Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 19:54
Natallia Radzina, rédactrice en chef du site Charter 97.

Natallia Radzina, rédactrice en chef du site Charter 97.

Source : France 24 24/02/14

 

 

Natallia Radzina est une journaliste bélarusse exilée en Pologne et une ancienne prisonnière politique. Selon elle, la révolte ukrainienne est synonyme d’espoir pour le peuple bélarusse opprimé.

 

Natallia Radzina regarde son interlocuteur d’un œil perçant, trahissant une incontestable détermination. Rédactrice en chef de Charter 97, un site bélarusse d’actualité basé en Pologne, et travaillant grâce à un réseau de correspondant anonymes, elle a payé cher sa liberté d’expression. Après l’élection présidentielle de 2010 au Bélarus, au cours de laquelle Alexandre Loukachenko a été réélu - en toute opacité - pour la quatrième fois consécutive, la journaliste a été interpellée, enfermée pendant un mois et demi dans les prisons des services de sécurité intérieure (KGB), puis assignée à résidence dans l’attente d’un procès. Juste avant sa comparution, la jeune femme a fui vers la Russie, où elle a vécu dans la clandestinité pendant quatre mois, avant de trouver refuge, avec l’aide de l’ONU et des États-Unis, en Pologne, pays où elle réside et travaille actuellement.

Bonne connaisseuse de la politique des pays de la Communauté des États indépendants (CEI), l’ancien bloc soviétique, elle livre, pour FRANCE 24, son interprétation de la révolte ukrainienne.

FRANCE 24 : En tant que Bélarusse, quelle lecture régionale faites-vous de la révolte ukrainienne ?

Natallia Radzina : À Charter 97, nous avons travaillé jour et nuit pour supporter le peuple ukrainien, nous n’avons pas dormi et avons participé très activement au mouvement. Des Bélarusses sont allés sur Maïdan, il y a même eu une victime Bélarusse : Mikaïl Zhiznevsky, qui est mort sur la place de l’Indépendance, à Kiev. Pour nous, Bélarusses, ce qui s’est passé en Ukraine provoque l’espoir de changement dans notre pays.

Maintenant, il est important que l’Europe se pose la question de savoir comment le dictateur Ianoukovitch a pu s’installer au pouvoir en Ukraine. À mon sens, tout a commencé par le Bélarus, où s’est installée la première dictature de l’ère post-soviétique dans cette région d’Europe, celle d’Alexandre Loukachenko, en 1994. Ça a été aussi contagieux qu’un virus. La dictature a contaminé l’Ukraine. Et cela n’a été rendu possible que parce que l’Europe ferme les yeux sur ce qui se passe dans notre pays. Chez nous, un certain nombre de leaders de l’opposition ont été tués. En vingt ans, des centaines de prisonniers politiques ont été enfermés et des milliers de personnes ont été victimes du système répressif. Dans notre pays, on tue les journalistes.

F24 : Vous-même avez été victime de cette répression…

N.R : Oui. En 2010, nous avons eu une soi-disant élection présidentielle en Bélarus. Tous les candidats indépendants ont été arrêtés. J’ai été interpellée en même temps que ces personnalités politiques, en tant que rédactrice en chef du site d’information le plus populaire au Bélarus. Trois mois avant mon arrestation, le fondateur de notre site a été tué, il s’appelait Oleg Bebenine. J’ai été emprisonnée dans les prisons du KGB, notre service de sécurité intérieure, et j’ai pu voir de mes propres yeux dans quelles conditions sont détenus les prisonniers politiques. Cela n’a pas changé depuis l’époque soviétique. La prison dans laquelle j’étais incarcérée a été construite sous Staline. On y tuait les gens d’une balle dans la tête dans les couloirs. Les opposants sont toujours maintenus dans les mêmes cellules, dans des conditions effroyables, et y sont torturés.

F24 : La répression s’exerce-t-elle de la même manière en Ukraine ?

N.R : La répression en Ukraine porte absolument la même signature. Les enlèvements, les meurtres, les agressions… Ce sont les mêmes méthodes qu’au Bélarus. Chez nous aussi on attaque les gens, on les amène hors de la ville et on les frappe. Au Bélarus, il y a ce qu’on appelle des escadrons de la mort, des services de police qui assurent la répression contre les opposants politiques, ils en ont fait leur spécialité.

F24 : À votre avis, le virus de la révolte se répandra-t-il, comme celui de la dictature, à travers les pays encore dans la sphère d’influence russe?

N.R : J’espère qu’il se répandra dans la région, mais l’Ukraine jouissait de plus de liberté que le Bélarus quand les manifestations ont débuté. Pendant deux mois, le peuple a pu mettre en marche sa révolution ! Au Bélarus, c’est impensable. On ne peut pas installer une tribune, mettre les hauts-parleurs et organiser des rassemblements populaires sur une place pendant deux mois. Nous avons une loi qui nous interdit de nous réunir à plus de trois personnes. C’est une sorte d’état d’urgence permanent, un état de guerre, un couvre-feu. Aucune activité d’opposition n’est possible dans notre pays. Si vous venez à Minsk, vous visiterez une ville calme. Mais la vie politique est inexistante dans cette ville, on n’a pas le droit de penser.

Le Bélarus est un exemple d’une dictature répressive. Et l’Occident ferme les yeux pour préserver le calme. Loukachenko a ainsi pu serrer la vis jusqu’à rendre toute opposition impossible. L’Europe a décidé de sanctions au niveau de l’attribution des visas et le gel des avoirs. Mais ces actions sont dérisoires. Si l’Europe le souhaitait réellement, elle pourrait faire pression sur Loukachenko, notamment au niveau de ses échanges commerciaux, le marché des hydrocarbures et du potassium, source importante de revenus pour le Bélarus.

F24 : Comment vos lecteurs réagissent-ils aux récents événements en Ukraine ?

N.R : La propagande russe a fait un véritable travail de désinformation à travers les médias. Au Bélarus et en Russie, les chaînes locales, régionales sont toutes contrôlées par le pouvoir. Tous les faits sont interprétés à la sauce officielle. Sur ces chaînes, ceux qui se trouvaient sur Maïdan étaient traités de terroristes, d’extrémistes et de bandits.

En revanche, les gens qui ont accès à Internet et cherchent d’autres sources d’information sur ce qu’il se passe en Ukraine comprennent que c’est le peuple qui lutte pour sa liberté, pour des valeurs européennes.

Les articles que nous publions inspirent ceux qui sont prêts à agir, partout dans la région. Je suis certaine qu’il y aura des changements au Bélarus, surtout qu’actuellement la situation économique du pays se dégrade, ce qui pourrait donner une impulsion complémentaire au changement. Sauf si l’Europe se précipite pour sauver la situation économique et soutenir le dictateur. L’Europe en est capable ! Pour elle, ce qui prime, c’est sa tranquillité et sa stabilité.

F24 : Comment appréhendez-vous les prochains mois en Ukraine ?

N.R : Je pense que le pays va faire en sorte de limiter les pouvoirs du président. Et dans ce cas, l’élection présidentielle prévue en mai sera réellement démocratique. L’Ukraine a des chances de redevenir un vrai pays européen libre. L’Ukraine a gagné ce droit. Tous ces changements qui ont eu lieu en dans le pays sont le mérite exclusif du peuple ukrainien.

En tant qu’ancienne prisonnière politique, je suis ravie que Ioulia Timochenko ait pu être libérée de prison. Elle n’est pas une blanche colombe, c’est une femme politique qui a ses péchés, et j’aurais quelques questions à lui poser. Mais elle est aimée du peuple ukrainien. Est-ce qu’il lui pardonnera les casseroles qu’elle traîne [concernant, notamment, l'origine de sa fortune et ses relations d'affaires sulfureuses au début des années 90, NDLR] ? Il me semble qu’il est primordial que le peuple ukrainien prenne sa décision en se posant une question fondamentale : qu’est-ce qui est important ? Le bien général de l’Ukraine ou le règlement de ses litiges personnels ? Il faut, je pense, mettre en avant l’intérêt général du pays.

F24 : Et que pensez-vous de Vitaly Klitschko, l’un des leaders du mouvement de révolte ?

N.R : Je pense que c’est un homme très sincère. Quand je l’ai rencontré pendant les protestations, il m’a paru être un vrai patriote, animé d’une réelle envie de changement. Sur Maïdan, il s’est révélé être courageux, être un vrai leader qui prend des décisions rapidement, qui s’engage et qui est responsable.

F24 : L’Europe considère les partis d’extrême droite, qui ont joué un rôle important dans la révolte ukrainienne, d’un œil circonspect, notamment le parti Svoboda, dont les membres continuent de commémorer la création, en 1943, d’une brigade SS. Qu’en pensez-vous ?

N.R : Avant la révolution ukrainienne, j’avais un avis très péjoratif sur ce parti. Mais sur Maïdan, le parti Svoboda s’est révélé être un parti très digne, ses militants se sont battus avec courage. J’ai fait la connaissance de Vitaly Portnikov, un journaliste et analyste très renommé, juif et homosexuel notoire. Il était sur Maïdan avec Oleg Tiagnibok [leader de Svoboda, NDLR]. Le parti Svoboda lui a montré beaucoup de respect. Vitaly m’a dit que ces gens-là étaient capables de s’intégrer dans le mode de pensée européen et avaient l’envergure pour devenir un parti européen.

Repost 0
Published by bielorussie - dans Opposition
commenter cet article
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 22:42

Source : RFI 26/01/14

 

 

Des milliers de personnes, dont les leaders de l'opposition, ont assisté ce dimanche 26 janvier au service funèbre en hommage à un jeune manifestant tué mercredi lors de violents heurts avec les forces de l'ordre. L'opposition dit aujourd’hui rester « mobilisée » et ce
malgré la proposition du président Ianoukovitch d'offrir le poste de Premier ministre à l'un des leaders de la contestation.

Le chœur entame le dernier chant de l’office des funérailles. Sous les ors et les fresques de la cathédrale Saint-Michel, des centaines de personnes, parmi lesquelles les trois chefs de l’opposition, cierge à la main, attendent de pouvoir s’incliner devant le cercueil de Mikhaïl Jiznévski. C'est le cas aussi de Natalia Sergueevna : « Il s’était enfui de sa Biélorussie, parce qu’il n’y a pas de liberté là-bas, parce que c’est la dictature. On a eu un jeune Arménien tué, ce jeune Biélorusse et un Ukrainien. Peut-être que c’est symbolique, sur le territoire de l’ex-Union soviétique, les gens continuent de se battre pour leur liberté. »

Après la cérémonie religieuse, l’hommage civil. Le cercueil ouvert, recouvert d'un drapeau nationaliste biélorusse, blanc rouge blanc, est porté sur la place de l’Indépendance et rue Grouchevski, là où le jeune militant a été tué par balle. Des centaines d’hommes casqués, cagoulés, armés de bâtons forment un long cortège pour l’accompagner. Parmi eux, Grigori Iakimovitch : « Nous accompagnons un héros vers sa dernière demeure. Je le connaissais personnellement. Il habitait dans une tente là-bas. N’importe qui ici aurait pu se retrouver à sa place, et moi aussi. »

Une fois le cercueil parti, les hommes casqués retournent à leurs postes, sur les barricades en scandant : « Gloire à l’Ukraine, gloire aux héros ! »

Le jeune homme de nationalité bélarusse qui, selon l'un de ses amis, aurait eu 26 ans ce dimanche, est mort par balle mercredi lors des scènes de guérilla urbaine, inédites en deux mois de contestation en Ukraine, dont la capitale a été le théâtre ces derniers jours.

Le cercueil ouvert, recouvert du drapeau nationaliste biélorusse, est porté sur la place de l’Indépendance et rue Grouchevski, là où le jeune militant biélorusse a été tué par balle.

Le cercueil ouvert, recouvert du drapeau nationaliste biélorusse, est porté sur la place de l’Indépendance et rue Grouchevski, là où le jeune militant biélorusse a été tué par balle.

Ukraine : journée de deuil à Kiev, hommage au biélorusse tué sur la place Maïdan
Repost 0
Published by bielorussie - dans Opposition
commenter cet article
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 18:10
Un ressortissant biélorusse tué sur la place Maïdan en Ukraine

Source : Charter97 22/01/14

 

 

Le nom d'un ressortissant biélorusse tué à Kiev a été révélé.

d'après les rapports de médias ukrainiens, la victime biélorusse est Mikhail Zhyzneuski. Il était membre de l'équipe d'opposition de Vitali Klitschko, l'ancien boxeur ukrainien figure de l'opposition. Ce ressortissant vivait dans la ville de Bila Tserkva.

Le site d'information biélorusse charter97.org l'a appris de Iryna Piatrová, une militante de la campagne civile "Biélorussie européenne", elle a rencontré Mikhail Zhyzneuski, 25 ans, durant les manifestations pro-UE. Il avait ensuite quitté la Biélorussie pour l'Ukraine en 2006 en raison de problèmes quant à sa participation aux actions de l'opposition biélorusse.

Zhyzneuski avait vécu à Gomel avant son départ pour l'Ukraine. A Kiev, il était membre de l'unité de défense Maidan et vivait dans le camp des protestataires.

Les forces spéciales et la police ont commencé une opération brutale rue Grushevsky à Kiev tôt ce matin. La police a attaqué les barricades. Des coups de feu ont été entendus au cours de l'attaque. Les policiers se sont approchés des bus, qui avaient été brûlés il y a deux jours. Des vidéos montrent des manifestants qui tentent de fuir et des policiers arrêtant et battant les opposants.

Au moins trois personnes seraient mortes dans les affrontements. Deux manifestants, parmi eux, l'activiste Sergei Nigoyan, ont été abattus par la police. Un autre manifestant est mort à l'hôpital après une chute du haut du stade.

Un ressortissant biélorusse tué sur la place Maïdan en Ukraine
Repost 0
Published by bielorussie - dans Opposition
commenter cet article
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 22:30

Source : Reporters sans Frontières 20/12/13

 

 

Reporters sans frontières s’inquiète du harcèlement dissimulé auquel se livre le pouvoir bélarusse contre les médias critiques. Le 18 décembre 2013, les autorités de Slonim (ouest du pays), ont enjoint au personnel de la rédaction de l’hebdomadaire indépendant Gazeta Slonimskaïa de quitter ses locaux avant le 1er janvier 2014, alléguant la non-conformité du bâtiment aux normes anti-incendie.

« Bien qu’apparemment liée à des questions de sécurité, l’expulsion de Gazeta Slonimskaïa de ses bureaux éveille de forts soupçons. Le Bélarus est un Etat où sévit une persécution permanente contre les médias indépendants. Nous craignons que derrière cette injonction se cache une volonté d’étouffer la voix d’un des rares journaux locaux réputé pour son indépendance d’opinion. Nous appelons les autorités bélarusses à la transparence et au respect de la liberté de l’information », a déclaré Reporters sans frontières.

Le rédacteur en chef du journal, Viktar Vladashchuk, est convaincu que cette expulsion n’est que la dernière en date des manœuvres gouvernementales visant à réprimer les médias critiques. La rédaction de Gazeta Slonimskaïa travaille depuis 2008 dans un deux-pièces qu’elle loue à la société privée Partner Slonim. Même s’il exprime sa confiance en l’avenir du journal, le rédacteur en chef souligne l’urgence pour son équipe de trouver de nouveaux locaux afin d’éviter toute interruption du tirage.

« Je sais que l’administration locale a tenté à maintes reprises de convaincre le propriétaire de nous mettre à la rue, déclare Viktar Vladashchuk. Mais ce dernier s’y est toujours refusé. En octobre, les autorités ont envoyé les pompiers contrôler les locaux. Suite à une longue inspection qui s’est conclue en novembre, ceux-ci ont donné l’instruction d’évacuer le deuxième étage [où se trouve la rédaction du journal]. »

Un cadre de Partner Slonim a confirmé à Reporters sans frontières que les pompiers avaient interdit à la compagnie de louer le deuxième étage du bâtiment car la structure ne serait, paraît-il, pas conforme avec les normes anti-incendie en vigueur. Il a cependant précisé que cette disposition ne visait pas spécifiquement Gazeta Slonimskaïa, mais également tous les autres locataires du deuxième étage.

D’après Viktar Vladashchuk, depuis sa fondation en 1997, Gazeta Slonimskaïa a toujours été perçue par les autorités comme la voix de l’opposition. « Nous avons toujours fait notre travail [...] en écrivant sur de simples citoyens bélarusses, sur l’habitant de Slonim moyen. Depuis notre tout premier numéro, les autorités locales se sont montrées mécontentes de notre couverture », témoigne-t-il à Reporters sans frontières.

Hebdomadaire local tiré à un peu plus de 6 000 exemplaires, Gazeta Slonimskaïa a été exclu du système d’abonnement et de distribution d’Etat en 2006. Il a néanmoins réussi à survivre en établissant son propre réseau.

Le Bélarus occupe la 157e place sur 179 dans le classement mondial 2013 de la liberté de la presse, établi par Reporters sans frontières.

Biélorussie : un média expulsé de ses locaux pour "raisons de sécurité"
Repost 0
Published by bielorussie - dans Opposition
commenter cet article
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 23:20

Source : 20 minutes 28/11/13

 

 

L'action exemplaire de Preethi Herman a été récompensée par la région Alsace. Dans le cadre du Off du Forum mondial de la démocratie, la directrice de campagne de change.org – plus grande plateforme de pétitions au monde – en Inde a reçu le Prix alsacien de l'engagement démocratique du conseil régional, mercredi.

La région soutient également trois personnalités dont les droits fondamentaux ont été mis en péril : Yamina Thabet, présidente de l'association tunisienne de soutien des minorités, et deux hommes politiques en détention : l'opposant biélorusse Nikolaï Statkevitch et l'Azerbaïdjanais Ilgar Mammadov.

Ales Bialiatski, Nikolaï Statkevitch (au centre) et Eduard Lobau figuraient dans la short-list des nomminés du Prix Sakharov 2013

Ales Bialiatski, Nikolaï Statkevitch (au centre) et Eduard Lobau figuraient dans la short-list des nomminés du Prix Sakharov 2013

Repost 0
Published by bielorussie - dans Opposition
commenter cet article
3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 19:03

Source : Ria Novosti 2/12/13

 

 

Les chefs de file de partis d'opposition biélorusses et ukrainiens ont convenu de coopérer, a annoncé lundi à RIA Novosti le président du Parti civil uni biélorusse Anatoli Lebedko.

"Nous nous sommes mis d'accord pour échanger des idées et des propositions en vue de parvenir à une meilleure interaction", a fait savoir l'interlocuteur de l'agence à l'issue du sommet Partenariat oriental qui s'est déroulé à Vilnius.

Dans le cadre du sommet, M.Lebedko et le président du Front populaire biélorusse Alexeï Ianoukevitch se sont entretenus avec le leader de la fraction parlementaire du parti ukrainien Batkivchtchina Arseni Iatseniouk et le chef de file du parti Oudar Vitali Klitschko.

"A mon avis, nous avons à présent plusieurs arguments en faveur d'une coopération entre les partisans du choix européen, en Ukraine comme en Biélorussie. Nous avons besoin de solidarité et de soutien mutuel", a indiqué l'opposant biélorusse.

Ces déclarations interviennent sur fond de vastes manifestations populaires en Ukraine déclenchées par la décision de Kiev de suspendre le processus d'association avec l'Union européenne. Les protestataires réclament la démission du gouvernement en place et la destitution du président Viktor Ianoukovitch.

Dimanche 1er décembre, jusqu'à 500.000 pro-UE se sont rassemblés dans le centre de la capitale ukrainienne pour exiger que les autorités reviennent sur leur décision. La manifestation a dégénéré en désordres, les protestataires ayant pris le contrôle des locaux de la mairie de Kiev.

Le président du Parti civil uni biélorusse Anatoli Lebedko

Le président du Parti civil uni biélorusse Anatoli Lebedko

Repost 0
Published by bielorussie - dans Opposition
commenter cet article
14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 17:54

Source : Reporters sans Frontières 14/11/13

 

Reporters sans frontières s’inquiète des répercussions de récentes réformes législatives sur la liberté de l’information en Biélorussie. L’adoption de la loi « relative à la répression de l’extrémisme » a ouvert la voie à de nouvelles manifestations de censure et autocensure, qui risquent de restreindre davantage la très faible marge de manœuvre dont disposent les médias.

« Par condamnation directe ou, plus indirectement, par l’instauration d’un climat de méfiance portant à l’autocensure, le pouvoir biélorusse réalise ses velléités d’annihilation du journalisme critique. Nous rappelons que la liberté de l’information est un droit fondamental et que par conséquent les gouvernements doivent impérativement garantir et protéger son respect. Nous exhortons les autorités biélorusses à revoir leur attitude vis-à-vis des médias indépendants » a déclaré Reporters sans frontières.

Fin octobre, la maison d’édition Karandash a refusé de réaliser une commande pour la section locale de Radio Free Europe/Radio Liberty, arguant du « caractère extrémiste » du média. Le contenu de la commande ne portait pas pourtant sur des sujets compromettants : RFE/RL demandait l’impression de cartes d’un cimetière de Minsk indiquant la localisation des tombeaux d’éminentes personnalités de l’histoire biélorusse, dans le cadre de la fête nationale. Cependant, Karandash a interprété l’initiative comme un acte visant fomenter des agitations anti-gouvernementales.

Cette affaire confirme le succès des mesures prises par les autorités dans le but d’instiller un sentiment de méfiance et crainte autour du journalisme indépendant. L’accusation d’extrémisme a été utilisée à nombreuses reprises au cours des dernières années, avec des conséquences plus ou moins graves pour les médias et les maisons d’édition.

La condamnation du concours de photojournalisme indépendant Bélarus Press Photo et de l’éditeur de ses albums est un exemple particulièrement marquant. Le 18 avril 2013, le tribunal du district d’Ochmiany (région de Hrodna, à l’ouest du pays) a déclaré « extrémiste » l’album photo reprenant les clichés primés par l’édition 2011. En vertu de cette qualification, les juges ont ordonné la destruction des quarante-et-un exemplaires de l’album ; ainsi que la condamnation des photographes Ioulia Darachkevitch (Юлия Дарашкевич) et Vadim Zamirovski (Вадим Замировский), co-organisateurs du concours « Belarus Press Photo », et d’Alexandre Vasioukovitch (Александр Васюкович), vainqueur de son édition 2011, à une amende de 217 500 roubles bélarusses (soit environ 20 euros).

Six mois plus tard, la maison d’édition des albums de Bélarus Press Photo 2011,la Łohvinaŭ Publishing House, a été privée de sa licence par les autorités judiciaires, satisfaisant ainsi la requête du Ministère de l’Information.

(voir article sur ce sujet)

La loi « relative à la répression de l’extrémisme » a été adoptée par la Chambre des représentants (le Parlement) le 14 décembre 2006 et aussitôt promulguée par le président Alexandre Loukachenko, le 4 janvier 2007. Elle démontre la volonté d’exploitation du terme « extrémisme » à des fins politiques et autoritaires.

L’article 1 définit comme « extrémistes » l’organisation, la préparation et la réalisation d’activités de dénigrement de l’honneur et de la dignité du pays, ainsi que de celles qui appellent au hooliganisme et au vandalisme pour des motifs politiques et idéologiques. Le procureur général de la République est habilité à suspendre toute activité qu’il estime extrémiste et à saisir la Cour suprême afin qu’elle reconnaisse le caractère extrémiste des actions en question et qu’elle interdise les activités et ferme les locaux de l’organisation responsable (articles 11 et 12). La diffusion de matériel extrémiste est prohibée dans les médias de masse et celui-ci doit être détruit (article 14).

Grace à ces dispositions, les autorités disposent aujourd’hui d’un dispositif législatif leur permettant de renforcer davantage leur entreprise de répression du journalisme indépendant.

La Biélorussie criminalise le journalisme indépendant considéré comme "activité extrémiste"
Repost 0
Published by bielorussie - dans Opposition
commenter cet article
20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 22:11

Source : ActuaLitté 19/10/13

 

 

Condamné pour avoir publié un livre de photographies.

 

L'éditeur biélorusse Lohvinau Publishing House vient de se voir retirer sa licence lui permettant d'imprimer des ouvrages. Ihar Lohvinau, qui dirige cette maison, aurait été victime de la censure et c'est un album de photographies qui serait particulièrement dans le collimateur du gouvernement. Belarus Press Photo 2011 a été reconnu comme étant une publication extrémiste.

Pour tenter de se sortir de cette affaire, Ihar Lohvinau va présenter un recours devant le ministre biélorusse de l'information, rapporte le site Eurobelarus. Mais en sachant que c'est iliya Ananich , adjoint du ministre de l'Information, qui a signé le document retirant à l'éditeur sa licence, il est difficile de croire à un retournement de situation.

Cependant, l'avocat de M. Lohvinau consteste jusqu'à la régularité de la mesure prise à l'encontre de son client. L'éditeur biélorusse a par ailleurs reçu le soutien de l'Union internationale des éditeurs (UIE).

 

Article précédent sur le même sujet

La censure s'abat sur un éditeur biélorusse
Repost 0
Published by bielorussie - dans Opposition
commenter cet article
20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 21:35

Source : La Voix de la Russie 19/10/13

 

La police de Minsk a arrêté des journalistes qui sont venus à la gare pour rencontrer le dirigeant de l'opposition, Pavel Sieviaryniets, libéré de prison.

 

Au total, 6 personnes ont été amenées au bureau de police, ont rapporté les médias. On a appris que l’ex-candidat à la présidentielle Vitali Rymasheuski, a été également détenu.

Sieviaryniets a purgé une peine de trois ans, à laquelle il a été condamné pour avoir participé à des rassemblements de protestation après les élections présidentielles du 19 décembre 2010.

 

Article précédent sur le même sujet

illustration

illustration

Repost 0
Published by bielorussie - dans Opposition
commenter cet article
20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 21:27

Source : L'Express 19/10/13

 

L'opposant bélarusse Pavel Severinets, arrêté en décembre 2010 et qui purgeait une peine de travail forcé, a annoncé à l'AFP avoir été libéré samedi.

 

Pavel Severinets, 36 ans, avait été arrêté le 19 décembre 2010 lorsque des milliers de personnes avaient manifesté contre la réélection du président de cette ancienne république soviétique, Alexandre Loukachenko, que les Occidentaux qualifient souvent de "dernier dictateur d'Europe". 

L'opposant avait été arrêté avant d'avoir pu rejoindre la manifestation, accusé d'"organisation de troubles massifs" et condamné en mai 2011 à trois ans d'un régime de semi-liberté et de travail forcé dans un village éloigné. 

"On m'a libéré à trois heures du matin, pour que personne ne puisse venir me chercher. On m'a amené à la gare sans même me laisser téléphoner", a-t-il déclaré à l'AFP. 

Une trentaine de personnes l'attendaient néanmoins à la gare de Minsk à sa descente du train, mais ces personnes, dont six journalistes, ont été interpellées par la police, a-t-il dit. 

Toutes ont été libérées après le départ de l'opposant. 

Après la libération de Pavel Severinets, neuf opposants également considérés par Amnesty International comme des prisonniers de conscience restent encore emprisonnés au Bélarus, dont l'ancien candidat à la présidentielle Mikola Statkevitch et le défenseur des droits de l'Homme Ales Beliatski. 

Pavel Severinets le 16 mai 2011

Pavel Severinets le 16 mai 2011

Repost 0
Published by bielorussie - dans Opposition
commenter cet article

Présentation

  • : Actualité de Biélorussie
  • Actualité de Biélorussie
  • : Jeune passionné par l'Europe de l'Est, je prends le temps de réunir l'essentiel de l'actu francophone sur la Biélorussie. L'objectif éviter que ce pays reste "un trou noir informationnel"...
  • Contact

Recherche

Catégories

devenir contributeur du blog ? Inscrivez-vous !

rendez-vous à la rubrique contact