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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:05

 Source : Ria Novosti 22/10/12

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Le président biélorusse Alexandre Loukachenko estime que les nombreux problèmes entravant la coopération entre les complexes militaro-industriels russe et biélorusse peuvent être résolus.

 "Il existe des problèmes dans nos relations, mais ils peuvent être réglés, et je tiens à les examiner sérieusement en vue d'engager une coopération stratégique entre les deux pays", a déclaré mardi le président biélorusse lors d'une rencontre à Minsk avec le vice-premier ministre russe chargé du complexe militaro-industriel Dmitri Rogozine.M. Loukachenko a rappelé avoir récemment évoqué la coopération technico-militaire lors d'un entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine à Sotchi. M. Rogozine a pour sa part souligné que les experts des deux pays avaient déployé des efforts substantiels afin de "nouer de nouveaux liens de partenariat stratégique" entre la Russie et la Biélorussie.

Selon le vice-premier ministre, l'orientation prioritaire de la coopération technico-militaire entre les deux pays consiste à "conjuguer leurs potentiels intellectuels et leurs ressources en matière de coproduction industrielle".

M. Rogozine a également fait savoir que des travaux d'envergure avaient été engagés en Russie dans le cadre du programme d'armements."Nous considérons ce programme non seulement comme un moyen de renforcer la capacité défensive de la Russie et de son allié, mais aussi comme une nouvelle tentative d'industrialisation du pays", a indiqué le vice-premier ministre. M. Loukachenko a à son tour déclaré qu'il comptait sur une coopération intense entre la Biélorussie et la Russie dans le domaine militaire.

"J'espère que les complexes militaro-industriels de nos pays fonctionneront au profit de notre défense commune", a conclu le chef de l'Etat biélorusse.

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 17:28

Source : Ria Novosti 17/10/12

 

La Biélorussie compte sur l'assistance de la Russie pour rééquiper son armée, a déclaré mardi à Minsk devant les journalistes le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

"Il est évident que nous manquons d'argent pour entretenir et moderniser le matériel. Et nous attendons beaucoup de la Russie", a reconnu M.Loukachenko.

Et de souligner que la Russie avait intérêt à ce qu'une armée biélorusse moderne et combative soit déployée sur sa frontière occidentale.

"Nous ne serons pas en mesure de nous défendre seuls, mais une telle armée sera aussi très utile à la Russie. L'Otan considère l'armée biélorusse comme la plus puissante et la mieux formée de l'espace postsoviétique", a poursuivi le président.

La Russie et la Biélorussie mènent une coopération militaire dans le cadre de l'Union Russie-Biélorussie, ainsi qu'au sein de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), qualifiée par certains analystes d'"Otan russe".

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 19:31

Source : Courrier International 10/10/12

 

 

Stepan Zakhartchenka a déserté de l'armée biélorusse il y a un an et trouvé refuge en Lituanie. Il avait subi des mauvais traitements et refusé de tirer sur ses compatriotes. Aujourd'hui, la République balte, membre de l'UE, s'apprête à l'extrader vers Minsk, alors qu'il risque la peine de mort.

 

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La Lituanie proclame sans relâche son attachement à la démocratie, mais ses déclarations ne sont d'aucune utilité quand des opposants au régime du président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, considéré comme le dernier dictateur d'Europe, demandent de l'aide à notre pays.

La Lituanie s'est malheureusement déjà illustrée en la matière, l'année dernière, lorsqu'elle a remis à la Biélorussie des informations concernant les comptes dans les banques lituaniennes du défenseur biélorusse des droits de l'homme Ales Bialiatski. Sur la base de ces données, la justice biélorusse l'a accusé de fraude ficale et envoyé quatre ans et demi derrière les barreaux après lui avoir confisqué ses biens. L'argent sur ces comptes devait servir à financer les activités de l'opposition.

 

Une balle dans la tête : c'est ce qui attend Stepan Zakhartchenka

Aujourd'hui, la Lituanie met une nouvelle fois sa réputation en jeu. Une balle dans la tête : c'est ce qui attend Stepan Zakhartchenka, un sergent de l'armée biélorusse qui, craignant pour sa vie, a fui l'année dernière en Lituanie. Le jeune homme avait refusé de signer un engagement à tirer sur ses compatriotes si des troubles massifs se produisaient en Biélorussie et que l'armée se révélât incapable de faire face aux émeutes.

Son entêtement a valu à Stepan Zakhartchenka d'être roué de coups, d'où sa décision de déserter. La Lituanie ne lui a pourtant pas accordé l'asile politique. Les fonctionnaires biélorusses l'attendent de pied ferme, prêts à l'accuser de désertion, de passage illégal de la frontière, de collaboration avec des services étrangers et de haute trahison.

“Si la justice biélorusse me juge, il s'agira d'une parodie de procès ou d'un huis clos, dénonce le jeune homme. Pas d'un procès. Ils me tueront, tout simplement, en déclarant qu'il s'agit d'un suicide ou d'autre chose. Cela se produit continuellement chez nous. Qui suis-je, moi ? Un général a été assassiné, et les journalistes disparaissent d'un jour à l'autre.”

Doté d'un physique fluet, Zakhartchenka ne ressemble en rien à un militaire servant dans les renseignements. Mais la facilité avec laquelle il a traversé les frontières témoigne de son habileté. Ni les gardes-frontières biélorusses, ni les lituaniens ne l'ont intercepté. Arrivé jusqu'à Vilnius, le jeune homme s'est rendu de lui-même à la police.

Pour servir dans l'armée, le jeune homme a interrompu ses études en Ukraine. “Quand je suis arrivé, j'ai même pensé à devenir professionnel. Je suis originaire de Gomel, à la frontière avec l'Ukraine, et je rêvais de devenir garde-frontière. Mais je n'ai pas réussi”, poursuit le réfugié

.

Violences quotidiennes dans l'armée biélorusse

Après quatre mois de service, le jeune homme a subi les premières violences. Ensuite, elles sont devenues quotidiennes. Ce n'étaient pas les autres soldats qui frappaient les plus faibles, mais les officiers, imbibés de vodka. Stepan assure qu'il aurait pu supporter les brimades, mais ce document selon lequel le soldat devait s'engager à tirer sur ses compatriotes en cas d'émeute a mis sa patience à bout. Pour avoir refusé d'y apposer sa signature, il a été une nouvelle fois frappé violemment et s'est retrouvé à l'hôpital.

“Je me suis enfui de la caserne. Je suis arrivé en taxi jusqu'à la voie rapide et ensuite une petite camionnette immatriculée en Lituanie m'a pris en stop jusqu'à la frontière. Le conducteur était étonné, mais a accepté de faire monter un déserteur jusqu'à la frontière”, se souvient Stepan, rapportant des événements qui remontent à plus d'un an.

“Les services biélorusses ont commencé à me chercher ici, en Lituanie”, explique-t-il, craignant pour sa sécurité. Pour lui, le refus de lui octroyer l'asile politique signifie que la république de Lituanie collabore ouvertement avec le régime d'Alexandre Loukachenko.

“On m'a refusé l'asile car déserter ne peut être considéré comme un argument pour l'obtenir. Pourtant, je n'ai pas fui à cause d'une rupture sentimentale ou par folie. J'ai tout simplement refusé de tirer sur mes compatriotes. Mais le département des migrations n'en a que faire”, s'énerve-t-il. Ses anciens camarades ne le soutiennent pas. Ils ont affirmé à la presse biélorusse que rien de tel ne s'est produit durant le service. Selon eux, le jeune homme est tout simplement faible et il n'a pas résisté psychologiquement.

“Mais vous savez bien comment fonctionnent les médias officiels en Biélorussie : on leur a intimé l'ordre de raconter ceci et cela”, réfute le réfugié.

Stepan Zakhartchenka espère, en rendant son histoire publique, un renversement de sa situation qui lui éviterait de retourner en Biélorussie.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 19:00

Source : 20minutes 20/09/12

 

La Biélorussie a démenti jeudi avoir eu l'intention de vendre des armes à la Syrie et d'avoir violé une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, après des sanctions imposées par les Etats-Unis contre une société d'Etat biélorusse. «Toutes les accusations du côté américain (..) sont infondées et fausses», a déclaré un porte-parole du ministère des Affaire étrangères biélorusse. Mercredi, le Trésor américain a fait savoir qu'il considérait désormais le Bureau des approvisionnements de l'armée et la société d'armements Belvnechpromservice basée en Biélorussie de contribuer à la prolifération des armes de destruction massive.

Selon le Trésor américain, le Bureau des approvisionnements de l'armée s'est organisé en mars 2011 pour recevoir des détonateurs utilisables dans des bombes aériennes à usage général de la part de Belvnechpromservice. «Ce n'est rien d'autre qu'une tentative de faire pression sur la Biélorussie pour sa position ouverte et de principe qui soutient une résolution pacifique du conflit intérieur à la Syrie», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Andreï Savinikh, à la presse. «La Biélorussie suit toujours les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

Les sanctions unilatérales des Etats-Unis vont à l'encontre de l'esprit d'une interaction constructive entre nations.» Au pouvoir depuis 1994, le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, adopte en général des positions semblables à la Russie sur les questions de politique internationale. La Russie est, avec la Chine, un des soutiens importants du président Bachar al Assad et fournit l'armée syrienne, engagée depuis 18 mois dans un conflit contre les rebelles, en équipements divers.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 19:23

Source : Le Figaro 02/09/12

 

Des milliers de fantassins et de cavaliers ont reconstitué dimanche la bataille mythique du 7 septembre 1812.

 

cfb13286-f510-11e1-b3e0-8eed4d7547bf-493x328À Stoudianka, hameau paisible de Biélorussie, composé d'isbas multicolores, l'obélisque en granit trône depuis 1962, sur la rive orientale de la Berezina. Encombrée d'herbes folles, la mythique rivière de l'automne 1812, paresse dans sa gangue de terre. Vissée sur la colonne, une plaque de marbre avertit le visiteur: «C'est ici que du 26 au 28 novembre 1812 l'armée russe, sous le commandement du maréchal Koutouzov, a fini d'écraser les troupes napoléoniennes. La mémoire vit éternellement sur les exploits des peuples de Russie qui ont défendu l'honneur et l'indépendance de leur pays.»

Vladimir Tishenko, qui arpente le coin depuis des années, ne décolère pas contre ce qu'il appelle une «falsification de l'histoire». «L'armée de Koutouzov n'a jamais écrasé personne», s'emporte cet ancien officier biélorusse à la retraite, devenu historien par passion, de surcroît incollable sur la retraite de Russie. Le coup de sang de Vladimir est justifié: c'est, contrairement aux idées reçues, à la suite d'une très adroite manœuvre de diversion des troupes napoléoniennes que celles-ci ont pu, il y a deux cents ans, traverser la Berezina, à hauteur de Stoudianka, là où le gué est plus étroit, échappant à un probable anéantissement. «C'est d'ailleurs un cavalier biélorusse qui a indiqué aux Français la passe de Stoudianka», précise Vladimir. Pendant que l'amiral russe Tchitchagov attendait la Grande Armée à Borissov, en aval de la rivière, les hommes du général Eblé érigeaient, sous la neige et dans un froid glacial, ces deux ponts légendaires qui allaient sauver une armée napoléonienne en déroute. Et, du coup, ôter la victoire définitive des mains d'Alexandre Ier.

De Nikita Khrouchtchev en 1962, à Vladimir Poutine aujourd'hui, le patriotisme grand-russe dicte ses lois. C'est de nouveau un «exploit» russe que le chef du Kremlin est allé, célébrer, dimanche, sur le champ de Borodino, assistant à une reconstitution de la bataille du 7 septembre 1812, prélude à la retraite de Russie et à la chute de Napoléon.

La mère des batailles

Il s'agit de la mère des batailles pour Moscou, qui l'a surnommée «guerre patriotique», en écho à la «grande guerre patriotique» de 1940-1945. Pourtant, ce jour de septembre, aucune des deux armées n'a pris l'ascendant sur l'autre. Pire, les troupes du tsar Alexandre se sont repliées, pour mieux attirer la Grande Armée dans le piège hivernal de Moscou. À l'époque, cette retraite suscita l'incompréhension de l'opinion publique russe. Désormais, l'épisode est oublié.

«Notre tâche est de faire de ce bicentenaire glorieux une fête nationale qui inspirerait à notre peuple de la fierté pour le pays et les exploits de nos ancêtres», a déclaré le chef de l'administration présidentielle russe, Sergueï Ivanov. Ce proche de Vladimir Poutine a appelé les autorités du pays à faire de cet anniversaire un instrument «d'éducation patriotique de la jeunesse».

Il y a deux cents ans, Borodino, située à deux cents kilomètres à l'ouest de Moscou, tout comme le petit hameau biélorusse de Stoudianka, faisait partie d'un grand empire russe dirigé par Alexandre Ier. Mais aujourd'hui, surtout depuis leur indépendance de 1991, les Biélorusses ne goûtent plus guère les commémorations patriotiques orchestrées par le puissant voisin. Vu de la capitale, Minsk, l'affrontement contre les troupes de Napoléon est plutôt assimilé à une «guerre civile». Uni à la Pologne catholique, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, le territoire biélorusse, partie intégrante du grand-duché de Lituanie, fut ensuite envahi par l'Empire russe. Pour une petite partie des Biélorusses, propriétaires et nobles polonais, Napoléon, qui s'était fait le garant de l'intégrité du royaume de Pologne, fut perçu comme un sauveur.

Selon Oleg Bukhovez, chef de la chaire de politologie à l'université de Minsk, près de 30 000 hommes combattirent aux côtés de l'empereur, contre 220 000 engagés auprès d'Alexandre Ier. Cette autre partie de la population épousait les valeurs orthodoxes professées à l'Est, considérant Napoléon comme un «Antéchrist». «Alors qu'à Varsovie, l'une des premières Constitutions au monde était adoptée, en Russie, le servage restait la règle», rappelle d'un ton amer, Vladimir Tishenko. C'est pourquoi, à l'obélisque de Stoudianka érigé par l'URSS de Khrouchtchev, l'historien de la Berezina préfère l'autre statue, installée en 2003 à l'entrée du village, qui figure «un soldat européen agonisant, nu, sans uniforme et sans nationalité».

Deux fois par an, accompagné de son fils de 14 ans, Vladimir Tishenko sonde les terres de la Berezina à l'aide de son détecteur de métaux, afin d'exposer, plus tard, les vestiges de la bataille, dans le musée municipal de Borissov. Là, sur une étagère, bourrée de livres consacrés à 1812, trône un buste de l'empereur des Français. Aucun, en revanche, du maréchal Koutouzov, décrit par les historiens occidentaux comme un fainéant.

Réconcilier les mémoires

«J'éprouve énormément de respect pour Napoléon», renchérit Alexandre Kouzin, chef de l'Union publique au sein du régiment de l'infanterie de Vitebsk, l'autre grande ville de Biélorussie située à l'est du pays. Une fois par an, cet ancien colonel de l'armée biélorusse enfile son uniforme de sous-lieutenant de l'armée tsariste, avec ses longues bottes noires, sa redingote et un large bicorne. Et s'embarque sabre au clair, dans les reconstitutions de bataille dont il raffole. Pour leur part, les touristes affluent à Beschekovitchi (est du pays), où l'empereur se reposa sous un chêne (coupé depuis peu) et dans la taverne de Smorgon (nord-ouest) où il oublia son tricorne.

Dans le but de réconcilier les mémoires de Minsk et de Moscou, l'Assemblée parlementaire de Russie-Biélorussie, organisa, début juillet, un voyage de la mémoire sur les traces de la Grande Armée et de l'empereur Alexandre, regroupant cent «cadets» - cinquante adolescents russes, cinquante Biélorusses - sélectionnés par leur institution. À la fin du voyage, à Polotsk (nord de la Biélorussie), sur les colonnes de la Berezina, les jeunes gens en uniforme militaire, cravate noire sur chemise blanche, déposèrent une gerbe sur le monument du soldat inconnu de la guerre de 1812. Un prêtre-figurant, en habits de l'époque, rendit hommage à la victime anonyme. L'après-midi, tous assistèrent, dans le quartier industriel de Polotsk, à la reconstitution des combats opposant les artilleurs polonais de la 17e division du maréchal Dombrowski, aux chasseurs de la 3e armée occidentale du général Langeron, un noble français autrefois engagé aux côtés de la Russie.

«Qui était Napoléon», demanda-t-on à Vitali: «Un génie militaire, un dirigeant éclairé, ou un despote sanguinaire?» - «Vous pourriez poser la même question à propos de Staline», répondit du tac au tac le jeune Russe de 14 ans. Ses camarades se sont esclaffés. Puis chaque groupe est monté dans son autocar: les Russes d'un côté, les Biélorusses de l'autre…

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 20:21

Source : Courrier International 29/08/12

 

  Des centaines de miliciens, gardes-frontières et spécialistes de la lutte anticriminelle biélorusses ont bénéficié, entre 2008 et 2011 d'une formation dispensée par la police allemande. Politiques et défenseurs des droits de l'homme commencent à réagir.

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“La police allemande a, entre 2008 et 2011, formé les forces de sécurité du président biélorusse Loukachenko”, révélait le quotidien de Munich Süddeutsche Zeitung (SZ) le 23 août. Des dizaines de policiers ont été formés en Allemagne, confirme le ministère de l'Intérieur, et plusieurs centaines de membres de la police des frontières, des cadres de la milice et des techniciens de la lutte anticriminelle ont été formés sur place par les fonctionnaires de la police allemande. En novembre 2010, des forces de sécurité biélorusses auraient même pu assister, comme observateurs, aux opérations de maintien de l'ordre lors des transports Castor de déchets nucléaires à Gorleben, en Basse-Saxe [qui donnent toujours lieu à des échauffourées avec les écologistes, et qui a fait plus de 500 blessés].

But de la formation : faire valoir le “comportement transparent et proche des citoyens de la police”. Toujours côté officiel, on indique que ces formations auraient “servi à rapprocher les méthodes de la milice biélorusses des standards de l'Union européenne, à l'exemple des forces allemandes”. L'enjeu majeur étant la Coupe du monde de hockey sur glace qui doit se tenir en Biélorussie en 2014.

Selon le ministère de l'Intérieur allemand, le projet a été mis sur pied avec le ministère  des Affaires étrangères allemand avant les élections biélorusses de 2010. “La coopération avec la police des frontières s'est poursuivie, même après la brutale répression qui s'est abattue sur les opposants biélorusses. Elle n'a pris fin que fin 2011”, précise la SZ.


“La coopération a bien fonctionné”, commente le quotidien berlinois alternatif Die Tageszeitung (TAZ) sur un ton d'ironie amère, mais, dans ce cas précis, il y a eu pour le moins des dérives. Premièrement, l'UE avait décrété des sanctions contre le régime biélorusse de 2006 à 2008 – ce qui interdit toute coopération. Deuxièmement, avoir invité des observateurs biélorusses à observer la sécurisation du transport Castor de 2010 – qui a fait plus de 500 blessés – est un comble quand on connaît les pratiques de la police biélorusse.” Enfin, ce qui est aussi “un scandale”, c'est de “former la police biélorusse des frontières. L'objectif de ces formations est de lutter contre l'immigration illégale loin des frontières allemandes. Tout est bon pour y parvenir.”

En Biélorussie, des représentants de l'opposition ont exprimé leur indignation. Le dirigeant du centre de défense des droits de l'homme Aide juridique à la population, Oleg Voltchek, a déclaré au site militant charter97.org : “Ce genre de coopération doit être débattu au niveau fédéral. Il y a une commission adéquate au sein du Parlement allemand. Je considère qu'il s'agit d'une initiative privée prise par quelques individus, et non le souhait de l'ensemble du gouvernement allemand d'aider les forces de l'ordre biélorusses... Tout cela est étrange, après l'écrasement des manifestations pacifiques de décembre 2010 et toutes les ‘marches silencieuses' [organisées par l'opposition en Biélorussie] ; cela ternira l'image du ministère allemand.”

“Nous avions le sentiment que tout le monde savait, en Europe, que les droits de l'homme sont bafoués en Biélorussie, poursuit le militant, qui  estime que "former les forces de l'ordre biélorusses à l'écrasement de manifestations est inadmissible” ; il estime toutefois que le programme de modernisation de la justice en Biélorussie dans le cadre du Partenariat oriental de l'Union européenne doit être maintenu.

Le site d'opposition Biélorousski Partizan a pour sa part repris les propos du député écologiste allemand au Parlement européen Werner Schulz, reprochant aux autorités de Berlin de ne pas avoir apporté d'éclaircissements immédiatement après les premières révélations dans la presse, et de “porter ainsi un lourd préjudice à la politique européenne vis-à-vis de la Biélorussie et à sa crédibilité”.

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 21:36

Source : Reuters / Le Monde

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a limogé mardi 31 juillet le chef de la défense aérienne, le général Dmitri Pakhmelkine, et le patron des gardes frontières, le général Igor Ratchkovski, victimes d'un raid d'ours en peluche.   

Le 4 juillet, un avion affrété par une société suédoise a pénétré dans l'espace aérien biélorusse et a largué huit cents "nounours" près de la ville d'Ivenets. Chaque ours en peluche portait un message invitant les autorités de Minsk à respecter les droits de l'homme.

Les autorités biélorusses avaient finalement ouvert une enquête sur l'incident datant du 4 juillet, alors que des vidéos montrant des images de l'avion survolant une ville biélorusse circulaient sur Internet.

 

Dans un communiqué publié mardi, le service de presse de la présidence précise que les généraux Dmitri Pakhmelkine et Igor Ratchkovski ont été limogés "pour avoir failli dans leur mission de protection de la sécurité nationale".

 

D'autres responsables ont également été sanctionnés, ajoute la présidence.

 

Le lâché d'ours en peluche, organisé par une agence de publicité suédoise, avait été suivi avec une grande attention en Biélorussie bien que peu d'informations sur l'incident aient été révélées à l'origine, sauf par les médias suédois. Les autorités avaient toutefois procédé à l'arrestation de deux personnes au cours de l'enquête : le réalisateur Sergei Basharimov et l'étudiant en journalisme Anton Suryapin, retenant les deux hommes dans une prison de Minsk pendant plusieurs semaines.

 

 

Au pouvoir depuis 1994, Alexandre Loukachenko, critiqué pour son style autocratique, s'était interrogé jeudi dernier sur les carences des services de sécurité dans cette affaire. "L'avion a été repéré à temps, pourquoi donc n'a-t-il pas été intercepté? (...) Les coupables auront à rendre des comptes", avait-il dit.

 

Article précédent sur le même sujet

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 22:12

Source : Ria Novosti 12/07/2012

 

Le ministère lituanien des Affaires étrangères a qualifié d'insinuation l'information publiée jeudi par le Comité de sécurité d'Etat de la Biélorussie sur le démantèlement d'une antenne de renseignement lituanien. "Cette information ne correspond pas à la réalité. De telles insinuations des services secrets du pays voisin ne contribuent guère à l'amélioration des relations bilatérales", a déclaré à RIA Novosti Mindaugas Lašas, porte-parole de la diplomatie lituanienne.

Le KGB de la Biélorussie a annoncé jeudi que ses collaborateurs avaient interpellé M."F", chef d'antenne du renseignement militaire lituanien en Biélorussie, et ses agents biélorusses pris en flagrant délit de transfert d'informations top secret, et qu'il s'agissait dans ce cas précis d'un délit passible de 7 à 15 ans de prison.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 11:00

Source : Euronews.net 03/07/12

 

 


 

 

Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, lors d’un défilé militaire le 3 juillet 2012 dans la capitale Minsk, a mis en garde contre les tentatives de “Révolution de couleur” dans son pays, en référence à la Révolution orange qui a eu lieu en 2005 chez son voisin ukrainien. 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 21:04

Source : Euronews.net

photo : © AFP/ GIANLUIGI GUERCIA

 

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Dans le box des accusés d’un tribunal militaire libyen : 19 Ukrainiens, 3 Bélarusses et un Russe. Ils sont accusés d’avoir été des mercenaires à la solde de Mouammar Kadhafi. Le verdict tombe : 10 ans de prison avec travaux forcés et perpétuité pour le leader présumé. Les 24 hommes auraient préparé des lance-missiles pour viser des avions de l’Otan pendant le conflit libyen. “Nous allons continuer nos efforts en faisant appel de cette décision. Notre objectif est de rapatrier ces citoyens dans leurs pays”, a déclaré Mykola Nahornyi, l’ambassadeur ukrainien à Tripoli. Celui-ci a ajouté que les accusés avaient été contraints de travailler avec le régime de Kadhafi sous la menace des armes et qu’ils étaient en Libye pour travailler pour une société pétrolière. Kiev demande que ses ressortissants soient libérés ou au moins qu’ils purgent leur peine en Ukraine.

 

 Voir article précédent sur le sujet

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