Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 12:52

Source : Le Monde 21/02/14

 

 

Avant l'Ukraine, un autre pays de l'ex-URSS, la Biélorussie, a été le premier à se voir infliger des sanctions par l'Union européenne (UE). Dix ans après leur adoption, le bilan est pour le moins mitigé.

 

Les sanctions n'ont ni enrayé la mainmise du président Alexandre Loukachenko, aux commandes depuis vingt ans, ni affaibli les réseaux industriels opaques qui soutiennent son pouvoir autoritaire. Malgré une montée en puissance depuis 2004, « les sanctions n'ont pas conduit à une ouverture du régime », constate Joerg Forbrig, spécialiste de l'Europe de l'Est au bureau berlinois du German Marshall Fund, un centre de réflexion transatlantique.

Souvent présentée comme la dernière dictature d'Europe, ne tolérant aucune contestation, la Biélorussie n'était pas dans une situation comparable à celle de l'Ukraine aujourd'hui lorsque les premières mesures de l'UE ont été adoptées. Elles sont intervenues dans la foulée du référendum truqué du 17 octobre 2004, autorisant l'homme fort de Minsk à rester au pouvoir ad vitam aeternam en abrogeant les limites au nombre de mandats présidentiels.

A l'époque, ces premières sanctions (interdiction de visa et gel des avoirs détenus dans l'UE) ne visaient que la garde rapprochée de Loukachenko. Le cercle des personnes dans le collimateur a ensuite été étendu après les violentes répressions lors des élections muselées de mars 2006. Mais, à la suite de la libération d'une poignée de prisonniers politiques, les Européens ont suspendu leurs sanctions, en 2008.

Quelques mois auparavant, à l'automne 2007, les Etats-Unis sont entrés dans la danse et ont imposé des sanctions contre des entreprises proches du clan Loukachenko, dans le secteur pétrolier et chimique. L'Europe emboîte le pas à la suite d'une nouvelle mascarade électorale en décembre 2010, une fois de plus accompagnée de rafles d'opposants.

DÉFINIR L'OBJECTIF

Ce dernier dispositif, toujours en vigueur, frappe 232 personnes associées au pouvoir et à son appareil sécuritaire : le président, les hiérarques du ministère de l'intérieur, les responsables des commissions électorales, des juges, etc. Ces sanctions concernent également 25 entreprises aux ramifications étroites avec le régime.

Quatre ans après leur adoption, ces mesures « n'ont pas eu l'effet désiré », relève Jana Kobzova, experte de la région au Conseil européen des relations extérieures, à Bruxelles.

« A la différence de l'Ukraine, dit-elle, les dirigeants biélorusses sont peu affectés par des restrictions sur leurs mouvements en Europe : ils n'envoient pas leurs enfants dans les bonnes écoles européennes et ne placent pas leur argent à Londres ou à Vienne. Or, pour que des sanctions aient un impact, il faut que les officiels visés aient des intérêts dans les pays qui leur imposent ces punitions. »

Deux leçons peuvent être tirées du précédent biélorusse, selon Joerg Forbrig. « D'abord, il ne faut pas surestimer l'effet que peuvent avoir des sanctions, dit-il. Ensuite, pour être efficaces, elles doivent clairement définir le but recherché ainsi que les conditions qui permettent leur levée. » Autant de conditions absentes, juge-t-il, du dispositif appliqué à la Biélorussie. L'Union européenne exige la « libération » et la « réhabilitation » des prisonniers politiques biélorusses. Mais sans préciser le nombre d'individus concernés, ni ce que recouvre leur réhabilitation, observe pour sa part Mme Kobzova.

Dans le cas de l'Ukraine, les sanctions ne sont pas encore entrées en application. Elles sont avant tout une menace dissuasive adressée aux dirigeants du pays. Les Européens se sont bien gardés de mettre en cause directement le président Ianoukovitch pour maintenir un dialogue. Et peut-être, aussi, pour éviter le syndrome biélorusse : l'isolement de Loukachenko n'a en rien atténué sa dérive autoritaire.

Loukachenko et Poutine, janvier 2013

Loukachenko et Poutine, janvier 2013

Partager cet article
Repost0
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 22:12

Source : Le Quotidien du peuple 17/02/14

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a appelé vendredi à accélérer la construction d'un parc industriel sino-biélorusse, qui devrait, selon lui, relancer le développement économique.

Le chef de l'Etat biélorusse a dit vouloir un plan d'action concret afin d'accélérer la construction de ce projet de grande envergure revêtant une importance particulière. "C'est un exemple majeur de la coopération stratégique entre la Biélorussie et la Chine et un encouragement important pour le développement de l'économie," a-t-il déclaré devant le conseil d'Etat.

"La quantité de travail et le montant des investissements en capitaux sont énormes. En pratique, une nouvelle ville sera créée près de Minsk, ainsi qu'une zone économique et territoriale indépendante. Elle abritera des entreprises innovantes orientées vers l'export et offrira également des conditions de vie agréables," a-t-il ajouté.

La société chinoise d'Ingénierie CAMCE a fait savoir au Premier ministre adjoint biélorusse Anatoly Tozik vendredi que la construction des premiers bâtiments dans le parc industriel devrait commencer en mai-juin 2014, a indiqué le service de presse du gouvernement biélorusse.

Le parc industriel qui se situera dans le district de Smolevichi, dans la région de Minsk, devrait fabriquer des produits de l'électronique, de la biomédecine, de la chimie ainsi que de l'ingénierie.

 

Article précédent sur le même sujet

La ville devrait accueillir 155.000 personnes, permettant à la Chine de se créer une sorte de hub entre l’Europe et l’Asie

La ville devrait accueillir 155.000 personnes, permettant à la Chine de se créer une sorte de hub entre l’Europe et l’Asie

Partager cet article
Repost0
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 17:34

Source : Radio Chine Internationale 13/02/14

 

 

La Biélorussie bénéficie d'une évolution positive de sa coopération et de ses liens bilatéraux avec l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis en 2013, a estimé le ministère des Affaires étrangères biélorusse mercredi.

Les contacts biélorusses avec les institutions de l'UE et les bureaux à l'étranger des Etats membres de l'UE ont été plus actifs, a indiqué le ministère des AE dans son rapport de politique étrangère pour 2013, et le pays a également connu des changements positifs certains dans ses relations avec les Etats-Unis, le commerce entre les deux pays ayant dépassé 500 millions de dollars US l'année dernière.

La coopération bilatérale a été efficace dans des domaines tels que les soins de santé, le sport, le soutien humanitaire et l'interaction entre les agences d'application de la loi biélorusses et américaines, a expliqué le ministère.

Par ailleurs, le rapport indique que la Russie reste le principal partenaire commercial de la Biélorussie, avec des échanges commerciaux bilatéraux atteignant presque 39,7 milliards de dollars en 2013.

La Russie représente 49,5% du commerce extérieur de la Biélorussie alors que cette dernière fait partie des six plus grands partenaires commerciaux de la Russie.

Partager cet article
Repost0
6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 10:33
 Twist again à Minsk : les raisons de l'étrange passion des Chinois pour le dernier dictateur d'Europe

Source : Atlantico.fr 05/02/14

 

 

Longtemps proche de la Russie de Vladimir Poutine, le président biélorusse Aleksandr Loukachenko déclarait en octobre 2010 que la Chine était le meilleur ami de son pays. En échange, la Chine a remis le Prix de l'Amitié au Premier ministre biélorusse en 2011. Un rapprochement qui ne cesse de grandir depuis
 

 

Atlantico : Désireux de brandir son indépendance vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine, il semble que le chef d'Etat biélorusse Aleksandr Loukachenko se soit trouvé un nouveau parrain, la Chine de Xi-Jinping. Peut-on parler d'alliance stratégique entre les deux pays ?

Jean-Vincent Brisset : Les relations de la Biélorussie, ou plutôt de son chef de l'Etat, avec les nations de l'Union européenne et les Etats-Unis sont mauvaises, voire très mauvaises puisque des sanctions visant personnellement Loukachenko et un bon nombre de ses proches ont été prises dans les dernières années. On reproche à Aleksandr Loukachenko certaines déclarations antisémites ou homophobes. Le pays avait aussi été perçu comme faisant partie de la sphère d'influence de la Russie. En fait, depuis l'indépendance, les relations entre Minsk et Moscou ont toujours été complexes. Loukachenko n'a jamais accepté de se positionner en vassal obéissant. L'état de son pays l'a cependant toujours obligé à faire des concessions en échange d'une aide économique indispensable pour sa survie. D'un autre côté, la Russie a longtemps eu besoin de cet encombrant voisin qui demeurait un point de passage obligé en direction de l'Europe occidentale. Aujourd'hui encore, les relations personnelles entre les deux dirigeants demeurent fortes : on a les a vu, début janvier, jouer au hockey sur glace dans la même équipe.

Les relations avec la Chine ont démarré très tôt après l'indépendance et les échanges commerciaux entre les deux pays ont régulièrement pris du volume. Loukachenko s'est rendu en Chine en 1995, 2001, 2005 et 2010 et 2013. Lors d'une interview donnée en octobre 2010, il déclarait que la Chine était le meilleur ami de son pays. Dans le cadre de la dernière visite, en juillet 2013, il a signé avec Xi Jinping un accord de coopération stratégique bilatéral. Cette signature, qui a revêtu une grande solennité, doit cependant être relativisée. Les accords de coopération qui ont été mis en place sont principalement économiques. Les autres déclarations relèvent plutôt de l'affichage d'une convergence de vue sur l'état du monde que d'une relation stratégique équilibrée.

Xi Jinping a remis à la Biélorussie le Prix de l'Amitié lors de la visite officielle du Premier ministre de Loukachenko. Comment expliquer que la Chine se soit prise d'amitié pour le dirigeant biélorusse ? Qu'est-ce que ça révèle de la stratégie chinoise ?

Le Prix de l'Amitié avait été remis à Myasnikovich, premier Ministre de Loukachenko, en 2011, pour sa contribution "exceptionnelle" aux relations sino-biélorusses. Ceci a été rappelé au cours de la visite faite par Myasnikovich en janvier 2014, au cours de laquelle les deux pays ont signé un accord-cadre de coopération quinquennal.

Cette relation entre Pékin et Minsk, qui est présentée comme privilégiée et exceptionnelle, peut paraître étonnante. Le Président biélorusse est considéré, dans tout l'Occident, comme "le seul dictateur européen". Elu peu de temps après l'indépendance, il a commencé par établir quelques liens avec l'Ouest, en particulier avec l'OTAN. Les relations se sont rapidement dégradées, et le régime mis en place par Loukachenko est devenu de plus en plus autoritaire, au point de se voir qualifier de stalinien. Dès la mise en place d'une nouvelle constitution, en 1996, les atteintes aux droits de l'homme ont pris une ampleur telle que l'Union européenne et les Etats-Unis ont fortement baissé le niveau de relations et pris des sanctions contre les dirigeants biélorusses.

Ce qui est qualifié "d'amitié chinoise" est en fait l'habillage d'un rapport très pragmatique. La mise en place d'une relation privilégiée avec la Biélorussie fait partie d'une double démarche de la Chine. Diplomatiquement, elle se positionne volontiers comme un grand frère vis-à-vis de pays rejetés ou abandonnés par la communauté internationale. Economiquement, elle investit volontiers dans les pays disposant d'un PIB relativement faible. Cela lui permet à la fois de trouver des débouchés, surtout pour ceux de ses produits qui sont d'un niveau trop faibles pour être exportés en Occident, et de faire des investissements spéculatifs dans un tissu industriel dont elle veut faire une tête de pont en direction de l'Europe. La Chine espère sans doute aussi trouver, comme elle le fait en Ukraine, des savoir-faire, des ingénieurs et des techniciens qualifiés qui lui manquent cruellement.

Après que Washington a imposé des sanctions à la Biélorussie en 2011 contre son régime totalitaire, la Chine a offert à Aleksandr Loukachenko un milliard de dollar ainsi qu'une assurance de "soutien complet pour sa position sur les questions nationales et internationales". Que recherche concrètement Aleksandr Loukachenko dans sa relation avec le régime chinois ? Que va-t-il y trouver ?

Dans cette relation, Loukachenko semble avant tout chercher le soutien d'un grand pays, qui pourrait même empêcher que des sanctions trop graves soit prises contre lui grâce à la gestion de son droit de veto au Conseil de Sécurité de l'ONU. Quant au "don" d'un milliard de dollars, il semble qu'il faille fortement le relativiser. Il s'agirait plutôt d'un prêt (dans des conditions avantageuses toutefois), destiné à permettre à la Biélorussie de procéder à des achats en Chine. Le commerce extérieur entre les deux pays est d'ailleurs très déséquilibré, au profit de Pékin bien entendu.

Le cas particulier de la Biélorussie est-il anecdotique ? Quel est le positionnement global de la Chine vis-à-vis des régimes infréquentables

Le type de relation qui s'est établi entre la Biélorussie et la Chine et dont l'annonce va bien plus loin que la portée réelle, n'est pas unique. Pékin a toujours eu des relations particulières avec des pays que les Occidentaux considèrent comme infréquentables. Cela a commencé par le soutien, purement idéologique et désormais perçu comme une gêne, apporté à la Corée du Nord. Cela s'est poursuivi, dans les grandes années du maoïsme, par une volonté d'exportation du modèle chinois. Ceci s'est traduit par un soutien, surtout matériel, à tous les mouvements d'indépendance "progressistes". Par la suite, Pékin a été soupçonné, souvent à raison, d'activités proliférantes, tant nucléaires que balistiques.

Aujourd'hui, la diplomatie chinoise continue de mettre en avant les "5 Principes de la coexistence pacifique", au nom desquels elle s'interdit, en toute hypocrisie parfois, de juger la gouvernance des pays avec lesquels elle établit des partenariats. Quand ces pays sont capables de fournir ce qui manque à la République populaire, bois, pétrole, terres cultivables et d'appuyer les prises de position de Pékin dans les instances internationales, un "partenariat" bien géré est un excellent investissement. La diplomatie chinoise, très à l'aise dans la gestion des relations bilatérales, est aussi culturellement marquée par une peur qui va souvent au-delà de la raison, de tout ce qui est multilatéral. Trouver un allié - ou un maillon faible - au sein de ce qui pourrait devenir une alliance anti- chinoise devient alors une priorité, qui conduit à offrir un traitement privilégié au "mouton noir".

 

 

Partager cet article
Repost0
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 15:58

Source : Ria Novosti 30/01/14

 

Les déclarations selon lesquelles la Biélorussie ne serait pas disposée à réaliser des projets d'intégration avec la Russie sont mensongères, a estimé jeudi le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

"Toutes les déclarations sur notre prétendu refus de coopérer avec la Russie sont complètement absurdes", a déclaré M.Loukachenko lors d'une rencontre avec le gouverneur de la région russe de Iaroslavl Sergueï Iastrebov, en visite à Minsk.

Et d'expliquer qu'on reprochait régulièrement à la Biélorussie, et ce au niveau le plus élevé en Russie, son refus de réaliser des projets d'intégration conjoints.

Selon le chef de l'Etat biélorusse, la réalisation de projets d'intégration conjoints avec la Russie doit être transparente et honnête afin que l'on puisse voir les vrais objectifs des projets en question.

M.Loukachenko n'admet notamment pas les échanges d'actifs entre les entreprises biélorusses et russes, estimant qu'un échange mal fondé de propriété fait penser à une tentative de "s'approprier au rabais telle ou telle entreprise dans un autre pays".

"Nous n'admettons pas de telles approches", a martelé le président de Biélorussie.

Loukachenko dément renoncer aux projets d'intégration avec la Russie
Partager cet article
Repost0
25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 13:36

Source : Le Parisien 23/01/14

 

 

Une "Silicon Valley" chinoise dans les forêts de Biélorussie ? Le projet, très sérieux, est présenté par les autorités de l'ex-république soviétique comme la solution aux crises financières à répétition qui frappent son économie très encadrée.


Le biélorusse Alexandre Loukachenko, qui dirige le pays d'une main de fer depuis près de 20 ans, a lancé en 2012 la conception d'un vaste parc industriel spécialisé dans les technologies de pointe (électronique, biotechnologie...) et mené par des investisseurs chinois.

Le projet adopté début 2013 en conseil des ministres prévoit sa construction en banlieue de Minsk sur une zone d'environ 9.000 hectares, une superficie presque aussi grande que celle de .
Le , qui doit détenir une part de 40% dans le projet, table sur des investissements de six milliards de dollars sur 15 ans. Deux établissements financiers publics chinois, la Banque de développement et la banque d'import-export Eximbank, sont prêtes à apporter ensemble trois milliards de dollars.

 

25 villages rasés
Les autorités bélarusses ont déroulé le tapis rouge aux entreprises chinoises. L'emplacement choisi se trouve à proximité immédiate de l'aéroport international de Minsk et est desservi par la principale autoroute du pays, qui relie la capitale biélorusse vers l'est à Moscou et vers l'ouest à Varsovie.
Quelque 25 villages vont être rasés sans compensation pour les propriétaires des "datchas", qui ont réuni des centaines de signatures dans une pétition l'été dernier. Deux réserves naturelles vont disparaître sous le chantier, ainsi qu'un réservoir d'eau couvrant la consommation d'une partie de Minsk.
Une zone franche a été créée avec un régime fiscal très attractif, la structure administrant le parc se voyant exonérée de toute taxe sur les bénéfices et l'immobilier jusqu'en 2032 et ses résidents pendant dix ans.
Parmi les entreprises annoncées figurent les équipementiers télécoms chinois ZTE et taïwanais Pegatron, le fabricant électronique basé à Hong Kong TPV mais aussi des sociétés basées en Russie ou dans les pays baltes.
L'enjeu est de taille pour la Biélorussie, isolée de l'Occident qui dénonce le caractère autoritaire du régime, et régulièrement confronté à des crises financières. Les réserves de devises du pays s'assèchent faute d'investissements étrangers et en raison de taux d'inflation spectaculaires qui poussent la population à conserver leurs économies en monnaies étrangères.
Le Fonds monétaire international, qui avait accordé un crédit de 3,5 milliards de dollars en 2009 à Minsk, a dénoncé à l'automne une situation financière "intenable" et refuse toute nouvelle aide faute de réformes.
De son côté, la Russie a annoncé fin 2013 un soutien pouvant atteindre deux milliards de dollars mais les relations entre les deux voisins, unis dans une zone de libre-échange, n'ont pas toujours été au beau fixe ces dernières années.
Pendant ce temps, Pékin a massivement investi dans l'ex-république soviétique, lui accordant des milliards de dollars de prêts pour ses infrastructures et implantant au passage ses entreprises.


"Les produits de demain"?
Alexandre Loukachenko a estimé mi-2013 que le parc industriel en préparation rapporterait à l'Etat "jusqu'à 50 milliards de dollars par an en exportations".
"Cela renforcera notre stabilité financière, qui est le principal problème de notre pays actuellement", a-t-il souligné dans un entretien à l'agence chinoise Xinhua, dont le texte a été diffusé par ses services.
Le président a souligné que la zone devait accueillir des entreprises produisant "les produits high-tech de demain".
Ces déclarations sont accueillies avec scepticisme par les analystes. Même si l'Union européenne est à proximité immédiate, le débouché logique serait la Russie et les autres membres de la zone de libre-échange menée par Moscou avec d'autres républiques soviétiques, avec un succès incertain.
Avant même sa construction, la nouvelle zone industrielle est au centre de toutes les rumeurs en Biélorussie. Des médias ont évoqué l'arrivée prochaine de 600.000 ouvriers chinois, un nombre considérable pour ce pays de dix millions d'habitants.
Les autorités ont démenti le chiffre, et affirmé que la zone devait accueillir au maximum 155.000 personnes, y compris les Biélorusses et seulement 25.000 dans la première étape de son développement.

 Une "Silicon Valley" chinoise dans les forêts du Bélarus ?

Une "Silicon Valley" chinoise dans les forêts du Bélarus ?

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 21:18

Source : La Voix de la Russie 12/01/14

 

Le Théâtre musical biélorusse prépare un music-hall dédié à la mémoire du défunt président du Venezuela, Hugo Chavez.

Le spectacle musical sera la première mise en scène en langue espagnole dans l'histoire de ce théâtre. La première est prévue pour l'été 2014 à Minsk et à Caracas.

Le premier secrétaire de l'ambassade du Venezuela en Biélorussie, Gerardo Estrada sera le responsable pour la mise en scène. Le directeur du théâtre Alexandre Petrovitch a expliqué qu’Estrada est non seulement un diplomate, mais aussi un compositeur.

archives

archives

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 12:32

Source : Le Parisien et Ria Novosti 05/01/14

 

 

Des présidents sur des patins ! Vladimir Poutine et son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko ont affronté ensemble samedi des stars du hockey lors d'un match amical à Sotchi, où le président russe s'est rendu afin d'inspecter l'avancée des travaux à un mois des JO d'hiver.
Les deux présidents ont joué dans la même équipe, portant un maillot rouge, dans le stade olympique Bolchoï.

Le chef d'Etat bélarusse a revêtu le numéro 1 et Vladimir Poutine le numéro 11, selon des images de la télévision publique russe.

Le match s'est terminé sur le score de 12-3 en faveur de l'équipe présidentielle qui comprenait en outre les célèbres hockeyeurs Vyacheslav Fetisov, Pavel Bouré, Alexander Kozhevnikov, Andrey Kovalenko, Alexey Gusarov et le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

L'équipe en maillots blancs était composée de multiples champions olympiques et du monde Irek Gimaev, Alexander Golikov, Nikolay Makarov, Sergey Makarov, Alexander Mogilny, Alexandre Yakushev.

"Les deux chefs d'Etat ont eu un entretien téléphonique la nuit du Nouvel An. M.Poutine a invité M.Loukachenko à Sotchi où devait se tenir un match des stars du hockey et compte tenu de la passion du président biélorusse pour le hockey sur glace. Les présidents ont profité de cette occasion pour jouer au stade qui accueillera la finale du tournoi olympique de hockey", a précisé le porte-parole du président russe Dmitri Peskov.

Alexandre Loukachenko et Vladimir Poutine à Sotchi

Alexandre Loukachenko et Vladimir Poutine à Sotchi

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 18:31

Source : Ria Novosti 24/12/13

 

 

Les pays de l'Union douanière (Russie-Biélorussie-Kazakhstan) ne s'isolent pas de la coopération avec d'autres Etats et groupes, notamment avec l'Union européenne, a indiqué mardi le président russe Vladimir Poutine à l'issue d'une réunion du Conseil économique supérieur eurasiatique.

"Nous ne nous isolons pas d'autres marchés, mais aspirons, au contraire, à développer une coopération tous azimuts, tant avec des Etats qu'avec des associations, y compris avec l'Union européenne. Nous estimons que l'intégration européenne et eurasiatique sont capables de se compléter efficacement", a déclaré le chef de l'Etat.

Et d'annoncer son intention d'en discuter avec ses homologues européens l'année prochaine lors du sommet Russie-UE.

M.Poutine a rappelé que les présidents arménien et kirghiz, Serge Sargsian et Almazbek Atambaïev, ainsi que le premier ministre ukrainien Nikolaï Azarov avaient pris part à la réunion du Conseil économique supérieur eurasiatique mardi à Moscou.

"Nous saluons leur aspiration à une coopération plus étroite", a souligné le président russe, ajoutant que la "feuille de route" sur l'adhésion de l'Arménie à l'Union douanière et à l'Espace économique unique Russie-Biélorussie-Kazakhstan avait été adoptée mardi, et qu'un document similaire pour la Kirghizstan était pratiquement prêt

L'intégration européenne et eurasiatique pourraient se compléter (Poutine)
Partager cet article
Repost0
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 19:29

Source : Ria Novosti 25/12/13

 

 

L'Union Russie-Biélorussie devance par plusieurs paramètres de coopération les autres processus d'intégration en cours dans l'espace post-soviétique, a déclaré le président Vladimir Poutine, inaugurant une réunion du Conseil suprême de l'Union Russie-Biélorussie.

"Ce que nous mettons en place dans le cadre de l'Union Russie-Biélorussie est extrêmement important pour les processus d'intégration dans l'espace post-soviétique", a déclaré le chef de l'Etat russe.

Et d'ajouter que dans plusieurs domaines, l'alliance en question non seulement devançait les autres processus d'intégration existant dans l'espace post-soviétique, mais aussi leur donnait un rythme.

Créée en 1997, l'Union Russie-Biélorussie est un projet d'intégration supranational de ces deux Etats en vue d'organiser leurs espaces communs commercial, économique, militaire, douanier, agricole, monétaire, industriel, financier, énergétique, humanitaire, juridique, scientifique, technologique et culturel. Les pays la composant conservent leur souveraineté nationale.

Union Russie-Biélorussie : inspirer l'intégration dans l'espace post-soviétique (Poutine)
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Actualité de Biélorussie
  • : Jeune passionné par l'Europe de l'Est, je prends le temps de réunir l'essentiel de l'actu francophone sur la Biélorussie. L'objectif éviter que ce pays reste "un trou noir informationnel"...
  • Contact

Recherche

Catégories

devenir contributeur du blog ? Inscrivez-vous !

rendez-vous à la rubrique contact