Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:22

Source : Le Figaro 27/03/13

 

 

531385_l-ex-president-kirghiz-kourmanbek-bakiev-le-23-juin-.jpgLe fils de l'ex-président du Kirghizistan Kourmanbek Bakiev, déposé en 2010 et aujourd'hui réfugié en Biélorussie, a été condamné par contumace à 25 ans de prison pour détournement de fonds publics, a annoncé aujourd'hui le bureau du procureur-général.

Maxim Bakiev, qui comme son père a fui le pays après le soulèvement d'avril 2010, pendant lequel environ 90 manifestants avaient été tués, a été arrêté en octobre dernier à Londres à la demande du Kirghizistan et des Etats-Unis, qui réclament son extradition pour "crimes graves". Il a depuis été libéré sous caution.

Selon l'agence russe Interfax, citant une source judiciaire kirghize anonyme, les activités de Maxim Bakiev à la tête de l'agence de développement kirghize ont coûté à l'ex-république soviétique d'Asie centrale quelque 130 millions de dollars (102 millions d'euros). En février, Kourmanbek Bakiev a lui-même été condamné à 24 ans de prison par contumace pour abus de pouvoir, et son frère Janich, qui dirigeait les services de sécurité présidentiels, à la prison à vie pour meurtre.

Partager cet article
Repost0
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 23:31

Source : La Voix de la Russie 14/02/13

 

1672246_3_3ce5_dimitri-konovalov-a-gauche-et-vadislav_17cd5.jpg

Il n’est pas prévu d’abolir la peine de mort en Biélorussie pour l’instant, a indiqué le vice-procureur du pays Alexeï Stouk, notant cependant « qu’aucun prisonnier n’a été condamné à la peine de mort l’année dernière ».

La Biélorussie est le seul pays en Europe et dans la CEI à ne pas avoir aboli la peine de mort.

En 1996, un référendum sur la peine capitale avait été organisé dans le pays, dont l'un des points concernait l'abolition de la peine de mort. 80,44 % des électeurs ont voté contre l’abolition de la peine de mort.

 

A noter qu'à la mi-mars 2012 Dimitri Konovalov (à gauche) et Vadislav Kovalev (à droite) ont été exécutés pour leur supposée responsabilité dans l'explosion du 11 avril 2011 à la station de métro Oktiabrskaïa après un procès contreversé.

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 20:18

Source : Amnesty.ch 27/11/12

 

20120306-2_tort.jpg

Les bureaux d’une éminente organisation non gouvernementale (ONG) de défense des droits humains du Bélarus (Viasna) ont été saisis à Minsk, la capitale. Une atteinte flagrante aux obligations internationales de ce pays en matière de droits humains.

«La confiscation des locaux de Viasna est une violation flagrante des obligations du Bélarus en vertu du droit international relatif aux droits humains, qui engagent ce pays à respecter et protéger le droit à la liberté d’association», a rappelé David Díaz-Jogeix, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

«Le droit de créer des associations – même si elles défendent, de manière pacifique, des idées allant à l’encontre de l’opinion dominante au sein de la société et des positions du gouvernement – est un droit fondamental de base et un principe essentiel dans tout pays démocratique. La Constitution bélarussienne garantit à tous le droit à la liberté d’association, et pourtant chaque jour nous voyons les droits à la liberté d'association, de réunion et d'expression être bafoués au Bélarus.»

 

F52F3E530BB35187985E490DE13 h438 w329 m2 q80 cJWdUwIySLe president de l’organisation en prison pour quatre ans

Cette expulsion – qui survient peu de temps après que le Bélarus eut refusé à un représentant d’Amnesty International l’accès à son territoire – est en relation avec une condamnation prononcée contre Ales Bialiatski, le président de Viasna, il y a un an. Il a été traduit en justice et, le 24 novembre 2011, a été déclaré coupable de faits d'évasion fiscale «de grande ampleur» pour avoir utilisé des comptes en banque personnels domiciliés en Lituanie et en Pologne afin de soutenir le travail de Viasna en faveur des droits humains au Bélarus.

Amnesty International a déclaré qu’Ales Bialiatski était un prisonnier d’opinion, et avait précédemment estimé que son procès était inique. L’organisation a indiqué qu’Ales Bialiatski avait été contraint à ouvrir des comptes à l’étranger après que les autorités bélarussiennes eurent retiré Viasna de la liste des organisations reconnues en 2003, empêchant ainsi l'ONG de se faire enregistrer ou d'ouvrir un compte en banque au Bélarus.

Ales Bialiatski a été condamné à une peine de quatre ans et demi d’emprisonnement – qu’il purge actuellement dans une colonie pénitentiaire –, ainsi qu’à une amende et à une confiscation de biens, dont les bureaux de Viasna.

 

 

viasnaL’action en faveur des droits humains entravée

«Ni les mesures de répression visant notre président et les membres du Centre des droits humains Viasna, ni la saisie de nos locaux ne mettront un point final à notre action», a déclaré Valentin Stefanovitch, le président par intérim de Viasna. «Nous n’allons céder sur aucun aspect du travail légitime accompli par notre organisation en faveur des droits humains.»

La saisie des locaux de Viasna survient dans un climat de plus en plus tendu pour ceux qui œuvrent à défendre les droits humains au Bélarus.

Le 10 octobre, les autorités bélarussiennes ont refusé d’accorder un visa à un chercheur d’Amnesty International pour la première fois depuis que l’organisation a commencé à travailler sur ce pays, dans les années 90. «Bien que nous leur ayons plusieurs fois donné l’occasion de le faire, les autorités bélarussiennes n’ont pas précisé pourquoi l’organisation s’est vu refuser un visa pour la première fois depuis plus de 10 ans, ce qui nous amène à conclure que cette décision est motivée par des considérations politiques», a précisé David Díaz-Jogeix.

 

Article précédent sur le même sujet
Partager cet article
Repost0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 18:19

Source : le quotidien du peuple 07/09/12

 

Le Parquet général biélorusse a décliné mercredi la requête présentée par le Parquet kirghize demandant l'extradition de Zhanibek Bakiev, frère de l'ex- président du Kirghizstan, Kourmanbek Bakiev.

"Prenant en considération les événements au Kirghizstan et la nature des charges déposées contre M. Bakiev, la partie biélorusse considère que cette demande d'extradition a été déposée dans le cadre d'une persécution pour convictions politiques, elle a par conséquent été rejetée", a déclaré un porte-parole du Parquet général.

L'autorité biélorusse avait étudié dès juin la demande d' extradition de Zhanibek Bankiev déposée par le Parquet kirghize, a indiqué le bureau.

D'après le communiqué, le Kirghizstan devrait adopter une position plus raisonnable sur la situation concernant la famille Bakiev. Autrement, il sera difficile pour Bichkek de soutenir ses ambitions de partenariat constructif vers une union douanière.

Le Kirghizstan a demandé de manière répétée à la Biélorussie d'extrader M. Bakiev, le frère du président déchu Kourmanbek Bakiev, recherché par Interpol pour triple meurtre.

Le Kirghizstan a rappelé ses ambassadeurs en Biélorussie après la publication sur Internet d'images de Zhanybek Bakiev et de ses deux adjoints près d'un restaurant à Minsk.

Partager cet article
Repost0
26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 13:01

Source : Le Monde 24/08/12

 

1750980_4_012e_alexandre-barankov-un-policier-bielorusse-es.jpg

L'hospitalité équatorienne est-elle à géométrie variable ? Inébranlable, et même très démonstrative, dans la médiatique affaire Julian Assange, à qui Quito a accordé la semaine passée l'"asile diplomatique" dans son ambassade londonienne, elle apparaît moins résolue dans le cas d'un autre réfugié politique, le Biélorusse Alexandre Barankov. Loin des assurances données au fondateur de WikiLeaks - "Lorsqu'il est question des droits de l'homme, l'Equateur ne négocie pas", proclamait encore, mercredi 22 août, le président équatorien Rafael Correa -, M. Barankov attend depuis sa cellule de la prison numéro un de Quito la décision de la Cour nationale de justice équatorienne (CNJ) sur sa possible extradition vers Minsk, décision qui reviendrait à révoquer l'asile politique dont il bénéficie dans le pays depuis 2010. L'homme n'a pas le profil de l'opposant politique pourchassé dans son pays, le plus fermé d'Europe et qui emprisonne dans l'arbitraire le plus total les voix discordantes. Ancien capitaine de police rattaché à l'unité de lutte contre les crimes économiques, Alexandre Barankov, 30 ans, a fui en août 2009 en Equateur - l'un des rares pays accessibles sans visa pour un citoyen biélorusse - après avoir été inculpé de fraude et corruption par la justice biélorusse. Selon Minsk, l'enquêteur aurait tenté d'extorquer de l'argent aux dirigeants d'une société pétrolière.

 

"BREVET DE MORALITÉ"

L'histoire racontée par Barankov à Associated Press diffère radicalement : le policier affirme avoir mis au jour un réseau de corruption et de détournement de fonds publics impliquant des officiers de haut rang et plusieurs proches du président Alexandre Loukachenko. Il s'apprêtait à le dévoiler, Minsk a réagi. Pour Aliona Krasovskaya-Kasperovitch, de l'ONG biélorusse Platforma, qui, la première, a alerté sur la situation de Barankov, "l'acharnement des autorités biélorusses à retrouver Alexandre donne du poids à ses accusations et semble prouver qu'elles constituent une menace pour le pouvoir". Cette défenseure de longue date des droits de l'homme en Biélorussie décerne une sorte de "brevet de moralité" au policier : "Il est devenu, sur le tard et involontairement, un dissident", par ailleurs actif sur Internet. En Equateur, Barankov a été emprisonné pendant cinquante-cinq jours, en 2010, pour dépassement de visa, puis libéré après que la justice, jugeant insuffisants les éléments à charge, lui a accordé l'asile politique. Une décision confirmée en octobre 2011 par la CNJ, qui a estimé que les poursuites engagées en Biélorussie relevaient de la persécution politique. En juin, la justice biélorusse transmet à Quito une nouvelle demande d'extradition. Barankov est cette fois accusé de haute trahison et de divulgation de secrets d'Etat. Le 7 juin, 15 policiers l'arrêtent dans sa maison du nord de Quito. Son cas a été soumis une nouvelle fois à la CNJ, mardi 21 août, et la décision doit être rendue dans les jours qui viennent. Pour les proches du Biélorusse, ce nouvel examen ne doit rien au hasard. Fin juin, la tournée latino-américaine de M. Loukachenko a mené le président biélorusse à Quito. MM. Loukachenko et Correa, alliés au nom de l'antiaméricanisme, y ont signé une série d'accords, y compris de coopération militaire. "Nous étions plus ou moins tranquilles jusqu'à l'annonce de la visite du président Loukachenko, a raconté aux médias locaux Mabel Andrade, la compagne équatorienne de Barankov. Immédiatement après, les autorités ont refusé de lui renouveler ses papiers sans donner d'explication."

 

"PEINE DE MORT OU EMPRISONNEMENT À VIE"

Son avocat, Fernando Lara, a de son côté assuré à Radio Free Europe qu'une délégation biélorusse s'était rendue dans la capitale équatorienne avant l'arrivée de M. Loukachenko pour y discuter du cas Barankov et contester son statut de réfugié politique. "Connaissant notre système judiciaire et pénitentiaire, on peut craindre qu'en cas d'extradition Alexandre sera exposé immédiatement à la torture ou à des traitements cruels et inhumains, prévient Aliona Krasovskaya-Kasperovitch, qui s'entretient régulièrement avec le prisonnier. Quant aux accusations qui sont portées contre lui, elles peuvent lui valoir la peine de mort ou l'emprisonnement à vie." Précisément les raisons pour lesquelles l'Equateur exclut toute extradition de Julian Assange vers la Suède, où il est poursuivi pour viol et agression sexuelle. Selon Quito, rien ne garantit que l'Australien ne soit pas transféré vers un pays tiers - les Etats-Unis -, où il s'exposerait à des "représailles qui peuvent mettre son intégrité, sa sécurité et même sa vie en danger". Conscient de l'effet désastreux que pourrait avoir, à l'heure où les projecteurs sont braqués sur l'Equateur, l'extradition d'Alexandre Barankov, Quito a assuré, mercredi, par la voix de son vice-ministre des affaires étrangères, qu'il "n'extrade pas un citoyen dont la vie est en danger". Ce qui fait craindre à Me Lara qu'un accord soit conclu excluant la peine de mort ou la prison à perpétuité mais sans garantir à son client un procès juste. De son côté, le président Correa a indiqué que la décision finale lui reviendrait personnellement.

Partager cet article
Repost0
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 13:32

Source : Reporters sans frontières 21/08/12

 

101499Reporters sans frontières se réjouit de la libération du jeune photographe Anton Surapin, détenu illégalement depuis plus d’un mois par le Comité de sécurité de l’Etat (KGB) de la capitale, Minsk  (voir article précédent). L’organisation réclame toutefois la levée immédiate des restrictions pesant toujours sur lui et l’abandon de toutes les charges portées à son encontre.

Anton Surapin a été libéré le 17 août 2012, vers 18h30, puis raccompagné à son domicile de Slutsk (sud de Minsk) par des agents du KGB. Il a désormais l’interdiction de quitter cette ville et doit se tenir à disposition du KGB, qui continue d’instruire l’enquête.

Le responsable du site d’information bnp.by, étudiant à la faculté de journalisme de la capitale, reste poursuivi pour complicité de « franchissement illégal de la frontière », sur le fondement de l’article 371.3 du code pénal. L’Association bélarusse des journalistes (BAJ), organisation partenaire de Reporters sans frontières, continue de rassembler des signatures pour demander l’abandon de la procédure.

Anton Surapin est le premier à avoir diffusé, sur son site, des clichés attestant du lâcher d’ours en peluche « pour la liberté de la presse » organisé par l’agence de communication suédoise Studio Total, début juillet 2012, alors que les autorités s’employaient à nier l’événement. Le KGB l’accusant d’être associé à l’opération, il a été arrêté le 13 juillet.

Syarhey Basharymau, également poursuivi pour avoir loué un appartement à une équipe de Studio Total, a été relâché le même jour que le photographe. Ces développements interviennent trois jours après que les représentants de l’agence suédoise ont annoncé qu’ils ne se rendraient pas au Bélarus, où le KGB souhaitait les interroger.

Partager cet article
Repost0
12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 11:54

Source : 20minutes 11/08/12

 

Les trois Suédois responsables du parachutage d'ours en peluche au Bélarus, qui a provoqué une grave crise diplomatique entre Stockholm et Minsk, ont annoncé ce samedi avoir été convoqués par le KGB du Bélarus (services de sécurité).

«Nous avons reçu une lettre du KGB, qui nous demande de nous présenter» pour être interrogés, a déclaré à l'AFP Tomas Mazetti, cofondateur de l'agence de publicité qui avait organisé l'opération. De son côté, le KGB a indiqué dans un communiqué qu'il poursuivait les investigations dans cette affaire pénale concernant «la traversée illégale de la frontière du Bélarus par des ressortissants suédois à bord d'un petit avion».

Garantie de non inculpation

Selon le KGB, les Suédois doivent se présenter dans les dix jours, faute de quoi ils risquent une peine allant d'une simple amende à six ans d'emprisonnement. Avant de se rendre à la convocation, les Suédois ont déclaré qu'ils comptaient demander «la garantie qu'ils ne seraient pas inculpés». Dans son communiqué, le KGB écrit qu'il «garantit le respect des droits» des Suédois, conformément à la législation bélarusse.

En juillet, un petit avion piloté par un Suédois et entré illégalement au Bélarus avait parachuté des centaines d'ours en peluche porteurs d'appels à la liberté et au respect des droits de l'homme dans ce pays dirigé d'une main de fer par le président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis près de 18 ans.

Les diplomates suédois expulsés

A la suite de cette affaire, le régime de Alexandre Loukachenko avait décidé d'expulser tous les diplomates suédois et de fermer son ambassade à Stockholm, ainsi que de limoger plusieurs hauts responsables bélarusses. Minsk a donné à la Suède jusqu'au 30 août pour retirer les diplomates présents dans cette ancienne république soviétique qualifiée de «dernière dictature d'Europe» par la précédente administration américaine.

Vendredi, les représentants des 27 pays de l'UE ont exprimé leur solidarité à la Suède dans son différend avec le Bélarus, sans pour autant rappeler leurs ambassadeurs en poste à Minsk. Le Bélarus est sous le coup de sanctions de l'Union européenne en raison de sa répression contre les opposants, qui s'est aggravée depuis la réélection controversée de Alexandre Loukachenko en 2010.

 

Article précédent sur le même sujet

Partager cet article
Repost0
9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 07:00

Source : Categorynet.com


Bélarus - Le journaliste Anton Surapin inculpé pour “complicité” dans l'affaire du lâcher de peluches

Le 7 août 2012, les agents du Comité de sécurité de l'Etat (KGB) ont confirmé l'inculpation du photographe, Anton Surapin, 20 ans, pour “complicité de crime” et “assistance à l'entrée illégale sur le territoire” des deux pilotes de l'avion de l'agence de relations publiques suédoise Studio Total

“Nous demandons instamment au KGB de remettre Anton Surapin en liberté dans les plus brefs délais. Une fois de plus, les autorités, prises en défaut, se vengent sur des boucs émissaires étrangers à l'affaire. Les autres parties en présence et l'Union européenne doivent au plus vite intercéder en faveur du journaliste”, a déclaré Reporters sans frontières. arton43053-9ad5a.jpg

En vertu de l'article 371-3 du code pénal, Anton Surapin et Syarhey Basharymau, soupçonné d'avoir hébergé des employés de l'agence venus sur place en renfort, risquent de trois à sept ans de prison. Cela fait près d'un mois qu'ils sont maintenus illégalement en détention préventive, sans aucune preuve tangible.

Le KGB a annoncé qu'il rendrait ses conclusions finales sur leur cas après avoir interrogé les représentants de l'agence suédoise.

 

Article précédent sur le même sujet

Partager cet article
Repost0
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 11:45

Source : Euronews.net

 

 

img 606X341 belarus-teddy-030812“Pas d’image, pas d’ennuis ?” C’est l’un des messages en forme de question, brandis par des photojournalistes rassemblés à Minsk.

Ils s’inquiètent quant au sort d’un de leurs confrères, emprisonné au motif qu’il a posté sur son blog des images de l’opération Teddy bear. Ce largage d’ours en peluches organisé début juillet par une agence de publicité suédoise visait à dénoncer les violations des droits de l’homme au Bélarus.

Anton Suryapin, avait été arrêté avec le réalisateur Sergei Basharimov, il risque aujourd’hui 7 ans de prison… Une perspective qui indigne son père, Andreï Suryapin :

“Je ne savais même pas que des incidents de ce genre pouvaient arriver dans notre pays,qu’on pouvait tabasser des journalistes. Je l’ai appris quand ils ont arrêté mon fils. C’est absurde.”

Les journalistes ne sont pas les seuls à faire les frais du lâché d’oursons militants.
Ce mardi, deux généraux et plusieurs fonctionnaires ont été limogés par le président Lukashenkko, pour avoir laissé un petit avion pénétrer l’espace aérien biélorusse.
Environ un millier d’ours en peluche, porteurs de messages en faveur des libertés et des droits de l’homme, avaient été largués sur le territoire biélorusse.

 

Article précédent sur le même sujet

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 19:00

Source : Reporters sans frontières

 

 

Reporters sans frontières condamne l’arrestation du journaliste Vital Ruhayn, correspondant de la Radio Européenne pour le Bélarus (ERB), basée à Varsovie, suite à la publication d’une vidéo sur Internet montrant la négligence de membres des forces de police du métro de Minsk, le 25 juillet 2012.

“Nous déplorons cette arrestation, révélatrice du degré de sensibilité des autorités quant aux sujets liés, de près ou de loin, aux attentats de Minsk et à la sécurité nationale. Un journaliste ne devrait pas être arrêté pour avoir mis en lumière les manquements aux règles de sécurité au sein de la police. Nous demandons que Vital Ruhayn soit relâché dans les plus brefs délais, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui”, a déclaré Reporters sans frontières.

Vital Ruhayn, 25 ans, a été arrêté dans la soirée du 25 juillet. Il est accusé d’avoir proféré “des obscénités” sur la voie publique et de s’être rendu coupable de “hooliganisme”. Le lendemain de son interpellation, il a été déférré au tribunal du district de Tsentralny (Minsk), où s’est tenu son procès. Son avocat a été empêché d’assister à l’audience, durant laquelle le journaliste a plaidé “non coupable”.

La Cour a décidé d’ajourner la séance, accordant cinq jours de plus aux policiers pour réviser leurs rapports d’enquête, qui comportaient des incohérences. Bien que Vital Ruhayn ait pu quitter l’audience libre, l’affaire n’a pas été classée. Le journaliste encourt toujours une sanction, voire l’incarcération.

Son arrestation fait suite à la publication sur Internet d’une vidéo reconstituant les conditions des attentats d’avril 2011. Le journaliste s’y met en scène, pénétrant avec un gros sac à dos dans le métro de Minsk, pour tester la vigilance des policiers. La vidéo révèle que ce jour-là, les policiers ne s’étaient pas donné la peine d’inspecter le contenu de son sac.

Le 24 juillet, le journaliste a été brièvement détenu par des gardes frontières alors qu’il revenait au Bélarus, en provenance de Vilnius. Ces derniers lui ont confisqué son passeport et son ordinateur lors d’un contrôle d’identité, pendant près d’une heure. Le journaliste a de nouveau été arrêté le lendemain à Minsk. Son associé, Pavel Svyardlow, correspondant également pour ERB, avait lui-même été arrêté un mois auparavant et condamné pour le même chef d’inculpation à quinze jours de prison. Vital Ruhayn avait voulu quitté le pays pour éviter l’arrestation.

Cela fait la deuxième fois en moins d’un mois que le manque de vigilance des forces de sécurité est mis en lumière. Le 4 juillet, les membres d’une agence de relations publiques suédoise avaient organisé, au-dessus du Bélarus, un lâché géant d’ours en peluche en soutien à la liberté d’expression dans le pays. Le 13 juillet, le journaliste Anton Surapin avait été arrêté pour avoir publié les photos de l’événement sur son site internet.

Depuis son arrestation, le journaliste est toujours maintenu en détention par le Comité pour la Sécurité Nationale (KGB local). Le 27 juillet, il entame son quatorzième jour de détention, dépassant ainsi la durée légale de détention préventive. Il encourt une peine de trois à sept ans de prison.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Actualité de Biélorussie
  • : Jeune passionné par l'Europe de l'Est, je prends le temps de réunir l'essentiel de l'actu francophone sur la Biélorussie. L'objectif éviter que ce pays reste "un trou noir informationnel"...
  • Contact

Recherche

Catégories

devenir contributeur du blog ? Inscrivez-vous !

rendez-vous à la rubrique contact