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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 12:47
Deux avions se heurtent à Minsk à cause de la tempête

Deux avions se heurtent à Minsk à cause de la tempête

Source : Crash-aerien.aero 13/07/16

 

Deux avions, l'un de la compagnie aérienne biélorusse Belavia, l'autre de la compagnie aérienne biélorusse Ruby Star Air Carrier Company, se sont heurtés sur l'aéroport international de Minsk (Biélorussie) après que l'un d'entre eux ait été poussé par un vent très violent.

Les deux appareils, un Boeing 737-300, immatriculé EW-283PA, de la compagnie aérienne Belavia et un Antonov AN12-BP, immatriculé EW-338TI de Ruby Star Air, se trouvaient aux parkings, vide d'occupants lorsqu'un fort coup de vent les a précipités l'un contre l'autre. Les dégâts sont assez importants et les techniciens de l'aéroport sont actuellement en train d'évaluer les dommages et de séparer les deux avions.

Il n'y a pas eu de blessés dans l'incident. D'autres dommages ont été signalés sur l'aéroport dont des avions privés qui ont également été abîmés durant la tempête et les fortes bourrasques de vent.
 

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 12:50
Le Bélarus utilise des entreprises de télécommunications pour museler la dissidence

Source : Amnesty International  07/07/16

 

 

Les autorités du Bélarus utilisent des réseaux téléphoniques gérés par certaines des plus importantes entreprises de télécommunications au monde pour brider la liberté d'expression et museler la dissidence, a écrit Amnesty International dans un rapport rendu public le 7 juillet.

Ce rapport, intitulé « Il suffit que les gens pensent que ça existe » - Société civile, culture du secret et surveillance au Bélarus, montre qu'une surveillance potentiellement illimitée, exercée 24 heures sur 24 et non contrôlée a des effets désastreux sur les militants des ONG, car leurs activités les plus anodines, comme le fait de fixer un rendez-vous par téléphone, leur font alors courir des risques.

« Dans un pays où le fait de manifester ou de critiquer le président peut entraîner une arrestation, le risque d'être espionnés par les autorités empêche dans une large mesure les militants de faire leur travail », a déclaré Joshua Franco, chercheur sur les technologies et les droits humains à Amnesty International.

Des entreprises de télécommunications, dont certaines appartiennent à Telekom Austria Group et à Turkcell, rendent cela possible en accordant au gouvernement un accès quasi illimité aux communications et aux données personnelles de leurs clients. Pour pouvoir mener des activités au Bélarus, elles sont tenues de donner aux autorités un accès à distance à toutes les communications par téléphone et par Internet de leurs utilisateurs.

« Les entreprises qui ont des activités au Bélarus ont laissé les autorités obtenir les données qu'elles voulaient, au moment où elles les voulaient. Dès lors, si le KGB, par exemple, veut les espionner, il n'a pas besoin de présenter un mandat, il n'a pas besoin de demander à l'entreprise qu'elle lui accorde un accès aux informations, a déclaré Joshua Franco.

« Les entreprises de télécommunications ont de lourdes responsabilités. La technologie favorise généralement la liberté d'expression, mais l'expansion des technologies de l'information au Bélarus a eu pour effet d'accroître les risques de répression. Il faut absolument que les entreprises de télécommunications opposent une résistance face aux abus liés aux technologies des communications qui se traduisent par des violations du droit au respect de la vie privée et du droit à la liberté d'expression.

« L'avenir en matière de liberté sur Internet dépend de l'attitude des entreprises de télécommunications : elles peuvent soit s'opposer aux mesures gouvernementales qui outrepassent les limites en ce qui concerne le respect de la vie privée et de la liberté d'expression, soit respecter ces mesures afin de protéger leur chiffre d'affaires. »

La surveillance gouvernementale intensive paralyse les militants

Au Bélarus, le KGB et d'autres services de sécurité ont accès librement, sans interruption et à distance aux communications, en temps réel et archivées, par téléphone et par Internet.

Ce rapport se base sur des entretiens réalisés entre août 2015 et mai 2016 avec plus de 50 militants des droits humains, journalistes, avocats, membres de l'opposition politique et experts en matière de technologies, entre autres, qui se trouvent soit au Bélarus soit en exil. Il montre que la crainte d'être sous surveillance affecte la vie privée, la liberté d'expression et les libertés de réunion pacifique et d'association.

Des militants ont dit à Amnesty International que le secret absolu entourant les activités de surveillance les force à supposer qu'ils sont en permanence surveillés. Un journaliste indépendant, dont l'identité n'est pas révélée, a déclaré :

« La plupart des gens n'osent pas parler ouvertement par téléphone. C'est comme si cela faisait partie de notre mentalité. On a depuis toujours l'impression de vivre dans la peur, que tout est dangereux, et qu'on ne peut exercer aucun contrôle ni aucune influence sur cette situation. Je pars du principe que tout ce que je dis entre quatre murs ou par téléphone et tout ce que j'écris dans des courriels parvient au KGB. »

Le simple fait de rechercher des financements pour une organisation, de passer des coups de fil ou d'organiser une réunion comporte des risques ; les militants disent qu'ils craignent de voir les informations sur leur vie privée ou leur situation financière utilisées pour engager contre eux des poursuites, pour les discréditer ou pour les soumettre à un chantage.

Des militants ont aussi expliqué à Amnesty International que la police était manifestement informée de l'heure et du lieu de leurs réunions, manifestations et autres activités publiques avant qu'elles n'aient eu lieu, même quand ils n'avaient fait que parler au téléphone de ces activités.

« Pour les militants des droits humains au Bélarus, l'encodage représente la dernière ligne de défense contre un État répressif et son puissant appareil de surveillance. Les gouvernements de par le monde qui veulent restreindre l'encodage et renforcer la surveillance doivent être conscients des conséquences que de telles mesures risquent d'avoir sur les droits humains », a déclaré Joshua Franco.

Les autorités du Bélarus ont accès sans aucune restriction aux communications

La législation du Bélarus oblige les entreprises à rendre leur réseau compatible avec le système technique SORM (un acronyme qui peut se traduire par « Système informatique pour les opérations de recherche »), qui permet aux autorités d'avoir accès aux communications sans avoir besoin de faire appel à l'opérateur ou même de l'en informer. Les entreprises doivent aussi conserver les informations sur les équipements et les services Internet de leurs clients pendant cinq à dix ans, afin que les autorités puissent continuer d'y accéder à distance.

L'utilisation de ce système est peu contrôlée et aucune information n'est rendue publique quant à la fréquence de son utilisation et aux buts recherchés. Les autorités recourent à des arguments très imprécis pour justifier cette surveillance sur le plan juridique. Par exemple, les menaces pesant sur la sécurité nationale peuvent justifier cette surveillance, mais la législation du Bélarus prévoit 30 types différents de menaces pour la sécurité nationale, notamment le « recul du bien-être et de la qualité de vie », la « hausse du chômage », les « investissements étrangers inadéquats ou de mauvaise qualité » et les « tentatives de détruire les traditions spirituelles et morales du pays et les révisions tendancieuses de l'histoire ». Les autorités n'ont pas besoin de l'approbation d'un juge ou d'une décision de justice pour lancer une opération de surveillance.

Amnesty International demande au gouvernement du Bélarus de mettre en place des mécanismes de contrôle des pratiques de surveillance afin de les mettre en conformité avec les normes internationales relatives aux droits humains.

Amnesty International demande également aux entreprises de télécommunications qui détiennent en totalité ou en partie des opérateurs au Bélarus de contester les lois qui les empêchent de protéger la vie privée de leurs clients, et d'informer leurs clients dans ce pays du fait que les autorités pourront à tout moment avoir accès à leurs données personnelles.

Les entreprises internationales de télécommunications en cause

Les trois plus importants opérateurs de téléphonie mobile au Bélarus appartiennent en partie à des entreprises étrangères :

  • Velcom, filiale de Telekom Austria Group, qui la détient en totalité. Telekom Austria a dit à Amnesty International qu'elle était obligée de respecter la législation du Bélarus. Elle ne publie aucune information sur la gestion de l'accès aux données des clients de Velcom ; Telekom Austria, détenue en majorité par América Móvil. América Móvil n'a pas répondu aux lettres qu'Amnesty International lui a adressées ;
  • Life:), détenue à 80 % par l'entreprise turque Turkcell, qui est elle-même détenue à 38 % par l'entreprise suédoise Teliasonera. Teliasonera a dit à Amnesty International qu'elle a pour politique de s'opposer fermement à l'accès direct aux données relatives aux communications, mais ajouté qu'elle ne se considère pas comme responsable des agissements de Turkcell car elle n'en est pas l'actionnaire majoritaire. Turkcell n'a pas répondu aux lettres qu'Amnesty International lui a adressées ;
  • MTS, détenue conjointement par l'entreprise russe MTS et par Beltelecom, l'entreprise d'État bélarussienne. MTS (Belarus) n'a pas répondu aux lettres qu'Amnesty International lui a adressées.

Amnesty International estime que ces entreprises violent les normes bien établies sur la responsabilité des entreprises en matière de droits humains. Aux termes des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme, la législation du pays où une entreprise mène des activités ne peut pas être invoquée pour justifier des atteintes aux droits humains.

« La surveillance de la vie privée n'est pas un phénomène nouveau au Bélarus, mais les nouvelles technologies l'amènent à un niveau sans précédent. Les autorités disposent à présent de tout un arsenal d'outils de surveillance qui leur permet d'avoir accès sans aucune restriction aux données qui relèvent de la vie privée. Le KGB utilise les données de géolocalisation des téléphones pour savoir où une personne se trouve, et avec qui. Maintenant, quand on a un téléphone portable dans sa poche, c'est comme si on avait un policier collé à soi », a déclaré Joshua Franco.

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 22:36

Source : Zappind du Paf / Canal + 05/06/16

 

BIELORUSSIE, LE DICTATURE TOUR de Benoît Chaumont et Grégory Roudier
PAPILLON propose depuis le 8 mai, la saison 2 de la série de reportages incarnés par Benoît Chaumont : LE DICTATURE TOUR. Après avoir exploré la Tchétchénie, la Birmanie, l'Iran et le Zimbabwe l'année dernière , Benoît Chaumont continue son tour dans les pays les plus mal classés de la planète en termes de démocratie.

La Biélorussie est considérée comme la dernière dictature d'Europe. Là-bas, Benoit découvre le village natal du président Alexandre Loukachenko qui entame son cinquième mandat, rencontre les journalistes de la télévision publique -qui ont bien du mal à faire leur métier- et fait la connaissance de l'unique opposant au régime dans une cité populaire de Minsk.

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 19:59
Les nouveaux billets de 5 à 500 roubles bélarusses seront mis en circulation à partir du 1er juillet.

Les nouveaux billets de 5 à 500 roubles bélarusses seront mis en circulation à partir du 1er juillet.

Source : Métro.be 30/06/16

 

Le Bélarus a décidé d’enlever quatre zéros à sa monnaie, le rouble bélarusse, espérant tourner la page de plusieurs années d’hyperinflation, a annoncé jeudi la banque centrale de ce pays en proie à une grave crise économique. Les nouveaux billets de 5 à 500 roubles bélarusses seront mis en circulation à partir du 1er juillet.
Cette décision constitue « un stimulant de plus pour poursuivre une politique monétaire responsable, pour que nous puissions oublier l’hyperinflation comme un mauvais rêve », a expliqué le président de la Banque nationale, Pavel Kallaour, lors d’une intervention télévisée.

En 2011, l’économie bélarusse a connu une année noire lorsque l’inflation a atteint 108,7%, suite à une forte dévaluation de la monnaie nationale. Depuis, l’inflation n’a cessé de diminuer et est tombée 12% en 2015, taux sur lequel table le gouvernement pour 2016.

Le Fonds monétaire international (FMI) a salué l’initiative des autorités bélarusses, soulignant toutefois qu’il était nécessaire de restructurer les entreprises publiques dont la plupart sont non rentables, a nuancé le chef de mission du FMI pour le Bélarus, Peter Dohlman.

Dirigé depuis plus de 20 ans par le président Alexandre Loukachenko, le Bélarus traverse une grave crise économique. Le pays subit les effets des crises frappant l’Ukraine et surtout la Russie, sur fond d’effondrement des cours du pétrole et de sanctions occidentales décrétées contre Moscou en raison de son rôle présumé dans la crise ukrainienne.

Ces dernières années, le Bélarus a été soutenu financièrement par la Russie, mais les relations avec Moscou se sont tendues sur fond de crise ukrainienne. Minsk s’est alors rapproché de l’Union européenne.

Le FMI et Minsk ont fait état de progrès en vue du déblocage d’un crédit de trois milliards de dollars, sans que les négociations n’aient abouti pour l’instant.

Partisan d’une économie dirigiste, M. Loukachenko avait ces dernières années rejeté les conditions libérales posées par le FMI.

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 11:12

Source : Radio Vatican 25/06/16

 

 

Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, et président de la Conférence épiscopale autrichienne, sera «l’envoyé extraordinaire» du Saint-Père en Biélorussie, à Budslau, les 1er et 2 juillet. Il a été nommé par le Pape pour le représenter aux célébrations du 25e anniversaire de la création de l’archidiocèse de Minsk-Mohilev.

Le 21 mai 2016, le Pape avait reçu en audience le président de la République du Biélorussie, Alexandre Loukachenko, saluant le «bon état» des relations bilatérales entre leurs deux états. Ils avaient discuté de plusieurs thématiques d’intérêt commun, concernant en particulier la vie de l’Église en Biélorussie et la cohabitation pacifique entre catholiques et orthodoxes, mais également avec les membres d'autres confessions religieuses, dans le pays. En Biélorussie, 60% de la population est de confession orthodoxe, 14% de confession catholique.

Le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne, et président de la Conférence épiscopale autrichienne, est attendu à Budslau, les 1er et 2 juillet 2016.

Le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne, et président de la Conférence épiscopale autrichienne, est attendu à Budslau, les 1er et 2 juillet 2016.

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 21:48

Source : Regard sur l'Est 24/06/16

 

Les 22 et 23 juin s’est déroulée à Minsk la 5e Assemblée bélarusse, qui réunissait plus de 2.500 délégués venus de toutes les régions du pays. Cette assemblée a pour objet de faire le bilan des cinq ans passés et d’indiquer les priorités économiques et sociales pour les cinq ans à venir.

À la fin de son discours, la langue du Président Aliaksandr Loukachenka a semble-t-il fourché. Alors qu’il voulait appeler ses concitoyens à «se développer [razvivatsia] et travailler, sinon nous mourrons», il les aurait appelés à «se déshabiller [razdevatsia] et travailler».

Il venait d’évoquer l’innovation, les nouvelles technologies (dont il a recommandé de ne pas faire abus) et les privatisations, notant que tout cela est maîtrisé. Il a en outre appelé les Bélarusses à mener une vie saine et les a mis en garde: «Qui aimerait que l’on qualifie le Belarus de pays d’ivrognes et de drogués?»

À Minsk, le conseil a été pris très au sérieux: de nombreux utilisateurs des réseaux sociaux ont inondé ces derniers de photos les mettant en scène, nus, sur leur lieu de travail. Ils ont accompagné leur manifestation du hashtag #razdevatsiairabotat (#раздеватьсяиработать). L’initiative a été largement commentée, avec une bonne dose d’humour. Un internaute a proposé de répondre à cette flashmob spontanée en la prolongeant: la prochaine fois, il s’agira de «s’habiller et ne pas travailler».

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 22:16
Derrière la dictature biélorusse, un « poète de la beauté masculine »

Source : Têtu 17/06/16

 

 

 

Rencontre avec l’artiste gay Walter Summer et ses nus masculins photographiés depuis la dernière dictature d’Europe : la Biélorussie.

TÊTU a interviewé Walter Summer, un artiste-photographe qui s’évertue à sublimer la beauté masculine en livrant des nus bruts et authentiques, photographiés dans les décors méconnus de la Biélorussie. Nous en avons profité pour l’interroger sur les conditions de vie des personnes LGBT au sein de ce régime autoritaire souvent considéré comme la dernière dictature d’Europe, et étroitement lié à la Russie. Il nous a expliqué son art, mais il nous a aussi livré son parcours et raconté les difficultés qu’il avait rencontré au motif qu’il aime les hommes.

Est-ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ? Nous expliquer ton parcours et tes précédents projets ?

Je m’appelle Walter Summer. Je suis un photographe biéorusse. Je me vois comme un « poète de la beauté masculine » parce que selon moi, les photographies sont de la poésie pour les yeux. C’est pourquoi je place mes modèles dans des circonstances irréalistes. Dans mes photographies, il y a toujours un élément de conte de fée. Ces images naissent dans ma tête et ensuite, elles ne me laissent pas fermer l’œil jusqu’à ce que je les fasse sortir. C’est comme ça que j’obtiens mes photos.

 

Tu photographies des hommes dans des paysages naturels ou urbains. Quelle est ton approche créative ?

Je tire mon inspiration de deux choses : les modèles et le lieu. Si les deux fonctionnent, c’est une super source d’inspiration. Parfois je trouve des endroits qui me conviennent parfaitement. J’ai visualisé ces lieux dans mes rêves longtemps auparavant. Certains parlent de « lieux », mais moi j’appelle ça des « scènes ». J’ai trouvé la plupart de ces paysages accidentellement, c’était une inspiration. Pour les modèles, c’est autre chose. Pour moi la première impression est importante. Au cours de la première heure, je saisi le principal trait de caractère chez un mec. Alors je peux visualiser son histoire. Dans tous les cas, c’est la vue le plus important pour moi. La photographie c’est l’émotion. Cela n’a pas d’importance de savoir comment l’image a été éditée ou quel appareil photo a été utilisé. Ce qui est important ce sont les émotions que ressent le modèle. Ce qui est important ce sont les émotions que moi je veux investir dans chaque histoire.

Ta dernière histoire s’appelle « Milk ». Que raconte-t-elle ?

« Milk » c’est l’histoire d’un type qui vit une vie ennuyeuse dans son vieux et pauvre appartement. Personne n’est là, il vit seul, il n’a personne. Et il hésite. C’est pourquoi il se rend nu dans sa cuisine et voit du lait. Moi je déteste le lait depuis que je suis gamin. Je suis sûr que le lait c’est la boisson des enfants et des personnes âgées trop fragiles. Les enfants ne connaissent encore rien à la vie et les vieux ne peuvent plus rien voir. Quant aux jeunes, ils boivent du café, du coca, des boissons énergisantes, des cocktails… C’est pourquoi j’ai placé du lait dans les mains de mon protagoniste. C’est blanc et insipide. Pour moi c’est le symbole d’une vie sans saveur. Le soleil brille derrière la fenêtre de son sombre appartement, et il regarde la vraie vie qui s’y déroule.

 

Ton objectif est-il uniquement esthétique ? Où il y a un message derrière ?

Des hommes nus en photographie c’est magnifique mais ce n’est pas le plus important. Ce n’est pas l’objectif. Je pense que les gens portent des vêtements comme s’il s’agissait d’un masque. Les gens cachent leur âme derrière leurs tenues. Et c’est normal, chaque habit est une image. Mais je m’intéresse à révéler ces émotions. Essayer de retirer le t-shirt du mec pour les voir totalement différemment. Ça marche à tous les niveaux. Si mon modèle pose à l’extérieur, il est nu à l’intérieur. Je prends des photos candides et j’essaie de transmettre des émotions sincères. Pour moi, mes photos sont des « portraits nus ».

Aujourd’hui tu t’adresses à un média gay. Quel est le quotidien des personnes LGBT en Biélorussie ? A quel degré l’homosexualité y est réprimée ?

L’homosexualité est punie par la loi en Biélorussie. C’est impossible de vivre ouvertement sa sexualité dans notre pays. C’est dangereux même. Ça peut être dangereux pour ta vie et pour ta carrière professionnelle. Un homme que je connais personnellement est mort récemment à l’hôpital après une bagarre contre des gens homophobes. Son meurtrier n’a même pas été jeté en prison.

 

Toi-même as-tu déjà été persécuté ?

Il y a 18 mois, j’ai été renvoyé de mon boulot parce que je suis gay. Quelqu’un a trouvé mon profil sur un site de rencontre avec toutes les informations concernant mon orientation sexuelle, en a fait une capture d’écran et l’a envoyé à la direction de mon entreprise. Ça a fait un énorme scandale et j’ai été congédié sans indemnité des départ. Bien-sûr les documents pointaient du doigt une autre raison de licenciement, mais tout le monde a dit que j’avais été viré à cause de ma sexualité. Et j’ai vu tellement de gens appuyer la décision de mon licenciement… Ils ne veulent pas d’un gay autour d’eux. Personne ne m’a protégé, personne ne m’a soutenu, personne n’a pris mon parti. J’ai même été menacé : on m’a conseillé de ne pas rentrer dormir chez moi. Depuis, je n’utilise plus les réseaux sociaux, seulement Instagram. Et surtout je ne montre plus mon visage. Je ne le peux plus pour cette raison, c’est nécessaire pour rester en sécurité.

Voici brièvement ce que c’est d’être gay en Biélorussie. Si tu déclares ouvertement ta sexualité ici, tu perds ton confort et tu perds ta sécurité.

Qu’est-ce que tu as prévu de faire toi aujourd’hui en tant que photographe ? Quel est ton prochain projet ?

Ça fait longtemps que je fais de la photographie d’art, je me sens un peu à l’étroit dans ce genre aujourd’hui. Maintenant j’ai envie de passer à la mode. Je travaille avec des designers et des stylistes pour faire un nouveau shooting. Je bosse actuellement sur trois nouvelles histoires. Il y aura de nouveaux lieux, de nouveaux personnages, et de nouveaux modèles. J’adore photographier de nouveaux visages. Je ne peux pas t’en dire plus, mais j’essaie de trouver des gars différents. Il y a beaucoup de sportifs dans mes photos mais j’essaie de travailler avec des modèles plus androgynes et c’est très intéressant. Je vais continuer à chercher de nouvelles formes.

Derrière la dictature biélorusse, un « poète de la beauté masculine »
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 22:24

Source : Euronews 21/06/16

 

Le bruit des canons et des pistolets a retenti à Minsk en Biélorussie, théâtre d’une reconstitution d’une bataille des guerres napoléoniennes (1803-1815), auxquelles pris part l’Empire russe.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 22:44
Le Pape et le président de la République de Biélorussie, samedi 21 mai 2016 au Vatican

Le Pape et le président de la République de Biélorussie, samedi 21 mai 2016 au Vatican

Source : Radio Vatican 21/05/16

 

 

Samedi 21 mai 2016 au matin, le Pape a reçu en audience le président de la République du Biélorussie, Alexandre Loukachenko. Au cours de cet entretien «cordial», le Pape et le président ont exprimé leur satisfaction au regard du «bon état» des relations bilatérales entre leurs deux états. Ils ont discuté de plusieurs thématiques d’intérêt commun, concernant en particulier la vie de l’Église en Biélorussie et la cohabitation pacifique entre catholiques et orthodoxes, mais également avec les membres d'autres confessions religieuses, dans le pays. En Biélorussie, 60% de la population est de confession orthodoxe, 14% de confession catholique.

Le rôle pacificateur de Minsk
Il a été enfin mis en évidence le rôle de la ville de Minsk, siège de récents colloques ayant pour objectif de trouver des solutions pour obtenir la paix dans la région. C'est dans la capitale biélorusse en effet qu'à plusieurs reprises, les dirigeants français, allemand, russe et ukrainien se sont réunis pour trouver le moyen de mettre un terme à la guerre toujours en cours en Ukraine.

Au terme de son audience avec le Pape, Alexandre Loukachenko a rencontré le cardinal secrétaire d’État, Pietro Parolin, et le secrétaire pour les Rapports avec les États, Mgr Paul Richard Gallagher.

Ce n’est pas la première fois que le président Alexandre Loukachenko se rend au Vatican. En avril 2009, il avait été reçu par Benoît XVI, lors de sa première visite en Europe occidentale après dix ans d’isolement.

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 20:26

Source : Futura-Sciences 27/04/16

 

Trente ans après la catastrophe, l’analyse d’un échantillon de lait produit en Biélorussie, près de la zone d’exclusion, contenait dix fois la quantité de radiation acceptée. Ce lait servirait à la production de fromages commercialisés en Russie. Des résultats inquiétants mais à confirmer.

 

C’est une information inquiétante que révèle Associated Press pour le 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl : l’agence, qui a fait analyser du lait produit près de la zone d’exclusion, indique que l'échantillon testé est contaminé. Le 26 avril 1986, lors du pire accident nucléaire de l’Histoire, où 31 personnes sont décédées, 470 villes et villages biélorusses ont été évacués ; 138.000 Biélorusses habitant près de l’usine ont été relogés et 200.000 autres, qui vivaient à proximité, ont quitté volontairement les lieux. La zone d’exclusion est interdite aux humains. Mais autour, c'est une autre affaire...

Le lait analysé provient d’une ferme appartenant à un fermier local, Nikolai Chubenok, en Biélorussie, à 45 km au nord du site de Tchernobyl. Cette ferme produit du lait depuis 2014 et fournit deux tonnes par jour à l’usine Milkavita, dont les produits sont distribués en Biélorussie et en Russie. La Russie représente le principal marché pour les exportations de produits alimentaires biélorusses.

Un échantillon de ce lait a été testé par le centre d’hygiène et d’épidémiologie de Minsk, qui y a trouvé du strontium 90 en quantité dix fois supérieure à la réglementation. D’après le ministère de l'Agriculture biélorusse, les niveaux de strontium 90 ne devraient pas dépasser 3,7 becquerels par kilogramme dans les aliments et les boissons. Or, d’après le laboratoire de Minsk, l'échantillon de lait contenait 37,5 becquerels.


Le médecin Youri Bandajevsky est un opposant au gouvernement biélorusse qui dénonce les conséquences de Tchernobyl sur les populations. Son emprisonnement a suscité une mobilisation internationale. © Wikipedia, GFDL

Des résultats qui demandent à être confirmés

Comment ce lait peut-il être contaminé ? Probablement parce que les vaches ont brouté de l’herbe contenant une certaine radioactivité. Mais ces résultats peuvent susciter des interrogations car ils ne sont pas publiés dans une revue scientifique et ils ne concernent qu’un échantillon isolé. D'ailleurs, l'entreprise Milkavita se défend en affirmant réaliser des tests tous les six mois, lesquels indiqueraient des traces d’isotopes radioactifs bien en dessous des limites. Responsable technique de l'entreprise, Maia Fedonchuk affirme à Associated Press : « C'est impossible. Nous faisons nos propres tests. Il doit y avoir une confusion ».

D’autres tests doivent donc confirmer ces résultats. Mais s’ils l’étaient, il faudra prendre des mesures pour que ce lait soit retiré de la consommation. De leur côté, les autorités biélorusses semblent déterminées à soutenir l’agriculture sur leur territoire.

Un des opposants de cette politique est Youri Bandajevsky, un chercheur biélorusse, qui a mené des travaux controversés sur les conséquences de Tchernobyl sur la santé et a été condamné en 2001 à huit années de prison pour des motifs de corruption. Il a été libéré sous la pression internationale en 2006. Pour lui, c’est une catastrophe : « En Biélorussie, il n'y a pas de protection de la population contre l'exposition aux rayonnements. Au contraire, le gouvernement tente de persuader les gens de ne pas prêter attention aux rayonnements, et la nourriture est cultivée dans des zones contaminées et envoyée à tous les points du pays ».

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