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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 10:57

Source : Euronews 03/10/14

 

 

Longtemps qualifié de “dernier dictateur d’Europe”, le président de Biélorussie, Alexandre Loukachenko s’est positionné comme médiateur dans la crise ukrainienne ouvrant la voie à un cessez-le-feu avec les accords de Minsk. Il nous reçoit dans son Palais présidentiel pour un entretien exclusif.

 

Sergio Cantone, euronews :
“Êtes-vous inquiet de la situation en cours dans votre pays voisin, l’Ukraine et de la tension et de la violence qui y règnent ? Avez-vous une solution à proposer pour trouver une issue à ce conflit ?”

Alexandre Loukachenko, président de Biélorussie :
“Ces évènements se déroulent près de nos frontières, ce sont nos frères, notre peuple. Si quelqu’un me disait aujourd’hui : “Écoutez, M. Loukachenko, il y a un problème en Ukraine, il faut faire quelque chose. Êtes-vous prêts et en mesure d’agir ?”, j’essaierais de le faire.
Je pense que si l’Ukraine, la Russie et les Occidentaux en ont la volonté, d’ici un an – même dans un cas comme celui-là -, la situation sera stabilisée.”

Sergio Cantone :
“Je suis sûr que nos téléspectateurs aimeraient savoir ce que pourrait être votre plan d’action…”

Alexandre Loukachenko :
“Pour moi, le contexte est très dangereux et terrible : s’il y a de la méfiance du côté des Russes vis-à-vis des Occidentaux et vice-versa, de la méfiance à l‘égard des Etats-Unis et vice-versa, mais aussi entre l’Ukraine et les rebelles pro-russes, je serais prêt à utiliser mes forces armées pour séparer les deux camps, mais c’est dans le cas où nous parlons de conflit.
Si on parle plus largement de la stabilisation de la situation en Ukraine, dans ce cas, il faut mener des réformes constitutionnelles et modifier le processus politique dans son ensemble sur la base des principes démocratiques.
En attendant, il y a des oligarques en Ukraine qui en l’occurrence, ont leurs propres forces armées, dont les intérêts vont au-delà des frontières de l’Ukraine, dont l’argent n’est pas dans le pays et qui à tout moment, peuvent le quitter. Ils n’ont rien en commun avec la population ukrainienne.”

Sergio Cantone :
“Êtes-vous prêts à reconnaître la “République populaire de Donetsk” et la “République populaire de Lougansk” ?”

Alexandre Loukachenko :
“Non, nous restons sur une position tout à fait différente : nous ne voulons pas la désintégration de l‘État ukrainien. Ici, beaucoup disent que l’intégration de la Crimée à l’Ukraine n‘était pas normale, que c‘était à l’origine un territoire russe, etc. Ce n’est pas la bonne approche.”

Sergio Cantone :
“Êtes-vous sûr d‘être un intermédiaire neutre dans ce conflit ? Parce que j’ai l’impression que vous vous contentez de mettre en cause la partie ukrainienne et pas du tout les insurgés pro-russes qui mènent des opérations armées dans le sud-est de l’Ukraine. De plus, vous n’avez pas parlé du projet de “Nouvelle Russie” qui demeure un élément d’instabilité dans la région.”

Alexandre Loukachenko :
“L’Ukraine est devenue un terrain d’action militaire et de dispute entre de grandes forces géopolitiques et comme je l’ai déjà dit, il n’y a pas que l’Ouest qui est partie prenante, il y a aussi l’Est malheureusement. Et dans le cas de la Russie, je pense qu’aussi bien les Russes que les Occidentaux ont fait de nombreuses erreurs, même si au départ, les Occidentaux étaient les premiers responsables de la situation.
Ce n’est pas la Russie qui a causé l’escalade du conflit à Maïdan, ce n’est pas la Russie qui a agi sur place. Mais des officiels de pays occidentaux – et le monde entier en est conscient et nous, nous le savons parce que nous sommes tout près – ont agi ouvertement pour inciter les participants de Maïdan à la confrontation.
Depuis le départ, j’ai dit que je ne reconnaissais pas ce projet de “Nouvelle Russie.” Je soutiens l’unité et l’intégrité de l‘État ukrainien. Il ne devrait y avoir aucun conflit gelé et aucune zone comme la Transnistrie et le Nagorny-Karabakh qui sont toujours confrontés à un danger d’explosion.
Ce n’est pas ce que je souhaite en tant que personne et en tant que président de Biélorussie dans la mesure où nous sommes très près de l’Ukraine.”

Sergio Cantone :
“L’exemple de la Crimée a été un cas typique de violation du droit international, de l’intégrité territoriale d’un pays européen, en l’occurrence l’Ukraine, et c‘était en réalité, la conséquence d’un changement de régime à Kiev, non ?”

Alexandre Loukachenko :
“Non, pas du tout. Vous voulez dire que les évènements en Crimée, les actions de la Russie en Crimée sont une forme de revanche par rapport aux évènements de Maïdan ? Ce n’est pas du tout ça. C’est une conséquence des erreurs commises par le gouvernement ukrainien à ce moment-là.”

Sergio Cantone :
“Ne pensez-vous pas qu’il s’agit d’une forme de guerre civile dans le monde post-soviétique ? D’après vous, ce qui s’est passé en Ukraine était-ce une sorte d’onde de choc qui aujourd’hui, est en train de frapper votre pays – la Biélorussie -, votre système de gouvernance et le mode de gouvernance à Moscou de la Fédération de Russie ? Et est-ce une source de grande inquiétude pour vos deux pays ?”

Alexandre Loukachenko :
“Dans les pays de la sphère post-soviétique, les populations en ont marre de la démocratie. Aujourd’hui, au contraire, on assiste à une évolution dans laquelle les gens soutiennent davantage le concept d‘État fort qui ne permet ni le chaos, ni une guerre civile au plan intérieur et c’est particulièrement le cas après les évènements qui se sont produits en Ukraine.”

Sergio Cantone :
“Est-ce que le fait que les gens en aient marre de la démocratie – comme vous le dites – permet de justifier qu’une partie de l’opposition politique doive s’exiler ou soit soumise à une attention particulière de la part du pouvoir ?”

Alexandre Loukachenko :
“En ce qui concerne les leaders de l’opposition, si vous faites référence à ceux de Biélorussie, d’Ukraine ou de Russie – et probablement vous parlez plutôt de la Russie -, on ne met personne dehors. Mais comme vous l’avez dit plus tôt, le droit national devrait être respecté par tous. Cela inclut le pouvoir politique et les leaders de l’opposition. Si vous enfreignez les lois, vous devez en répondre devant la loi.”

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 08:53

Source : Ria Novosti 08/09/14

 

 

Plus de 25.000 Ukrainiens sont arrivés en Biélorussie depuis le début du conflit politique intérieur en Ukraine, a déclaré lundi à Minsk Oldrih Andrisek, représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la Biélorussie, la Moldavie et l'Ukraine.

"Le nombre des personnes arrivées d'Ukraine en Biélorussie ne cesse de croître. Plus de 25.000 personnes ont déjà été enregistrées", a indiqué M.Andrisek dans une interview à l'agence biélorusse Belta.

Selon lui, il s'agit principalement des habitants des régions de Donetsk et de Lougansk. "Il y a des personnes qui sont arrivées en Biélorussie via la Russie", a-t-il ajouté.

Les Ukrainiens ne cherchent pas à obtenir le statut de réfugiés en Biélorussie par crainte que cela soit considéré "comme une trahison, qu'ils soient portés à des listes noires et se voient confisquer leurs logements" en Ukraine, d'après M.Andrisek.

Le représentant du HCR a toutefois précisé, se référant aux autorités biélorusses, que trois ressortissants ukrainiens avaient reçu des garanties de non extradition.

Kiev mène depuis le 15 avril une opération "antiterroriste" visant à réprimer la révolte qui a éclaté dans le sud-est de l'Ukraine suite au coup d'Etat du 22 février dernier. Les hostilités ont déjà fait plus de 2.600 morts et 6.000 blessés parmi les civils. La Russie qualifie cette opération de punitive et appelle les autorités de Kiev à y mettre fin. Les autorités de Kiev ont signé le 5 septembre à Minsk un accord de cessez-le-feu avec les républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk.

  Audrey a fui la ville de Sloviansk. Elle pose près d'un campement improvisé en bordure du lac de Krasny Oskol. Crédits : MARIA TURCHENKOVA POUR "LE MONDE"

Audrey a fui la ville de Sloviansk. Elle pose près d'un campement improvisé en bordure du lac de Krasny Oskol. Crédits : MARIA TURCHENKOVA POUR "LE MONDE"

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 14:14

Source : Metronews 05/09/14

 

 

DIPLOMATIE – Après l'annonce d'un cessez-le-feu mercredi dans l'est de l'Ukraine, une réunion du groupe de contact pourrait aboutir à la signature de cet accord. De leur côté, les Etats-Unis et l'UE continuent de mettre Moscou sous pression.

 

Un accord de cessez-le-feu en Ukraine a été trouvé vendredi à Minsk, où était réuni le "groupe de contact" qui regroupe la Russie, l'Ukraine et des représentants des séparatistes prorusses, selon ces derniers. Le Premier ministre ukrainien a appelé les Etats-Unis et l'Union Européenne à se porter garants du plan de paix établi.

"Un défi énorme". A la veille d'une nouvelle réunion du groupe de contact à Minsk, en Biélorussie, le président ukrainien, Petro Porochenko, n'a pas caché, jeudi, l'ampleur des difficultés que représente l'obtention d'un accord de cessez-le-feu entre Kiev et les séparatistes prorusses. Néanmoins ce dernier a laissé entendre au sommet de l'Otan, qui se déroulait au Pays de Galles, qu'un tel accord pourrait être signé vendredi, deux jours après l'annonce d'un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine. En l'absence de la signature de cette trêve annoncée, les dirigeants occidentaux se montraient très prudents, attendant les conclusions des pourparlers qui doivent s'engager ce vendredi.

Car sur le terrain, en effet, la situation demeure extrêmement tendue. Bombardements et explosions se sont produits ces dernières heures aux abords du port stratégique de Marioupol, sur les bords de la mer d'Azov, ainsi que dans le centre de Donetsk, la grande ville du nord.

 

 

La pression sur Moscou ne faiblit pas

De son côté, les Etats-Unis et l'Union européenne accentuent la pression sur Moscou, accusé d'être aux commandes du soulèvement séparatiste. Après la suspension par la France de la livraison des navires de guerre Mistral à Moscou et la menace de boycott de la Coupe du monde de football, qui doit avoir lieu en 2018 en Russie, Washington et l'UE préparent de nouvelles sanctions économiques contre Moscou.

Pas sûr néanmoins que ces mesures suffisent à forcer la main de Vladimir Poutine dans le brûlant dossier ukrainien. Néanmoins, les séparatistes prorusses ont affirmé, sur leur site internet officiel, être disposés à ordonner un cessez-le-feu vendredi en cas d'accord à Minsk, tandis que le président ukrainien s'est dit "prudemment optimiste" sur l'issue de la réunion du groupe de contact.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 17:31

Source : RBTH.com 26/08/14

 

 

Une base aérienne russe sera implantée en 2015 sur l'aérodrome de Baranovitchi, en Biélorussie, a récemment déclaré Viktor Bondarev, commandant en chef de l’Armée de l’air russe.

 

Une escadrille russe sur le sol biélorusse

À l’heure actuelle, trois ou quatre avions de chasse russes Su-30SM3 y effectuent une vielle opérationnelle, mais à partir de 2015 leur nombre sera porté à 24 appareils, c'est-à-dire pratiquement toute une escadre aérienne. Bien sûr, toute l'infrastructure nécessaire sera disponible : l’État-major, les fortifications pour protéger les engins militaires, les stations de radiolocalisation, les systèmes de ravitaillement aérien et en carburant, le stockage des munitions, les postes de commande, l'équipement d'exploitation technique et la réparation des armements et d'autres éléments indispensables.

Le projet de création d'une base aérienne russe sur le sol biélorusse a été rendu public l'année dernière. Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense, avait alors évoqué la question avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko lors de son déplacement à Minsk. Il a argumenté ce projet par la nécessité de renforcer de façon substantielle le système de défense aérienne biélorusse grâce à des livraisons à un pays frère de quatre nouveaux systèmes de batteries antiaériennes de type S-300PMU Favorit.

On avait alors commencé à parler de l'établissement d'un régiment d'avions de chasse russes à Baranovitchi, comme d'une partie essentielle d'un système régional de défense aérienne russo-biélorusse commun, qui, comme on le sait, est composé d'éléments de radiolocalisation, d'éléments de défense aérienne et d'aviation de chasse.

Il est vrai que pour l'établissement d'une base aérienne russe en Biélorussie, il faut conclure un accord intergouvernemental. Il est pour l'instant en cours de préparation. Il doit passer par la ratification au parlement des deux États, obtenir la signature des présidents, et seulement après la publication dans le Journal officiel il entrera en vigueur. Néanmoins, pour ne pas perdre le temps, la reconstruction et la modernisation de l'aérodrome sont déjà en cours, pour que la base puisse accueillir l’escadre une fois tous les documents prêts.

Une question logique se pose : pourquoi installer une base aérienne russe en Biélorussie ? Les avis des experts militaires à ce propos divergent.

La réponse au redéploiement du système de défense antimissile en Europe

Le directeur adjoint de l'Institut des États-Unis et du Canada de l'Académie des Sciences de Russie, Pavel Zolotarev considère que le redéploiement d'un régiment aérien russe sur l'aérodrome de Baranovitchi est une réaction logique à l'expansion de l'OTAN vers l'est, mais également aux projets d'installations en Pologne d'éléments du système antimissile américain et au déploiement dans cette même Pologne et dans les Pays baltes d'infrastructures militaires de l'OTAN. Notamment l'installation sur l'aérodrome de Zokniai, près de Siauliai (Lituanie), de douze avions de chasse de l'OTAN, qui effectuent la vieille opérationnelle au-dessus de la Baltique et peuvent être dotés de bombes nucléaires tactiques américaines de type B61. Deux-cents bombes de ce type sont présentes dans les bases européennes dans cinq pays : Allemagne, Belgique, Italie, Pays-Bas et Grande-Bretagne.

« Il est peu probable que l'affaire aille jusqu'à l'utilisation de ces bombes, je ne ferais pas le lien entre notre base et les avions près de Siauliai. Mais voilà, c'est un moyen de contrer le système antimissile en Pologne, la décision de mettre un régiment d'avions de chasse russes à Baranovitchi est à mon avis optimale », a toutefois reconnu le général.

Plutôt un geste politique

Alexeï Moskovski, ancien chef des armements des Forces armées russes, a déclaré à l'auteur de ces lignes que la création d'une base aérienne russe à Baranovitchi était en premier lieu « une démonstration du drapeau », soulignant qu’il existait une union politique, économique et militaire entre les deux Etats frères que sont la Russie et la Biélorussie. Par ailleurs, elle a pour but de renforcer l'importance de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), qui compte parmi ses membres l'Arménie, le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirghizstan, la Russie et la Biélorussie. C'est un renforcement du système de défense antiaérienne dans une direction stratégique occidentale.

Alexaï Moskovski a souligné que c'était encore une démonstration du fait que, malgré certaines divergences d’avis entre les dirigeants de deux pays, ils sont unis et indissociables dans le domaine de la défense des frontières et des intérêts nationaux. La base aérienne russe à Baranovitchi a, d'après le général, a plutôt une signification politique que militaire.

En dehors des aspects politique et militaire de l'installation de la base aérienne russe à Baranovitchi, il existe des raisons purement pratiques. L'aérodrome de cette ville biélorusse est situé à côté de la 558e usine de réparation aéronavale, où ont lieu les réparations tant des avions de chasse Su-27, que des bombardiers Tu-22. Il n'y a pas longtemps, la 61e base aérienne des forces aériennes et la DCA des forces armées biélorusses, dont faisaient partie le régiment de chasse de Su-27 et le régiment de bombardiers lourds sur des Tu-22, était stationnée dans cette zone. Si bien qu’il ne faudra pas faire venir de loin des spécialistes russes d'entretien des Su-30SM3.

Le projet de création d'une base aérienne russe sur le sol biélorusse a été rendu public l'année dernière.

Le projet de création d'une base aérienne russe sur le sol biélorusse a été rendu public l'année dernière.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 18:11

Source : Ria Novosti 01/04/14

 

La Russie souhaite élargir sa coopération militaire et technique avec la Biélorussie compte tenu de la situation en Ukraine, a déclaré mardi à Minsk le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine lors d'une rencontre avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

"Nous bénéficions d'un large soutien de nos collègues biélorusses. Je suis arrivé en Biélorussie pour voir ce qu'on peut faire pour élargir notre coopération compte tenu de la situation actuelle", a indiqué M.Rogozine.

M.Loukachenko a pour sa part déclaré que la Biélorussie resterait toujours aux côtés du peuple russe. "Dans ce contexte, nous tenons compte de la situation et défendons les intérêts de notre peuple et ceux de notre allié stratégique", a-t-il noté.

Selon le président biélorusse, Minsk souhaite intensifier la coopération militaire et technique avec Moscou, notamment dans la modernisation de l'industrie de défense. "Si nous avons des liens avec l'industrie de défense russe, la modernisation de nos usines sera plus efficace et nos produits trouveront preneur, avant tout en Russie", a ajouté le président. 

Fin mars 2014, le consortium public ukrainien Ukroboronprom a gelé les livraisons d'armes et de matériels de guerre en Russie. Or, l'industrie de défense ukrainienne avait reçu des propositions sur les livraisons de matériels en Russie pour 200 millions de dollars lors du salon aérospatial international MAKS en août-septembre 2013 à Joukovski.

soldats biélorusses font la queue pour embrasser à tour de rôle une croix orthodoxe sur une base militaire de Minsk (Biélorussie), le 7 janvier 2013

soldats biélorusses font la queue pour embrasser à tour de rôle une croix orthodoxe sur une base militaire de Minsk (Biélorussie), le 7 janvier 2013

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 12:52

Source : Ria Novosti 05/03/14

 

 

Il n'y a pas vraiment de hasard pour que la Russie déploie des chasseurs à l'Ouest de la Biélorussie, proche de la frontière avec l'Union européeene alors que la crise ukrainienne se renforce.

 

Un deuxième groupe de chasseurs russes a rejoint les avions biélorusses pendant une mission de patrouille en Biélorussie, a annoncé mercredi à Minsk le ministère biélorusse de la Défense.

"Un deuxième groupe de pilotes russes a participé à une mission de patrouille conjointe organisée par la 61e base aérienne biélorusse" de Baranovitchi, non loin de Brest, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Les chasseurs russes et leur personnel technique sont arrivés mardi en Biélorussie pour remplacer la première patrouille de quatre chasseurs Sukhoi Su-27 russes, en service opérationnel en Biélorussie depuis décembre 2013.

Les équipages russes relèvent du 1er Commandement de l'Armée de l'air et de la Défense antiaérienne de la région militaire de l'Ouest.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a déclaré, pendant sa visite à Minsk au printemps 2013, que la Russie avait l'intention de déployer un régiment aérien en Biélorussie d'ici 2015. Il a également annoncé qu'une patrouille de chasseurs arriverait en Biélorussie dès 2013.

 

 

Le commandant en chef de l'Armée de l'air russe Viktor Bondarev a ensuite rapporté que la base aérienne russe serait installée à Lida, dans la région de Grodno, en 2013. Selon lui, la base sera équipée de chasseurs modernisés Su-27SM3.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 17:16

Source : Ria Novosti 30/01/14

 

 

La Biélorussie compte recevoir en 2015 les quatre divisions de missiles sol-air S-300 qu'elle a commandées à la Russie, a annoncé jeudi à Minsk le vice-ministre biélorusse de la Défense en charge de l'armement Igor Lotenkov.

"En 2015, la Russie doit nous livrer quatre divisions de missiles sol-air S-300. Nous sommes en train d'achever la préparation à la signature des contrats internationaux", a indiqué M.Lotenkov.

Selon les informations précédentes, la Russie devait fournir quatre divisions de missiles S-300 à la Biélorussie en 2014.

Minsk espère en outre recevoir prochainement un radar russe Protivnik et envisage d'effectuer les premiers paiements dans le cadre des contrats russo-biélorusses sur la livraison d'avions Iakovlev Iak-130 signés en 2013. Par ailleurs, les militaires biélorusses ont l'intention d'acheter des simulateurs pour les hélicoptères russes Mi-8 et les chars T-72.

Les missiles S-300 sont destinés à protéger les grands sites industriels et civils, les bases militaires et les postes de commandement contre une attaque aérospatiale. Les S-300 sont capables de détruire les missiles balistiques et de croisière, ainsi que d'abattre les avions à une distance de 150 km et à une altitude allant jusqu'à 27 km.

missiles s-300

missiles s-300

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 16:55

Source : Ria Novosti 31/01/14

 

 

La Biélorussie modernisera ses chasseurs Sukhoi Su-27, a annoncé vendredi à Minsk le président du comité d'Etat biélorusse pour l'industrie de défense Sergueï Gouroulev.

"Le ministère de la Défense reconnaît que ces avions peuvent être modernisés. Le Comité d'Etat pour l'industrie de défense est prêt à effectuer une modernisation poussée", a indiqué M.Gouroulev devant les journalistes.

Les chasseurs Su-27 seront dotés d'une nouvelle avionique, de nouveaux armements et systèmes de défense, notamment d'armes air-air et air-sol.
L'armée biélorusse compte actuellement plus de 10 Su-27 déployés à la 61e base aérienne de Baranovitchi, non loin de la frontière avec la Pologne et l'Ukraine.

 

Le commandant de l'Armée de l'air et des Troupes de défense antiaérienne de Biélorussie Oleg Dvigalev a annoncé le 14 novembre que les Forces armées biélorusses avaient renoncé aux chasseurs Su-27 dont l'exploitation était jugée trop onéreuse et peu pratique pour la Biélorusse avec son petit territoire. Toutefois, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a appelé l'armée de son pays à ne pas renoncer à l'exploitation des chasseurs Sukhoi.

La Biélorussie modernise ses chasseurs Su-27
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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 13:15

Source : Ria Novosti 04/01/14

 

L'armée biélorusse vient de s'équiper d'une troisième batterie du système russe de missiles sol-air Tor-M2, annonce samedi l'agence officielle BELTA.

"La troisième batterie nous a permis de former une division de la DCA équipée de missiles dernier cri", a déclaré le vice-commandant en chef de l'Armée de l'air et de la DCA biélorusses Igor Goloub, cité par l'agence.
Selon cette dernière, la troisième batterie est déployée au sein de la 120e brigade de missiles qui se trouve près de Baranovitchi (région de Brest).

Une batterie de missiles Tor-M2 se compose de quatre véhicules de combat. De cette manière, les militaires biélorusses disposent déjà de 12 véhicules de ce type.

Le commandant en chef de l'Armée de l'air et de la DCA biélorusses Andreï Gourtsevitch a annoncé qu'en février, des exercices seront organisés en Biélorussie, impliquant pour la première fois les missiles Tor-M2.

Conçu pour détruire les cibles de haute précision, le Tor-M2 est substantiellement plus performant en termes de portée pratique et doté d'une unité de feu comprenant deux fois plus de missiles que sa version précédente.

La Biélorussie continue de s'équiper de missiles sol-air russes Tor-M2
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 10:34

Source : APA 09/12/13

 

 

L’Azerbaïdjan a été l’un des principaux clients de Bélarus dans l'acquisition d'armes et d'équipements militaires entre 2002 et 2012.

 

Selon une enquête réalisée par l’APAsur la base du Registre des armes classiques des Nations Unies, au cours de 10 dernières années, l’Azerbaïdjan a pris la première place dans la vente de chars et d'artillerie de Bélarus, la troisième place dans la vente d'avions de combat, la deuxième place dans les véhicules blindés (60 BTR).

Selon le rapport, Bélarus a vendu 271 chars de combat aux pays étrangers, 56,4% ou 153 de cet indice appartient à l’Azerbaïdjan. Tous les chars achetés par l’Azerbaïdjan sont le modèle T-72.

 

A cette époque, le Bélarus a exporté 223 systèmes d'artillerie de divers calibre, dont 132 (59,1%) a été acheté par l’Azerbaïdjan.

120 de ces systèmes sont canon D-30, 12 - obusiers automoteurs 2S7 «Pion» de calibre 203 mm.

Le Bélarus a vendu également 11 Su-25 à l’Azerbaïdjan.

L’Azerbaïdjan a importé 153 chars de combat du Bélarus entre 2002 et 2012
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