Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 19:53

Source : Ria Novosti 03/10/14

 

Le gouvernement russe a adopté un arrêté octroyant un crédit de 10 milliards de dollars à la Biélorussie pour la construction de sa première centrale nucléaire BelAES, a annoncé vendredi le site russe d'informations juridiques officielles.

"La Russie accorde un crédit de 10 milliards de dollars à la Biélorussie destiné à financer la réalisation des contrats signés entre le maître d'œuvre des travaux russe et le client biélorusse et portant sur la construction de deux réacteurs nucléaires sur le territoire de la Biélorussie", lit-on dans le texte.

La Russie et la Biélorussie ont signé un accord sur la construction d'une centrale nucléaire à Ostrovets, dans la région biélorusse de Grodno, le 15 mars 2011. Le coût total du projet s'élève à 9,7 milliards de dollars. La centrale comprendra deux réacteurs à eau sous pression du type AES 2006, d'une puissance de 1.200 MW chacun, dont le premier devrait être mis en exploitation en 2016. Les travaux sont effectués par le groupe russe Atomstroïexport et financés au moyen d'un crédit russe de 10 milliards de dollars.

La société russe Atomenergomash, qui se spécialise dans la conception d'équipements pour les centrales nucléaires, a déjà livré plusieurs équipements destinés à la future centrale. Minsk a lancé le chantier des édifices qui abriteront les réacteurs N°1 et N°2 respectivement en novembre 2013 et mai 2014.

Centrale nucléaire biélorusse

Centrale nucléaire biélorusse

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 10:57

Source : Euronews 03/10/14

 

 

Longtemps qualifié de “dernier dictateur d’Europe”, le président de Biélorussie, Alexandre Loukachenko s’est positionné comme médiateur dans la crise ukrainienne ouvrant la voie à un cessez-le-feu avec les accords de Minsk. Il nous reçoit dans son Palais présidentiel pour un entretien exclusif.

 

Sergio Cantone, euronews :
“Êtes-vous inquiet de la situation en cours dans votre pays voisin, l’Ukraine et de la tension et de la violence qui y règnent ? Avez-vous une solution à proposer pour trouver une issue à ce conflit ?”

Alexandre Loukachenko, président de Biélorussie :
“Ces évènements se déroulent près de nos frontières, ce sont nos frères, notre peuple. Si quelqu’un me disait aujourd’hui : “Écoutez, M. Loukachenko, il y a un problème en Ukraine, il faut faire quelque chose. Êtes-vous prêts et en mesure d’agir ?”, j’essaierais de le faire.
Je pense que si l’Ukraine, la Russie et les Occidentaux en ont la volonté, d’ici un an – même dans un cas comme celui-là -, la situation sera stabilisée.”

Sergio Cantone :
“Je suis sûr que nos téléspectateurs aimeraient savoir ce que pourrait être votre plan d’action…”

Alexandre Loukachenko :
“Pour moi, le contexte est très dangereux et terrible : s’il y a de la méfiance du côté des Russes vis-à-vis des Occidentaux et vice-versa, de la méfiance à l‘égard des Etats-Unis et vice-versa, mais aussi entre l’Ukraine et les rebelles pro-russes, je serais prêt à utiliser mes forces armées pour séparer les deux camps, mais c’est dans le cas où nous parlons de conflit.
Si on parle plus largement de la stabilisation de la situation en Ukraine, dans ce cas, il faut mener des réformes constitutionnelles et modifier le processus politique dans son ensemble sur la base des principes démocratiques.
En attendant, il y a des oligarques en Ukraine qui en l’occurrence, ont leurs propres forces armées, dont les intérêts vont au-delà des frontières de l’Ukraine, dont l’argent n’est pas dans le pays et qui à tout moment, peuvent le quitter. Ils n’ont rien en commun avec la population ukrainienne.”

Sergio Cantone :
“Êtes-vous prêts à reconnaître la “République populaire de Donetsk” et la “République populaire de Lougansk” ?”

Alexandre Loukachenko :
“Non, nous restons sur une position tout à fait différente : nous ne voulons pas la désintégration de l‘État ukrainien. Ici, beaucoup disent que l’intégration de la Crimée à l’Ukraine n‘était pas normale, que c‘était à l’origine un territoire russe, etc. Ce n’est pas la bonne approche.”

Sergio Cantone :
“Êtes-vous sûr d‘être un intermédiaire neutre dans ce conflit ? Parce que j’ai l’impression que vous vous contentez de mettre en cause la partie ukrainienne et pas du tout les insurgés pro-russes qui mènent des opérations armées dans le sud-est de l’Ukraine. De plus, vous n’avez pas parlé du projet de “Nouvelle Russie” qui demeure un élément d’instabilité dans la région.”

Alexandre Loukachenko :
“L’Ukraine est devenue un terrain d’action militaire et de dispute entre de grandes forces géopolitiques et comme je l’ai déjà dit, il n’y a pas que l’Ouest qui est partie prenante, il y a aussi l’Est malheureusement. Et dans le cas de la Russie, je pense qu’aussi bien les Russes que les Occidentaux ont fait de nombreuses erreurs, même si au départ, les Occidentaux étaient les premiers responsables de la situation.
Ce n’est pas la Russie qui a causé l’escalade du conflit à Maïdan, ce n’est pas la Russie qui a agi sur place. Mais des officiels de pays occidentaux – et le monde entier en est conscient et nous, nous le savons parce que nous sommes tout près – ont agi ouvertement pour inciter les participants de Maïdan à la confrontation.
Depuis le départ, j’ai dit que je ne reconnaissais pas ce projet de “Nouvelle Russie.” Je soutiens l’unité et l’intégrité de l‘État ukrainien. Il ne devrait y avoir aucun conflit gelé et aucune zone comme la Transnistrie et le Nagorny-Karabakh qui sont toujours confrontés à un danger d’explosion.
Ce n’est pas ce que je souhaite en tant que personne et en tant que président de Biélorussie dans la mesure où nous sommes très près de l’Ukraine.”

Sergio Cantone :
“L’exemple de la Crimée a été un cas typique de violation du droit international, de l’intégrité territoriale d’un pays européen, en l’occurrence l’Ukraine, et c‘était en réalité, la conséquence d’un changement de régime à Kiev, non ?”

Alexandre Loukachenko :
“Non, pas du tout. Vous voulez dire que les évènements en Crimée, les actions de la Russie en Crimée sont une forme de revanche par rapport aux évènements de Maïdan ? Ce n’est pas du tout ça. C’est une conséquence des erreurs commises par le gouvernement ukrainien à ce moment-là.”

Sergio Cantone :
“Ne pensez-vous pas qu’il s’agit d’une forme de guerre civile dans le monde post-soviétique ? D’après vous, ce qui s’est passé en Ukraine était-ce une sorte d’onde de choc qui aujourd’hui, est en train de frapper votre pays – la Biélorussie -, votre système de gouvernance et le mode de gouvernance à Moscou de la Fédération de Russie ? Et est-ce une source de grande inquiétude pour vos deux pays ?”

Alexandre Loukachenko :
“Dans les pays de la sphère post-soviétique, les populations en ont marre de la démocratie. Aujourd’hui, au contraire, on assiste à une évolution dans laquelle les gens soutiennent davantage le concept d‘État fort qui ne permet ni le chaos, ni une guerre civile au plan intérieur et c’est particulièrement le cas après les évènements qui se sont produits en Ukraine.”

Sergio Cantone :
“Est-ce que le fait que les gens en aient marre de la démocratie – comme vous le dites – permet de justifier qu’une partie de l’opposition politique doive s’exiler ou soit soumise à une attention particulière de la part du pouvoir ?”

Alexandre Loukachenko :
“En ce qui concerne les leaders de l’opposition, si vous faites référence à ceux de Biélorussie, d’Ukraine ou de Russie – et probablement vous parlez plutôt de la Russie -, on ne met personne dehors. Mais comme vous l’avez dit plus tôt, le droit national devrait être respecté par tous. Cela inclut le pouvoir politique et les leaders de l’opposition. Si vous enfreignez les lois, vous devez en répondre devant la loi.”

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 14:34

Source : Euronews 02/10/14

 

La Biélorussie se dit prête à intervenir militairement, en Ukraine, dans le cadre d’une force d’interposition : c’est une révélation exclusive, dévoilée par le président biélorusse Alexandre Loukachenko lors d’une interview accordée à notre chaîne Euronews.

Alexandre Loukachenko précise qu’il a proposé en août dernier, un plan de paix, pour régler le conflit ukrainien, impliquant son armée pour séparer les différentes parties.

“Si nécessaire, et pour nous c’est une position terrible et très dangereuse : s’il y avait eu une méfiance totale de la Russie envers l’ouest, ou de l’ouest envers la Russie, des Américains envers la Russie, ou des Russes envers les Américains, s’il y avait eu une absence totale de communication entre ces pays, alors j’aurais été prêt à engager mon armée pour séparer les belligérants.” a t-il déclaré.

Ce plan a été rejeté par les Russes, les Américains et l’Union européenne, mais il reste toujours d’actualité pour Alexandre Loukachenko, qui précise qu’il tient à l’intégrité du territoire ukrainien.

Il ne reconnaît pas la République Populaire de Lougansk et la République Populaire de Donetsk.

Cet entretien exclusif est à retrouver vendredi soir sur Euronews.

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 14:18

Source : Le Quotidien.lu 23/09/14

 

Le Tribunal de l’Union européenne annule l’inscription d’un journaliste biélorusse Aliaksei Mikhalchanko( Алексей Михальченко) sur la liste des personnes visées par les mesures restrictives à l’encontre de la Biélorussie.

 

Le Conseil a violé les droits de la défense du journaliste et a commis des erreurs d’appréciation dans les motifs retenus à l’encontre de ce dernier.

 

M. Aliaksei Mikhalchanko est un ressortissant biélorusse, journaliste à la chaîne de télévision publique Obshchenatsional’noe Televidenie (ONT). À la suite de la disparition de personnalités, d’élections frauduleuses et de violations graves des droits de l’homme en Biélorussie, le Conseil a décidé de prendre des mesures restrictives (interdiction d’entrée ou de passage en transit sur le territoire de l’Union européenne et gel de fonds) à l’encontre de divers ressortissants biélorusses.
En 2011, le Conseil a adopté de telles mesures à l’encontre de M. Mikhalchanka pour le motif suivant : « Journaliste haut placé et influent à la télévision publique, ONT ».


 M. Mikhalchanko réclame l’annulation de ces inscriptions.

 

 

Aliaksei Mikhalchanko

Aliaksei Mikhalchanko

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 18:30

Source : Courrier International 26/09/14

 

Le "dernier dictateur d'Europe" semble sortir du purgatoire. A la faveur de la crise ukrainienne, Minsk est propulsé sur l'avant-scène politique européenne.

 

 

S'il y a un pays qui a profité de la crise ukrainienne, c'est la Biélorussie. L'attitude envers cet Etat dirigé par le "dernier dictateur européen” change à vue d'œil. Cette semaine à New York, parallèlement au Sommet sur le climat de l'ONU, se tenait un forum d'investissement justement axé sur la Biélorussie. Lors d'une rencontre avec le Premier ministre biélorusse, Mikhaïl Miasnikovitch, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui évoquait encore il y a peu de possibles sanctions contre le régime autoritaire de Minsk, a remercié le gouvernement biélorusse et particulièrement le président Alexandre Loukachenko pour avoir orchestré les négociations entre Kiev et Moscou, et désamorcé la guerre en Ukraine.

De même, le prochain forum mondial de la Confédération syndicale internationale pourrait avoir lieu à Minsk. Dans les prochains jours, la Biélorussie accueillera une délégation de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) chargée de sonder l'étendue des difficultés économiques du pays. Quant aux hommes politiques du Vieux Continent, ils ont radicalement changé de ton vis-à-vis de Loukachenko.

Les relations entre l'Occident et la Biélorussie se réchauffent, mais ce n'est pas uniquement grâce aux négociations pour la résolution du conflit russo-ukrainien. Et certainement pas grâce à un quelconque progrès dans le respect des normes démocratiques, car, de ce point de vue-là, rien n'a changé en Biélorussie.

Affaiblir l'Union douanière

La guerre en Ukraine a renforcé chez les Occidentaux l'idée que l'Union économique eurasiatique [ou Union douanière, qui réunit, pour l'instant, la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan] n'est pas aussi inoffensive politiquement que voudrait le faire croire le Kremlin. Minsk et Astana semblent être du même avis, puisque leur principale condition pour y adhérer était son caractère apolitique. L'Occident tente donc, de manière opportune, d'affaiblir les liens entre les pays de l'Union douanière en se rapprochant de la Biélorussie et en faisant miroiter l'idée au Kazakhstan de son intégration à l'OMC. Le raisonnement est simple : puisqu'on ne peut empêcher l'Union douanière d'exister, tâchons de peser sur elle, par le biais des autres membres que la Russie, en particulier la Biélorussie.

Alexandre Loukachenko, au fil des années passées à la tête de la Biélorussie, a démontré son habileté dans le jeu politique. Sa stratégie de la girouette entre l'Occident et la Russie a jusqu'ici été payante. Dans le contexte de la crise ukrainienne, cette ligne ne peut qu'être gagnante. Loukachenko va pouvoir se servir à la fois de Moscou, qui ne veut pas perdre son partenaire, et de l'Occident, qui ne veut pas d'une Russie plus forte et encore moins du développement de l'Union douanière.

Conscient de son avantage, Loukachenko est déjà entré en scène. Il a déclaré que l'embargo russe sur les produits européens était défavorable à Minsk. Au passage, il a invité les investisseurs qui quitteraient la Russie à venir chez lui et à transférer leurs capitaux des banques russes vers les banques biélorusses, ces dernières bénéficiant de la garantie de l'Etat.

Faire de Minsk un pont entre l'Est et l'Ouest

Bien sûr, Loukachenko pourrait continuer à faire la girouette ainsi, avec un profit à court terme. Mais comme tout homme politique doué de clairvoyance, il ne peut que sentir que le moment est venu pour le pays d'avancer de manière significative sur l'échiquier politique mondial avec quelques transformations minimes de sa politique intérieure.

Les négociations sur l'Ukraine, ce n'était qu'un début. Loukachenko pourrait essayer de transformer Minsk en "plateforme mondiale" des relations entre la Russie et l'Occident, entrés dans un conflit qui risque de durer. Ou encore en place boursière de l'UE et de l'Union douanière, d'autant que les Européens songent déjà à créer une zone de libre-échange avec cette dernière.

Un tel projet, qui pourrait propulser la Biélorussie sur l'avant-scène de l'Europe, améliorer son image et lui offrir des retombées économiques non négligeables, ne peut qu'intéresser Alexandre Grigorievitch Loukachenko, qui n'a de cesse de prédire un destin hors du commun pour son pays. Faire de la Biélorussie un pont entre l'Europe et la Russie, voire entre l'Est et l'Ouest, pourrait devenir l'unique objectif de l'Etat biélorusse, justifiant ainsi son “destin hors du commun”.

Biélorussie : Loukachenko redeviendrait-il fréquentable ?
Partager cet article
Repost0
21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 12:42

Source : FranceTélévisions.fr 20/09/14

 

 

Ce texte, signé en Biélorussie, instaure un cessez-le-feu et la création d'une zone démilitarisée.

 

 

Les négociations de paix progressent en Ukraine. Les représentants de Kiev et les séparatistes de l'Est de l'Ukraine ont signé samedi 20 septembre à Minsk (Biélorussie) un mémorandum instaurant un cessez-le-feu et la création d'une zone démilitarisée de 30 km.

A l'issue de sept heures de pourparlers, l'ancien président ukrainien Leonid Koutchma, représentant de Kiev à la table des discussions entamées vendredi, a annoncé la signature d'un mémorandum en neuf points prévoyant un cessez-le feu et un retrait de 15 km des artilleries lourdes des deux camps depuis leur "ligne de contact".

L'avenir des régions séparatistes n'est pas encore négocié

Les belligérants ont convenu de ne pas utiliser d'armes lourdes dans les zones peuplées et d'interdire aux avions de combat et aux drones de survoler la zone de sécurité qui sera sous surveillance de l'OSCE. Le mémorandum prévoit également que "tous les groupes armés, les équipements militaires, les combattants et les mercenaires" ne pénétreront pas dans cette zone.

Il "devrait créer une zone de complète sécurité", a indiqué de son côté Igor Plotnitsky, représentant séparatiste de la "République populaire de Lougansk", ajoutant que le statut des régions de Lougansk et Donetsk, contrôlées par les séparatistes, n'avait pas encore fait l'objet de discussions.

Si les concessions politiques du gouvernement ukrainien, qui propose un "statut spécial" provisoire aux régions séparatistes, ont reçu cette semaine le soutien affiché de Moscou, les rebelles ont jusqu'à présent rejeté toute proposition émanant des autorités ukrainiennes concernant un territoire dont ils réclament farouchement l'indépendance.

L'ancien président ukrainien, Leonid Koutchma, le 19 septembre 2014 à Minsk (Biélorussie) lors des négociations avec les séparatistes pro-russes.

L'ancien président ukrainien, Leonid Koutchma, le 19 septembre 2014 à Minsk (Biélorussie) lors des négociations avec les séparatistes pro-russes.

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 08:53

Source : Ria Novosti 08/09/14

 

 

Plus de 25.000 Ukrainiens sont arrivés en Biélorussie depuis le début du conflit politique intérieur en Ukraine, a déclaré lundi à Minsk Oldrih Andrisek, représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la Biélorussie, la Moldavie et l'Ukraine.

"Le nombre des personnes arrivées d'Ukraine en Biélorussie ne cesse de croître. Plus de 25.000 personnes ont déjà été enregistrées", a indiqué M.Andrisek dans une interview à l'agence biélorusse Belta.

Selon lui, il s'agit principalement des habitants des régions de Donetsk et de Lougansk. "Il y a des personnes qui sont arrivées en Biélorussie via la Russie", a-t-il ajouté.

Les Ukrainiens ne cherchent pas à obtenir le statut de réfugiés en Biélorussie par crainte que cela soit considéré "comme une trahison, qu'ils soient portés à des listes noires et se voient confisquer leurs logements" en Ukraine, d'après M.Andrisek.

Le représentant du HCR a toutefois précisé, se référant aux autorités biélorusses, que trois ressortissants ukrainiens avaient reçu des garanties de non extradition.

Kiev mène depuis le 15 avril une opération "antiterroriste" visant à réprimer la révolte qui a éclaté dans le sud-est de l'Ukraine suite au coup d'Etat du 22 février dernier. Les hostilités ont déjà fait plus de 2.600 morts et 6.000 blessés parmi les civils. La Russie qualifie cette opération de punitive et appelle les autorités de Kiev à y mettre fin. Les autorités de Kiev ont signé le 5 septembre à Minsk un accord de cessez-le-feu avec les républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk.

  Audrey a fui la ville de Sloviansk. Elle pose près d'un campement improvisé en bordure du lac de Krasny Oskol. Crédits : MARIA TURCHENKOVA POUR "LE MONDE"

Audrey a fui la ville de Sloviansk. Elle pose près d'un campement improvisé en bordure du lac de Krasny Oskol. Crédits : MARIA TURCHENKOVA POUR "LE MONDE"

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 08:48

Source : Ria Novosti 09/09/14

 

 

Le rétablissement de la coopération biélorusso-américaine a été mardi au centre d'une rencontre du vice-ministre biélorusse des Affaires étrangères Alexandre Gourianov avec une délégation américaine à Minsk, a annoncé le ministère biélorusse des Affaires étrangères.

"Les parties ont évoqué les possibilité de rétablir et élargir la coopération entre la Biélorussie et les Etats-Unis dans certains domaines", a indiqué le service de presse du ministère.

La délégation américaine est en visite à Minsk jusqu'au 11 septembre. Elle comprend Paige Alexander, administratrice adjointe du bureau Europe et Eurasie de l'Agence pour le développement international (USAID), Evelyn Farkas, sous-secrétaire adjointe à la Défense, Thomas Melia, sous-secrétaire adjoint d'Etat, Scott Roland, chargé d'affaires des Etats-Unis en Biélorussie, ainsi que des représentants du département d'Etat américaine, de l'antenne régionale de l'USAID et de l'ambassade des Etats-Unis à Minsk.

Les membres de la délégation américaine comptent rencontrer les représentants des ministères biélorusses des Affaires étrangères, de la Défense, de l'Enseignement et de l'Economie, ainsi que des milieux d'affaires et de la société civile biélorusses.

Les rapports entre Minsk et Washington se sont aggravés en novembre 2007, après le blocage par les Etats-Unis des comptes du groupe pétrochimique public Belneftekhim et de ses filiales. Plus tard, Minsk a conseillé à l'ambassadrice américaine Karen Stewart de quitter la Biélorussie "pour consultations" et recommandé à l'ambassade US de réduire ses effectifs de 35 à 5 personnes. La Biélorussie protestait ainsi contre l'introduction par les Etats-Unis de mesures économiques restrictives à son égard.

Minsk et Washington souhaitent améliorer les relations bilatérales
Partager cet article
Repost0
16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 13:18

Source : Timesofisrael.com 14/09/14

 

En dépit de sanctions européennes, Minsk a fait savoir qu’elle recherchait une coopération plus étroite avec Tel-Aviv.

 

Minsk et Jérusalem ont signé ensemble un programme d’exemption de visa a fait savoir l’ambassadeur d’Israël en Biélorussie (ou Bélarus), un pays frontalier à la Russie encore ostracisé au niveau international.

L’ambassadeur Yosef Shagal a annoncé cette signature vendredi aux 700 participants du programme Limmud à Vitebsk, la troisième plus grande ville du pays. Limmud est un programme éducatif et culturel qui a une vocation internationale.

 

Cette signature est inhabituelle parce que la République enclavée de Biélorussie, qu’on a qualifiée de dernière dictature d’Europe, est un pays relativement fermé où les touristes de nombreux pays occidentaux, dont les Etats membres de l’Union européenne et les Etats-Unis, ne peuvent pas entrer sans l’invitation formelle d’un hôte biélorusse.

L’an dernier, l’UE a annoncé un renforcement de ses sanctions financières sur la Biélorussie pour violations présumées des droits de l’homme.

« C’est parce que tous les prisonniers politiques n’ont pas été libérés, qu’aucun prisonnier libéré n’a été réhabilité, et que le respect des droits de l’homme et de la primauté des principes de droit et de démocratie ne se sont pas améliorés en Biélorussie » a fait savoir le Conseil de l’Union européenne.

Pour cette raison, la Biélorussie est « désireuse d’accroître ses liens avec les pays occidentaux comme Israël, et cette relation est importante pour beaucoup de non-juifs en Biélorussie » a affirmé au JTA Boris Gersten, le président de l’Union des organisations biélorusses et des collectivités publiques juives.

« Cela est lié au fait que ces dernières années la Russie et l’Ukraine ont renoncé aux visas avec Israël, un geste qui a grandement amélioré les liens d’affaires, le tourisme et le renforcement de la culture juive dans ces pays » a déclaré Yosef Shagal à JTA.

Actuellement, les touristes israéliens doivent demander à l’avance un visa pour seulement cinq des 15 anciens pays soviétiques – le Kirghizistan ; le Tadjikistan ; l’Arménie ; le Turkménistan et l’Ouzbékistan.

Les visas pour la Russie et l’Ukraine ont été respectivement levés en 2008 et 2011. La Georgie a suivi en 2013.

La suppression des visas a considérablement renforcé les liens culturels entre Israéliens russophones, au nombre de plus d’un million, ainsi que leurs parents dans leur pays d’origine, a déclaré Chaim Chesler le fondateur de Limmud.

Soulignant la nature apolitique de Limmud, Chesler a déclaré : « Nous sommes ravis qu’Israël et les autorités biélorusses aient facilité notre tâche de construire des ponts entre les Juifs Biélorusses, Israël et le reste de la communauté juive du monde. Le fait que l’ambassadeur ait choisi Limmud Biélorussie pour annoncer ce changement est d’une grande importance pour nous, car il s’inscrit dans notre mission ».

Quelques 70 000 Juifs vivent en Biélorussie. L’exemption de visa prendra effet à la fin de 2014, a assuré Shagal.

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 14:14

Source : Metronews 05/09/14

 

 

DIPLOMATIE – Après l'annonce d'un cessez-le-feu mercredi dans l'est de l'Ukraine, une réunion du groupe de contact pourrait aboutir à la signature de cet accord. De leur côté, les Etats-Unis et l'UE continuent de mettre Moscou sous pression.

 

Un accord de cessez-le-feu en Ukraine a été trouvé vendredi à Minsk, où était réuni le "groupe de contact" qui regroupe la Russie, l'Ukraine et des représentants des séparatistes prorusses, selon ces derniers. Le Premier ministre ukrainien a appelé les Etats-Unis et l'Union Européenne à se porter garants du plan de paix établi.

"Un défi énorme". A la veille d'une nouvelle réunion du groupe de contact à Minsk, en Biélorussie, le président ukrainien, Petro Porochenko, n'a pas caché, jeudi, l'ampleur des difficultés que représente l'obtention d'un accord de cessez-le-feu entre Kiev et les séparatistes prorusses. Néanmoins ce dernier a laissé entendre au sommet de l'Otan, qui se déroulait au Pays de Galles, qu'un tel accord pourrait être signé vendredi, deux jours après l'annonce d'un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine. En l'absence de la signature de cette trêve annoncée, les dirigeants occidentaux se montraient très prudents, attendant les conclusions des pourparlers qui doivent s'engager ce vendredi.

Car sur le terrain, en effet, la situation demeure extrêmement tendue. Bombardements et explosions se sont produits ces dernières heures aux abords du port stratégique de Marioupol, sur les bords de la mer d'Azov, ainsi que dans le centre de Donetsk, la grande ville du nord.

 

 

La pression sur Moscou ne faiblit pas

De son côté, les Etats-Unis et l'Union européenne accentuent la pression sur Moscou, accusé d'être aux commandes du soulèvement séparatiste. Après la suspension par la France de la livraison des navires de guerre Mistral à Moscou et la menace de boycott de la Coupe du monde de football, qui doit avoir lieu en 2018 en Russie, Washington et l'UE préparent de nouvelles sanctions économiques contre Moscou.

Pas sûr néanmoins que ces mesures suffisent à forcer la main de Vladimir Poutine dans le brûlant dossier ukrainien. Néanmoins, les séparatistes prorusses ont affirmé, sur leur site internet officiel, être disposés à ordonner un cessez-le-feu vendredi en cas d'accord à Minsk, tandis que le président ukrainien s'est dit "prudemment optimiste" sur l'issue de la réunion du groupe de contact.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Actualité de Biélorussie
  • : Jeune passionné par l'Europe de l'Est, je prends le temps de réunir l'essentiel de l'actu francophone sur la Biélorussie. L'objectif éviter que ce pays reste "un trou noir informationnel"...
  • Contact

Recherche

Catégories

devenir contributeur du blog ? Inscrivez-vous !

rendez-vous à la rubrique contact