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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 09:03

Source : RTL.be 11/09/12 

 


62238394 nadzeya ostapchuk gettyAlexander Yefimov, l'entraîneur de la Bélarusse Nadezhda Ostapchuk, dépossédée de sa médaille d'or du lancer de poids aux JO de Londres pour dopage, a été suspendu quatre ans après avoir avoué l'avoir dopée à son insu, a annoncé mardi l'Agence antidopage du Belarus.

"L'entraîneur Yefimov a avoué avoir ajouté de la méténolone, un produit interdit (une sorte d'engrais musculaire), dans la nourriture d'Ostapchuk parce qu'il était préoccupé par ses résultats médiocres à l'approche des Jeux", a déclaré à la presse le responsable de l'Agence, Alexander Vanhadlo.      

"Yekimov a précisé avoir opéré au camp d'entraînement au Belarus à l'insu d'Ostapchuk quelques jours avant les Jeux", a-t-il précisé.      

Ostapchuk, 31 ans, elle-même n'est suspendue que pour un an, car l'Agence a pris en considération son ignorance des manipulations de son entraîneur, a-t-il ajouté.      

La Bélarusse, championne du monde 2005, avait créé la surprise à Londres en s'imposant avec un jet de 21,36 m, loin devant l'immense favorite, la Néo-Zélandaise Valerie Adams (20,70 m), championne olympique 2008 et triple championne du monde en titre, invaincue depuis deux ans, et la Russe Evgeniia Kolodko (20,48 m).      

Le CIO lui a depuis retiré sa médaille d'or et l'a attribuée à Adams. Elle a annoncé qu'elle était prête à faire appel.      

Ostapchuk participait à Londres à ses troisièmes Jeux. Elle avait terminé 4e à athènes en 2004, et avait obtenu le bronze à Pékin en 2008.

 

Voir Article précédent sur le même sujet

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 22:10

Source : maxifoot.fr 11/09/12

 

 

L'équipe de France affrontait la Biélorussie mardi soir au Stade de France, pour son deuxième match des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Les Tricolores l'ont emporté (3-1).

 

Les Bleus ont mis la pression d'entrée avec plusieurs situations chaudes dans la surface dès les premières minutes. D'une belle tête piquée, Giroud poussait le gardien à la parade (12e). Puis Cabaye manquait le cadre face au gardien (17e). Face à une équipe biélorusse regroupée en défense, les hommes de Deschamps ont montré leur supériorité physique et technique et cherché à passer par les ailes sous l'impulsion de Ribéry et Benzema, mais les minutes s'égrenaient et le tableau d'affichage demeurait vierge. Sur corner, Sakho seul à six mètres n'appuyait pas suffisamment sa tête (38e).

Grosse frayeur après la pause, servi dans le dos de Jallet, Dragun obligeait Lloris à une superbe parade (47e). Les Biélorusses mettaient le feu dans la surface tricolore mais se faisaient piéger en contre, sur un centre de Ribéry repris par Capoue (50e, 1-0). Puis Jallet doublait la mise d'un centre manqué (68e, 2-0)…

Un avantage paradoxal, car pendant vingt minutes, les Français ne maîtrisaient plus du tout le jeu et souffraient face aux enchainements adverses. Sur un penalty concédé par Yanga-Mbiwa, Lloris repoussait le tir de Kornilenko mais Putilo avait bien suivi (72e, 2-1). L'issue du match était incertaine, mais Ribéry délivrait finalement son équipe sur un service de Benzema (80e, 3-1).

 

Voir Article précédent sur le même sujet

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 18:00

Source : Le Point.fr

 

 

L'Américaine a battu dimanche en finale la Biélorusse Victoria Azarenka (numéro un) 6-2, 2-6, 7-5 au terme d'un match de haute volée.

 

serena-williams-us-open-tennis-674408-jpg_463241.JPGL'Américaine Serena Williams, tête de série n° 4, a remporté l'US Open en battant dimanche en finale la Biélorusse Victoria Azarenka (numéro un ) 6-2, 2-6, 7-5 au terme d'un match de haute volée. Williams s'impose pour la quatrième fois à Flushing Meadows (après 1999, 2002 et 2008) et s'adjuge son quinzième titre du grand chelem. L'Américaine était pourtant au bord de la défaite lorsque Azarenka a servi pour le match à 5-4 dans la dernière manche. Mais elle a débreaké à la stupeur générale et a enlevé le match en 2 h 18 en remportant 14 des 20 derniers points.

À bientôt 31 ans, Williams devient la troisième joueuse à réussir le prestigieux triplé de l'été Wimbledon-Jeux olympiques-US Open, après Steffi Graf (en 1988) et sa grande soeur Venus (en 2000). Avec quinze titres du grand chelem, elle n'est plus qu'à trois longueurs des Américaines Martina Navratilova et Chris Evert, mais encore à bonne distance de l'Australienne Margaret Court (24).

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 07:30

Source : Sports.fr

 

 

Didier Deschamps devrait conserver contre la Biélorussie, mardi soir au stade de France, le système en 4-3-3 déjà adopté victorieusement en Finlande.


 


 

Un 4-3-3 initial mais modifiable : face à ce qu'il attend être le verrou biélorusse, Didier Deschamps a confirmé, lundi soir en conférence de presse, qu'il devrait reconduire le système vainqueur en Finlande, lors de la première rencontre des Eliminatoires. Tout d'abord, derrière, les latéraux devront "apporter le surnombre pour être en position de centrer" vers la surface adverse, a expliqué le sélectionneur. Les Bleus devront aussi utiliser "les changements de côté et le jeu en diagonale" pour déplacer un bloc biélorusse sans doute "resséré" et créer des brèches. En tout état de cause Didier Deschamps a prévenu ses joueurs qu'il ne fallait pas "percuter dans l'axe" sous peine de s'empaler inexorablement sur la défense. "La solution sera de passer aussi sur les côtés" a conclu le coach français.

 

Ensuite, le milieu à trois joueurs devraient être reconduit. Abou Diaby, blessé, le sélectionneur aura le choix entre Etienne Capoue et Blaise Matuidi avec, semble-t-il, un avantage pour le milieu toulousain.

Enfin, le trident offensif (Ménez-Benzema-Ribéry) pourrait être modifié en cours de match si les différentes solutions concoctées à l'entraînement ne donnent pas un résultat probant. Le 4-3-3 originel se transformerait alors en 4-4-2 avec l'entrée d'Olivier Giroud, remis de sa blessure. Le sélectionneur aura le choix pour tenter de battre la Biélorussie, ce que son prédécesseur, Laurent Blanc, n'a pu faire en deux rencontres lors des Eliminatoires du Chmpionnat d'Europe 2012.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 23:05

Source : Football.fr 09/09/12

 

logo-fc-bate-borisov

 

Futur adversaire du Losc Lille, le 19 septembre prochain, dans le groupe F de la Ligue des champions, le BATE Borisov s'est éclaté, ce dimanche, en 16e de finale de la Coupe de Biélorussie. Grâce à des réalisations d'Olekhnovich (3e), Kontsevoy, auteur d'un doublé (34e sp, 41e), et Vasilyuk (62e), les visiteurs se sont imposés 4-0 sur la pelouse du Rudensk.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:14

Source : euractiv.fr 07/09/12

 

 

L’opposant historique au dernier dictateur d’Europe s’est vu refuser le droit de se présenter aux élections législatives biélorusses. Face aux difficultés financières, il craint que son pays ne tombe dans l’escarcelle russe.

 

La Cour suprême biélorusse a rejeté, mercredi 5 septembre, le recours d’Alaksandar Milinkievič, l'un des principaux chefs de l’opposition démocratique au régime d’Aleksandr Lukashenko, au pouvoir depuis 1994.

Le lauréat du prix Sakharov 2006 du Parlement européen contestait la décision de la commission électorale qui avait invalidé sa candidature aux élections législatives du 23 septembre prochain.

 

La décision de la Cour suprême vous a-t-elle surpris ?

Il ne faut pas se tromper, ces élections ne sont en rien libres. Aleksander Lukashenko considère que la démocratie n’est pas pour les Biélorusses. Ici, ce n’est pas la règle de droit qui règne mais les intérêts politiques de quelques uns. Les membres des commissions électorales sont nommés par le pouvoir en place.

 

70095080-lukashenko-and-putin-with-ballot-boxes.jpgSi le système est verrouillé, pourquoi y participer ?

Je considère qu’il n’est pas suffisant de démontrer que Lukashenko n’est pas un démocrate et de protester. Tout le monde le sait. Nous devons aussi prouver aux citoyens qu’en tant qu’opposition nous sommes des gens capables. En participant, nous leur montrons qu’une alternative crédible existe alors qu’aujourd’hui beaucoup de Biélorusses ne croient plus en personne, que ce soit le pouvoir ou l'opposition.

Ainsi, même écarté des élections, je vais continuer à soutenir la cinquantaine de candidats de notre mouvement.

 

Pensez-vous avoir la moindre chance de décrocher un des 150 sièges du Parlement alors que le scrutin va une nouvelle fois être truqué ?

Nos chances sont très faibles mais à chaque élection nous arrivons à rassembler entre 25 et 30% des électeurs. Dans le même temps, le soutien réel à Lukashenko s’amenuise, surtout à Minsk. Selon notre propre étude, il ne serait que de 17%.

Le pire ennemi du régime, c’est la situation économique du pays [ndla : qui ne cesse de se dégrader, des prêts à la Russie et la Chine ont du être contractés ces dernières années et l’inflation est gallopante]. Le modèle biélorusse repose sur un Etat très centralisé, qui contrôle 70% d'une économie qui ne fonctionnerait pas sans aide extérieure. Aucune modernisation n’a été effectuée depuis la chute de l’URSS. Le rêve de recréer le modèle chinois en Biélorussie a échoué.

Pour maintenir son pouvoir, le régime se cherche des ennemis à l’intérieur, comme l’opposition, mais aussi à l’extérieur, en particulier en façonnant un complot de l’Occident pour prendre le contrôle du pays.

 

A la veille du scrutin, la pression s’accentue-t-elle sur l’opposition ?

De mon point de vue, pas directement. Je peux faire ce que je veux, mais comme vous le savez, je ne peux pas me présenter aux élections. Nous ne disposons que d’un accès très limité aux médias. Notre atout, c’est Internet. Le taux de connexion de la population est très élevé, à un niveau similaire à celui l’Italie ou la Pologne, et il est très difficile - et très couteux - pour le gouvernement de maintenir une censure efficace.

 

L’opposition a pris une ampleur sans précédent cet hiver en Russie, au Moyen-Orient les évènements se sont enchaînés depuis un an et demi. Un changement brusque pourrait-il survenir en Biélorussie ?

Je ne suis pas partisan d’une révolution, je préfèrerai une évolution. Des troubles affaibliraient le pays. Mais si la crise économique se poursuit, un jour les gens descendront peut-être dans la rue. Et ce jour là, l’opposition devra être prête.

 

L’Union européenne a décidé de sanctions contre de nombreux responsables. Pensez-vous qu’elle devrait aller plus loin ?

Les sanctions ciblées et ponctuelles sont une bonne chose mais je suis contre lorsqu’elles sont plus larges car, dans ce cas, elles touchent les gens, pas le pouvoir, qui peut au contraire s’en servir pour se justifier.

A l’inverse, nous avons besoin de la part de l’UE d’un plus grand accès aux visas Schengen pour que les Biélorusses puissent voyager et s’ouvrir à l’Europe. Il faut que la Biélorussie s'européanise. Aujourd’hui, 70% de ses habitants ne visiteront jamais un autre pays européen. Une des raisons est le coût du visas (65 euros), deux fois plus élevé que pour les Russes ou les Ukrainiens.

 

A l’inverse, Alexander Lukashenko ne cherche-t-il pas à s’attirer les faveurs du président russe Vladimir Poutine ?

Il est fort probable qu’après les élections, le régime libère les prisonniers politiques demandés par l’UE pour tenter un rapprochement avec Bruxelles après des mois de tensions. Le pouvoir a besoin de l’UE pour moderniser le pays, même si, pour le moment, les crédits viennent effectivement de Russie.

Lukashenko craint une trop grande influence du Kremlin sur l’économie qui pourrait amener au remplacement de la rouble biélorusse par la rouble russe, ce qui signifierait la fin de notre indépendance. Les projets de Vladimir Poutine de créer une Union eurasiatique vont dans ce sens.

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 18:19

Source : le quotidien du peuple 07/09/12

 

Le Parquet général biélorusse a décliné mercredi la requête présentée par le Parquet kirghize demandant l'extradition de Zhanibek Bakiev, frère de l'ex- président du Kirghizstan, Kourmanbek Bakiev.

"Prenant en considération les événements au Kirghizstan et la nature des charges déposées contre M. Bakiev, la partie biélorusse considère que cette demande d'extradition a été déposée dans le cadre d'une persécution pour convictions politiques, elle a par conséquent été rejetée", a déclaré un porte-parole du Parquet général.

L'autorité biélorusse avait étudié dès juin la demande d' extradition de Zhanibek Bankiev déposée par le Parquet kirghize, a indiqué le bureau.

D'après le communiqué, le Kirghizstan devrait adopter une position plus raisonnable sur la situation concernant la famille Bakiev. Autrement, il sera difficile pour Bichkek de soutenir ses ambitions de partenariat constructif vers une union douanière.

Le Kirghizstan a demandé de manière répétée à la Biélorussie d'extrader M. Bakiev, le frère du président déchu Kourmanbek Bakiev, recherché par Interpol pour triple meurtre.

Le Kirghizstan a rappelé ses ambassadeurs en Biélorussie après la publication sur Internet d'images de Zhanybek Bakiev et de ses deux adjoints près d'un restaurant à Minsk.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 18:25

Source : Reporters sans frontières 03/09/12

 

 

A l’approche des élections législatives, prévues pour le 23 septembre 2012, les autorités ne relâchent pas la pression sur les journalistes indépendants et les milieux proches de l’opposition.

“Fidèles à leur habitude, les autorités ‘préparent’ les élections par une répression tous azimuts. Le harcèlement judiciaire auquel font face journalistes et internautes critiques du régime n’a qu’un objectif : les maintenir sous pression et les intimider en plaçant une épée de Damoclès en permanence au-dessus de leurs têtes. L’appel au boycott des élections, lancé par certaines personnalités de l’opposition, a rejoint la longue liste des sujets tabous : quiconque le relaie, comme les groupes d’opposition sur les réseaux sociaux, est immédiatement sanctionné. Dans un tel paysage médiatique, il est hélas illusoire de parler d’élections libres”, a déclaré Reporters sans frontières.

 

L’organisation de défense des droits de l’homme Viasna a rapporté, le 31 août, que l’opérateur de téléphonie mobile BelCel avait bloqué l’accès aux sites d’information Charter97 et BelPartizan, proches de l’opposition. Malgré un pluralisme de façade, la Commission électorale centrale a censuré de nombreux discours électoraux à la télévision publique, notamment ceux du Parti civil uni, comprenant des appels au boycott ainsi que des références à la situation des prisonniers politiques ou à la grave crise socio-économique que traverse le pays. Peu de candidats se sont montrés prêts à participer à des débats télévisés, présentés comme une importante innovation de cette campagne électorale. L’Association des journalistes bélarusses (BAJ), partenaire de Reporters sans frontières, présentera demain, 4 septembre 2012, les résultats préliminaires du monitoring de la campagne électorale mené par l’organisation du 20 au 31 août.

Le 30 août 2012, le KGB a interpellé au moins quatre modérateurs présumés de deux groupes du réseau social russe VKontakte favorables à l’opposition et dénommés “Nous en avons assez de ce Loukachenko” et “Seulement SHOS”. Les agents du KGB les ont interrogés, et dans certains cas frappés, pour obtenir les mots de passe des deux groupes. Leurs appartements ont été fouillés et leurs ordinateurs portables confisqués. Un cinquième activiste, Syarhei Biaspalau, est parvenu à s’enfuir et a annoncé le lendemain qu’il se trouvait à l’étranger.

Le 31 août 2012, Pavel Yeutsikhiyeu, l’un des modérateurs du groupe “Nous en avons assez de ce Loukachenko”, a été condamné à cinq jours de prison pour “perturbation de l’ordre public”, par le tribunal du district Kastrychnitski de Minsk. Il avait été arrêté chez lui puis interrogé en présence de sa mère. Andrey Tkachou, administrateur du groupe “Seulement SHOS”, a lui été condamné à sept jours de prison en vertu des mêmes charges.

Raman Pratasevich, âgé de 17 ans, a été relâché, les mineurs ne pouvant être condamnés au civil selon la loi bélarusse. Aleh Shramuk, interpellé à Vitebsk (nord-est du pays), a lui aussi été remis en liberté, tard dans la nuit, après un long interrogatoire concernant ses activités en ligne.

Les autorités bélarusses ont réussi à pirater les deux groupes de discussion, qui totalisent 52 000 membres, et ainsi obtenir le nom de leurs modérateurs et administrateurs présumés. Une grande partie des contenus de ces groupes ont été supprimés, tout comme cela avait été le cas pour le groupe “Révolution à travers les réseaux sociaux” en 2011.

Remis en liberté conditionnelle le 30 juin 2012, le journaliste Andreï Pachobut fait toujours l’objet d’une enquête pour “diffamation envers le Président de la République”. Une commission spéciale a même été formée au sein du Bureau d’enquête de la région de Hrodna (Ouest) pour suivre ce dossier. Son porte-parole, Syarhey Sharshnevich, a annoncé le 29 août que les investigations étaient prolongées jusqu’au 21 septembre.

Condamné l’an dernier à trois ans de prison avec sursis sur un chef d’inculpation similaire, le correspondant du journal polonais Gazeta Wyborcza risque aujourd’hui jusqu’à cinq ans de privation de liberté.

Le jeune blogueur Anton Surapin, remis en liberté le 17 août 2012 après un mois d’emprisonnement arbitraire, est toujours assigné à résidence. Il reste poursuivi pour complicité de “franchissement illégal de la frontière”.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 19:55

Source : Courrier International   Gazeta Wyborcza

 

Boycotter les  élections législatives du 23 septembre ? Une partie de l'opposition le souhaite. Mais pas Alexandre Milinkevitch : dans une interview accordée à un grand quotidien polonais, cet opposant pro-européen explique pourquoi il faut saisir la moindre occasion de se faire connaître des électeurs.

 

z5556070X.jpgOn peut s'attendre, une fois encore, à la victoire des hommes du président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis dix-huit ans, lors des législatives du 23 septembre. Le scrutin est ouvert à l'opposition, mais plusieurs figures de la société civile n'ont pas pu se présenter. Certains, comme Mykola Statkevich, croupissent en prison ; d'autres, comme Vladimir Niakliaev, leader de l'initiative Govori pravdou ! [Dis la vérité !] se trouvent toujours sous le coup d'une condamnation et sous surveillance. Une partie de l'opposition qualifie le scrutin de farce électorale et appelle au boycott.

Alexandre Milinkevitch, candidat à la présidentielle de 2010, a vu sa candidature rejetée au motif “d'irrégularités” sur ses listes de signatures de ses soutiens. Il explique pourtant pourquoi il est important de participer à cette élection. La campagne électorale est une bonne occasion de se faire connaître auprès les électeurs de plus en plus désorientés.

GAZETA WYBORCZA 

 

Partisan d'un dialogue avec le régime, vous vous êtes probablement dit que le pouvoir allait vous permettre de vous présenter...

ALEXANDRE MILINKEVITCH Les graphologues du ministère de l'Intérieur ont trouvé que certaines dates, sur mes listes de signatures  avaient été apportées par une autre main que celle des signataires. Nous savions que le pouvoir allait être très scrupuleux sur ce point, c'est pourquoi nous avons vérifié chacune des signatures. On a aussi remis en cause ma déclaration de patrimoine. J'ai déclaré ma maison, mais pas la parcelle sur laquelle elle est construite. Elle appartient à l'Etat, c'est pourquoi je ne peux pas la posséder...

 

Avant de vous présenter, vous avez dénoncé un scrutin inéquitable. Est-ce une raison pour le boycotter ? 3108-belarus

Je ne collabore pas avec le régime. Mais je considère que répéter sans cesse que Loukachenko n'est pas un démocrate n'apporte rien de nouveau Le boycott est moralement beau, mais qu'apporte-t-il ? Il faut se rappeler que l'opposition n'est pas suffisamment forte pour convaincre les citoyens de ne pas voter. Nous devons leur montrer que nous représentons une alternative. En me présentant au scrutin, j'ai pu organiser des réunions et m'exprimer sans avoir peur de me faire arrêter.

Il y a de plus en plus de monde à ces réunions. J'ai serré la main à plus d'un millier de personnes au moins. Nous avons discuté. J'ai vu un découragement généralisé, une impuissance et un manque de confiance dans l'Etat, dans l'opposition et dans eux-mêmes. Lors de précédentes élections, Loukachenko avait promis d'augmenter les salaires, il a fait marcher la planche à billets et la grande crise a frappé juste après. Aujourd'hui, il fait de nouvelles promesses. Mais les gens savent comment ça va finir. Les prix vont grimper. Selon les derniers sondages, 41 % des Biélorusses veulent émigrer.

 

La perception de l'opposition dans la société a-t-elle changé ?

Durant des années, c'était en noir et blanc. Les partisans de Loukachenko haïssaient l'opposition, il y avait des actes d'agression lors des meetings. Cette fois-ci, ça a été différent. Les mêmes personnes sont désormais prêtes à accorder à l'opposition la liberté de s'exprimer. Certains parmi eux m'ont dit : "Nous ne partageons pas vos opinions, mais nous allons voter pour vous parce que vous donnez l'occasion de dialoguer." C'est un très bon signe. En revanche, je suis inquiet quant au pessimisme omniprésent et à l'apathie. C'est un état très dangereux, car la nation doit s'unir pour pouvoir surmonter les difficultés, et mettre en place les réformes sans lesquelles la Biélorussie va disparaître.

 

La société connaît-elle au moins votre programme de réformes ?

Selon les sondages, presque 40 % des citoyens en ont entendu parler. Nous l'avons élaboré avec les meilleurs experts biélorusses. Nous voulons aussi profiter de l'expérience des nouveaux pays membres de l'Union européenne et montrer la lumière au bout du tunnel : regardez, ils ont réussi.

 

Pour le moment, c'est encore une tentative de libéralisation qui approche. Le jeu de Loukachenko avec l'Occident prend un caractère cyclique. Il libère les prisonniers politiques, reçoit de l'argent, tire la langue à Poutine, puis met à nouveau tout le monde derrière les barreaux. Ce jeu mène-t-il quelque part ?

Notre but, ce sont les changements démocratiques en Biélorussie. On peut discuter de tactique. L'UE constitue un contrepoids à la Russie, et la Russie est une menace sérieuse pour notre pays. Je ne vois pas d'autre possibilité que de rouvrir les relations avec l'Occident. Nous devrions lutter non pour "démocratiser" Loukachenko, mais pour "européaniser" la Biélorussie. La victoire sur les esprits sera la fin la dictature.

 

Vous vous rangez alors du même côté que Loukachenko ?

Lui, il se bat pour le maintien de son pouvoir. Nous, pour la Biélorussie. Beaucoup disent : on se bat pour qu'il n'y ait plus de Loukachenko. Et moi je dis : pour que la Biélorussie existe. On devrait se rendre indépendant du point de vue économique. Notre population est instruite et travailleuse. Nous avons une chance réelle de remonter la pente. Mais pour procéder à des changements profonds, nous avons besoin du soutien de l'UE.

 

De l'autre côté, la Russie grignote de plus en plus l'économie biélorusse.  Avec la vente de la compagnie Beltransgaz, on commence à dire qu'il n'y aura bientôt plus grand-chose au nom de quoi se battre.
La Russie insiste pour introduire le rouble russe en Biélorussie, ce qui signifirait la fin de l'indépendance. Notre économie dépend surtout des prix du gaz et du pétrole russes, et de nos exportations vers la Russie. Mais l'Europe n'a pas perdu la bataille pour la Biélorussie. Nous ne voulons pas de banditisme russe, de guerres russes, de division entre oligarques et pauvres, et d'intolérance.Nous devons vivre en bons voisins avec la Russie, mais être chez nous en Biélorussie. Loukachenko le comprend, car céder l'économie nationale à la Russie signifie la fin de son pouvoir. La démocratie viendra tôt ou tard.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 15:13

Source : Ria Novosti

 

 

200_200_88b786b99bb32bf04c9bd590690da736-1303395062.jpgLa Russie et la Biélorussie lanceront un nouveau programme d'élimination des séquelles de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl d'ici 2013, a annoncé mardi à Pskov (près de 700 km au nord-ouest de Moscou) le secrétaire de l'Union Russie-Biélorussie Grigori Rapota.

"Nous avons déjà réalisé trois programmes, un autre programme sera prêt d'ici 2013", a indiqué M.Rapota lors de la 8e réunion conjointe des ministères des Situations d'urgence des deux pays.

Le nouveau programme portera sur la création de nouvelles méthodes de traitement médical des victimes de la catastrophe et le perfectionnement des méthodes existantes, ainsi que sur la réhabilitation des sols contaminés.

La centrale nucléaire de Tchernobyl, située sur la rive droite de Pripiat, à 15 km de la ville de Tchernobyl, dans la région de Kiev, a été le théâtre d'un grave accident nucléaire le 26 avril 1986. Le réacteur N°4 de la centrale a explosé, provoquant la contamination radioactive de 50.000 km² en Ukraine (12 régions), de presque 60.000 km² en Russie (19 régions) et de 46.500 km² en Biélorussie (23% de la superficie du pays).

 

La catastrophe de Tchernobyl a été classée au niveau 7, soit le plus élevé de l'échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (INES). Elle était considérée comme le plus grave accident nucléaire de l'histoire avant que la catastrophe survenue à la centrale japonaise de Fukushima suite à un puissant séisme et un tsunami le 11 mars 2011, soit aussi classée au même niveau de gravité.

Suite à l'accident de Tchernobyl, une zone de sécurité de 30 km a été mise en place autour de la centrale en 1986. Cette zone comprenait trois secteurs en fonction des taux de contamination: une "zone spéciale" de 5 km (la centrale elle-même), une "zone interdite" de 10 km autour de la centrale et une "zone d'exclusion" de 30 km. En 1989, les autorités soviétiques ont élargi la zone de sécurité en y ajoutant une "zone de relogement obligatoire" de 544 km² à l'ouest de la zone d'exclusion.

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