Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:01

Source : La Voix de la Russie 01/09/14

 

Une réunion du groupe de contact sur le règlement de la situation dans le Sud-est de l'Ukraine a commencé à Minsk (capitale de la Biélorussie).

Les négociations se déroulent à huis clos au format trilatéral.

L’Ambassadeur de Russie en Ukraine Mikhaïl Zourabov, l'ancien président ukrainien Leonid Koutchma, le représentant officiel de l'OSCE pour les questions de règlement de la situation en Ukraine, Heidi Tagliavini et le vice-premier ministre de la RPD, Andreï Pourguine participent à cette réunion.

Nouveau Palais présidentiel à Minsk

Nouveau Palais présidentiel à Minsk

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 10:55

Source : Ria Novosti 01/09/14

 

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a estimé lundi que l'Union européenne disposait des possibilités pour contribuer au règlement du conflit en Ukraine, rapporte le service de presse du chef de l'Etat.

"Alexandre Loukachenko a évoqué le rôle de l'UE dans les efforts visant à empêcher l'escalade du conflit en Ukraine", lit-on dans le communiqué, publié à l'issue d'un entretien téléphonique entre le président de Biélorussie et son homologue serbe Tomislav Nikolić.

Lors de cette conversation, M.Loukachenko a rappelé que Minsk, capitale biélorusse, accueillait lundi un nouveau round de négociations du groupe de contact Ukraine-Russie- OSCE sur le règlement de la crise en Ukraine.

M.Nikolić a insisté pour sa part sur l'importance de l'intensification de la coopération entre son pays et la Biélorussie, la Serbie se préparant à assumer la présidence tournante de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en 2015.

Le groupe de contact, qui associe les représentants de l'Ukraine, de la Russie, de l'OSCE, ainsi que du sud-est de l'Ukraine, s'est réunie à Minsk pour la première fois depuis un mois.

Les autorités de Kiev mènent depuis le 15 avril une opération "antiterroriste" d'envergure en vue de réprimer la révolte qui a éclaté dans le Donbass suite au renversement du régime du président Viktor Ianoukovitch le 22 février. Les régions de Lougansk et de Donetsk ont proclamé leur indépendance par rapport à Kiev suite aux référendums tenus en mai dernier. Selon l'Onu, plus de 2.000 civils ont été tués et près de 5.000 autres blessés dans cette région depuis mi-avril. La Russie qualifie cette opération de punitive et appelle les dirigeants ukrainiens à y mettre fin.

Ukraine/désescalade: Loukachenko insiste sur les possibilités de l'UE
Partager cet article
Repost0
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 10:46

Source : Ria Novosti 01/09/14

 

 

L'escalade de la crise ukrainienne pourrait avoir des répercussions sur les relations entre la Russie et son partenaire clé de la CEI – le Kazakhstan, écrit lundi le quotidien Kommersant.

Le président Noursoultan Nazarbaev a averti qu'Astana pourrait renoncer à son adhésion à l'Union eurasiatique si cela représentait une menace à l'indépendance du pays. Selon les experts, bien qu'il ne soit pas question que le Kazakhstan sorte du principal projet d'intégration dans la CEI, Astana laisse entendre qu’une coopération économique rapprochée avec la Russie ne doit pas être interprétée comme la volonté du Kazakhstan de suivre inconditionnellement la ligne politique de Moscou sur le dossier ukrainien et d'autres crises mondiales.

La sortie de Nazarbaev intervient trois mois seulement après la signature, le 29 mai à Astana, d'un "accord historique" entre les présidents de la Russie, du Kazakhstan et de la Biélorussie sur l'Union économique eurasiatique. "Si les règles établies dans le cadre de l'accord ne sont pas respectées, le Kazakhstan a parfaitement le droit de renoncer à son adhésion à l'Union eurasiatique. Astana ne fera jamais partie d'une organisation qui représente une menace pour l'indépendance du Kazakhstan", a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne Khabar. Et d'ajouter: "Notre indépendance est le trésor le plus précieux pour lequel se sont battus nos ancêtres. Nous ferons tout pour la protéger".

Le président russe Vladimir Poutine s'est exprimé vendredi sur le thème du Kazakhstan au forum des jeunes Seliguer 2014 pour répondre à la question de savoir s'il était préoccupé par la montée du nationalisme au Kazakhstan et s'il fallait s'attendre à un "scénario ukrainien" si Nazarbaev quittait son poste. Préférant éviter les parallèles avec l'Ukraine, Vladimir Poutine a déclaré: "Noursoultan Nazarbaev a fait une chose unique : il a créé un Etat là où il n’en existait pas". Après ces déclarations une action a été initiée au Kazakhstan, nommée "Envoie un manuel d'histoire à Poutine". Toutefois, il y a quelques années le ministère kazakh de la Justice avait reconnu: "Au moment de la proclamation de son indépendance le Kazakhstan ne disposait d'aucune structure étatique à l'exception d'une nation éprise de liberté, d'un vaste territoire et d'un modèle soviétique d'administration".

"Certains médias se sont empressés de présenter la déclaration de Nazarbaev comme étant pratiquement la preuve qu'Astana étudiait la possibilité de sortir de l'Union eurasiatique. Cependant, aujourd'hui la question ne se pose pas ainsi", explique Arkadi Moches, directeur du programme russe à l'Institut finlandais des relations internationales. Dans le même temps, d'après l'expert, la déclaration de Noursoultan Nazarbaev est un signal important adressé à Moscou, que ce dernier ne peut pas se permettre d'ignorer.

"Rappelons que le Kazakhstan a le droit de renoncer à l'Union eurasiatique, Nazarbaev a laissé entendre que son pays a rejettera les tentatives de présenter une alliance purement économique comme géopolitique. Si Astana était présenté comme un allié absolu de Moscou prêt à partager inconditionnellement sa position sur la crise ukrainienne et autres, le Kazakhstan pourrait considérer comme inopportune sa présence au sein d'une telle alliance", estime l'expert.

Noursoultan Nazarbaev
Noursoultan Nazarbaev

Noursoultan Nazarbaev

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 17:36

Source : La Voix de la Russie 19/08/14

 

 

 

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko ont évoqué mardi la préparation de la rencontre prévue à Minsk entre les chefs des Etats membres de l'Union douanière (Russie, Biélorussie, Kazakhstan), le président ukrainien Piotr Porochenko et les représentants de la Commission européenne, a annoncé un communiqué du Kremlin.

 

Les interlocuteurs "ont évoqué la préparation de la rencontre des chefs des Etats membres de l'Union douanière avec le président ukrainien et les représentants de la Commission européenne, prévue le 26 août à Minsk", lit-on dans le communiqué.

Le service de presse du Kremlin a antérieurement annoncé que Vladimir Poutine se rendrait le 26 août dans la capitale biélorusse pour prendre part à ce sommet. Les négociations porteront sur les relations entre l'Union douanière et l'Ukraine à la lumière de la signature par cette dernière d'un accord de libre-échange avec l'Union européenne.

Kiev a signé fin juin le dernier volet de son accord d'association avec l'UE. Tout en reconnaissant que la signature de cet accord relevait du droit souverain de l'Ukraine, la Russie a néanmoins prévenu qu'elle prendrait les mesures nécessaires si l'application de ce document se répercutait sur le marché russe.

La rencontre de Minsk vise donc à aider les parties à harmoniser leurs positions.

archives

archives

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 17:28

Source : La Tribune.fr 21/08/14

 

 

Des produits alimentaires aux étiquettes fantaisistes font leur apparition en Russie, signalant des tentatives de contournement de l'embargo imposé par le Kremlin aux produits alimentaires provenant de l'Union européenne et d'autres pays occidentaux. Et cela devient même un sujet de plaisanterie.

Vous reprendrez bien un peu de "crevettes biélorusses"? Apparues récemment sur des étals de Koursk, de curieux décapodes, mais aussi des moules en provenance du pays voisin - qui n'a rappelons-le aucun accès à la mer - font bien rire en Russie.

Les fameuses "rives de la Biélorussie"

Le quotidien Novaia Gazeta rapporte ainsi des plaisanteries échangées sur les réseaux sociaux portant sur des pêcheurs norvégiens venus relever leurs filets près des fameuses "rives de la Biélorussie".

Une façon de moquer des contournements apparemment de plus en plus fréquents de l'embargo imposé par Moscou aux produits en provenance de la Norvège, de l'Union européenne mais aussi du Canada et de l'Australie. Car, malgré la promesse faite par le président biélorusse Alexandre Loukachenko à son homologue à Moscou de ne pas laisser passer de produits importés d'Europe par ses frontières, il semblerait que des aliments se soient tout de même faufilés.

 

Tomates serbes

D'autres exportateurs européens tenteraient leur chance en passant par la Serbie, relève le site EurActiv, qui cite le quotidien belge daily Standart. D'après ce dernier, des entreprises bulgares envisagent d'installer des filiales dans ce pays ou en Turquie afin de pouvoir poursuivre leur commerce avec la Russie.

Des consommateurs russes ont retrouvé à Koursk des crevettes provenant de... Biélorussie. Un pays n'ayant pas d'accès à la mer.

Des consommateurs russes ont retrouvé à Koursk des crevettes provenant de... Biélorussie. Un pays n'ayant pas d'accès à la mer.

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 17:25

Source : La Voix de la Russie 21/08/14

 

 

La Biélorussie est prête à livrer à la Russie 40% de légumes, de viande et de saucisses en plus d’ici la fin de l’année, ainsi qu’une fois et demi de produits laitiers et deux fois plus de pommes de terre.

 

 

En outre, la Biélorussie maîtrise à présent la production de divers fromages tels que le roquefort, la mozzarella, le mascarpone et la ricotta, ainsi que des escargots surgelés et autres spécialités gourmandes.

L’année dernière, les fabricants biélorusses ont vendu à la Russie un total de 4,5 milliards de dollars de produits alimentaires. Il s’agit principalement de viandes et de produits carnés, mais aussi de poisson, de lait, de légumes et de fruits. En raison de l’embargo russe sur les produits de plusieurs pays européens, les agriculteurs biélorusses voient s’ouvrir à eux des débouchés supplémentaires. La semaine dernière, des négociations sur la livraison de produits agricoles biélorusses se sont déroulées à Minsk et à Moscou à différents niveaux : partant des présidents et vice-présidents des deux pays, passant par les représentants des principales exploitations agricoles et jusqu’aux responsables des grandes surfaces. Le vice-président de la Biélorussie, Mikhaïl Roussyj, a déclaré suite aux négociations à Moscou :

« Nous pouvons augmenter notre production de lait d’environ 150%, notre production de viande et de saucisses d’environ 140% et multiplier par deux notre culture de pommes de terre. La récolte est bonne, nous estimons pouvoir fournir plus d’un million de tonnes de pommes de terre au marché russe. »

Plus de 70% des produits biélorusses sont consommés dans six régions de Russie : les villes de Moscou et de Saint-Pétersbourg, mais aussi les régions de Moscou, Smolensk, Briansk et Voronej. Les Biélorusses comprennent qu’entrer actuellement sur le marché russe n’est pas difficile, mais que le plus dur sera de s’y maintenir. Mikhaïl Chroub, agriculteur de la région de Jytkavitchy (Biélorussie), livre depuis longtemps des pommes de terre, des légumes et des fruits à Moscou et à Saint-Pétersbourg et sait que les exigences des revendeurs russes en matière de qualité sont très élevées. C’est justement le marché russe qui l’a incité à créer des présentations de ses produits. Mikhaïl Chroub estime que de nombreux producteurs biélorusses devront se moderniser :

« Cela va sans doute en encourager certains à mettre leurs produits à un niveau correspondant à celui des producteurs européens. Pour ce qui de leur qualité, elle est déjà de loin équivalente. »

Mais ce qui inquiète le Service fédéral de contrôle vétérinaire et phytosanitaire de Russie (Rosselkhoznadzor), ce n’est pas tant la qualité des produits que la possibilité de réexporter des produits européens interdits en Russie via la Biélorussie. Le directeur de Rosselkhoznadzor, Sergueï Dankvert, a déclaré qu’un certain nombre de pays de l’Union européenne ont déjà livré des produits en Biélorussie sans préciser le nom du pays d’origine réel. Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, a demandé à ce que l’accord passé avec la Russie pour protéger son marché intérieur des produits européens soit respecté :

« Avec le président russe, nous avons évoqué la protection du marché russe. Nous devons donc respecter nos obligations en tant que partenaire ayant qu’une douane commune dans un espace douanier uni. Si le marché russe est fermé à certains produits, la Biélorussie ne doit pas les laisser passer. »

Les ministères de l’Agriculture des deux pays se sont déjà mis d’accord sur le solde des livraisons pour 2015. Trois volets de coopération sont soulignés par les gouvernements : politique agricole commune, investissements coordonnés et mise en place de dispositions cohérentes dans le domaine des douanes.

Sanctions : la Biélorussie veut augmenter ses livraisons alimentaires à la Russie
Partager cet article
Repost0
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 12:11

Source : Ria Novosti 09/06/14

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré lundi dans une interview accordée aux médias serbes qu'il "ne permettrait jamais à l'Occident de tout "régenter" en Biélorussie".

"Je comprends bien ce qu'ils (l'Occident, ndlr) veulent de moi, et ce qu'ils veulent de la Biélorussie (…). Je ne leur permettrai jamais de se conduire comme les maîtres du pays", a promis M.Loukachenko, cité par son service de presse.

Et d'ajouter que grâce à sa souveraineté, la Biélorussie se développait bien aujourd'hui.

"Grâce à cela, nous nous développons et réussissons à maintenir la stabilité dans le pays", a indiqué le chef de l'Etat.

Selon le service de presse de la présidence biélorusse, les relations de la Biélorussie avec l'Union européenne et l'Otan ont également été abordées lors de cette interview.

Ingérence occidentale en Biélorussie : inadmissible selon Loukachenko
Partager cet article
Repost0
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 12:04

Source : Ria Novosti 16/06/14

 

 

Quatre blocs de questions ont été examinés dans le cadre d'une visite à Minsk du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a annoncé lundi le chef de la diplomatie biélorusse Vladimir Makeï, constatant la "convergence totale entre les positions" des deux Etats.

Les ministres ont procédé à un "dialogue franc et circonstancié sur toutes les questions d'actualité", a déclaré M. Makeï à l'issue de rencontres avec son homologue russe.

Selon le chef de la diplomatie biélorusse, les discussions ont porté sur quatre blocs de questions. Le premier concernait le partenariat bilatéral entre Minsk et Moscou dans le cadre de l'Union Russie-Biélorussie et de l'Union économique eurasiatique. Le deuxième bloc comprenait les questions relatives à la coopération entre les deux pays dans le cadre de l'Onu.

"Les parties ont convenu de développer leur coopération sur un large éventail de questions, dont la lutte contre la traite de personnes", a précisé le ministre biélorusse.

M. Makeï a également souligné que la Russie et la Biélorussie avaient décidé de conjuguer leurs efforts en vue de promouvoir des organisations internationales régionales telles que l'OSCE.

Enfin, la question du Partenariat oriental a également été évoquée. Ce programme conçu par l'Union européenne pour l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la Moldavie et l'Ukraine ne prévoit pas leur adhésion à l'UE, mais suppose un rapprochement politique et économique.

"Le développement de cette initiative ne doit pas aboutir à la création de nouvelles lignes de fracture en Eurasie", a indiqué le chef de la diplomatie biélorusse, soulignant qu'il s'agissait d'une "position commune des deux ministères".

Sergueï Lavrov et Vladimir Makeï. Russie et Biélorussie, main dans la main

Sergueï Lavrov et Vladimir Makeï. Russie et Biélorussie, main dans la main

Partager cet article
Repost0
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 16:10

Source : Ria Novosti 05/06/14

 

 

La Biélorussie coopérera avec le président élu ukrainien Piotr Porochenko, a déclaré jeudi à Minsk le président biélorusse Alexandre Loukachenko lors d'une rencontre avec la vice-première ministre russe Valentina Matvienko.

"Un nouveau président a été élu en Ukraine. Nous allons coopérer avec le nouveau président et avec les nouveaux dirigeants ukrainiens", a indiqué M.Loukachenko.

Le président biélorusse avait déjà félicité M.Porochenko à l'occasion de son élection. Selon lui, l'unité historique et l'amitié séculaire entre les peuples biélorusse et ukrainien constituaient une bonne base pour une coopération constructive tous azimuts entre les deux pays.

L'élection présidentielle anticipée s'est tenue en Ukraine le 25 mai dernier, en pleine crise politique et sur fond d'opération dite antiterroriste menée par les autorités de Kiev dans le sud-est du pays. A la veille du vote, les autorités ont reconnu qu'il était impossible d'organiser le processus électoral dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk, qui avaient auparavant proclamé leur indépendance vis-à-vis de Kiev. Le milliardaire Piotr Porochenko a remporté la présidentielle avec 54,7% des suffrages. Il prêtera serment le 7 juin prochain à Kiev.

Loukachenko et son fils lors de l'investiture de Porochenko

Loukachenko et son fils lors de l'investiture de Porochenko

Partager cet article
Repost0
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 16:03

Source : Courrier International 02/06/14

 

 

La Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan viennent de créer l'Union économique eurasiatique, qui a vocation à s'élargir à d'autres Etats ex-soviétiques ou autres, et à devenir un espace politique et militaire.

 

 

Le 29 mai, les présidents de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan ont signé un accord regroupant les trois pays au sein de l'Union économique eurasiatique (UEE). Dès le 1er janvier 2015, après ratification du texte par les parlements des trois Etats-membres, la libre circulation des personnes et des marchandises deviendra effective au sein de l'Union, transformant ce territoire en véritable marché commun des biens et des services. Tout ce dont les politiques n'ont cessé de parler ces 20 dernières années, créant le parallèle avec l'espace Schengen européen et faisant rêver les habitants de la CEI [Communauté des Etats Indépendants]. Au fond, l'UEE a été pensée comme une réplique orientale du projet européen. La voici devenue réalité. Sera-t-elle performante ? Le temps nous le dira.

Lors de la phase de préparation du projet, les pays membres craignaient de perdre une part de leur souveraineté. Comme le montre le cas de l'Europe aujourd'hui, cette peur n'était pas sans fondement. La Russie, de la bouche de son président, a promis de prendre la place de leader dans l'organisation tout en assurant n'avoir aucunement l'intention de faire la leçon aux autres Etats-membres. Les négociations au sein de l'Union douanière, socle du projet, ont néanmoins, souvent été très houleuses. Ce qui a conduit les présidents des trois pays à décréter que la nouvelle formation ne serait pas politique et qu'elle aurait pour principal objet l'économie.

Partenaires proches

Le président biélorusse fut le premier à défendre le droit pour son pays à une place égale dans le partenariat économique. Pourtant, lorsque l'accord pour l'Union eurasiatique a été signé, Loukachenko a fait sensation en déclarant que l'union économique pourrait donner naissance à l'avenir à une "union politique, militaire et humanitaire". Ainsi, le projet eurasiatique amorcé aujourd'hui serait le point de départ d'un processus à long-terme.

Tandis que seul le président biélorusse évoquait une telle union future, les trois présidents ont en revanche affiché un consensus parfait sur la question de l'élargissement de l'UEE, en annonçant l'intégration de l'Arménie dans un mois, décision ayant fait suite à la demande du président arménien Serge Sargsian.

La question de l'adhésion du Kirghizistan est également presque résolue, avec une probable adhésion début 2015. "Si les prétendants répondent à nos exigences, s'ils sont suffisamment préparés pour entrer dans l'Union douanière, à l'image de nos pays, s'ils remplissent toutes les conditions, ils seront les bienvenus", a précisé Alexandre Loukachenko.

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a récemment déclaré que la Russie continuerait de négocier avec les autres pays de la CEI : "Il faut discuter et continuer d'étudier d'autres questions avec les pays qui ne sont pas encore prêts ou bien qui ne souhaitent tout simplement pas adhérer à l'Union, certains n'en ayant pas les outils législatifs et économiques, mais qui sont tous nos partenaires proches et dont les habitants nous sont proches".

Une forme de pression

L'Ukraine, qui a signé le volet politique de l'Accord d'association avec l'Union européenne et semble résolue à signer le volet économique, représente toutefois une exception. Quant à la Moldavie, elle s'apprête à signer le même accord avec l'UE le 27 juin prochain, tout en espérant pouvoir profiter du marché unique de l'UEE. Selon le Premier ministre moldave Iurie Leanca, cette signature exclut pourtant toute forme de compromis sur les questions géopolitiques.

Mais, à l'automne, les élections parlementaires moldaves pourraient modifier la configuration du pouvoir au profit de la gauche [au pouvoir] qui milite pour l'entrée du pays dans l'Union douanière. La porte de l'UEE reste donc ouverte pour la Moldavie. Même si Moscou menace de changer les règles du jeu au sein de l'UEE pour les pays qui auraient signé des accords avec l'Union européenne. "Il n'est pas exclu que de nouveaux risques apparaissent, liés notamment aux changements possibles dans les relations commerciales avec certains pays de la CEI, notamment l'Ukraine et la Moldavie", a déclaré Dmitri Medvedev. A Chisinau, le gouvernement voit là une forme de pression sur la Moldavie, tandis que l'opposition moldave a demandé à la Russie d'être patiente et de ne pas lancer de sanctions contre leur pays dont la majorité de la population est bien disposée envers la Russie.

A Astana, capitale du Kazakhstan, le 29 mai, de droite à gauche, les présidents de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan scellant l'accord créant l'Union économique eurasiatique (UEE)

A Astana, capitale du Kazakhstan, le 29 mai, de droite à gauche, les présidents de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan scellant l'accord créant l'Union économique eurasiatique (UEE)

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Actualité de Biélorussie
  • : Jeune passionné par l'Europe de l'Est, je prends le temps de réunir l'essentiel de l'actu francophone sur la Biélorussie. L'objectif éviter que ce pays reste "un trou noir informationnel"...
  • Contact

Recherche

Catégories

devenir contributeur du blog ? Inscrivez-vous !

rendez-vous à la rubrique contact