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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 20:39
Le président sortant du Bélarus, Alexandre Loukachenko, le 11 octobre 2015 à Minsk

Le président sortant du Bélarus, Alexandre Loukachenko, le 11 octobre 2015 à Minsk

Source : Libération 12/10/15

 

Le président sortant de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 21 ans, a obtenu un cinquième mandat à l’issue d’une élection d’où les principaux responsables de l’opposition étaient absents. Dans la nuit de dimanche à lundi, la commission électorale centrale a annoncé qu'Alexandre Loukachenko avait remporté la présidentielle avec 83,49% des voix.

Régulièrement accusé depuis des années de graves atteintes aux droits de l’Homme, de réprimer l’opposition et de museler la presse, Alexandre Loukachenko, 61 ans, a multiplié ces derniers mois les gestes de bonne volonté. L’Union européenne envisage en conséquence de lever les sanctions qui le frappent depuis 2011.

La présidente de la commission électorale centrale, Lidia Iermochina, a annoncé au cours d’une conférence de presse télévisée les résultats du scrutin, qui ont aussi été publiés sur le site internet de la commission. Il s’agit formellement de résultats préliminaires qui doivent encore être confirmés. Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, obtient un cinquième mandat avec le score le plus élevé qu’il ait jamais eu.

Les autorités biélorusses avaient fait un important effort pour garantir un taux de participation élevé, en organisant un vote anticipé qui avait commencé mardi. Plus d’un tiers du corps électoral de la Biélorussie, qui compte un peu plus de 7 millions d’électeurs avait voté avant la journée de dimanche. La commission électorale a indiqué que le taux de participation avait été de 86,75%.

Alexandre Loukachenko avait remporté la présidentielle de 2010 avec 79,6% des voix, un résultat contesté qui avait déclenché des manifestations massives de protestation. En 2006, il avait obtenu 83% des suffrages.

Le «petit père» de la Biélorussie

Cette année il était en concurrence avec trois candidats peu connus. Le candidat arrivé en deuxième position est Tatiana Korotkevitch, 38 ans, qui a obtenu 4,42% des voix, a indiqué la commission électorale. Les principaux dirigeants de l’opposition, empêchés de participer à l’élection, avaient appelé les électeurs à boycotter le scrutin.

Le niveau élevé de la participation annoncé par la commission électorale répond au souhait de M. Loukachenko de voir le scrutin reconnu par les Occidentaux, malgré les appels de l’opposition au maintien des sanctions.

Le vote a été surveillé par des observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (0SCE), mais l’opposition estime que le président avait déjà faussé l’élection en empêchant ses dirigeants de se présenter. Dès avant l’élection, les dirigeants de l’Union européenne envisageaient de lever les sanctions qui frappent depuis 2011 le président da la Biélorussie à la suite de la répression violente qui avait suivi sa réélection de 2010. Ils veulent notamment s’assurer qu'«il n’y a pas de nouvelles arrestations d’opposants, pas de violence, pas de persécution de la presse», a expliqué un diplomate à l’AFP.

Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a effectivement multiplié les gestes de bonne volonté ces derniers mois. Il a notamment libéré les derniers prisonniers politiques de la Biélorussie, dont l’opposant numéro un Mikola Statkevitch, relâché fin août après cinq ans de prison. Ce geste a été apprécié par Bruxelles, qui s’est donné jusqu’à la fin du mois pour décider de la suite à donner aux sanctions.

Aucun des poids lourds de l’opposition démocratique n’avait été autorisé à se présenter au scrutin, leurs candidatures ayant été rejetées par la commission électorale centrale pour diverses raisons. Convaincu que sa libération avait pour but d’amadouer les Occidentaux, Mikola Statkevitch a appelé au maintien des sanctions.

Une «dictature douce»

«S’ils sont ensemble avec ce criminel, alors on pourra dire que la démocratie vantée (par l’UE, ndlr), ce n’est que des mots», a-t-il estimé. Le nouveau prix Nobel de littérature, l’écrivaine biélorusse Svetlana Alexievitch, a elle aussi appelé l’UE à éviter tout rapprochement avec celui qui se fait appeler «batka», le «petit père» de la Biélorussie. «Tous les quatre ans, de nouveaux responsables européens viennent au pouvoir et pensent pouvoir régler le problème Loukachenko sans savoir qu’il est un homme indigne de confiance», a-t-elle déclaré, qualifiant son régime de «dictature douce».

Avant le scrutin, seule une des trois adversaires de Alexandre Loukachenko, Tatiana Korotkevitch, a fait un semblant de campagne. «Ici, le président a des tonnes de pouvoirs, allant de la sécurité à l’économie. Des pouvoirs qu’une personne portant une jupe ne peut pour le moment obtenir», a lancé Alexandre Loukachenko après avoir déposé son bulletin dans l’urne au côté de son fils de 11 ans, Nikolaï.

Depuis le début de la crise ukrainienne, Alexandre  Loukachenko a manoeuvré habilement en s’imposant comme médiateur entre la Russie et l’Union européenne, ou encore en accueillant à Minsk des pourparlers de paix entre Kiev et séparatistes prorusses.

 

Article précédent sur le même sujet 

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 19:00

Source : Libération 11/10/15

 

 

En Biélorussie, les élections se suivent et ne changent rien.

 

 

C’est jour d’élection ce dimanche en Biélorussie. Un jour de vote dont tout le monde sait qu’il se terminera par l’annonce, en fin de soirée, de la réélection, pour un cinquième mandat – désormais de sept ans – du président, Alexandre Loukachenko, un homme de 61 ans, au pouvoir depuis vingt et un ans.

Alibi démocratique

L’ancien directeur de kolkhoze, à l’époque soviétique, ne craint pas la concurrence. Après le scrutin de 2010, il a fait enfermer les sept opposants qui s’étaient présentés contre lui. Mikola Statkevitch, le dernier d’entre eux et le plus connu, condamné pour «troubles massifs» – comprendre la contestation des résultats du vote, jugés frauduleux –, a quitté sa prison fin août. Aucun opposant historique n’a voulu cette fois tenter sa chance, à l’exception d’une jeune femme de 39 ans, Tatiana Korotkevitch, à qui l’opposition reproche de servir d’alibi démocratique au régime.

La Biélorussie est sous le coup de sanctions européennes. Ses dirigeants sont interdits de séjour dans l’espace Schengen. Mais ils n’en ont cure. Loukachenko a su jouer de manière habile et garder la neutralité de son pays dans le conflit qui oppose, à ses portes, l’Ukraine et la Russie. Quoique russophile, il n’a pas soutenu Poutine dans son aventure militaire. Il est même devenu incontournable en jouant les facilitateurs dans les négociations entre Russes et Ukrainiens, loyalistes comme rebelles. Les deux cessez-le-feu conclus dans le conflit ukrainien, le premier en septembre 2014, le second en janvier 2015, ont été conclus à Minsk. Et le paria Loukachenko a reçu dans ses murs Hollande et Merkel.

 
Jurassik Park du communisme

Les sanctions européennes n’ont pas réussi à briser le régime du colosse moustachu, qui vit dans une économie largement étatisée et tournée vers le marché russe. Il subit donc les contrecoups de la crise qui affecte son puissant voisin, en raison des sanctions et de la baisse du prix du pétrole. La population (9 millions d’habitants) vivote dans une sorte de Jurassic Park du communisme, mais elle a l’impression d’avoir échappé aux pires phénomènes qui ont touché ses voisins : la guerre et l’émergence d’oligarques sans merci. A côté de la répression, qui décourage les éléments les plus dynamiques de la société, c’est donc l’immobilisme qui expliquerait le mieux la survivance de ce surprenant régime où on trouve encore des kolkhozes et même des sovkhozes. Les salaires et les retraites sont bas, mais ils sont payés, et les soins de santé restent accessibles à tous.

Quoique russophile, Loukachenko est obsédé par l’idée d’indépendance de son pays. S’il a un jour plaidé en faveur d’une union russo-biélorusse, c’est parce qu’il espérait y jouer un rôle, voire le rôle de premier plan, et non de faire de la figuration comme un junior partner,comme l’aurait voulu le président russe, Vladimir Poutine. Aujourd’hui, l’homme pense à l’avenir. Ce serait son fils Kolia, un gamin de 11 ans, qu’il a emmené avec lui à la dernière session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, en octobre 2013.

Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, en octobre 2013.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 09:05

Source : TV5 Monde 08/10/15

 

 

Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko s'est dit "sincèrement content" du prix Nobel de littérature obtenu jeudi par Svetlana Alexievitch, pourtant une critique virulente de son régime autoritaire qui l'a ostracisée.

"Non seulement les Bélarusses, mais le monde entier n'est pas resté insensible à votre oeuvre. Je suis sincèrement content de votre succès", a déclaré Alexandre Loukachenko dans un communiqué diffusé par son service de presse.

"J'espère énormément que votre prix servira notre Etat et le peuple bélarusse", a-t-il ajouté.

Le communiqué précise qu'Alexandre Loukachenko a souhaité "la santé, le bonheur et de nouvelles oeuvres au profit du peuple bélarusse" à la nouvelle prix Nobel.

Svetlana Alexievitch, auteur d'une importante oeuvre de témoignage sur les horreurs de la guerre d'Afghanistan ou la catastrophe de Tchernobyl, a reçu jeudi le prix Nobel de littérature pour son "oeuvre polyphonique, mémorial de la souffrance et du courage à notre époque", selon l'Académie des Nobels.

"C'est une récompense non seulement pour moi, mais aussi pour notre culture, pour notre petit pays qui a toujours vécu comme entre des pressoirs", a déclaré l'écrivaine au cours d'une conférence de presse à Minsk.

"Les autorités bélarusses prétendent que je n'existe pas, et le président bélarusse aussi", a-t-elle également affirmé, précisant au quotidien suédois Svenska Dagbladet qu'avec ce prix, le régime de Minsk "va être obligé de m'écouter".

Svetlana Alexievitch a notamment travaillé pendant plus de 10 ans sur "La Supplication", un livre fait de témoignages des "liquidateurs" de Tchernobyl -- les milliers d'hommes envoyés sur le site -- et d'autres victimes de ce drame. 

Le livre a été interdit au Bélarus, l'un des pays les plus touchés par les conséquences de la catastrophe nucléaire, où le sujet est tabou.

Le régime autoritaire d'Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, empêche également les apparitions en public de l'écrivaine à Minsk, où elle vit une partie de l'année.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 20:16
Le président biélorusse Alexandre Loukachenko en août 2014.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko en août 2014.

 

A un mois et demi de l’élection présidentielle, le leader biélorusse, candidat à sa succession, compte s’attirer les bonnes grâces de l’Union européenne.

 

 

Alors que s’est ouverte cet été la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 11 octobre, six prisonniers biélorusses considérés comme “politiques” par les organisations internationales de défense des droits de l’homme ont été libérés samedi 22 août, dans la soirée, sur ordre du président Alexandre Loukachenko.

Parmi eux, l’ancien candidat à la présidentielle de décembre 2010, Nikolaï Statkevitch, 59 ans, leader du Parti social-démocrate de Biélorussie – aujourd’hui dissous.
 
Comme le rappelle le site d’information biélorusse d’opposition Bielorousski Partizan, Nikolaï Statkevitch avait été arrêté lors des manifestations dénonçant la falsification des résultats du scrutin de 2010 et condamné à six ans de réclusion pour “organisation de désordres massifs”. Il devait sortir de la colonie pénitentiaire de Moguilev le 20 décembre 2016.

“La dictature n’a plus d’argent”

 
Entre 500 et 700 supporters en liesse ont accueilli l’opposant à son arrivée à Minsk, selon le même site. Il a estimé que Loukachenko avait pris la décision de libérer des prisonniers d’opinion“parce que la dictature n’a plus d’argent”. En effet, comme l’analyse le quotidien russe Nezavissimaïa Gazeta, c’est la dégradation de la situation économique du pays, notamment à cause de la chute du rouble russe, qui aurait en partie dicté cette décision au leader biélorusse, afin d’obtenir les bonnes grâces de l’Union européenne, au cas où la Russie ne pourrait pas subventionner l’économie biélorusse autant qu’auparavant. Selon le titre, “Loukachenko essaiera de plaire à celui qui lui octroiera des crédits le premier”.

 
Satisfaction de l’UE

 
Le geste du président biélorusse a été salué par les dirigeants des diverses instances de l’Union européenne et qualifié de “pas effectué dans la bonne direction” indiquant “un progrès dans les efforts pour améliorer les relations entre l’UE et la Biélorussie”. Les Européens “espèrent que le déroulement du scrutin présidentiel fera la démonstration que les autorités biélorusses sont prêtes pour la démocratisation du pays”, conclut la Nezavissimaïa Gazeta.

Dès son arrivée à Minsk, Statkevitch a annoncé qu’il reprenait “la lutte”. Cependant, l’opposition biélorusse a déjà désigné comme son candidat unique à la présidentielle une femme encore peu connue de l’opinion publique, Tatiana Korotkévitch. L’ancien détenu devrait prendre la tête du mouvement pour le boycott du scrutin, ce qui, selon  le quotidien en ligne russe Gazeta.ru, ne devrait pas faciliter la tâche de la jeune candidate. En revanche, cela pourrait servir les intérets d’Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994.

 

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 20:32

Source : Courrier International 18/08/15

 

 

Ce week-end, le président biélorusse a consacré une heure et demie de son temps à récolter des pommes de terre dans le champ de 1 800 m2 attenant à sa résidence officielle des Merles, au nord-ouest de Minsk. Avec l’aide de son fils Nikolaï et “un groupe de camarades”, il a rempli 70 sacs de tubercules, qui seront prochainement livrés à des maisons de retraite et des orphelinats du pays, relatent les agences de presse biélorusses Naviny-by et BelTa.

Le chef de l’Etat a également entrepris la récolte des pastèques et des melons dont il a lancé la culture sur son domaine l’année dernière, afin de montrer que ce type de cucurbitacées pouvait pousser en Biélorussie et d’encourager ses concitoyens à les cultiver.

Le mois dernier, le leader biélorusse, qui fut chef de kolkhoze avant d’accéder à la présidence, avait donné des leçons de fauchage manuel à l’acteur français devenu russe Gérard Depardieu dans une autre de ses résidences. Selon la presse locale, c’est ainsi qu’il avait lancé sa campagne électorale : en octobre, il sera en effet candidat à sa propre succession pour un cinquième mandat.

 

Article précédent sur le même sujet

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 20:34

Source : La Depeche 24/07/15

 

 

Le président du Bélarus Alexandre Loukachenko a invité hier Gérard Depardieu dans sa résidence présidentielle, une visite pendant laquelle l'autoritaire dirigeant a appris à l'acteur français à faucher les foins à la main.

Sur des photos et une vidéo diffusées par les autorités de cette ex-république soviétique nichée entre la Russie et la Pologne, on aperçoit les deux hommes s'attelant aux travaux des champs. Gérard Depardieu a déclaré : «Là où je suis allé, c'est merveilleux on dirait la Suisse. Je vois que les gens sont heureux, calmes, et que ce pays doit être très agréable à vivre».

Arrivé au pouvoir en 1994, Alexandre Loukachenko est considéré par de nombreux observateurs et défenseurs des droits de l'homme comme un dirigeant autoritaire et peu respectueux des libertés.

Depardieu fait les foins avec l'autocrate biélorusse Loukachenko

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 11:08

Source : Le Point 27/12/14

 

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a évincé son bras droit, dans un contexte de crise provoquée par l'effondrement du rouble en Russie.

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a limogé son Premier ministre Mikhaïl Miasnikovitch, dans un contexte de crise économique provoquée par l'effondrement du rouble en Russie. Mikhaïl Miasnikovitch, qui avait pris ses fonctions en décembre 2010, a été remplacé par le chef du cabinet de la présidence, Andreï Kobiakov, a annoncé la présidence.

Alexandre Loukachenko "a examiné la question concernant les cadres (du gouvernement, ndlr) et a nommé Andreï Kobiakov Premier ministre", indique un sobre communiqué publié sur le site internet officiel de la présidence. Loukachenko a également limogé le chef de la banque centrale, ainsi que d'autres hauts responsables, parmi lesquels les ministres de l'Économie et de l'Industrie, selon la même source.

 

 

De forts liens économiques avec Moscou

Même si le rouble biélorusse n'est pas officiellement lié à la devise russe qui a connu une dépréciation spectaculaire ces derniers temps, la Biélorussie a de forts liens économiques avec Moscou et reste très sensible à toutes les secousses dans l'économie russe frappée par les sanctions occidentales et la chute des prix de pétrole. La chute du rouble en décembre a provoqué une vraie panique en Biélorussie dont les habitants ont commencé à acheter massivement des dollars pour s'assurer au moins une petite stabilité financière.

Face à ce mouvement, la banque centrale biélorusse a imposé une taxe "temporaire" de 30 % sur tous les achats de devises étrangères. Loukachenko a reconnu lui aussi que l'économie biélorusse avait subi un coup dur à cause des problèmes économiques en Russie, ce pays voisin absorbant 40 % des exportations biélorusses.

La Russie est frappée de plein fouet par la chute des cours du pétrole, qui constitue avec le gaz la majeure partie de ses revenus budgétaires. Le phénomène a en outre accentué l'affaiblissement du rouble, déjà plombé par les sanctions économiques liées à la crise ukrainienne.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 11:43

Source : Ria Novosti 18/12/14

 

 

 

Les Etats-Unis sont ouverts au dialogue avec la Biélorussie, les deux pays ayant réussi à réaliser de petites démarches réciproques, a déclaré mercredi devant les journalistes étrangers à Washington la sous-secrétaire d'Etat américaine Victoria Nuland.

"J'ai rencontré en septembre, en marge de la session de l'Assemblée générale de l'Onu, le premier ministre biélorusse. Je lui ai dit qu'ils avaient beaucoup fait pour le pays, en transformant l'image de Minsk en symbole de négociations de paix (sur le règlement de la crise en Ukraine, ndlr) … Nous sommes toujours ouverts à l'amélioration et au réchauffement de nos relations avec la Biélorussie (…) Nous avons réussi à réaliser quelques petites démarches réciproques: nous y délivrons de nouveau des visas à titre de réciprocité", a indiqué Mme Nuland.

Selon la diplomate, Washington s'attend à ce que Minsk avance dans le sens d'une meilleure défense des droits de l'homme et de davantage de démocratie.

En 2006, les Etats-Unis ont imposé des sanctions contre dix dirigeants biélorusses, dont le président du pays Alexandre Loukachenko, en bloquant notamment leurs biens et actifs. Depuis, ce décret est renouvelé chaque année. En 2007, des sanctions ont été décrétées contre le groupe Belneftekhim, en 2010 contre deux banques d'origine iraniennes, opérant en Biélorussie.

La sous-secrétaire d'Etat américaine Victoria Nuland.

La sous-secrétaire d'Etat américaine Victoria Nuland.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 11:30

Source : Le Monde 21/12/14

 

 

 

La Biélorussie a bloqué dimanche 21 décembre des boutiques en ligne et des sites internet d'information, une mesure destinée à empêcher la ruée vers les banques et les magasins de personnes cherchant à sécuriser leur épargne.

L'agence privée de presse BelaPAN, qui gère les sites internet d'information indépendants Belapan.by et Naviny.by, a déclaré que les sites ont été bloqués samedi sans aucune mise en garde :

Ces mesures ont été appliquées le 19 décembre, lorsque le gouvernement a annoncé que les achats de devises étrangères seraient taxés à 30 % et qu'il a donné l'ordre aux exportateurs de convertir la moitié de leurs recettes en devises étrangères en monnaie locale.

Lire aussi : Chute du rouble : la faute au pétrole ?

CONSÉQUENCE DE LA DÉPRÉCIATION DU ROUBLE RUSSE

Les boutiques en ligne ont également été bloquées en masse. Le gouvernement a annoncé un moratoire sur la hausse des prix pour les biens de consommation et donné l'ordre aux producteurs locaux d'appareils électriques d'« augmenter les livraisons » et de maintenir les prix en l'état, au risque de faire faillite.

Les Biélorusses ont fait la queue pendant des heures pour vider leurs comptes en banque, et ont dévalisé les magasins pour sécuriser leur épargne, s'approvisionnant en appareils électriques fabriqués à l'étranger et en articles ménagers.

Le rouble biélorusse a perdu environ la moitié de sa valeur depuis le début de l'année, subissant de plein fouet la dépréciation du rouble russe, l'économie du pays étant fortement dépendante de son géant voisin.

Les Biélorusses ont dévalisé les magasins pour sécuriser leur épargne, s'approvisionnant en appareils électriques fabriqués à l'étranger et en articles ménagers.

Les Biélorusses ont dévalisé les magasins pour sécuriser leur épargne, s'approvisionnant en appareils électriques fabriqués à l'étranger et en articles ménagers.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 11:07

Source : Euronews 22/12/14

 

 

Le président ukrainien Petro Porochenko a reçu dimanche son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko. Celui-ci a assuré l’Ukraine de son soutien et de son aide, autant qu’il serait nécessaire. Il a déjà soutenu publiquement l’intégrité territoriale de l’Ukraine, quitte à déplaire à son allié russe.

A l’extérieur du palais présidentiel, quelques manifestants bélarusses ont déployé des banderoles pour protester contre cette visite officielle en Ukraine de celui qu’on surnomme le dernier dictateur d’Europe

Alexandre Loukachenko aurait aussi sollicité Kiev pour l’aider à se rapprocher des Occidentaux.

Un nouveau round de négociations entre Kiev et les rebelles était aussi sensé débuter à Minsk dimanche, mais aucune nouvelle date n’a été avancée.

Pendant ce temps, dans l’Est du pays, un dixième convoi russe transportant 1 400 tonnes d’aide humanitaire est arrivé à destination, à Donetsk et Louhansk. Dans les camions sont transportés de la nourriture, des médicaments, mais aussi des sapins et des cadeaux.

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