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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 18:15

Source : Ria Novosti 13/12/12

 

 

Un accord de libre-échange entre Israël et les trois pays membres de l'Union douanière (Russie, Biélorussie, Kazakhstan) pourrait être signé en 2014, estime le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman qui a participé cette semaine à Moscou à une réunion de la commission intergouvernementale russo-israélienne dont il est coprésident.

"En 2014, un accord prévoyant la mise en place d'une zone de libre-échange sera élaboré et signé entre Israël, la Russie et les deux autres pays de l'Union douanière: le Kazakhstan et la Biélorussie", lit-on dans un communiqué publié par M. Lieberman sur sa page officielle Facebook.

La signature de cet accord montrerait aux milieux d'affaires que "les relations de partenariat entre la Russie et Israël sont considérées de façon positive en haut lieu", a ajouté le ministre israélien. Selon lui, "la signature d'un accord de libre-échange traduit le niveau élevé des relations politiques".

Début 2014, les deux pays doivent également achever la mise au point d'un accord engageant la Russie à payer des retraites aux anciens citoyens soviétiques d'origine juive qui ont émigré en Israël.

Cet accord revêt une grande importance pour l'Etat hébreu, car le nombre de ceux qui ont quitté l'URSS pour s'établir en Israël s'élève à plusieurs centaines de milliers de personnes.

A l'heure actuelle, la communauté russe d'Israël compte plus d'un million de personnes.

Israël-Union douanière: vers un accord de libre-échange (Lieberman)
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 23:57

Source : Ria Novosti 09/12/13

 

Le taux d'inflation en Biélorussie a atteint 13,8% au cours des 11 premiers mois de 2013, a annoncé lundi à Minsk le Comité national des statistiques.

"L'indice des prix à la consommation a augmenté de 1,6% en novembre 2013 par rapport à octobre 2013 et de 13,8% par rapport à décembre 2012", a indiqué le comité dans un communiqué.

L'indice des produits alimentaires a progressé de 19,3% depuis le début de l'année, celui des produits manufacturés de 7,1% et l'indice les prix des services a augmenté de 37,9%, selon le comité.

Le gouvernement biélorusse tablait sur un taux d'inflation de 12% en 2013, mais l'inflation a dépassé ce plafond à la fin de novembre.

Le taux d'inflation en Biélorussie s'est chiffré à 21,8% en 2012 et à 108,4% en 2011.

Biélorussie : l'inflation en hausse de 13,8% en 2013
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 09:13

SourceLa Russie d'aujourd'hui 03/12/13

 

Deux leaders mondiaux de la potasse, le russe Uralkali et le biélorusse Belaruskali décident en 2005 de créer une coentreprise d'exportation. Baptisée Belarus Potash Co. (BPC) , la nouvelle société contrôle effectivement près de 45% du marché mondial, ce qui permet aux deux compagnies-fondatrices de rivaliser efficacement avec leur concurrent canadien Canpotex.

Uralkali

Le principal actionnaire d'Uralkali est le milliardaire russe Souleiman Kerimov. Vladislav Baumgertner est le PDG de la société. Quant à Belaruskali, c'est un groupe public, appartenant entièrement à l'État de Biélorussie.

En 2011, la partie russe – ou, plus précisément, Suleïman Kerimov – a tenté de racheter une participation dans Belaruskali et d'obtenir ainsi le contrôle du fabriquant. Toutefois, les parties ne sont pas arrivées à s'entrendre sur le prix. Belaruskali représente pour Minsk un actif précieux, le pays n'ayant quasiment pas de matières premières sauf la sylvinite, minerai de potasse, utilisé dans la production d'engrais.

Fin 2012, les disputes internes conduisent à un conflit majeur. D'abord, Belaruskali commence aux ordres du président biélorusse Alexandre Loukachenko à exporter de la potasse indépendamment de la coentreprise BPC. En été 2013, Uralkali fait la même chose en riposte : l'entreprise russe rompt sa coopération avec Belaruskali et met fin aux exportations conjointes via la BPC.

S'ensuit une escalade : le 26 août, le PDG d'Uralkali Vladislav Baumgertner, qui vient d'arriver à Minsk pour prendre part à des pourparlers entre les deux compagnies, est arrêté par la police biélorusse, accusé d'abus de pouvoir, ainsi que d'avoir détourné des fonds estimés à 73,6 millions d'euros. Des accusations similaires sont lancées par Minsk à l'encontre de Suleïman Kerimov, principal actionnaire de la société russe.

L'affaire bouleverse le marché, faisant chuter le cours de la potasse en bourse de 294 euros en juin à près de 228 euros en novembre. D'après Daria Jelannova, directrice adjointe du département analytique de la société de bourse russe Alpari, le marché a perdu en raison de l'arrestation de M.Baumgertner près de 14,7 milliards d'euros.


Comme l'estime Oleg Douchine du groupe d'investissement Zerich Capital Management, grâce au retour de M. Baumgerner en Russie, le dialogue entre Minsk et Moscou deviendra « plus constructif » et la Biélorussie cessera de faire chanter ses partenaires russes. Mais cela ne signifie pas que la Russie a cédé à Minsk. L'affaire ne sera terminée qu'après que les deux pays déterminent finalement le sort de Belaruskali. La Russie veut obtenir la société biélorusse, et l'histoire va se poursuivre jusqu'à ce qu'elle arrive à le faire, estime le chef du Fonds russe de la sécurité énergétique nationale Konstantin Simonov. « Baumgernter sera détenu en prison en Russie pour une certaine période pour la bonne règle, mais puis, il sera libéré. Mais l'histoire n'a que commencé », a déclaré l'expert dans une interview à La Russie d'Aujourd'hui.Effectivement, le PDG d'Uralkali est devenu un atout de Minsk dans un conflit majeur avec Moscou. Pour le libérer, Moscou a été obligé de remplacer le principal actionnaire d'Uralkali - c'était en effet une des conditions posées par la Biélorussie. Une telle possibilité a rapidement attiré l'attention du holding ONEXIM, un des plus grands fonds d'investissement de la Russie, contrôlé par l'homme d'affaires russe Mikhail Prokhorov. Ce dernier a dévoilé l'intention de reprendre la part de Suleïman Kerimov (21,75%). Les modalités de la transaction ne sont pas dévoilées, mais, d'après Mme Jelannova, le montant total sera calculé en fonction de la capitalisation de la compagnie, estimée à 14,7 milliards d'euros.

M. Simonov se dit en outre persuadé qu'Alexandre Loukachenko a fait une erreur en acceptant l'acquisition d'Uralkali par Mikhaïl Prokhorov, car ce dernier possède « ses propres fonds », contrairement à Suleïman Kerimov, qui n'avait que « de l'argent emprunté ». Possédant des moyens considérables, Prokhorov sera pour Minsk un actionnaire beaucoup plus dangereux. « Il va poursuivre la politique de dumping et continuera à torturer Loukachenko, en le persuadant de vendre sa société », estime l'expert.

Belaruskali représente effectivement un actif très attrayant. Jumelée avec Uralkali, la société peut contrôler 40% du marché de la potasse. Si le nouveau actionnaire de la société russe peut réunir les deux groupes, il recevra un monopole mondial, possédant la capacité de fixer les prix sur le marché mondial.

En ce qui concerne M.Loukachenko, il a récemment annoncé vouloir ressusciter l'« alliance de la potasse » entre Uralkali et Belaruskali. « Il veut que le prix augmente de nouveau pour atteindre 670 euros pour une tonne, mais c'est trop tard. Le prix ne va plus atteindre ce niveau », explique Vassili Iakimkine. Konstantin Simonov affirme de son côté qu'après avoir obtenu le contrôle sur les principaux actifs de la Biélorussie, la Russie pourrait plus facilement résoudre des problèmes avec des personnalités comme Loukachenko.

Guerre de la potasse : « l'histoire n'a fait que commencer »
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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 19:08

Source : Boursorama 03/12/13

 

La Russie, en accordant à l'Arménie une ristourne considérable sur le gaz, a affiché les avantages immédiats qui attendent l'Ukraine, en grandes difficultés financières, si elle revient plus franchement dans son giron.

Dès septembre, Erevan, tentée un temps par le Partenariat oriental proposé par Bruxelles, avait annoncé son revirement, préférant intégrer prochainement l'Union douanière menée par Moscou avec le Kazakhstan et le Bélarus. L'ex-république soviétique du Caucase en a vu les bénéfices lundi lors d'une visite du président russe. Le pays achètera désormais son pétrole en Russie sans le droit de douane de 30% qui existait jusqu'à présent, et ses armements au prix du marché intérieur russe. Surtout, Erevan payera son gaz à 189 dollars par millier de mètres cubes, selon un nouveau contrat courant jusqu'en 2018. "Rendez-vous compte, en Europe le prix est à près de 500 dollars", a souligné Vladimir Poutine. Un tel tarif a de quoi faire rêver l'Ukraine, qui paye son gaz à un prix parmi les plus élevés parmi les pays européens, et dont 60% de la consommation est encore assurée par la Russie, malgré des investissements massifs pour stimuler sa propre production.

Une ristourne similaire représenterait des milliards de dollars d'économies pour Kiev, au moment où le pays traverse une grave crise financière, avec un fort déficit et des réserves de devises étrangères qui s'effondrent.

Concrètement, cela signifie que l'Ukraine, que les agences de notation jugent déjà peu solvable, risque de se trouver incapable de rembourser ses emprunts ou de régler sa facture gazière. Après le refus de Kiev de signer un accord avec l'UE, Gazprom a décidé de laisser à l'Ukraine jusqu'au printemps pour payer son gaz consommé entre octobre et décembre, selon l'opérateur ukrainien Naftogaz.

En l'absence de liquidités, le pays peut aussi se retrouver acculé à une dévaluation potentiellement très douloureuse pour la population.

L'hypothèse d'un crédit russe

Malgré l'aggravation de sa situation, le pouvoir ukrainien refuse les conditions drastiques (restrictions budgétaires, hausse du prix du gaz) posées par le Fonds monétaire international pour lui verser une aide de plusieurs milliards de dollars promise en 2010. Le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, a indiqué que Kiev avait besoin d'un "programme d'aide financière et économique" de l'UE avant de signer tout accord avec elle et qu'il se rendrait à Moscou dans les jours qui viennent pour discuter coopération économique. L'hypothèse d'un prêt russe revient donc au premier plan. Pour les économistes de Natixis, "l'Ukraine doit trouver un accord avec la Russie, faute de quoi le pays pourrait faire défaut sur sa dette début 2014". L'UE n'a pas proposé d'aide financière directe à Kiev, mais souligne que le pays sortirait gagnant de la création d'une zone de libre échange supprimant plus des 98% des droits de douane, ce qui représenterait 487 millions d'euros par an pour les exportations ukrainiennes.

"Sous patronage russe, l'Ukraine peut compter sur un crédit important et une baisse des prix du gaz, qui retarderont une dévaluation", a estimé l'ex-ministre russe des Finances Alexeï Koudrine. En revanche, un accord avec l'UE implique selon lui "des mesures impopulaires dans les deux-trois ans à venir" en échange "d'une probable amélioration à long terme" du fonctionnement des institutions économiques "supervisées par Bruxelles et le FMI".

Pour l'expert indépendant russe Dmitri Orechkine, "la Russie a promis entre 10 et 20 milliards de dollars à l'Ukraine", et un accord avec Moscou "permettra à Ianoukovitch de rester au pouvoir" au delà de la présidentielle de 2015 sans avoir à réformer son pays.

La Russie, qui représente à elle seule le quart des exportations ukrainiennes, a également fait miroiter une relance des relations commerciales synonyme de bouffée d'air frais pour l'Ukraine, en récession depuis plus d'un an. Le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine a indiqué mardi avoir visité des usines dans l'est de l'Ukraine, industriel et tourné vers la Russie, évoquant de futures coopérations dans les industries des machines-outils, aéronautique et spatiale. "Un accord avec la Russie offre plus d'avantages à court terme qu'avec l'UE et pourrait écarter une dévaluation", a jugé Charles Robertson, de Renaissance Capital.

"A long terme, cela va maintenir l'Ukraine dans la pauvreté, ce qui est mauvais pour les Ukrainiens comme pour les Russes", a ajouté l'économiste.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:32

Source : Le Monde 30/11/13

 

C’est un grand classique des relations tumultueuses entre la Russie et la Biélorussie : d’abord, Moscou et Minsk se crêpent le chignon, puis les deux parties finissent par s’accorder sur un compromis. Hier, c’était pour le gaz. Aujourd’hui, pour la potasse.

 

Reprenons le fil d’une affaire embrouillée à souhait et qui a fait chuter le cours du granulé de potasse, composant d’engrais destiné à rendre les végétaux résistants à la sécheresse, de 410 dollars (301,8 euros) la tonne avant le mélodrame de juillet, à 330 dollars vendredi 29 novembre.

Acte I : depuis 2005, le russe Uralkali, numéro un mondial de la potasse, et son compère biélorusse Belaruskali contrôlent la commercialisation de 40 % de la potasse mondiale grâce à leur filiale commune Belarusian Potash Company (BPC).

Acte II : en 2013, Alexandre Loukachenko, le président biélorusse, « dernier dictateur d’Europe », autorise Belaruskali à porter un coup de canif à ce monopole en vendant de la potasse au Brésil… sans passer par BPC.

Acte III : le 30 juillet, Vladislav Baumgertner, le directeur de Uralkali, riposte en mettant fin à l’accord avec Belaruskali. Les actions des exploitants de potasse du monde entier s’effondrent parce que ce conflit promet de déboucher sur une bérézina des prix.

Acte IV : le 26 août, M. Baumgartner est arrêté à la sortie du bureau du premier ministre biélorusse où il est venu discuter de leur différend. Le président Loukachenko laisse entendre au Kremlin en colère qu’il attend un changement dans l’actionnariat d’Uralkali avant de lui rendre le prévenu accusé « d’abus de pouvoir ».

Acte V : le 18 novembre, l’homme d’affaires russe Mikhaïl Prokhorov annonce qu’il va racheter 21,75 % des actions d’Uralkali à son confrère Suleyman Kerimov, que Minsk juge responsable de la fin de leur oligopole.

Acte VI : le 22 novembre, M. Baumgertner est extradé vers la Russie. Pour VTB Capital cité par l’AFP, cet échange de bons procédés « indique que le conflit entre la Biélorussie et Uralkali est en cours d’apaisement avec un possible rétablissement de [leur] coopération ».

 

DEUX CAMPS

Le petit milieu de la potasse se divise en deux camps face à ces rebondissements.

Les optimistes, parmi lesquels figure Bill Doyle, patron du canadien Potash Corp., estiment qu’on s’achemine vers une reprise de l’alliance russo-biélorusse. Ce qui remettra en selle l’autre cartel, Canpotex (Potash Corp., Mosaic et Agrium) – américain celui-là –, victime collatérale de la dispute qui a causé une chute des prix.

Pour les pessimistes, les embrassades de Moscou et de Minsk n’auront aucun effet miraculeux. « Un retour officiel à l’oligopole aura juste pour effet de contenir l’effondrement des prix », souligne Elena Sakhnova, analyste chez VTP Capital, interrogée par Bloomberg, car la faible demande d’engrais a gonflé les stocks de potasse désormais « de 40 % supérieurs à la normale ».

Ce n’est pas le rabibochage slave en cours qui fera remonter les prix, mais la reprise des achats d’engrais par les agriculteurs des pays émergents, Chine en tête. La politique, c’est bien. L’économie réelle, c’est mieux.

 

Article précédent sur le même sujet

Russie-Biélorussie : les as de la potasse se rabibochent en 6 actes
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 09:59

Source : Ria Novosti 27/11/13

 

 

Les ouvriers de plusieurs entreprises de Minsk sont en grève contre le retard des salaires et la suppression de nombreux emplois, écrit mercredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Les chefs d'entreprise n'excluent pas un risque d'explosion sociale bien que les sociologues ne partagent pas cet avis. La hausse de la tension sociale est flagrante mais elle ne risque pas encore provoquer des rassemblements massifs.

Les habitants de Minsk parlent depuis deux jours de la grève à l'usine Belvar au centre-ville, où les travailleurs protestent contre le non versement des salaires et les plans de la direction qui veut réduire le nombre de postes. Cette dernière expliquait lundi aux journalistes que rien d'exceptionnel ne s'était produit au sein de l'entreprise et qu'elle avait encore le temps de verser les salaires, à savoir le 25 novembre. Cependant, il a été annoncé le 26 novembre que dans le meilleur des cas les paies seraient versées à la fin de la semaine. Les ouvriers témoignent du fait que la direction s'efforce de les persuader de travailler. On en ignore la raison : l’entreprise ne vend presque rien.

Belvar produit des hachoirs à viande, des broyeurs, des cuiseurs vapeur, des mixeurs et des fers à repasser mais le marché déborde aujourd’hui de produits identiques, fabriqués à l'étranger et à bas prix. Les marchandises biélorusses, qui sont loin d'être bon marché et dont la qualité laisse à désirer, ne se vendent donc pas.

C'est aussi pour ça que la semaine de travail a été réduite chez Horizont, qui fabrique des postes de télévision, des fours à micro-ondes et des aspirateurs. Pour la même raison l'entreprise avait déjà supprimé des postes et réduit la semaine de travail au printemps dernier. A l'époque la direction avait expliqué ces mesures par la saisonnalité. Il s'avère finalement que "ce n'est jamais la saison", ironisent les observateurs locaux.

Des nouvelles inquiétantes arrivent également d'autres régions. En particulier, le site internet de Moguilev rapporte que Strommachina ne paie pas ses travailleurs. Cette usine fabrique des grues sur pylône et des équipements servant à produire des matériaux de construction.

L'économie biélorusse connaît également des problèmes dans d'autres secteurs. Les chauffeurs de taxi de Minsk menacent d'organiser une manifestation en raison de l'interdiction d'augmenter leurs tarifs. A une époque le Comité exécutif de Minsk avait signé des accords avec tous les services de taxi pour maintenir les tarifs inchangés jusqu'à l'été 2014. Ces mesures ont été prises en prévision du Championnat du monde de hockey qui se tiendra en Biélorussie en mai prochain. Cependant, les chauffeurs de taxi affirment qu’ils sont incapables aujourd’hui de couvrir leurs frais d'essence et d'entretien suite à la hausse des prix, alors même qu'une nouvelle augmentation est attendue à partir de janvier 2014.

Les services sociologiques auraient pu constater une hausse de la tension sociale… s’ils n’étaient pas fermés. Seul l'Institut indépendant d'études socioéconomiques et politiques déplacé en Lituanie donne une idée de mœurs sociales en Biélorussie. Selon cet institut, 51,3% des Biélorusses s'accordent à dire que "la vie est difficile mais supportable". Elle est insupportable pour 18% des personnes interrogées, qui disent se démener pour survivre. En particulier, 55% font des heures supplémentaires et travaillent "à côté". Plus de 60% suivent attentivement le cours monétaire et plus de 70% attendent une dévaluation. Les experts économiques estiment le niveau de l'économie souterraine en Biélorussie à 30% - ce qui est pour la population un moyen de s'en sortir.

La fameuse tolérance des Biélorusses ne se manifeste pas uniquement dans leur aptitude à supporter, mais aussi dans le fait qu'ils n'associent pas la détérioration de leur niveau de vie à la personnalité du président Alexandre Loukachenko. Les sondages de l'Institut indépendant d'études socioéconomiques et politiques montrent que sa popularité est de 46,7% (contre 48,9% en juin). Les experts expliquent ce phénomène par la structure du système de formation de l'opinion publique. Dans ces circonstances, même avec la hausse du mécontentement social, les experts ne prédisent pas de manifestations de masse qui menacerait le pouvoir de Loukachenko.

Grève à Minsk en 1991 place Lénine

Grève à Minsk en 1991 place Lénine

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 23:52

Source : L'Expension 18/11/13

 

 

En juillet, la décision unilatérale d'Uralkali de rompre ses accords commerciaux avec la Biélorussie - via l'éclatement de la coentreprise Belarus Potash Co (BPC) - avait en effet fait vaciller le cours de la potasse.

Onexim, le fonds d'investissement de Mikhaïl Prokhorov, a annoncé qu'il réaliserait cette acquisition rapidement, sans toutefois préciser les modalités de l'accord.

"L'acquisition de cette participation dans Uralkali est un investissement de long terme dans une entreprise unique de par sa position dans le secteur et son rôle dans l'économie mondiale", a déclaré Dmitri Razoumov, directeur général d'Onexim.

Mikhaïl Prokhorov a longtemps travaillé avec l'homme d'affaires russe Souleïman Kerimov, qui s'est récemment lancé en politique et s'est présenté contre Vladimir Poutine aux élections présidentielles de 2012.

Selon des informations provenant des deux parties, Souleïman Kerimov a réclamé un prix fixé sur la base d'une valorisation globale de 20 milliards de dollars (14,8 milliards d'euros), mais le prix définitif n'est pas encore fixé et pourrait être inférieur.

Les discussions se poursuivent également au sujet de la vente des participations dans Uralkali de deux partenaires de Souleïman Kerimov. A eux trois, il détiennent un peu plus d'un tiers du groupe, précisent des sources.

Interrogé sur le fait de savoir si le Kremlin avait donné son accord à la vente, le porte-parole de Vladimir Poutine Dmitri Peskov a répondu que Moscou n'avait pas à intervenir dans une affaire purement commerciale.

 

Article précédent sur le même sujet

Mikhaïl Dmitrievitch Prokhorov homme d'affaires russe

Mikhaïl Dmitrievitch Prokhorov homme d'affaires russe

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 17:27

Source : Gabonreview 14/11/13

 

La Biélorussie et le Gabon envisagent d’intensifier leurs liens commerciaux et économiques. L’accord a été conclu lors de la visite au Gabon d’une délégation bélarusse dirigée par le ministre adjoint des Affaires étrangères, Valentin Rybakov, le 12 novembre 2013. Ce pays s’intéresserait au potentiel minier du Gabon. 

 

Vladimir Makei, ministre des Affaires étrangères de Biélorussie, avec Emmanuel Issozet Ngondet, le 1er octobre 2012 au Forum des Petits Etats. © D.R.

Vladimir Makei, ministre des Affaires étrangères de Biélorussie, avec Emmanuel Issozet Ngondet,

le 1er octobre 2012 au Forum des Petits Etats.

Conduite par Valentin Rybakov, vice-ministre des Affaires étrangères de Biélorussie, une délégation de ce pays a séjourné à Libreville le 12 novembre 2013. «La visite vise à discuter des voies de coopération avec le Gabon et la Guinée Equatoriale, tout d’abord, dans le commerce et l’économie», a indiqué, au départ de son pays, le ministère des Affaires étrangères de Biélorussie, relayé par son service presse. La Biélorussie et le Gabon envisagent donc d’intensifier leurs liens commerciaux et économiques. Selon les sources diplomatiques, un accord allant dans ce sens aurait été conclu lors d’une rencontre entre le ministre Gabonais des Affaires étrangères et celui de Biélorussie.

Valentin Rybakov, le vice-ministre des Affaires étrangères de Biélorussie, s’était alors entretenu avec Emmanuel Issozet Ngondet, ministre des Affaires étrangères du Gabon, sur les questions de coopération bilatérale entre le Bélarusse et le Gabon, les relations politiques, l’interaction dans le cadre des organisations internationales, la nécessité d’intensifier les relations commerciales et économiques, la coopération en matière d’éducation et le développement du cadre juridique des relations bilatérales.

La visite des Biélorusse à Libreville, au rythme d’un marathon, a permis à la délégation de s’entretenir avec le ministre délégué du Gabon auprès du ministre des Affaires étrangères, Chargé du NEPAD et de l’Intégration Régionale, Dominique Nguieno, mais aussi de rencontrer un bon nombre de ministres Gabonais ayant en charge des départements techniques. Vraisemblablement, la Biélorussie s’intéresse au potentiel minier du Gabon.

Le 20 mars dernier, Vyacheslav Beskosty, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de la Biélorussie auprès de la République du Gabon, a présenté ses lettres de créance au Président Ali Bongo Ondimba. A l’occasion, il avait déclaré que son pays est prêt à accueillir les étudiants du Gabon qui souhaitent poursuivre des études supérieures dans les universités biélorusses.

La délégation biélorusse a quitté le Gabon dans la même journée pour la Guinée Equatoriale où elle était également attendue.

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 16:59

Source : Ria Novosti 05/11/13

 

Le chef de l'Etat biélorusse Alexandre Loukachenko a signé le 2 novembre un décret portant création de la première centrale nucléaire biélorusse, document qui autorise le groupe russe Atomstroïexport à entamer les travaux, lit-on sur le site internet de la présidence.

"Le décret en question autorise l'entrepreneur général du chantier - le groupe russe Atomstroïexport - à entamer la construction de la centrale nucléaire biélorusse", est-il indiqué dans le document.

Le décret présidentiel indique en outre que la Biélorussie a mené à bien tous les préparatifs nécessaires au lancement du chantier, y compris dans le cadre des engagements internationaux pris par Minsk.

Moscou et Minsk ont signé un accord sur la construction d'une centrale nucléaire sur le territoire biélorusse le 15 mars 2011. Au terme du contrat général, le premier réacteur d'une puissance de 1.200 MW devrait être mis en exploitation industrielle en novembre 2018 et le second en juillet 2020. La construction sera effectuée par des spécialistes russes et financée au moyen d'un crédit russe de 10 milliards de dollars.

La Russie va lancer le chantier de la première centrale nucléaire biélorusse
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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 15:33

Source : Ria Novosti 31/10/13

 

La Biélorussie entend signer des accords de libre-échange avec plusieurs pays, notamment avec le Vietnam, la Nouvelle Zélande et des pays scandinaves, pour ne pas se limiter à l'espace de l'ex-URSS, a déclaré jeudi à Minsk le premier vice-premier ministre biélorusse Vladimir Semachko.

"Nous sommes trop attachés au marché des pays issus de l'URSS. L'adhésion de la Russie à l'OMC nous a posé beaucoup de problèmes. Il faut accélérer l'entrée de la Biélorusse à l'OMC, mais c'est une procédure longue. Il faut donc dresser une liste de pays avec lesquels nous pouvons signer des accords de libre-échange", a indiqué M.Semachko lors d'une réunion du parlement biélorusse.

Le président biélorusse a notamment appelé à intensifier les exportations biélorusses vers l'Indonésie à l'issue d'une visite dans ce pays. Mais les différentes taxes dont douanières font augmenter de 50% le prix de vente final des véhicules biélorusses. "Or la Chine est aussi présente sur ce marché. Elle a signé un accord sur le libre-échange avec l'Indonésie et ses produits sont beaucoup moins chers", a expliqué M.Semachko.

"Il faut être réalistes et comprendre que la signature d'accords de libre-échange prend aussi beaucoup de temps. Nous devons donc mieux utiliser les instruments existants pour promouvoir les ventes des véhicules biélorusses avec des fonds budgétaires. A l'heure actuelle, le budget national rembourse une partie des frais engagés par les acheteurs de véhicules biélorusses", a précisé le vice-premier ministre.
Selon lui, la Sberbank russe est la seule banque étrangère qui collabore avec Minsk dans ce domaine. Mais la Biélorussie a déjà lancé une coopération en ce sens avec la banque VTB russe et étudie les possibilités de rembourser des frais aux acheteurs de véhicules biélorusses en Ukraine et dans plusieurs pays d'Afrique

La Biélorussie entend étendre ses accords de libre-échange
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