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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 09:20

Source : Nouvelles d'Arménie 05/12/14

 

 

 

L’Arménie a l’intention d’adhérer à l’Union économique eurasienne de la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan le 1er Janvier. Mais ce bloc commercial, avant même de commencer à fonctionner, montre des signes de certaines contradictions graves.

Après l’introduction de sanctions par les pays occidentaux contre la Russie dans le cadre de la crise en Ukraine, le Kremlin a imposé un embargo sur l’importation de denrées alimentaires et un certain nombre d’autres produits en provenance de pays européens. Cependant, étant dans la zone douanière commune avec la Russie, ses partenaires du Bélarus et du Kazakhstan ont décidé “d’aider“ les pays occidentaux à vendre leurs produits à la Fédération de Russie. Les produits européens passent la frontière avec la Biélorussie en transit par la Russie vers le Kazakhstan, mais ils n’atteignent pas leur destination et restent en Russie.

Cette semaine, la Fédération de Russie a mis au transit des marchandises interdites par la Biélorussie sur la route passant par la Russie, le Kazakhstan et les pays tiers. La partie russe a expliqué ses actions par la révélation de chaînes d’approvisionnement illégaux d’importateurs de produits en provenance du territoire du Bélarus.

Cela a provoqué une protestation au Bélarus, qui insiste sur le fait de la libre circulation des marchandises sur le territoire de l’Union économique eurasienne. Le Kazakhstan n’a pas encore répondu à la proposition de la Russie de partager des données sur la circulation des marchandises. “La partie kazakhe ne veut pas participer. Ils disent que cela ne les concerne pas,“ a dit le chef de l’inspection agricole de Russie (Rosselkhoznadzor) Sergey Dankvert.

Pour sa part, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré que son pays réagirait si le commerce entre les deux pays ne revenait pas à la normale. « Aujourd’hui, je ne suis pas seulement surpris, mais déprimé par le comportement des autorités russes. Quel genre de comportement est-ce ?! “, a déclaré le leader Biélorusse.

Il a rappelé que les parties ont convenu que l’Union économique eurasienne doit avoir une libre circulation directe des biens, des marchandises, du travail. “Nous avons été et serons des amis fiables pour vous. Mais si vous commencez à pinailler vous savez que je ne le tolérerai pas “, a déclaré le leader Biélorussie.

Les experts soulignent que l’Union économique eurasienne peut apparaître comme sur le point de s’effondrer dès le début si la Biélorussie et le Kazakhstan cessent leur adhésion. L’adhésion de l’Arménie à une telle union peut être un coup terrible à son économie déjà fragile. Maintenant l’Arménie subit de graves bouleversements économiques - la dévaluation de la monnaie nationale, le dram, la hausse des prix, la réduction des envois de fonds en provenance de Russie, un pouvoir d’achat réduit de la population.

Dans le même temps, personne ne soutient que l’appartenance à l’Union économique eurasienne ne pourra remédier à la situation, au contraire, les prévisions les plus pessimistes sont faites.

Le parlement arménien s’apprête à voter la ratification de l’accord d’adhésion à l’Union économique eurasienne en Décembre. Il n’est pas clair si les législateurs arméniens seront en effet tenir compte de tous les facteurs et des contradictions aiguës transpirants au sein de l’Union dans leurs décisions. Dans la situation actuelle, le parti majoritaire est certain d’assurer la ratification du document.

 

Article précédent sur le même sujet

Russie-Bélarus : Rififi au sein de l'Union économique Eurasiatique dirigée par la Russie
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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 16:06

Source : RFI 27/11/14

 

 

 

Les sanctions russes ne touchent pas seulement les importateurs occidentaux. Moscou s’en prend désormais à son voisin et membre de son union douanière, la Biélorussie.
L'agence sanitaire et vétérinaire russe Rosselkhoznadzora restreint le transit sur le territoire russe d'aliments d'origine animale en provenance de ce pays, soupçonné de réexporter les produits européens interdits. Minsk dément et ne cache pas sa colère.

« Qu’est ce que c’est que ces manières (…) Nous ne sommes pas des chiots qu'on attrape par la peau du cou pour les réprimander » : avec son franc-parler, Alexandre Loukachenko n’y va pas par quatre chemins. Le président biélorusse prévient Moscou : si les autorités sanitaires et vétérinaires russes ne lèvent pas rapidement les restrictions sur le transit de produits biélorusses, il prendra des mesures.

La suspension de l’importation d'aliments d'origine animale de Biélorussie concerne la quasi-totalité des usines de viande de ce pays. Selon les Russes, leurs produits contiendraient des bactéries nocives et des antibiotiques. Moscou utilise régulièrement l’argument de la « violation des normes sanitaires » comme moyen de pression diplomatique.

Mais cette fois, l’agence vétérinaire russe ne cache pas qu'elle accuse Minsk d'introduire sur son territoire des produits européens visés par l’embargo. Ainsi, 11 000 tonnes de marchandises envoyées par la Biélorussie vers le Kazakhstan seraient « volatilisées » sur le territoire russe.

Alexandre Loukachenko dénonce une violation des accords douaniers, et promet une réaction, mais sans répondre directement aux griefs de son voisin.

A Moscou, on est persuadé que la Biélorussie tire profit des sanctions imposées à l’Occident. Récemment, des blogueurs russes ont posté des photos de ce qu'ils nomment ironiquement le « célèbre Parmesan ou le saumon biélorusse » : des produits qui ressemblent à s’y méprendre aux produits italiens ou norvégiens, qu’ils avaient coutume d'acheter avant les sanctions.

Biélorussie : le président Loukachenko hausse le ton contre Moscou
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 15:22

Source : Ria Novosti 21/11/14

 

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, s'est dit prêt à devenir recteur ou enseignant d'université après la fin de sa carrière présidentielle.

"A mon avis, le meilleur poste est celui de recteur et je ne serais pas hostile à l'idée d'être enseignant. Après la fin de ma carrière présidentielle, je serai professeur si ma santé le permet", a déclaré M.Loukachenko devant les étudiants, enseignants et promus de l'Université pédagogique de Biélorussie à Minsk.

M.Loukachenko occupe le poste de président biélorusse depuis 1994. Il a été réélu en 2001, 2006 et 2010. La prochaine élection présidentielle aura lieu en Biélorussie en novembre 2015 au plus tard. M.Loukachenko a annoncé en octobre aux journalistes russes qu'il pourrait s'y présenter.

Le référendum de 2004 a abrogé la limite du nombre de mandats présidentiels pouvant être brigués par une même personne en Biélorussie.

Insolite - Biélorussie : Loukachenko voudrait enseigner après sa présidence
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 14:13

Source : Reporters sans frontières 18/11/14

 

 

La pression s’accentue sur les journalistes bélarusses collaborant avec des médias critiques basés à l’étranger : amendes, avertissements, perquisitions... A un an de la prochaine élection présidentielle au Bélarus, jusqu’où ira cette nouvelle campagne d’intimidation ?

 

Reporters sans frontières dénonce le harcèlement croissant des journalistes travaillant pour des médias basés à l’étranger. Depuis 2009, ils ne peuvent officiellement travailler sans une accréditation délivrée par le ministère des Affaires étrangères. Mais dans les faits, les autorités rejettent systématiquement les demandes d’accréditation des médias indépendants, poussant les journalistes à travailler dans l’illégalité. Ces derniers deviennent des proies faciles pour la justice, qui multiplie les poursuites pour “production illégale de contenu médiatique” (article 22.9 du Code des infractions administratives).

Le 13 novembre 2014, la police a informé Ales Zaleouski qu’il était poursuivi pour avoir réalisé un reportage sur des faits de corruption pour la chaîne Belsat TV, basée en Pologne. Le journaliste avait déjà été condamné en mai dernier, pour des faits similaires, à une amende de 4,5 millions de roubles bélarusses (330 euros).

Le 13 novembre également, deux policiers sont venus interroger Andreï Myalechka à son domicile de Hrodna (Ouest) au sujet d’une interview réalisée un mois plus tôt pour Radio Racyja, elle aussi basée en Pologne. Les policiers ont prévenu le journaliste qu’il allait être inculpé pour “production illégale de contenu médiatique”, car il travaillait sans accréditation. Ce sera son troisième procès en moins de six mois : il a été condamné à une amende de 4,5 millions de roubles (330 euros) en juin et à 5,25 millions de roubles (394 euros) en octobre, pour le même motif.

Andreï Myalechka a déclaré à Reporters sans frontières que rien ne pourrait l’empêcher de faire son travail. “Mais les démarches en justice, les recours et la paperasse me prennent beaucoup de temps et me déconcentrent. En outre, de nombreuses sources hésitent aujourd’hui à me parler.” Le journaliste se dit aussi étroitement surveillé.

Le 13 novembre toujours, l’inspection fiscale de Mahilyou a demandé à Ales Bourakou des précisions quant aux revenus perçus de sources étrangères entre 2010 et 2013. Le journaliste assure avoir déjà fait toutes les déclarations nécessaires et dénonce une nouvelle forme de pression. Le 8 octobre, il avait été condamné à une amende de 6 millions de roubles (446 euros) pour un article publié sur le site de la radio publique allemande Deutsche Welle.

Les collaborateurs de Belsat TV, Maryna Malchanava et Alyaksandr Dzianisau, avaient eux aussi été condamnés à des amendes, respectivement en septembre et en avril. En outre, pas moins de six journalistes freelance ont reçu des avertissements cette année parce qu’ils travaillaient sans accréditation.

Le 23 octobre, le gouvernement bélarusse a officiellement rejeté l’appel lancé un mois plus tôt par l’Association bélarusse des journalistes (BAJ), partenaire de Reporters sans frontières, qui lui demandait de mettre un terme à la persécution des journalistes indépendants et à mettre la loi sur les médias en conformité avec les traités internationaux ratifiés par le Bélarus.

La pression des autorités biélorusses est croissante envers les journalistes à l'approche de l'élection présidentielle

La pression des autorités biélorusses est croissante envers les journalistes à l'approche de l'élection présidentielle

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 19:13

Source : Amnesty international 10/11/14

 

 

Amnesty International condamne fermement l’exécution  du prisonnier Alyaksandr Haryunou, qui s’est déroulée le 4 novembre 2014. Il s’agit de la troisième exécution cette année au Belarus.

Ni ses proches, ni son avocat n’ont été prévenus à l’avance de l’exécution de Alyaksandr Haryunou. Ils n’ont également pas eu la possibilité de le rencontrer une dernière fois. Sa mère a uniquement reçu le jour même, les habits que son fils portait lors de l’exécution. Quant à son avocat, il a été informé par écrit un jour plus tard. L’information officielle est encore en suspens.

Pour le Comité des droits de l’homme de l’ONU, le cas d’ Alyaksandr Haryunou était pendant. Les expert∙e∙s chargé∙es de l’affaire ont demandé de ne pas donner suite à l’exécution tant qu’ils n’avaient pas pris de décision. Comme pour des cas précédents, les autorités biélorusses ont ignoré cette demande.

Action de rue contre la peine de mort en Biéorussie

Action de rue contre la peine de mort en Biéorussie

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:59
Les passeports de deux pilotes biélorusses soupçonnés d’avoir bombardé le camp français de Bouaké

Les passeports de deux pilotes biélorusses soupçonnés d’avoir bombardé le camp français de Bouaké

Source : Mondafrique 07/11/14

 

 

Jeudi 6 novembre, des cérémonies ont eu lieu en Côte d'Ivoire en mémoire des victimes du bombardement du camp français de Bouaké au centre du pays en 2004. Neufs soldats français et un citoyen américain avaient été tués lors de cette tragédie dont les circonstances obscures mettent en cause la responsabilité de la France. Dix ans plus tard, les commanditaires de l'attaque n'ont toujours pas été identifiés et les familles des victimes jamais indemnisées. Philippe Duval, journaliste indépendant, ancien chef de service politique étrangère au "Parisien" et fin connaisseur de l'Afrique revient sur ce sombre épisode de la "Françafrique".

 

6 novembre 2004, vers 13h20, deux Soukhoï de l’armée ivoirienne fidèle au président Gbagbo, qui viennent de survoler à très basse altitude le camp français de Bouaké dans le centre de la Côte d’Ivoire, larguent leurs roquettes.  A leurs commandes, deux mercenaires biélorusses Barys Smahin et Youri Suchkin, secondés par deux copilotes ivoiriens, Patrice Ouei et Ange Magloire Gnanduillet Attualy. Bilan, dix morts, dont neuf soldats français et un citoyen américain et une quarantaine de blessés. Hier, 6 novembre 2014, des cérémonies se sont déroulées dans des casernes pour rendre hommage aux victimes en présence de leurs vingt-deux familles, qui attendent toujours, dix ans après,  l’identification et la condamnation des commanditaires de ce bombardement, et une indemnisation de l’état français.

Entraves à la justice

« Les faits sont aujourd’hui établis, explique à Mondafrique, Me Jean Balan, le défenseur des familles qui se bat depuis une décennie  pour que justice soit rendue. L’attaque contre le camp français était délibérée, mais les morts n’étaient pas voulues. Elle avait pour but de trouver un motif pour se débarrasser de Gbagbo ».  Pour arriver à cette conclusion, l’avocat se base sur les témoignages de centaines de témoins, des soldats du rang aux généraux présents en Côte d’Ivoire à cette époque, qui ont défilé devant deux juges du Tribunal aux Armées de Paris, et depuis la disparition de cette juridiction spéciale décidée par Sarkozy, devant la juge Sabine Kheris du tribunal de grande instance de Paris. Tous ont livré leur part de vérité, ce qui permet d’établir, sans conteste, le scénario d’une attaque qui a mal tourné. Avec aux commandes des avions de combat, deux mercenaires biélorusses passés sous influence d’une officine française, qui auraient dû frapper un bâtiment vide, sans faire de victimes, et provoquer ensuite une réaction de légitime défense contre l’auteur présumé de l’attaque, Laurent Gbagbo.  « Plus personne ne nie aujourd’hui l’évidence, poursuit Me Balan. On essaie seulement de botter en touche, ou d’entraver l’action de la justice ». Retour en arrière pour comprendre cette affaire rocambolesque digne des heures les plus noires de la Françafrique.

Chirac-Gbagbo : un entretien « très hard »

Tout commence le 2 novembre 2004 quand Laurent Gbagbo informe les autorités françaises que son armée va engager une offensive visant à libérer le Nord du pays, occupé depuis le coup d’état manqué du 19 septembre 2002 par les rebelles des Forces Nouvelles dirigés par Guillaume Soro.  L’état major de la Force Licorne, déployée sur place sous la direction du général Poncet, obtient du colonel  Mangou, qui dirige les opérations ivoiriennes, d’être informé une demi-heure à l’avance des cibles visées par les Soukhoï et les hélicoptères de combat Mi24, pour permettre aux troupes françaises, situées à proximité des combats, de se mettre à l’abri.

Le 3, alors que les premiers avions commencent à décoller de l’aéroport de Yamoussoukro, la capitale ivoirienne, entièrement sous contrôle de l’armée française, Jacques Chirac décroche son téléphone « Il me demande ce que je fais, raconte Gbagbo qui a été auditionné dans sa cellule de la prison de la Cour Pénale Internationale à La Haye. Il me reproche que mon armée veuille attaquer les rebelles. Je lui dis 'tu ne trouves pas ça normal ? Des gens qui nous étouffent, qui ne respectent pas les accords ?' J'ajoute qu'il n'a rien fait pour les désarmer."

"Notre entretien a été très hard. Je ne sais pas qui a raccroché le premier mais ça été très hard, poursuit-il. J'ai su par la suite que Barnier (ndlr, le ministre des Affaires étrangères) avait dit que Chirac avait été en dessous de tout et qu'il n'avait pas à me parler comme ça."

Jusqu’au 6, les bombardements de cibles rebelles se poursuivent avec des résultats peu convaincants.  On annonce, par exemple, que le camp de Korhogo, dans l’extrême nord du pays, a été victime d’une attaque. En fait, les mercenaires biélorusses ont, selon des témoignages recueillis postérieurement, «tué les morts» en déversant leurs bombes sur le cimetière voisin. Cela n’empêche pas une colonne ivoirienne, dirigée par le capitaine Konan, de se présenter le 6 novembre aux portes de Bouaké pour libérer la capitale rebelle. Ils sont attendus par les troupes de Guillaume Soro. Mais les combats n’auront jamais lieu.

En début d’après-midi, deux Soukhoï survolent le lycée Descartes, où les Français ont établi leur base avec plusieurs centaines de militaires et une soixantaine de blindés sous le commandement du colonel Destremau. Les avions volent si bas que les pilotes  ne peuvent manquer d’identifier les drapeaux tricolores accrochés aux toits.  « Le premier sukkhoï était très bas. Je voyais même la tête du pilote qui regardait de droite et de gauche », témoigne un soldat. « L’avion s’est clairement positionné dans l’axe et nous a piqué dessus pour lâcher les roquettes sur les lieux de vie (ndlr, le foyer) où nous étions tous regroupés. Car nous étions tous à l’ombre pour nous cacher », raconte au juge un autre militaire. Au deuxième passage, les avions  lâchent leurs roquettes sur le foyer du régiment. L’attaque est parfaitement délibérée. Des dizaines de soldats se sont regroupés derrière le bâtiment, curieusement fermé pour «inventaire» ce samedi là, devant l’attitude manifestement agressive de Soukhoï. Une cinquantaine d’homme sont frappés . Un incendie, qui a gagné un char est éteint avec du sable. Sans en aviser l’Elysée qui le couvrira ensuite, le général Poncet, qui commande l’opération Licorne, ordonne la destruction de tous les "aéronefs ivoiriens", quatre Soukhoï et plusieurs hélicoptères d'attaque Mi24, basés à Yamoussoukro et Abidjan. Il appelle des renforts au Gabon pour sécuriser Abidjan car toutes ses troupes sont disposées sur la ligne de front entre rebelles et loyalistes.

Des mercenaires escamotés

De retour de leur «mission», Barys Smahin et Youri Suchkin posent leurs deux appareils sans encombres sur l’aéroport de Yamoussoukro, rejoignant la douzaine de techniciens biélorusses chargés de la maintenance. Sous les yeux de militaires français qui, depuis plusieurs jours, les ont filmé et photographié sous toutes les coutures, constituant une véritable cinémathèque!

Les deux Soukhoï sont aussitôt détruits à coups de hache et la logique voudrait que leurs pilotes, qui viennent de semer la mort dans les rangs français, soient immédiatement arrêtés. Premier couac,  on les laisse filer vers Abidjan.  Le général Poncet se ravise dans la soirée sous la pression des soldats de base qui ne comprennent pas qu’un tel crime reste impuni. Pendant quatre jours, les biélorusses sont gardés au frais par les forces spéciales. La France dispose alors d’un triple arsenal pour les traduire en justice. D’abord la loi Pelchat, datant du 14 avril 2003 qui réprime l’activité des mercenaires. Ensuite, l’article 65 du code de justice militaire prévoyant que sont justiciables du tribunal aux Armées tous auteurs ou complices d’une infraction contre les forces armées françaises. Enfin, l’article 113-7 du code pénal indique que la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un étranger hors du territoire de la République lorsque la victime est de nationalité française. Mais, surprise, on les enfourne dans un bus à destination au Togo où Robert Montoya, un ex-gendarme élyséen sous Mitterrand, reconverti dans «l'import-export», est chargé de les réceptionner. C'est lui qui a livré à Gbagbo les Soukhoï et leurs équipages, au vu et au su des militaires français stationnés à Lomé, la capitale togolaise. C'est donc un retour à l'envoyeur. Montoya dépêche sa secrétaire récupérer au poste frontière le minibus et son contenu de Biélorusses. Mais François Boko, alors ministre de l'Intérieur du gouvernement togolais, ne se montre guère coopératif et fait arrêter les mercenaires au poste frontière. Il transmet les photocopies des passeports des deux pilotes biélorusses au représentant local de la DGSE. « Dix jours après, il a dit que Paris n’en voulait pas », a t-il raconté à un juge du tribunal aux Armées. En désespoir de cause, Lomé décide alors de les expulser par avion vers la Biélorussie où on n’entendra plus jamais parler d’eux  malgré un mandat d’arrêt international lancé deux ans plus tard. Selon des informations non confirmées, ils auraient pu être liquidés dans un pays d’Europe centrale.

L’armée de Gbagbo « intoxiquée »

Dès les premières minutes qui suivent l’attaque meurtrière  de Bouaké, les regards accusateurs se tournent vers Laurent Gbagbo. Gildas Le Lidec, ambassadeur de France à Abidjan en 2004, est formel : le président ivoirien n'était pas au courant de ce qui allait se passer. Lorsque ce dernier le reçoit au palais présidentiel quelques heures après le bombardement, il « est dans un état incroyable, il est livide, il tremble. Il n'est pas du tout dans son assiette », raconte-t-il au juge d’instruction. Autre hypothèse évoquée pour mettre en cause le pouvoir ivoirien de l’époque, une action téléguidée par les « durs » du régime. Mais alors, pourquoi a-t-on escamoté les biélorusses ? Leurs témoignages publics auraient pourtant été bien utiles pour étayer cette thèse et mettre en difficulté Gbagbo.

Autre piste, plus sérieuse celle-là, une « bavure manipulée », une formule employée par le général Poncet lui-même devant  un juge du tribunal aux Armées. A travers cette curieuse expression, il évoque, sans en dire plus, la mort de neuf soldats français, qui, bien sûr, n’était pas prévue et de fausses informations qui auraient été transmises aux décideurs militaires ivoiriens sur la tenue, ce 6 novembre 2004, d’une réunion  de chefs rebelles dans le bâtiment visé par les avions de combat. Dans son procès-verbal d’audition, Gbagbo laisse entendre que l’info aurait transité par son chef d’état major, le général Doué, surnommé « le chinois » : « D'ailleurs il a fui le pays quand il a été suspendu temporairement. Il n'est revenu qu'en avril 2011 avec Ouattara, après mon arrestation. » C’est donc l’ex-président ivoirien, surnommé par ses adversaires le « boulanger », qui aurait été, en cette occasion, roulé dans la farine.

Qui pourrait être l’auteur de cette  « intoxication » ? « On parle d'une cellule élyséenne avant le bombardement, soutient Gbagbo devant la juge. Toute cette histoire, Chirac l'a sous-traitée à Villepin qui a dû lui vendre l'idée qu'on pouvait me dégommer » Lequel Villepin,  ministre de l’Intérieur en 2004 après avoir quitté les Affaires étrangères, avait  été cuisiné pendant cinq heures. Sans rien lâcher. « Il ne sait rien, mais rien de rien. A l’entendre, il connaît à peine l’existence de  la Côte d’Ivoire », avait noté ironiquement Me Balan.  Le 7 mai 2010, Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense en 2004, passe aussi  au parloir judiciaire et signe un procès verbal de 22 pages. Il en ressort une longue litanie :   «Je ne me souviens plus qui j’ai eu en ligne»…  «Je ne peux répondre car je n’en ai pas le souvenir»…  «Il faut poser la question à ceux qui étaient sur le terrain. Moi, j’étais dans mon bureau à Paris»… «Je n’en ai pas le souvenir…»  Sur l’exfiltration des mercenaires biélorusse : «On m’a indiqué qu’il n’y avait pas de base juridique puisque pas de mandat d’arrêt international. C’était un membre de mon cabinet qui m’a répondu,» soutient-elle. De cette audition fleuve, on peut conclure qu’Alliot-Marie n’a pas été informée en live des tragiques événements ivoiriens et qu’elle les a ensuite couvert. Une certitude, les décisions ont été prises en tout petit comité. Sans  le général Bentégeat, pourtant chef d’état major des Armées en 2004, qui témoigne en avoir été écarté.  Hors d’un  conseil de défense qui aurait dû être réuni. Le Lidec, lui-même, explique avoir  souvent été « contourné » par les canaux non-officiels qui gravitaient autour de Villepin :  « Il y avait une vingtaine de personnes, c'était un vrai puzzle », affirme t-il.

La fable du régiment égaré

Ce 6 novembre, alors que la nouvelle du bombardement de Bouaké et de la destruction des premiers aéronefs se répand, les premiers incidents ont lieu à l’aéroport d’Abidjan où un Transall de renforts français atterrit au mépris de toutes les règles de sécurité, au milieu de quelques dizaines de «patriotes» qui ont déjà envahi la piste. Des tirs font plusieurs morts parmi les soldats ivoiriens, deux avions de combat et des hélicos sont , eux aussi, détruits à coups de haches. Dans la soirée, des centaines de milliers de personnes, chauffées par la télé nationale, déferlent dans les rues. Posté dans la soirée sur le toit de son ambassade, Gildas Le Lidec expliquera plus tard n’avoir jamais vu une telle marée humaine. Le soir, des hélicoptères français tirent à balles réelles sur la foule qui tente de franchir les deux ponts sur la lagune pour atteindre le bataillon d'infanterie marine (Bima) et le quartier français où les expatriés doivent être évacués à la hâte. Ils seront sept mille à fuir ainsi. Dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 novembre, les renforts arrivent enfin de Bouaké. Le régiment bombardé  a forcé sur ses 350km de route plusieurs barrages tenus par des «patriotes».  Selon les déclarations officielles, il a pour mission de prendre possession de l’hôtel Ivoire, situé à quelques centaines de mètres de la résidence de Gbagbo. Mais il «rate» l’immeuble de 24 étages et va «se perdre» dans l’entrée présidentielle. Le face à face avec l’entourage du chef de l’État ivoirien dure deux heures avant que les militaires français ne décident de se replier vers l’Ivoire. Une fable totalement démentie par le carnet de route du régiment de Bouaké. La colonne est bien arrivée vers 23h30 pour se diriger vers la résidence présidentielle, où elle a stationné jusqu’à 2h30 avant de mettre le cap vers son cantonnement, le Bima, situé près de l’aéroport d’Abidjan.

Vers 5 heures, elle a pris de nouveau le chemin de l’Ivoire pour s’y installer. Son objectif originel était donc la résidence présidentielle. Si elle a fait demi-tour, c’est en raison des hésitations, puis de la défection  du général Doué qui devait être installé à la place de Gbagbo. Sa présence aux côtés des militaires français  est d’ailleurs attestée par les comptes-rendus de l’armée, notamment à partir du 8 novembre. 

Installée à l'Ivoire, la colonne venue de Bouaké est prise au piège de milliers de manifestants. Le mardi 10, vers 16h, des snipers français embusqués dans des étages de l'hôtel, ouvrent le feu, tuant encore plusieurs «patriotes». Profitant de la panique qui s'empare de la foule ivoirienne, le régiment français plie bagages et se replie sur son cantonnement du Bima.

Dix ans après ces événements, Me Jean Balan n’a plus aucun doute sur l’existence de cette « bavure manipulée ». Il a  tenté en 2012 de saisir la commission des requêtes de la cour de justice de la République pour y traduire Alliot-Marie. Sa demande a été rejetée par François Molins, le procureur de la République de Paris, ex directeur de cabinet d’Alliot-Marie au ministère de la Justice,  pour des motifs qu’il juge « aberrants et stupides ». « Il existe pourtant des indices graves et concordants qui permettent d’impliquer les plus hauts responsables de l’état en 2004. Neuf soldats français sont morts. Je comprends qu’on défende les intérêts de la France, mais là, on a dépassé toutes les limites. Il s’agit d’une véritable affaire d’état.»

 

Le bombardement de Bouaké, derrière le dernier secret de la Françafrique, la Biélorussie
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 18:00

Source : Russia beyond the headlines 05/11/14

 

 

Ces derniers mois, nous observons une curieuse dynamique dans les relations entre l’Occident et le Belarus. Les visites d’officiels européens à Minsk, les conférences de plus en plus fréquentes et les sommets montrent un certain dégel dans les relations entre le Belarus et l’Europe.

Pourtant, pendant de longues années, aucun contact n’existait entre l’Occident et ce pays, alors que toute discussion sur la liberté de la presse ou les valeurs démocratiques était étouffée dans l’œuf par Minsk.

Cette reprise de contacts ne pouvait, évidemment, pas être le fruit d’un hasard. Les tentatives de normaliser les relations entre l’Occident et le Belarus apparaissent comme la conséquence directe des événements qui ont lieu dans l’Ukraine voisine.

Dès le mois de mars, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a commencé à positionner le Belarus comme un pays neutre et l’a proposé comme intermédiaire dans le conflit. Il s’agissait clairement d’un signal envoyé à l’Occident dans le but d’améliorer les relations réciproques.

Une médiation réelle de Minsk dans le conflit ukrainien était cependant pratiquement impossible, le pays avait peu de chance d’obtenir un mandat de l’ONU pour une opération de maintien de la paix et le Belarus ne disposait d'ailleurs pas de moyens suffisants pour le faire.

Mais le signal montrant que le Belarus ne se range pas ouvertement du côté de la Russie et est prête pour les efforts de maintien de la paix a été entendu et apprécié.

Bien entendu, un équilibre délicat à la limite du penalty a toujours été la marque de fabrique de la politique de Loukachenko. Toutefois, il faut reconnaître que l’Occident n’avait pas d’autre choix dans la situation actuelle. Dans le contexte de la crise ukrainienne, le régime biélorusse ne paraît plus si odieux.

La confrontation avec la Russie a adouci l’image du « dernier dictateur d’Europe » et a repoussé la question des droits de l’homme et des valeurs occidentales au second plan. En 2015, le Belarus organisera ses prochaines élections présidentielles. Personne ne doute de l’issue de ce scrutin, mais la légitimation de ses résultats est, d’ores et déjà, l’objectif du pouvoir biélorusse.

Et il s’agit précisément de les légitimer aux yeux de l’Occident. Si le pouvoir parvient à se mettre d’accord avec l’opposition, ou du moins une partie de l’opposition, et échanger sa reconnaissance des élections contre, disons, quelques places au parlement, alors il sera possible de s’entendre avec l’Occident dans cette nouvelle situation.

Le départ de Štefan Füle, commissaire européen à l'élargissement et à la politique européenne de voisinage et de Radosław Sikorski, ministre polonais des Affaires étrangères, permet au minimum d’espérer une dynamique positive dans les relations entre le Belarus et l’Europe. Se débarrasser des sanctions est un vieux rêve de Minsk.

La probabilité d’une telle évolution est tout de même très limitée. Le président biélorusse traine derrière lui une longue histoire des relations assez conflictuelles avec l’Union européenne et, malgré toutes les démarches propagandistes, il est clair que le Belarus est l’allié le plus proche de la Russie dans la région, et un allié stratégique.

Il est peu probable que les relations entre le Belarus et l’Occident changent radicalement. Toutefois, le pays peut essayer de tirer un certain profit de la situation actuelle. Dans ce type de partie d'échecs, le dirigeant biélorusse reste un joueur inégal.

le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, un funambule en diplomatie ?

le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, un funambule en diplomatie ?

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 19:47

Source : 7sur7 30/10/14

 

 

L'Union européenne a annoncé jeudi la reconduction pour un an de ses sanctions contre le Bélarus, en dénonçant "l'absence d'amélioration" en matière de respect des droits de l'homme, d'Etat de droit et de démocratie dans ce pays.

Les Etats membres de l'UE ont "décidé de proroger jusqu'au 31 octobre 2015 les mesures restrictives à l'encontre de la Biélorussie", a annoncé le Conseil européen dans un communiqué.

"La raison de cette décision est que, dans ce pays, les prisonniers politiques n'ont pas tous été libérés et réhabilités, et que le respect des droits de l'homme, de l'État de droit et des principes démocratiques n'a pas connu d'amélioration significative", ajoute le communiqué, qui reprend quasiment au mot près les termes utilisés pour annoncer les précédentes reconductions.

La liste des personnes et entités visées par les sanctions a toutefois été revue à la baisse, avec le retrait de 24 personnes (sur 243) et sept entités (sur 25) de cette liste. "Cette décision ne traduit en rien une quelconque modification de la politique de l'UE à l'égard de la Biélorussie (...) L'UE maintient le contact avec la Biélorussie tout en adoptant un point de vue critique à l'égard de ce pays" dirigé d'une main de fer depuis plus de 20 ans par le président Alexandre Loukachenko, selon le communiqué.

Les sanctions consistent en un gel des avoirs et des interdictions de voyager visant des personnes responsables de violations des droits de l'homme. Les entités visées sont soumises à un gel de leurs avoirs. L'UE impose aussi un embargo sur les armes et sur le matériel utilisé à des fins de répression.

Les sanctions européennes contre le Bélarus reconduites
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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:29

Source : La Voix de la Russie 25/10/14

 

 

 

La Communauté des Etats Indépendants (CEI) créera un Institut d'études spatiales conformément à une décision prise jeudi à Moscou par les organes exécutifs des pays membres, a annoncé vendredi l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos).

"Les représentants des pays membres de la CEI ont parlé coopération spatiale vendredi à Moscou (...). Ils ont décidé d'élaborer un projet d'accord sur la création d'une organisation scientifique intergouvernementale baptisée Institut d'études spatiales", a indiqué Roskosmos dans un communiqué.

La Communauté des Etats indépendants (CEI) est une organisation formée au lendemain de la chute de l'URSS. Elle regroupe toutes les anciennes républiques soviétiques à l'exception des pays Baltes et de la Géorgie.

Les pays de la CEI ont en outre décidé de réunir leurs infrastructures terrestres utilisant le système de navigation par satellite russe GLONASS, d'adhérer à la Charte internationale Espace et catastrophes majeures, de créer un système conjoint de la CEI de communication par satellite, de promouvoir la coopération spatiale et de créer un système unifié de surveillance des terrains agricoles par satellite.

La prochaine réunion des représentants des organes exécutifs de la CEI consacrée à la coopération spatiale aura lieu en 2015 à Minsk, en Biélorussie.
 

La CEI crée un Institut d'études spatiales
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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 15:42

Source : France 24 17/10/14

 

 

Des journalistes européens ont enquêté sur les réseaux gravitant autour du président biélorusse Alexandre Loukachenko, à partir des informations disponibles en sources ouvertes. C'est le résultat de cette enquête que France 24 publie aujourd'hui.

 

Le projet Belarus Network expose les réseaux de pouvoir au sommet de l'État biélorusse, concentrés autour du président Alexandre Loukachenko.

Un groupe de journalistes européens a parcouru, pendant de nombreux mois, les informations disponibles en sources ouvertes (c'est-à-dire déjà publiées). En consultant les archives de presse en français, russe, biélorusse, anglais, allemand, polonais et lituanien, ils ont patiemment rassemblé les pièces d'un puzzle dessinant le fonctionnement et les relations de pouvoir en Biélorussie.

En consultant les registres du commerce et des sociétés, ils ont pu retrouver les documents officiels des entreprises possédées par des Biélorusses dans toute l'Europe. A Chypre, notamment, que les Biélorusses ont longtemps utilisé comme centre d'affaires, pensant que l'opacité des pratiques locales garantirait leur anonymat. Or, depuis 2008, le registre du commerce de l'île est devenu public : n'importe qui peut vérifier le nom du propriétaire d'une société chypriote.

Fouiller les faire-parts de naissance et comptes Instagram

En épluchant les annonces légales, les journalistes ont pu retracer les relations familiales des dignitaires du régime. Vladimir Peftiev, par exemple, l'ancien bras droit du chef du gouvernement biélorusse, a toujours caché la nature de sa relation avec Olga Makarova, avec qui il a fait de nombreuses affaires. Les archives des pages "carnet" d'un journal de Malte, où le couple a habité, contenaient l'information cruciale : le couple y annonçait la naissance de son quatrième enfant. Jamais ils n'auraient imaginé que ces archives seraient numérisées et accessibles facilement depuis Paris.

Facebook, Instagram et Vkontakte, le principal réseau social russophone, ont également été de précieux outils d’investigation.

L'ensemble des informations recueillies est disponible sur Detective.io, une plateforme de journalisme d'investigation, afin que chacun – une fois inscrit - puisse accéder aux sources ou prolonger le travail engagé par cette équipe. La méthodologie du projet Belarus Network montre que le journalisme en sources ouvertes a de beaux jours devant lui. Au Royaume-Uni, le site Bellingcat vient d'ailleurs de se lancer sur ce créneau. Son premier fait d'armes: identifier que c'était un missile Buk qui avait abattu l'avion MH17 au-dessus de l’Ukraine le 17 juillet dernier, en n'utilisant que des sources ouvertes.

Le projet Belarus Network est une idée originale de Charter 97, un média en ligne de dissidents biélorusses, de Journalism++, une agence de journalisme de données, et de @Yakwala, un atelier de journalisme numérique. Il a été mené avec l'aide financière de JournalismFund.eu, une fondation belge, et de Canal France International, agence de coopération dans les médias financée par le Ministère français des Affaires étrangères.

 

 

le WEBDOC est visible ici

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