après avoir notamment écarté l’Olympique Lyonnais en huitièmes de finale, le club chypriote a visiblement donné des idées au BATE Borisov. Alors qu’elle avait accumulé 12 défaites pour ses deux premières expériences dans la compétition, la formation biélorusse affiche déjà deux victoires en deux rencontres depuis le coup d’envoi de cette Ligue des champions 2012-2013. Après avoir profité des largesses lilloises deux semaines plus tôt, Hleb et ses coéquipiers ont de nouveau frappé, s’offrant une victoire de prestige contre le Bayer Munich qui cumulait pourtant neuf victoires en autant de matches toutes compétitions confondues depuis le début de la saison.

Surprenant ? Oui, si l’on se fie au pedigree de sa victime, finaliste malheureux de la précédente édition, auteur du meilleur début de saison de son histoire (neuf victoires donc, 27 buts marqués et seulement quatre encaissés). Non, si l’on se rappelle la qualité de sa prestation dans le Nord lors de la première journée. Le 4-3-2-1 imaginé par Viktor Goncharenko avait étouffé les Lillois. Les Bavarois, qui ont eu autant de mal à s’en défaire, auraient été bien inspirés d’ouvrir le score pour obliger ces Biélorusses à se découvrir un peu plus. Le poteau de Gorbunov, pris sur le crochet de Kroos, tout heureux de récupérer le ballon dans les pieds de Simich, en a décidé autrement (13e)…

 

Ribéry en vain…

Un brin chanceux mais toujours aussi réaliste, le BATE n’a pas résisté à la tentation de mettre un premier coup derrière la tête des Munichois, œuvre de Pavlov, bien placé sur la tentative écrasée de son partenaire Volodko pour tromper Neuer (23e, 1-0). La réaction bavaroise est immédiate mais, à l’image de Müller, servi dans les airs par Ribéry (24e), les hommes de Jupp Heynckes vont se heurter à un mur en la personne de Gorbunov, bien aidé par sa défense qui, au plus fort de la domination adverse au retour des vestiaires, pliera sans jamais rompre.

Non contents de tenir, les Biélorusses se montrent toujours aussi tranchants sur leur ballon de récupération, sollicitant une première fois Neuer par Olekhnovich (55e), servi par une géniale talonnade de Hleb, avant de rater le KO par Pavlov, une nouvelle fois décalé par Hleb (65e). Ce n’est que partie remise puisque Rodionov, après avoir s’être appuyé dans la surface sur Olekhnovich, trompe Neuer à bout portant (78e, 2-0). Le Bayern est sonné mais encore debout, à l’image de Ribéry qui s’y reprend à deux fois, après avoir trouvé la barre (83e), pour réduire le score (90e, 2-1). Le coup final est l’œuvre dans les arrêts de jeu de Bressan, à la conclusion d’un contre mené par Mozolevski (90e+3, 3-1). Cette fois, le Bayern ne s’en relèvera pas, défait pour la première fois de sa saison par une équipe biélorusse qui n’a peut-être pas fini de surprendre son monde cette saison en Ligue des champions…

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 18:25

Source : Nouvel obs 28/09/12

 

 

F52F3E530BB35187985E490DE13_h438_w329_m2_q80_cJWdUwIyS.jpgUn prix annuel fondé par Lech Walesa, chef historique du syndicat polonais Solidarité, a été attribué vendredi au défenseur bélarusse des droits de l'Homme Ales Beliatski, condamné à quatre ans de prison pour son opposition au régime du président Alexandre Loukachenko.

"Le prix Lech Walesa a été décerné cette année à Ales Beliatski qui a toujours milité pour la liberté et le respect des droits de l'Homme au Bélarus", a déclaré la fondation Lech Walesa, prix Nobel de la paix en 1983.

"Il paie aujourd'hui un lourd prix d'emprisonnement. Lech Walesa et le comité de son prix souhaitent le remercier pour sa lutte et lui exprimer leur solidarité en ce moment difficile pour lui et pour le Bélarus", explique la fondation dans un communiqué.

Président du Centre de défense des droits de l'Homme Viasna et vice-président de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), Ales Beliatski, 50 ans, a été condamné en novembre 2011 par un tribunal de Minsk à quatre ans et demi de prison, officiellement pour fraude fiscale.

A Minsk, l'adjoint de M. Beliatski à la tête de l'ONG Viasna, Valentin Stefanovitch, a indiqué vendredi que le condamné avait été placé cette semaine en cellule disciplinaire dans la prison de Bobrouïsk (est) où il est incarcéré.

Cette mesure a été justifiée par trois blâmes infligés au détenu pour des motifs futiles, selon ses défenseurs.

Ces blâmes ont également pour effet de priver M. Beliatski de toute possibilité d'amnistie et de réduire les achats de produits alimentaires qu'il peut faire en prison, selon Viasna.

"C'est un détenu libéré de la prison de Bobrouïsk, qui nous a informés que Beliatski se trouvait en cellule disciplinaire, que la direction de la prison exerçait sur lui des pressions sans précédent, que les autres détenus n'avaient pas le droit de l'approcher sous peine de punition", a déclaré M. Stefanovitch.

Il a ajouté que M. Beliatski n'avait plus d'avocat qui puisse lui rendre visite en prison, celui qui l'avait défendu à son procès ayant été forcé à renoncer.

Fondé en 2008 et doté de 100.000 euros, le prix annuel Lech Walesa a pour but de "récompenser ceux qui militent en faveur de l'entente et de la coopération solidaire des peuples, au nom de la liberté et des valeurs qui furent celles du mouvement Solidarité".

Il doit être remis samedi à Gdansk à Natalia Pintchouk, l'épouse d'Ales Beliatski.

L'an dernier, ce prix fut attribué à l'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour récompenser "son action en faveur d'une entente pacifique et d'une coopération solidaire entre les peuples".

Le Bélarus fait l'objet de sanctions occidentales en raison de la répression et des arrestations d'opposants, qui se sont multipliées après la réélection du président Alexandre Loukachenko en décembre 2010 avec plus de 80% des voix, grâce à des fraudes massives selon l'opposition.

Les législatives organisées dimanche dernier dans cette ex-république soviétique, remportées exclusivement par des candidats favorables au pouvoir, ont également été dénoncées par l'opposition qui les avait boycottées, et critiquées par les Occidentaux.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 19:27
Source : Courrier International 28/09/12
 
Pendant que certains opposants au régime du président Alexandre Loukachenko quittent la prison après avoir purgé leur peine, les conditions d'incarcération de détention des détenus se durcissent. C'est notament le cas du défenseur des droits de l'homme Ales Bialiatski, condamné à 4,5 ans de colonie punitive, qui a passé son 50ème anniversaire, le 25 septembre, dans un isolement total, informe la radio publique polonaise [Polskie Radio] citant l'organisation biélorusse Platforma.

"Depuis son incarcération, il a déjà écopé de trois peines administratives. Selon les autorités carcérales, il 'viole malicieusement les règles de la prison'", précise Polskie Radio. Bialiatski a été condamné pour "fraude fiscale" et ce sont la Pologne et la Lituanie qui ont fourni aux autorités biélorusses les détails de ses comptes bancaires à l'étrangers par lequels transitaient des aides occidentales pour les opposants biélorusses privés de travail ou en prison. Vinius et Varsovie se sont ensuite excusés...

Siarhieï Kovalenko se trouve parmi les opposants libérés récemment, se réjouit le quotidien polonais Rzeczpospolita. Condamné en décembre 2011 à 25 ans de camp pour avoir accroché le dreapeau historique de la Biélorussie - interdit par le régime - sur un arbre de Noël, il a été grâcié par le président, après avoir mené une longue grève de la faim. Mais, selon l'opposition biélorusse, précise le journal, la libération de certains opposants peut faire partie d'un marché avec l'Occident. La Biélorussie, économiquement dépendante de la Russie aurait un besoin urgent de crédits.
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 21:30

Source : La Voix de la Russie Les Echos La Côte.ch Ria Novosti 25/09/12

 

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L’Europe refuse de reconnaître le parlement biélorusse

Le parlement européen a refusé de reconnaître le nouveau parlement biélorusse, a annoncé son président Martin Schulz sur le site officiel du parlement européen.

Le scrutin en Biélorussie ne correspondait pas aux normes internationales et constituait un outrage aux mécanismes de la Démocratie.

Selon Martin Schulz, le parlement européen ne pourra pas relancer les liens officiels avec l'Assemblée nationale de Biélorussie

 

Législatives au Bélarus : ni libres ni impartiales, selon l'OSCE

Les législatives de dimanche au Bélarus n'ont été ni libres ni impartiales, a affirmé hier la mission d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, critiquant ainsi vertement et mettant en doute un scrutin qui a de nouveau assuré un Parlement soumis au régime autoritaire du président Alexandre Loukachenko.

 

Législatives au Bélarus: Moscou décrit les élections comme "libres et transparentes"

Les élections législatives au Bélarus ont été "libres et transparentes", selon la Russie. Elle estime que les critiques de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) relèvent d'une "approche politique" de la question.

"Nous sommes certains que les citoyens biélorusses ont pu effectuer un choix en toute conscience", affirme le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les élections législatives de dimanche au Bélarus ont permis au président Alexandre Loukachenko d'accentuer son emprise sur le parlement. Au total, 109 des 110 sièges en jeu ont été remportés par des candidats ralliés au pouvoir.
 Les observateurs de l'OSCE ont dénoncé lundi un scrutin qui "n'était pas équitable", en raison notamment de l'emprisonnement de chefs de file de l'opposition.
 "Une élection libre suppose que les gens soient libres de s'exprimer, de s'organiser et de se présenter; or, nous n'avons pas vu cela dans cette campagne", a jugé le coordinateur de la mission de l'OSCE, Matteo Mecacci.
Biélorussie/législatives: scrutin ni libre, ni juste (Washington)

Les élections législatives qui se sont déroulées dimanche dernier en Biélorussie ne peuvent être qualifiées ni de libres, ni de justes, a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Victoria Nuland dans un communiqué.

"Les élections législatives du 23 septembre en Biélorussie n'étaient pas conformes aux normes internationales et leur tenue ne peut être qualifiée ni de libre, ni de juste", indique le communiqué.

"Les Etats-Unis appellent les autorités biélorusses à entreprendre des démarches visant à respecter leurs engagements internationaux à tenir des élections véritablement démocratiques et de renforcer le respect des droits de l'Homme. Un plus grand respect de la démocratie et des droits de l'Homme en Biélorussie, dont la libération et la réhabilitation des détenus politiques, restent la condition sine qua non pour améliorer les relations bilatérales avec les Etats-Unis", souligne le communiqué.

Les observateurs de la Communauté des Etats indépendants (CEI) ont déclaré auparavant que les élections législatives en Biélorussie s'étaient déroulées en stricte conformité avec la législation du pays, son code électoral et sa Constitution, qu'elles avaient été ouvertes, libres et démocratiques.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 21:00

Source : europarl 25/09/12

 

Les noms des cinq nominés pour le Prix du Parlement européen pour la liberté de l'esprit ont été dévoilés. Ils viennent de Biélorussie, du Pakistan, du Rwanda, de Russie et d'Iran et se battent pour les droits de l'homme et la liberté d'expression. Découvrez ici leurs parcours, en attendant les noms des trois finalistes qui seront dévoilés dans deux semaines.

sakharov_poster_fr_2011.jpgAles Bialiatski est un militant de la liberté d'expression en Biélorussie. Il a fondé le Centre des droits de l'homme de Viasna, une organisation non gouvernementale qui apporte un soutien financier et légal aux prisonniers politiques et à leurs familles. Il est lui-même emprisonné dans son pays.

Nominé par Jacek Saryusz-Wolski et 82 autres députés.

 

Joseph Francis a fondé en 1992 le Centre d'aide juridique, d'assistance et de relogement (CLASS) au Pakistan. Il aide les victimes des lois interdisant le blasphème : soutien juridique, logement voire déménagement.

Nominé par le groupe des Conservateurs et réformistes européens.

 

Victoire Ingabire Umuhoza, Déogratias Mushayidi et Bernard Ntaganda sont des opposants politiques rwandais qui sont actuellement emprisonnés. Ils veulent mettre fin à la violence en prônant le dialogue et la réconciliation.

Nominés par Willy Meyer, Rosa Estaràs, Santiago Fisas, María Muñiz, Ana Miranda et 37 autres députés.

 

Les Pussy Riots sont un groupe de musique russe qui a fait parler de lui en critiquant vertement le Kremlin. Trois de ses membres - Nadezhda Andreyevna Tolokonnikova, Yekaterina Samutsevich et Maria Alyokhina - ont pour cela été condamnés à deux ans d'internement dans un camp de travail.

Nominés par Werner Schulz et 45 autres députés.

 

Nasrin Sotoudeh est une avocate iranienne spécialisée dans les droits de l'homme. Elle défend des opposants et des jeunes qui risquent la peine capitale. Jafar Panahi est un réalisateur iranien qui met en scène dans ses films les difficultés auxquelles font face les enfants, les pauvres et les femmes.

Nominés par les Socialistes et démocrates, les Libéraux et démocrates, les Verts et les députés José Ignacio Salafranca, Elmar Brok et 11 autres.

 

Le Prix Sakharov


Le Prix du Parlement européen pour la liberté de l'esprit récompense des personnalités exceptionnelles qui luttent contre l’intolérance, le fanatisme et l’oppression. Il a été nommé d'après Andreï Sakharov, physicien russe, inventeur de la bombe à hydrogène, Prix Nobel de la paix et dissident.

 

Le Prix est remis chaque année depuis 1988. L'an dernier, il a récompensé des activistes du Printemps arabe.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 19:00

Source : 20minutes 20/09/12

 

La Biélorussie a démenti jeudi avoir eu l'intention de vendre des armes à la Syrie et d'avoir violé une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, après des sanctions imposées par les Etats-Unis contre une société d'Etat biélorusse. «Toutes les accusations du côté américain (..) sont infondées et fausses», a déclaré un porte-parole du ministère des Affaire étrangères biélorusse. Mercredi, le Trésor américain a fait savoir qu'il considérait désormais le Bureau des approvisionnements de l'armée et la société d'armements Belvnechpromservice basée en Biélorussie de contribuer à la prolifération des armes de destruction massive.

Selon le Trésor américain, le Bureau des approvisionnements de l'armée s'est organisé en mars 2011 pour recevoir des détonateurs utilisables dans des bombes aériennes à usage général de la part de Belvnechpromservice. «Ce n'est rien d'autre qu'une tentative de faire pression sur la Biélorussie pour sa position ouverte et de principe qui soutient une résolution pacifique du conflit intérieur à la Syrie», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Andreï Savinikh, à la presse. «La Biélorussie suit toujours les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

Les sanctions unilatérales des Etats-Unis vont à l'encontre de l'esprit d'une interaction constructive entre nations.» Au pouvoir depuis 1994, le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, adopte en général des positions semblables à la Russie sur les questions de politique internationale. La Russie est, avec la Chine, un des soutiens importants du président Bachar al Assad et fournit l'armée syrienne, engagée depuis 18 mois dans un conflit contre les rebelles, en équipements divers.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 22:41
Source : Arte 24/09/12
   
Au Belarus, le parlement est aux ordres du régime Loukachenko. Opposants et voix critiques n'y ont pas leur place. Comment parler d'élections libres dans ces conditions. Relever les irrégularités et le manque de transparence, informer les électeurs, c'est la mission que s'est fixée l'ONG Viasna. 300 observateurs volontaires sont déployés dans les bureaux de vote à travers tout le pays. Leur tâche n'est pas facile, l'ONG qui dérange a été dissoute en 2003 et déclarée illégale. Malgré cette interdiction, Viasna -printemps en français- poursuit courageusement son travail sur le terrain. Mascha Rode a accompagné l'un de ces volontaires. Reportage.
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 22:28
Source : Euronews 24/09/12
     
Sans suprise, Alexandre Loukachenko n’aura pas l’ombre d’un opposant au Parlement bélarusse. Sur les 110 sièges à pourvoir, 109 l’ont été dès le 1er tour des législatives par des soutiens du président. Réaction à Bruxelles :

“ Ces élections sont encore une occasion manquée pour le Bélarus “ , explique Maja Kocijancic, porte-parole de la Haute représentante Catherine Ashton. “ Nous appelons donc les autorités bélarusses à appliquer ces normes internationales, à appliquer leurs engagements internationaux et à reprendre la voie de la démocratie et des droits de l’Homme. “

A en croire le pouvoir, ces élections, boycottées par l’opposition, auraient mobilisé 74% des électeurs. En Europe, rares sont ceux qui croient encore à un retournement démocratique après 18 ans de règne Loukachenko, même s’il y a parfois eu quelques espoirs.

Nous avons vu des améliorations dans le passé “, ajoute la porte-parole. “ Effectivement, les sanctions ont été suspendues pendant quelques années, mais malheureusement, elles ont été rétablies et renforcées après les élections frauduleuses de décembre 2010. “

Cette année-là, Alexandre Loukachenko a été élu pour un quatrième mandat. S’en était suivi une vague de contestation, puis de répression. Plusieurs opposants et défenseurs des droits de l’Homme sont toujours derrière les barreaux.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 22:23

Source : DW.de 21/09/12

 

 

Quelque 7 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour élire un nouveau parlement. Or, depuis 2005, aucune élection dans cette ex-république soviétique n'a été jugée juste par les observateurs internationaux.

D'ailleurs, dans le parlement sortant ne figure aucun représentant de l'opposition. Les 110 députés ne sont là que pour acquiescer toutes les décisions du président Alexandre Loukachenko, que certains qualifient de dernier dictateur d'Europe.

Le jour officiel de ce scrutin législatif est ce dimanche 23 septembre. Mais les bureaux de vote - plus de 6.000 - sont déjà ouverts depuis le 18 septembre. Chaque électeur peut donc voter avant le jour J. Selon les explications officielles, cela donnerait davantage de possibilités aux citoyens de faire usage de leur droit de vote.

Un soldat vote déjà le 19 septembre

L'opposition dénonce le fait que dans de nombreuses entreprises d'État et administrations, les employés ont été forcés d'aller voter le plus tôt possible sous la menace, sinon, de perdre leur emploi. Ce vote prématuré permettrait ainsi au pouvoir d'avoir le temps de se livrer à toutes sortes de manipulations.

Le président Alexandre Lukaschenko, au pouvoir depuis 1994, promet des "élections justes". L'opposition entonnerait selon lui la vieille rengaine du manque de légitimité parce que ses représentants veulent ainsi justifier leur inévitable défaite :

« Ces gens, ces "opposants" n'ont jamais rien fait d'autre que de trahir le pays et d'empoisonner le peuple. Et maintenant ces sales gueules mendient à nouveau le pouvoir. On sait quelle politique ils poursuivent ! »

Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International, la campagne électorale de cette année a été marquée par une vague d'arrestations lors de rassemblements pacifiques et par l'emprisonnement de plusieurs membres de l'opposition.

Les électeurs sont frustrés et lassés de la politique. En l'espace d'un an, la monnaie nationale a perdu les deux tiers de sa valeur. Le président Loukachenko promet pourtant, haut et fort, de relever le salaire moyen à 500 dollars d'ici à la fin de l'année.

Le Parlement à Minsk

Mais les électeurs ne croient plus ni en Loukachenko, ni en l'opposition. Une opposition divisée en une dizaine de petits partis qui ne luttent même pas pour ce scrutin qu'ils qualifient de "farce". Il y a des mois déjà, plusieurs d'entre eux ont appelé à boycotter le scrutin. Et il y a quelques jours, l'un des principaux partis d'opposition, le "Parti uni des citoyens" s'est aussi retiré de la course. Son président Anatoli Lebedko explique pourquoi :

Nous avions posé trois conditions au pouvoir : la libération des prisonniers politiques, l'accès de nos représentants aux commissions électorales, la suppression des votes avant le jour officiel de l'élection. Aucun de ces trois points n'a été réalisé. C'est pourquoi nous appelons à ne pas participer à cette mascarade, n'allez pas voter ! »

Le vainqueur est connu d'avance : Alexandre Loukachenko. Car après ce scrutin, le président aura de nouveau à faire avec un parlement docile qui, comme le précédent, approuvera sans broncher toutes ses décisions.

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