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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 07:00

Source : Ria Novosti 14/08/12

 

 

hildonen-sweden-bielorussia.jpgLa déclaration de l'ambassade de Suède à Minsk prétendant que les sujets du royaume seraient en insécurité sur le territoire de Biélorussie est une calomnie pure et simple, a déclaré mardi à RIA Novosti Andreï Savinykh, porte-parole de la diplomatie biélorusse.

"Ce n'est qu'une calomnie pure et simple (…). Les diplomates suédois ne comprennent pas du tout la Biélorussie (…). Tous ceux qui connaissent un tant soit peu notre pays et qui ne cherchent pas à le diaboliser, le comprennent", a indiqué le diplomate.

Et de souligner que les Suédois pouvaient séjourner sur le sol biélorusse sans aucune crainte pour leur sécurité.

Les relations entre Minsk et Stockholm se sont dégradées depuis l'incident survenu en juin dernier, lorsque des militants suédois survolant illégalement le territoire biélorusse ont largué, notamment au-dessus de Minsk, des centaines d'oursons en peluche portant des messages en faveur de la liberté d'expression.

Suite à cet incident, Minsk a refusé le 3 août de prolonger l'accréditation de l'ambassadeur suédois en Biélorussie Stefan Eriksson. Stockholm l'a interprété comme son expulsion. Cinq jours plus tard, le 8 août, la Biélorussie a décidé de rappeler son personnel diplomatique de Stockholm en proposant à la Suède d'en faire de même. La partie biélorusse a toutefois souligné qu'il ne s'agissait pas d'une rupture des relations diplomatiques. 

L'ambassade de Suède à Minsk a affirmé mardi avoir reçu des menaces visant les ressortissants suédois se trouvant en Biélorussie.

Selon le communiqué de l'ambassade, les Suédois doivent être particulièrement prudents lorsqu'ils se rendent dans ce pays, et doivent prendre soin de ne pas y afficher leur pays d'origine et de s'abstenir de porter des signes nationaux.

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 12:29

Source : Euronews10/08/12

 

 


 

Au Bélarus, on ne ruse pas avec les ours en peluche. Le parachutage des 800 jouets a des conséquences diplomatiques. Le président Alexander Lukashenko n’a pas mâché ses mots contre la Lituanie qui aurait permis l’entrée de l’appareil dans le ciel biélorusse.

 

“ Tout cela est un vrai scandale, a-t-il déclaré. C’est une violation de tous nos accords. La Lituanie ne devrait pas nous chercher des ennuis. Elle doit dire pourquoi elle a permis une violation de notre territoire depuis son espace aérien. La Lituanie en paiera le prix.” 2012-08-10T093829Z 1 APAE8790QS700 RTROPTP 3 OFROE-BIELORUS

Ce qui suscite l’ire du président Lukashenko, c’est le parachutage début juillet de ces ours en peluche dans la région de Minsk, la capitale. Des jouets porteurs de messages de soutien aux dissidents biélorusses et aux militants des droits de l’homme.

Autre conséquence de cet épisode rocambolesque : deux journalistes biélorusses ont été arrêtés mercredi et condamnés à des amendes pour avoir posé sur des photos avec les peluches, en solidarité avec deux dissidents. Un bloggeur et un homme d’affaires qui ont été arrêtés le mois dernier pour leur implication supposée dans ce parachutage.

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 11:31

Source : Euronews

 

 

p1020548.jpgLes 27 se disent très préoccupés par le renvoi de l’ensemble des diplomates suédois de Minsk. A l’issue d’une réunion spéciale à Bruxelles, Olof Skoog, responsable du Comité de la politique étrangère et de sécurité commune (COPS) de l’UE, a affirmé qu’un “message très clair allait être envoyé à tous les ambassadeurs du Bélarus en Europe au cours des prochains jours, afin de manifester une entière solidarité avec la Suède”. Et d’ajouter que “tous les participants avaient souligné que ce dossier ne concernait pas seulement la Suède et le Bélarus”. “C’est une affaire que le Bélarus a déclenché et qui affecte les relations de l’UE avec le Bélarus”, a-t-il conclu.

Le Bélarus est actuellement sous le coup de sanctions de la part de l’Union européenne. Les 27 reprochent au régime d’Alexandre Loukachenko de nombreuses violations des libertés fondamentales. Ces sanctions européennes pourraient être alourdies contre les autorités bélarusses, à l’occasion d’une réunion prévue en octobre.

L’affaire du largage de nounours par une société suédoise le 4 juillet a déclenché la colère du régime d’Alexandre Loukachenko. Ces ours en peluche portaient des messages appelant au respect des droits de l’homme.

Pourquoi le Bélarus a-t-il été ciblé ? Réponse du suédois Per Cromwell dont l’agence de publicité, Studio Total, a mené l’opération.

“Le Bélarus est très proche de la Suède, explique-t-il. Et la situation au Bélarus concernant la liberté d’expression et les droits de l’homme s’est dégradée de plus en plus durant ces dernières années. Nous avons donc pensé que c‘était un pays approprié pour lequel s’impliquer.(…)

Nous essayons de mettre les gens au courant de différentes choses. Notre société est commerciale mais nous utilisons nos profits pour attirer l’attention sur ce qui nous semble le plus important. Cela peut être la liberté d’expression au Bélarus, cela peut être aussi l‘écart de salaire injuste entre des hommes et des femmes en Suède, comme nous l’avons fait précédemment. Nous pensons qu’utiliser l’humour est une excellente façon de protester. (…) Nous pensons que l’on peut craindre un dictateur, qu’on peut le détester, qu’on peut dire beaucoup de choses sur un dictateur mais qu‘à partir du moment où l’on commence à rire d’un dictateur, il a de plus sérieux problèmes. Un dictateur qui se bat contre des nounours ne peut vraiment pas gagner. (…) Certains des journalistes qui sont en prison le sont pour avoir mener une campagne de soutien à Anton Suryapin, ajoute Per Cromwell, en faisant allusion au photojournaliste bélarus qui avait publié sur internet des photos de l’opération de Studio Total.

Cromwell se félicite que l’Union européenne se penche sur ce dossier et reconnaît qu’il ne s’attendait pas à ce que “tout aille aussi loin et aussi vite”.

 

Article précédent sur le même sujet


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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 11:00

Source : Romandienews / Reuters  08/08/12

 

Flag-Pins-Ukraine-Belarus.jpgLes ambassadeurs des 27 pays de l'UE tiendront une réunion extraordinaire vendredi à Bruxelles sur le Bélarus pour examiner les mesures à envisager après le renvoi de tous les diplomates suédois de Minsk, a indiqué mercredi une source européenne.

Il y aura une réunion extraordinaire des ambassadeurs de l'UE vendredi pour décider de mesures appropriées, a indiqué cette source s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 19:00

Source : Euronews.net

 

 

 


 

Le Bélarus rappelle tout le personnel de son ambassade en Suède, son ambassadeur en tête. Une nouvelle mesure décidée après l’affront que Minsk dit avoir subi. Les autorités du Bélarus n’ont pas digéré le parachutage par des militants suédois, le 4 juillet dernier, de centaines d’ours en peluche porteurs de messages appelant à la démocratie.

 

Article précédent sur le même sujet

 

 

 


 


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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 19:14

Source : Le Matin.ch

 

topelement

Carl Bildt (ministre des Affaires étrangères de Suède) : «L'expulsion par le régime Loukachenko de l'ambassadeur suédois au Bélarus est un crime grave contre les normes des relations entre les Etats.» Image: AFP

 

La Suède a annoncé vendredi que son ambassadeur à Minsk avait été expulsé. En signe de mécontentement, elle a de son côté refusé l'arrivée d'un nouvel ambassadeur du Bélarus à Stockholm.

 

img_606X341_0408-swedish-ambassafor-ukraine.jpgD'après Stockholm, l'ambassadeur suédois Stefan Eriksson, en poste depuis 2008, s'est fait expulser pour avoir milité en faveur des droits de l'homme, après des rencontres avec l'opposition bélarusse.

Une autre a été le don de livres sur les droits de l'homme à la bibliothèque d'une université de Minsk, la capitale. «Ce sont donc des accusations ridicules», a souligné le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt lors d'une conférence de presse téléphonique.

Par conséquent, un ambassadeur nommé par le Bélarus après le départ de son prédécesseur il y a quelques semaines, et qui n'est pas encore venu en Suède, n'est «pas le bienvenu», a indiqué Carl Bildt. En outre, la Suède a décidé de retirer leurs permis de séjour à deux diplomates bélarusses en poste à Stockholm, priés de quitter le pays rapidement.

«Crime grave»

«L'expulsion par le régime (du président Alexandre) Loukachenko de l'ambassadeur suédois au Bélarus est un crime grave contre les normes des relations entre les Etats», a indiqué Carl Bildt dans un communiqué.

«Les accusations que porte le régime contre l'ambassadeur sont sans fondement. Que la Suède soit largement engagée pour la démocratie et les droits de l'homme au Bélarus n'est pas un secret, et l'ambassadeur Eriksson a servi cette politique de la Suède», a-t- il poursuivi.

Sur son compte Twitter, Carl Bildt a estimé «scandaleux» que l'ambassadeur soit expulsé et que cela «montre la nature du régime». Stefan Eriksson va poursuivre son travail en faveur de la démocratie et des droits de l'homme, a ajouté le chef de la diplomatie suédoise.

Il a ajouté s'être longuement entretenu vendredi avec la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton, avec laquelle une rencontre est prévue «dans les prochains jours» à Bruxelles.

Largage de nounours

De son côté, le porte-parole du ministère bélarusse des Affaires étrangères, Andreï Savinikh, a indiqué que l'ambassadeur suédois n'avait pas été expulsé mais que son accréditation n'avait pas été prolongée.

«Stefan Eriksson a travaillé à Minsk pendant sept ans. Durant cette période, son travail n'a pas visé à renforcer les relations entre le Bélarus et la Suède, mais à les détruire», a-t-il déclaré par téléphone.

Le 4 juillet, un avion affrété par une société suédoise de relations publiques a pénétré dans l'espace aérien bélarusse et a largué huit cents ours en peluche près de la ville d'Ivenets. Chaque ours en peluche portait un message invitant les autorités de Minsk à respecter les droits de l'homme.

A la suite de cette intrusion humiliante, le président bélarusse a limogé son chef de la défense aérienne ainsi que le patron des gardes-frontières.

Répression de l'opposition

En février, tous les ambassadeurs des pays de l'Union européenne au Bélarus avaient été rappelés par leurs capitales. L'ambassadeur suédois avait été en avril l'un des premiers à revenir à Minsk.

Le Bélarus est sous le coup de sanctions de l'Union européenne pour la répression qu'elle fait subir à l'opposition, qui selon les Vingt-Sept s'est aggravée depuis la réélection de Alexandre Loukachenko en décembre 2010, marquée par des fraudes.

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 07:40

Source : Euronews.net

 

 


 

Une pluie d’ours en peluche pour dénoncer les dictatures… Le coup spectaculaire mené début juillet par deux communiquants suédois dans le ciel du Bélarus n’en finit pas de perturber le régime d’alexandre Loukachenko, peu habitué à être frappé de l’arme du ridicule…

 

Des centaines d’oursons largués d’un avion de tourisme à la barbe de la sécurité aérienne, une idée géniale de Thomas mazetti et Hannah Frey, forcés à passer leur brevet de pilote pour l’occasion, pour dénoncer les atteintes au droit de l’homme : “On peut avoir peur d’un dictateur ou le haïr, mais quand les gens commencent à se moquer de lui, ses jours sont comptés” a justifié Thomas mazetti. Le président bélarusse n’a pas du tout apprécié la plaisanterie. Les autorités avaient commencé par nier ce parachutage en violation de l’espace aérien, ridiculisant l’armée… Mais les images faisant très vite le buzz sur internet les ont obligé à admettre les faits, deux généraux ont été limogés et le président Loukachenko a déclaré que tout autre avion non autorisé serait abattu.

Les autorités ont par ailleurs arrêté l‘étudiant et bloggeur Anton Suryapin qui avait mis en ligne les photos du largage des ours en peluche, des photos qu’il tenait d’un inconnu… Pour l’instant il serait à la prison AMERIKANKA, ou d’autres opposants au régime ont été torturés Le candidat à l‘élection présidentielle de 2010 Andrei Sannikov a été condamné à 5 ans de prison pour l’organisation de manifestations contre la ré-élection de Loukachenko – sous la pression de l’UE, il a pu quitter la prison Des manifestations pendant lesquelles l’autre candidat de l’opposition Vladimir Nikliaev lui, a été sévèrement battu… L’un des problèmes de l’opposition bélarusse, c’est qu’elle ne dispose pas d’une vraie figure emblématique… Les ours en peluche prendront-ils le relais? A Minsk les journalistes protestent pour soutenir Anton Suryapin qui a simplement publié des images… Et un peu partout dans la capitale des membres de l’opposition dispersent d’autres oursons en peluche en attendant les élections parlementaire de septembre…

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 07:00

Source : Ria Novosti

 

195469225.jpgLa Biélorussie a démenti jeudi les informations selon lesquelles les athlètes biélorusses boycotteraient les Jeux olympiques de Londres en signe de protestation contre la décision des organisateurs d'interdire l'accès aux jeux au président biélorusse Alexandre Loukachenko. "Nous poursuivons notre préparation aux Jeux olympiques. Nous ne voulons pas réagir à des choses qui ne sont pas directement liées à l'essentiel. Ici, au Village olympique, personne ne prête attention aux informations diffusées par les médias et sur Internet", a indiqué à Londres le porte-parole du ministère biélorusse du Sport et du tourisme Vladimir Nesterovitch. L'ambassade de Grande-Bretagne en Biélorussie a confirmé mercredi avoir refusé d'accréditer le président Loukachenko pour les Jeux olympiques 2012 qui débutent le 27 juillet. M.Loukachenko figure sur la liste des personnes interdites d'accès à l'Union européenne "en raison de la violation des normes internationales lors de l'élection présidentielle de décembre 2010", a précisé un porte-parole de l'ambassade. En 2008, le président Loukachenko a assisté aux Jeux olympiques d'été de Pékin.

 

Voir le précédent article sur le même sujet

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 13:30

Source : 7sur7

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko ne pourra pas assister aux jeux Olympiques de Londres car il est interdit d'entrée dans l'UE en raison de la répression de l'opposition dans son pays, a indiqué mercredi l'ambassade de Grande-Bretagne à Minsk.


Logo-Jeux-Olympiques-2012-London"Le président Loukachenko est sur la liste des personnes interdites d'entrée dans l'Union européenne en raison de sa participation aux violations des normes internationales à l'élection présidentielle au Bélarus le 19 décembre 2010, et par la suite à la répression de l'opposition démocratique", a déclaré la porte-parole de l'ambassade Inna Romachevskaïa.
"Cette interdiction est toujours en vigueur et elle le restera pendant les Jeux Olympiques" de Londres, qui auront lieu du 27 juillet au 12 août, a ajouté la porte-parole.

L'UE a décidé en janvier 2011 d'imposer un gel des avoirs et une interdiction de visa au président Loukachenko et à des responsables ou proches du régime en raison de la répression qui frappe les opposants.
L'Union européenne a, depuis, renforcé ses sanctions et la liste comprend désormais plus de 200 personnes dont les avoirs sont gelés et qui sont interdites de visa.

La présidence biélorusse s'est refusée à tout commentaire. "Nous ne commentons pas ce genre de choses", a déclaré un porte-parole.
Au pouvoir depuis près de 18 ans, M. Loukachenko, qui est également président du Comité olympique de cette ancienne république soviétique, s'était rendu aux JO 2008 à Pékin et aux Jeux d'hiver à Nagano (Japon) en 1998

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 21:13

Source : EurActiv.fr

 

 

Si l'UE n'y prend pas garde, l'Ukraine pourrait suivre le chemin du Bélarus et tomber sous une plus grande influence de la Russie, a expliqué hier (10 juillet) à la presse Darius Semaška, conseiller en chef du gouvernement lituanien. Un reportage d'EurActiv

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Si l'UE n'y prend pas garde, l'Ukraine pourrait suivre le chemin du Bélarus et tomber sous une plus grande influence de la Russie, a expliqué hier (10 juillet) à la presse Darius Semaška, conseiller en chef du gouvernement lituanien. Un reportage d'EurActiv


Si l'UE n'y prend pas garde, l'Ukraine pourrait suivre le chemin du Bélarus et tomber sous une plus grande influence de la Russie, a expliqué hier (10 juillet) à la presse Darius Semaška, conseiller en chef du gouvernement lituanien. Un reportage d'EurActiv

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Si l'UE n'y prend pas garde, l'Ukraine pourrait suivre le chemin du Bélarus et tomber sous une plus grande influence de la Russie, a expliqué hier (10 juillet) à la presse Darius Semaška, conseiller en chef du gouvernement lituanien. Un reportage d'EurActiv

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« Malheureusement, la situation n'évolue pas comme nous le souhaitions en Ukraine », a déclaré M. Semaška à un petit nombre de journalistes bruxellois invités à Vilnius. M. Semaška, qui dirige le groupe de politique étrangère qui conseille le président lituanien, a évoqué plusieurs sujets, dont les relations sensibles qu'entretient l'Ukraine avec l'UE, alors que les élections législatives ukrainiennes se tiendront le 28 octobre prochain. Le conseiller du gouvernement lituanien a notamment fait référence à une « justice sélective » contre les opposants politiques et à la condamnation à une peine de prison de l'ancienne première ministre ukrainienne, Ioulia Timochenko, pour abus de pouvoir. « L'Occident commence à perdre patience », a-t-il expliqué. « Nous pourrions être confrontés à un scénario à la bélarusse. Nous ne nous sommes pas montrés patients avec le Bélarus, nous avons perdu patience avec M. Loukachenko, nous avons fermé la porte au dialogue », a-t-il affirmé quant au fait que l'UE n'avait pas reconnu le résultat des élections à l'époque et avait stoppé tout contact. M. Semaška a comparé les problèmes entre Bruxelles et Kiev à la relation qu'entretenait l'UE avec le Bélarus deux ans plus tôt, avant les élections de décembre 2010. Alexander Loukachenko, qui dirige le Bélarus d'une main de fer depuis 1994, a été déclaré vainqueur avec près de 80 % des voix, malgré les protestations de l'opposition qui clamait que le vote avait été truqué. Depuis lors, M. Loukachenko a resserré son emprise sur l'opposition dans le pays. Les sanctions économiques de l'UE n'ont eu que peu de résultats, dans la mesure où Minsk a décidé de renforcer sa relation avec Moscou et de rejoindre une union douanière avec la Russie.

 1906-ukraine.jpg

Déjà vu

En octobre 2010, la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaitė, a rendu une visite historique au Bélarus lors de laquelle elle a obtenu la promesse de M. Loukachenko qu'il organiserait des élections justes. M. Semaška a expliqué que Mme Grybauskaitė avait demandé à M. Loukachenko de « bien se comporter ». « Conformez-vous aux normes européennes, à des pratiques normales, permettez la tenue d'élections régulières, permettez à l'UE de vous renvoyer l'ascenseur. » « Cela n'a malheureusement pas fonctionné. Peut-être nous sommes-nous montrés trop impatients », a-t-il commenté. « Lors de notre travail avec l'opposition, nous leur avons peut-être donné trop d'espoir. Il est plus facile d'en parler avec le recul, mais peut-être que d'autres tactiques auraient mieux fonctionné. Si nous n'avions pas eu autant d'ambition quant au régime que nous voulions voir s'instaurer, peut-être que nous aurions pu installer un climat de dialogue avec M. Loukachenko. » Selon ce haut fonctionnaire lituanien, l'UE a voulu mettre la charrue avant les bœufs. Elle attendait des résultats dès les élections et n'a pas eu la patience d'avancer pas à pas et de garder la situation sous un certain contrôle. « M. Loukachenko a pris peur, il a commencé à se comporter de manière irrationnelle et nous avons alors totalement fermé la porte. Puis ce qui devait arriver arriva : il s'est tourné vers la Russie. Il a vendu une partie de ses actifs, mais il a accru sa dépendance vis-à-vis de la Russie. » « Nous nous dirigeons vers le même scénario avec l'Ukraine », a-t-il affirmé. Il a déploré que l'UE n'ait pas saisi l'opportunité de s'engager à long terme auprès de la société civile pour bâtir les fondations de la démocratie au Bélarus. « Il semblait possible d'apporter des financements, d'ouvrir des comptes, de lancer des médias. Mais aujourd'hui, la situation est bien moins propice à l'apport d'un soutien », a-t-il déclaré.

 

Les oligarques ukrainiens pourraient-ils jouer un rôle positif ?

Comparant le Bélarus à l'Ukraine d'aujourd'hui, M. Semaška s'est montré plus optimiste, notamment en raison du rôle des oligarques et de leurs intérêts qui ne coïncident pas nécessairement avec ceux de la Russie. « Ce n'est qu'une supposition, mais nous nous en souvenons quand nous voyons ce qu'il se passe en Ukraine. Nous craignons que le même scénario se répète. Bien sûr, ce ne sera pas aussi rapide, car des acteurs majeurs en Ukraine s'intéressent bien plus à l'UE. » « Les hommes d'affaires et les oligarques disposent d'un plus grand pouvoir et capital, dont la situation n'évoluera pas aussi rapidement qu'au Bélarus. Mais la tendance pourrait être la même », a expliqué M. Semaška. Au Bélarus, presque toutes les entreprises sont contrôlées par le gouvernement ou de proches collaborateurs du président. Quant à l'issue des élections en Ukraine, M. Semaška a déclaré que le Parti des régions du président Viktor Ianoukovitch était bien moins populaire qu'auparavant. « L'opposition pourrait gagner un grand nombre de sièges au parlement. Nous pourrions constater une nouvelle dynamique après les élections. Mais nous devons prendre garde de ne pas tomber dans le piège. Si nous déclarons que ces élections ne sont pas équitables parce que, par exemple, l'un des leaders de l'opposition est en prison et que nous avons un nouveau parlement enclin à apporter des changements positifs, comment réagir ? »

 

Message d'espoir

Lors d'une autre réunion avec des journalistes bruxellois, le ministre lituanien des affaires étrangères, Audronius Ažubalis, a lui aussi commenté la situation en Ukraine, affirmant que l'UE devait faire une importante promesse à l'Ukraine en amont des élections. Lorsqu'EurActiv lui a demandé si l'Europe était en train de perdre l'Ukraine au bénéfice de la Russie, comme certains décideurs l'ont déjà laissé entendre, il a répondu : « L'Ukraine est en effet un sujet d'inquiétudes. » « Je pense que lors du premier Conseil Affaires étrangères d'automne, nous devrions envoyer un signal fort à l'Ukraine et au peuple ukrainien et que ce signal devrait être en lien avec les prochaines élections. Nous devrions leur promettre quelque chose, nous devrions envoyer un message positif à la population et au gouvernement, leur affirmer que l'Ukraine et le peuple ukrainien en sortiront vainqueurs si les élections sont menées de manière démocratique et équitable. » Ce signal pourrait prendre la forme de « négociations sur le régime sans visa, l'un des objectifs les plus chers aux Ukrainiens », a expliqué le ministre. « Si nous voulons la stabilité et la paix dans cette partie du monde, nous devons nous préoccuper de l'avenir de l'Ukraine. » Il est loin d'être certain que l'idée de la Lituanie sera soutenue par les autres pays de l'UE. Récemment, Elmar Brok, un éminent eurodéputé proche de la chancelière allemande, Angela Merkel, s'est fermement opposé à toute avancée sur un régime sans visa avec l'Ukraine.

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