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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 20:57

Source : La Croix 24/04/16

 

Au pays d’Alexandre Loukachenko, les liquidateurs qui ont travaillé dans les territoires contaminés par la catastrophe de Tchernobyl ont perdu leur statut. Et les droits qui y étaient attachés.

 

 

Le quartier Ostrogladski est un village dans le village. Ce pâté de maisons de la localité biélorusse d’Out a été baptisé en souvenir d’un hameau enterré de la zone d’exclusion autour de Tchernobyl. Les habitants évacués ont été installés là, en bordure des champs.

« On a été bien accueillis », se souviennent Klaudia et Adam Voronets qui reçoivent sans façon dans leur pavillon construit à la va-vite après la catastrophe. Deux médailles à leur nom traînent sur une étagère, souvenir lointain de leur travail en territoire contaminé.

Klaudia et Adam sont ce qu’on appelle des « liquidateurs ». C’est-à-dire des hommes et des femmes qui ont été réquisitionnés ou se sont portés volontaires pour « liquider » les conséquences de la catastrophe : construction d’un sarcophage près de la centrale, destruction des villages contaminés, nettoyage des sols, enfouissement des déchets…

Le mot « liquidateur » effacé des registres

Près de 800 000 citoyens soviétiques, essentiellement ukrainiens, russes et biélorusses, ont participé aux travaux. Des « héros » honorés partout, sauf en Biélorussie.

À la fin des années 2000, les autorités de Minsk ont effacé le mot « liquidateur » des registres. Les 72 000 « liquidateurs » du pays sont devenus de simples « victimes » de Tchernobyl, perdant au passage leurs maigres pensions ou leurs droits à une retraite précoce.

Une décision justifiée par le coût exorbitant de la gestion de l’accident. « La déception a été vive. Les liquidateurs ont eu l’impression d’être déshonorés », estime l’historien Vladimir Volodine qui a recueilli des témoignages dans le cadre d’un projet sur la mémoire.

Klaudia et Adam Voronets sont amers, tant ils estiment avoir chèrement mérité leur droit à la reconnaissance. Au moment de l’explosion, ils habitaient à une quinzaine de kilomètres de la centrale. Ce couple d’enseignants a nettoyé durant des mois les bâtiments de leur village irradié avant que l’État ne décide finalement de l’évacuer.

« Notre pays nous a abandonnés »

« On ne savait rien, on lavait nos gamins avec l’eau contaminée », raconte Klaudia en fondant en larmes. Leur fille a enchaîné les maladies durant son enfance. En 2015, les médecins ont détecté un cancer de l’estomac. À 35 ans. Opérée, elle est en rémission. « Notre pays nous a abandonnés », lâche le couple.

Maladies cardiovasculaires et digestives, vieillissement ou décès prématurés, asthénies, cancers, problèmes endocriniens : trente ans après, les liquidateurs mais aussi leurs descendants continuent à souffrir des séquelles des radiations. L’un de leurs porte-parole, Alexandre Voltchanine, 54 ans, estime à 10 000 le nombre de liquidateurs biélorusses invalides aujourd’hui. Ce médecin urgentiste de Minsk et un ambulancier avaient accepté de travailler autour de la centrale en 1987. Son ami est mort au bout de cinq ans.

Lui refuse de s’étendre sur ses problèmes de santé chroniques. « L’accident aurait pu dégénérer en explosion plus grave encore sans le sacrifice des sauveteurs, rappelle-t-il. Les liquidateurs ont protégé l’URSS et l’Europe. Or, les Européens ont laissé les Biélorusses se débrouiller par eux-mêmes. Quel exemple voulons-nous donner à nos enfants ? Qui se sacrifiera demain si une centrale explose chez nous ou chez vous ? Il faut honorer nos héros de Tchernobyl pour préparer les héros de demain. »

Sur une place de Brahine, petite ville du sud de la Biélorussie, trône le buste du pompier Vassili Ignatenko, un enfant de la région. Premier arrivé sur le site de la centrale, l’homme a tenté avec son équipe d’éteindre l’incendie du réacteur.

Dix-huit jours plus tard, il mourra irradié dans de terribles souffrances. Les Ukrainiens lui décerneront le titre très rare de « Héros de la Nation ». Gardienne du musée local, Nadejda Melechko regrette qu’« il n’ait pas été reconnu comme tel dans son propre pays ».

 

 

Klaudia et Adam Voronets, près de leur village d’Out en Biélorussie, le 5 avril.

Klaudia et Adam Voronets, près de leur village d’Out en Biélorussie, le 5 avril.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 21:31

Source : LeMatin.ch 21/04/16

 

Le président bélarusse a donné des conseils jeudi à ses concitoyens pour avoir un mode de vie sain.

 

«Il faut que la population pense à sa santé, qu'elle ait un mode de vie sain, s'alimente correctement et arrête de fumer et de boire de l'alcool», a déclaré Alexandre Loukachenko, dans son discours annuel au parlement et à la nation, diffusé en direct à la télévision publique.

 

«Mais pas complètement, bien sûr. Si on arrête de boire, alors d'autres malheurs viendront», a-t-il affirmé, sans donner plus de précisions. «Fumer, c'est vraiment de la folie», a également estimé le président bélarusse dont le pays fait face à une profonde crise économique.

En 2014, dans son discours à la nation, Alexandre Loukachenko avait déjà appelé les Bélarusses à ne pas manger de pommes de terre avec de la viande avant d'aller se coucher, afin d'éviter des problèmes de digestion.

Le président du Bélarus, à la tête de cette ex-république soviétique depuis 1994, avait aussi conseillé à ses concitoyens à ne pas manger trop de viande l'été et à privilégier les produits laitiers.

La santé de ses compatriotes préoccupe Alexandre Loukachenko.

La santé de ses compatriotes préoccupe Alexandre Loukachenko.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 21:00

Source : 20minutes.fr 30/03/16

 

 

Ivan veut défendre les couleurs de son pays avec une mise en scène originale mais qui ne cadre pas vraiment avec le règlement de l’Eurovision…

 

Kevin Costner dansait avec les loups. Ivan, candidat de la Biélorussie à l’ Eurovision, lui, veut chanter avec eux. Totalement nu. Le jeune artiste prouve même sa détermination dans une vidéo le montrant en train de répéter à poil au côté de canidés à poils.

Son producteur, Viktor Drobysh, assure que les discussions sont en cours avec les organisateurs du concours afin d’obtenir le feu vert pour une telle mise en scène. « Il y aura au moins un loup. Peut-être trois, mais c’est dangereux », promet-il à Life News.

Sa cote est remontée chez les bookmakers

Or, rien n’est moins sûr. L’Eurovision tient à proposer un programme familial : ceux qui seront devant leur écran en mai, quel que soit leur âge, n’auront pas forcément envie de voir le loup ni les loups du Biélorusse. Et puis le règlement du concours interdit de se produire sur scène avec des animaux vivants. IVAN aura plus de chance s’il fait appel aux services d’un taxidermiste ou s’il demande à des pros de réaliser des loups en image de synthèse pour l’accompagner.

Tout cela ressemble en fait à une tentative désespérée de faire le buzz autour d’une chanson médiocre qui ne devrait pas faire d’étincelles à l’Eurovision.

L’artiste biélorusse, qui tentera de décrocher une place pour la finale lors de la demi-finale du 12 mai (qui sera diffusée en direct sur France 4), ne figure pas parmi les favoris. Les bookmakers ont certes revu ses chances de victoires à la hausse en le faisant passer de la 40e à la 35e place… Mais il n’y a pas de quoi fanfaronner. Ni crier au loup.
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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 11:59
Mariage d'Alexandre et Galina Loukachenko en 1975

Mariage d'Alexandre et Galina Loukachenko en 1975

Qui est la première dame de Biélorussie ? Officiellement toujours marié à Galina, Alexandre Loukachenko pavoise à la moindre occasion, avec son fils Kolia qu'il a eu avec une autre femme.

Mais qui est la première dame ? Sa toujours et actuelle, femme disparue des écrans médiatiques ou alors la mère de son troisième fils ?

Qui est cette mystérieuse Galina Loukachenko vivant en retrait du pouvoir ?

 

 

 

A première vue, difficile de dire que la Biélorussie dispose d'une "First Lady". Galina ne s'est jamais affichée aux côtés de son mari lors de cérémonies officielles ou voyages à l'étranger. Le pouvoir du pays, c'est LUI. Ce n'est pas un couple mais uniquement Alexandre, un règne sans partage. Si certains présidents craignent que leurs femmes prennent toute la lumière des projecteurs, pour le couple Loukachenko c'est un problème mort-né. Durant 15 ans, les seuls compagnons, de son président de mari, lors des événements publics, militaires ou privés ont été ses gardes du corps.

Galina Rodionovna Loukachenko est née le 1er janvier 1955 en Biélorussie soviétique dans la région de Moguilev sous son nom de jeune fille : Zhelnerovich. Elle a étudié l'Histoire à l'université et a travaillé dans un jardin d'enfants. Elle s'est mariée avec Alexandre Loukachenko en 1975 alors qu'ils étaient étudiants. Ils ont déménagé à Ryzhkovich. 

Un peu plus tard de la même année, elle donne naissance à leur premier fils Victor, le 28 novembre à Moguilev.

Elle a un second fils, Dimitri né le 23 mars 1980, comme son frère également à Moguilev.

Dimitri, 35 ans, qui dirige actuellement le club sportif présidentiel.

Une fois, son mari élu président, Galina est restée à Ryzhkovich tandis qu'Alexandre prennait pied dans la capitale à la résidence présidentielle.

En Octobre 2015, le journal Ouest-France rapporte :

"Le dictateur a une vision bien à lui de la famille. Il a fait en sorte d’éloigner sa femme Galina Rodionovna des caméras : elle vit recluse dans une maison sous haute surveillance, dans le village de Ryjkovitchi, loin de la capitale, écrit le journaliste russe Pavel Cheremet, dans le magazine « Ogoniok ». Ensemble, ils ont eu deux fils, plus âgés que Kolia. L’aîné, Victor, est membre du Conseil de sécurité. Le cadet, Dimitri, dirige le club sportif présidentiel. Mais rares sont les Biélorusses à connaître leur visage. Ces deux-là n’apparaissent quasiment jamais en public."

 

En 2009, le journal Courrier International a décrit le piège qui s'est refermé sur la première dame : 

"Alexandre Loukachenko n’a jamais été un époux ni un père modèle. Après son triomphe à la présidentielle de 1994, il n’a jamais installé dans la capitale sa femme légitime, Galina Rodionovna, une personne douce et éduquée. A cette époque, on pouvait encore la joindre au téléphone, mais, peu à peu, un mur infranchissable l’a soustraite aux regards indiscrets. Elle habite aujourd’hui le village de Ryjkovitchi, dans une maison cachée derrière une haute clôture, gardée par la police et le KGB."

 

Pendant ces années 7 années de silence, les rumeurs décrivaient la première dame comme fermière modèle. On sait juste qu'elle vivait séparément de son mari dans la maison familiale non loin de Shklov où Alexandre Loukachenko a autrefois dirigé une ferme collective (Kolkhoze).

 

Suite aux différentes interrogations et le mystère s'épaissisant quant au sort de Galina, il semble que le pouvoir ait organisé en 2001 une opération de communication afin de prouver au monde que tout allait bien pour la première dame.

Galina Loukachenko aux travaux de la ferme

Galina Loukachenko aux travaux de la ferme

Depuis Janvier 1998, Galina a une fonction officielle au Comité exécutif de la région de Mogilev  pour mission d'améliorer la santé publique, engagée dans l'organisation du traitement de sanatorium (spa).Le 8 Janvier 2010 , elle a reçu un diplôme d'honneur du Conseil des ministres.

Dans l'interview réalisée en 2001 par le journal russe Komsomolskaïa Pravda, le couple présidentiel en était à ses 30 ans de mariage alors que la BBC affirmait déjà que le couple était séparé. 

Officiellement, à l'époque, Galina fait les allers-retours entre son village et Minsk pour rendre visite à son mari et ses enfants vivant avec leur père, tandis que lui ne lui rend pas visite. Elle s'est installée à la campagne suite aux problèmes de santé de son premier fils Victor. "Au début, nous avons loué un appartement à Mogilev. Au travail de Sasha (diminutif d'Alexandre) tout allait bien, j'avais un emploi dans une école maternelle. Après seulement trois jours nos problèmes ont commencé. Victor était infecté par une maladie incurable. J'ai passé un an avec lui à l'hôpital. (...) Nous avons eu de la chance, (...), nous avons trouvé un médecin expérimenté. Il a dit que si nous voulions sauver notre fils, nous devions aller vivre au village." C'est peut-être pour cela que Viktor a été nommé "aide de la sécurité nationale" de son père ; mais qu'Alexandre l'a rejeté en public comme "une mauviette inutile qui va bientôt devenir encore plus faible"

 

 

 

 

La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko

A l'époque de l'interview, Galina affirme que son mari l'aide financièrement, "Bien sûr, comme tout mari pour sa femme." 

Quant à son isolement par rapport à la vie de la capitale, elle répondait "Je me suis choisi cette vie. La solitude ne me pèse pas. Je lis beaucoup, j'aime marcher dans les bois."

Elle raconte remettre des lettres de doléances à son mari transmises par des villageois, sans que cela ne mette son mari en colère. Pour autant elle dit ne pas se mêler aux affaires de l'Etat. Et pour cause, dans de rares occasions, Loukachenko a fait des commentaires au sujet de sa femme Mme Rodionovna, il a dit des choses comme: "Les femmes n'ont rien à faire dans les affaires  de l'Etat".

Quand le journaliste lui demande si elle aime toujours son mari : "Bien sûr" et qu'elle ne souhaite pas voyager à l'étranger.

 

Le journaliste conclut son article par : "La première dame du Bélarus va bien, paraît il. Mais ses yeux restent tristes, même quand elle rit." Le journaliste russe ne semble pas avoir été convaincu par l'opération de transparence des autorités biélorusses, qui depuis n'ont pas renouvelé d'interview de la première dame.

La dernière prise de paroles publique de Galina Loukachenko date désormais de 15 ans... 

Mais depuis une autre première dame avait pris sa place dans le coeur de son mari.

"La première dame du Bélarus va bien, paraît il. Mais ses yeux restent tristes, même quand elle rit."

"La première dame du Bélarus va bien, paraît il. Mais ses yeux restent tristes, même quand elle rit."

Galina vivant à la campagne dans une maison de briques assez simple.

Galina vivant à la campagne dans une maison de briques assez simple.

Aux yeux du peuple biélorusse tout a commencé un certain samedi d'avril 2008, lorsque leur président s'est présenté avec un jeune bambin blond âgé de 4 ans. Au début, il ne faisait parti que du décor, comme n'importe quel enfant mignon que les politiques mettent en avant lors de cérénomies officielles. Cependant, les rumeurs ont commencé quand ce même bambin est réapparu à plusieurs reprises lors d'événements officiels. 

D'ailleurs Loukachenko affirmait que c'était son fils lors d'une déplacement au Kremlin et qu'il avait présenté son fils cadet à Poutine. 

Mais peu avant cette officialisation, il avait glissé cette phrase ce que rapporte le Courrier International : Alexandre Loukachenko était en déplacement dans la région de Gomel, toujours accompagné du petit, pour une visite des régions touchées par la catastrophe de Tchernobyl. Au détour d’une conversation avec des paysans locaux, le président évoqua sa succession : “Je l’ai déjà dit, mon plus jeune fils deviendra président.”

Depuis les biélorusses se sont habitués à voir ce fils Nikolaï dit Kolia accompagner le président partout : « C’est mon talisman, mon crucifix, donc je le porte. »

 

Un père fusionnel ?

De son côté Ouest-France raconte : Son album de photos officielles a pourtant déjà de quoi faire pâlir bien des dirigeants. Aux côtés du couple Obama, d’Hugo Chavez, de Poutine, de Medvedev, du Sheikh Zayed…« Mon fils ne me quitte jamais. Loin de moi, il n’arrive pas à s’endormir le soir », assène le Président à ceux qui s’étonnent encore de sa présence. Fusionnels, ces deux-là ? Loukachenko confie lire encore chaque jour des histoires à Kolia. Et quelles histoires ! « Il ne s’intéresse pas aux contes. Il me demande de lui parler de la guerre, des batailles… J’ai commencé à lui raconter l’histoire de Napoléon et de la Guerre patriotique de 1812 », confiait-il à des journalistes russes, lors d’une rencontre à Minsk, en janvier 2015.

 

Aucun doute 

Pour le dirigeant de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev, il ne fait aucun doute qu’Alexandre Loukachenko voit en Nikolaï son dauphin  : « Il tient son fils (Kolia) par la main, il se prépare un successeur sans le cacher, comme si c’était le Royaume de Biélorussie », s’inquiétait-il en 2011.

 

La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
Irina Abelskaïa, la mère de Kolia ? (en 2008 à gauche et en 2010 à droite lors de l'enterrement de l'ancien maire de Minsk)Irina Abelskaïa, la mère de Kolia ? (en 2008 à gauche et en 2010 à droite lors de l'enterrement de l'ancien maire de Minsk)Irina Abelskaïa, la mère de Kolia ? (en 2008 à gauche et en 2010 à droite lors de l'enterrement de l'ancien maire de Minsk)

Irina Abelskaïa, la mère de Kolia ? (en 2008 à gauche et en 2010 à droite lors de l'enterrement de l'ancien maire de Minsk)

Une autre femme placardisée

 

Pour Courrier international, la mère du petit Kolia semble être l'ancienne médecin personnel du dirigeant biélorusse.

"Les médias d’opposition échafaudent ouvertement des scénarios sur les secrets intimes du président. On sait que Kolia est né en 2004 et qu’il est probablement le fils d’Irina Abelskaïa, qui a longtemps été le médecin personnel du président. En 2001, elle a pris la tête du principal établissement médical du pays, l’Hôpital national de l’administration présidentielle. Selon certaines rumeurs, Irina aurait tenté de faire inscrire sur le certificat de naissance de son fils que le père était Alexandre Loukachenko, et cela lui aurait été refusé. Il n’est pas exclu que l’amour paternel de ce dernier se soit éveillé doucement, mais sûrement, au point que la mère n’a quasiment plus eu de place auprès de l’enfant. Irina Abelskaïa a été limogée de la “clinique présidentielle” en avril 2007. Aujourd’hui, elle est simple médecin au Centre de diagnostic de Minsk. Selon une information du site Bielorousski Partizan, elle pourrait devenir médecin chef de la maison de repos Biélarous, qui appartient à l’administration présidentielle, à Iourmala (au bord de la Baltique). Manifestement, Loukachenko ne souhaite pas qu’elle interfère dans l’éducation de son unique héritier. "

 

Misogynie maladive ?

Seule femme qu'il a considéré ? La mère d'Alexandre Loukachenko a eu, semble-t-il, son attention jusqu'au bout. Lors de sa mort en 2015, il a reporté un voyage au Pakistan. 

Cette mère Catherine Trofimovna Loukachenko est née en 1924. Elle a grandi dans une famille nombreuse de six enfants, sans père à la ferme. Des rumeurs disent que le père buvait beaucoup. Elle a obtenu quatre classes (niveau d'études) de l'école d'Alexandrie (région de Moguilev). Elle a commencé à travailler très jeune, aux chemins de fer à partir de 1944 jusqu'en 1949, puis sur le chantier de construction de l'usine de lin dans la ville d'Orcha (région de Vitebsk). En 1957, elle revint au village d'Alexandrie, où elle a travaillé jusqu'en 1979 comme trayeuse dans une ferme. Après sa retraite, elle a continué à travailler jusqu'en 1983. Au cours de son activité, elle a été récompensé par des certificats et des diplômes comme vétéran de la main-d'œuvre.

Le jeune Alexandre Loukachenko a été raillé par ses camarades de classe pour avoir une mère célibataire. D'après les informations qui circulent, le dirigeant biélorusse aurait pris soin de sa mère en la déménageant dans une maison confortable et en lui rendant visite.

 

 

Catherine Trofimovna Loukachenko décédée en 2015, mère d'Alexandre Loukachenko président de la Biélorussie

Catherine Trofimovna Loukachenko décédée en 2015, mère d'Alexandre Loukachenko président de la Biélorussie

Maison de sa mère qu'il a déménagé vers l'an 2000 dans cette demeure plus moderne

Maison de sa mère qu'il a déménagé vers l'an 2000 dans cette demeure plus moderne

Le Mystère demeure

En attendant, l'attraction Kolia éclipse tous les mystères autour de Galina, qui demeurent toujours aussi épais... Que pense cette femme délaissée de la mise en avant du fils illégitime de son mari au détriment de ses propres enfants ? De nouvelles questions en suspens.... 

De leur côté, les journaux d'opposition recherchent de potentiels maitresses à celui qu'ils considèrent comme un dictateur dès qu'une femme semble proche de Loukachenko. Mais toujours point de première dame en Biélorussie, à croire qu'elles sont plus rares que les bisons dans ce pays.

 

 

Bibliographie : Courrier International,  Ouest-FranceKommersant.ruKomsomolskaïa Pravda, Article wikipediaBBC, America Pink Blogspot, Modern.azPolitforum

Le dirigeant bien entouré ce qui alimente les rumeurs sur ses conquêtes.

Le dirigeant bien entouré ce qui alimente les rumeurs sur ses conquêtes.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 11:12

Source : Le Figaro 16/02/16

 

Un homme de 32 ans a été condamné à mort ce mardi pour le meurtre de trois personnes par la justice biélorusse, deuxième condamnation à la peine capitale depuis début 2016, annoncée au lendemain de la levée des sanctions européennes contre le pays.

L'accusé, dont le nom n'a pas été révélé à la presse, a été condamné à la peine de mort par un tribunal de Minsk qui l'a reconnu coupable de cinq chefs d'accusation dont l'assassinat de trois personnes, a annoncé Ioulia Liaskova, porte-parole de la Cour suprême biélorusse. Ces crimes ont été "commis avec une cruauté particulière", a-t-elle précisé.

Cette condamnation intervient alors que l'Union européenne (UE) a décidé lundi de lever les sanctions qu'elle avait décrétées ces dernières années contre 170 personnalités biélorusses, dont le président Alexandre Loukachenko, pour l'encourager à faire davantage sur les droits de l'Homme.

La Biélorussie, ex-république soviétique dirigée d'une main de fer depuis plus de 20 ans par Alexandre Loukachenko, est le seul pays européen qui applique encore la peine de mort.
Plus de 400 personnes ont été condamnées à la peine capitale dans ce pays depuis le début des années 1990, selon les estimations de défenseurs des droits de l'Homme.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:05

Source : Radio Vatian 01/02/16

 

 

Depuis ce 1er février 2016, la "Radio Racja Bielorusso" retransmet quotidiennement les programmes de Radio Vatican en langue biélorusse. Cette radio est une station de la minorité biélorusse en Pologne, qui transmet en onde FM et touche une partie significative de la partie occidentale de la Biélorussie, ainsi qu'une partie de la Pologne et de la Lituanie. Les transmissions sont diffusées depuis le territoire polonais.

Il s'agit d'une nouveauté importante pour la rédaction biélorusse, car pour la première fois en 66 ans d'histoire, ses programmes seront retransmis quotidiennement et intégralement par une autre station radiophonique. "Radio Racja" n'est pas une radio religieuse : ses programmes sont généralement dédiés à des thèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. S'ouvrent donc de nouvelles possibilités pour porter la parole du Pape vers un public toujours plus grand.

Le cardinal Parolin, Secrétaire d'État du Saint-Siège, en visite en Biélorussie en mars 2015.

Le cardinal Parolin, Secrétaire d'État du Saint-Siège, en visite en Biélorussie en mars 2015.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:00

Source : Ouest-france 10/02/16

 

Après trois jours de compétition acharnée - et ce n'est pas fini -, le jury du concours international de piano s'apprête à dévoiler, ce soir, le nom du lauréat Chopin 2016.

 

 

Tout a commencé samedi avec la catégorie Liszt. Ils étaient six en lice. Et c'est le Biélorusse Roman Komissarov qui l'a emporté, nous oserions dire, presque sans surprise, avec son interprétation de la Rhapsodie espagnole. Mais notre coup de coeur musical est allé à un Français, Benjamin d'Anfray, pour sa légèreté et son élégance.

Originaire de la région parisienne, il poursuit ses études au CNSM de Lyon où il a déjà obtenu un master de piano et en achève un second, consacré à l'accompagnement. « J'adore ça et c'est un moyen de travailler rapidement pour un jeune pianiste », avoue-t-il, lucide. Lui aussi - ah, le fameux bouche-à-oreille - a choisi le concours de Brest sur les conseils d'un ami, qui n'est autre que Marwan Dafir, le lauréat Chopin de la 19e édition. « C'est également une façon de se mettre la pression et de travailler des oeuvres en solo. » Il est inscrit également dans l'épreuve reine, et on lui souhaite que l'âme de Chopin l'accompagne cet après-midi.

Maîtrise et poésie

Les Asiatiques se sont taillé la part du lion dans la très belle catégorie Debussy/Fauré/Rachmaninov. 1er prix ex aequo : le Japonais Natsu Aoki et le Taïwanais Yen-Chih Lin. De la maîtrise et de la poésie.

Aux côtés des machines de guerre, aux nerfs solides rompus aux concours, on s'émerveille devant ces interprètes qui sourient intérieurement, ailleurs, transportés par la musique et le discours du compositeur. La subtilité de cette catégorie se prête complètement à cette attitude aux antipodes du scolaire.

Mais ne nous égarons pas, l'épreuve reste un concours. Nous ne sommes pas dans un récital.

Rituels

On assiste toujours, chez certains, à ces rituels préliminaires qui permettent sans doute de conjurer la peur. Maudit siège qui n'est jamais à la bonne hauteur et qu'on ne cesse d'actionner au millimètre près. Et que dire du fameux mouchoir, le meilleur ami des pianistes, qui permet autant de s'éponger les mains que d'effacer sur le clavier les traces du précédent candidat...

Ils étaient quelque peu absents les années précédentes. On remarque avec plaisir que ce XXIeconcours a fait revenir les jeunes pianistes français, nombreux à se présenter. Sur les trente-quatre inscrits dans la catégorie Chopin, ils sont dix-huit. Le menu étant copieux, les soirées se terminent tard, certains candidats passant après 20 h.

Le jury a bien besoin de toutes ses compétences et de sa concentration pour faire ses choix. Dans la salle, le public est nombreux et les familles d'accueil, en mode bienveillance, couvent de toutes leurs attentions leur poulain. La météo exécrable ne saurait entacher ce moment de partage. À demain pour les résultats.

 

Lundi 8 février, à 14 h. Dernier jour des épreuves Chopin à suivre à l'auditorium. Entrée libre.

De gauche à droite, de haut en bas : Benjamin d'Anfray (France), notre coup de coeur musical ; il jouera encore dans la catégorie Chopin aujourd'hui. Roman Komissarov (Biélorussie) ; Prix spécial Liszt. Natsu Aoki (Japon), 1er prix ex aequo Debussy/Fauré/Rachmaninov. Yen-Chih Lin (Taïwan), 1er prix ex aequo

De gauche à droite, de haut en bas : Benjamin d'Anfray (France), notre coup de coeur musical ; il jouera encore dans la catégorie Chopin aujourd'hui. Roman Komissarov (Biélorussie) ; Prix spécial Liszt. Natsu Aoki (Japon), 1er prix ex aequo Debussy/Fauré/Rachmaninov. Yen-Chih Lin (Taïwan), 1er prix ex aequo

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 20:36

Source : Arte 04/11/15

 

 

La Schaubühne de Berlin exporte son théâtre politique en Biélorussie

 

Thomas Ostermeier présente Un ennemi du peuple d’Henrik Ibsen à Minsk, la capitale biélorusse. Le metteur en scène allemand, élevé au grade d’Officier des Arts et des Lettres, a déjà beaucoup fait voyager cette pièce politique et très actuelle. Nouvelle étape : la dernière dictature d’Europe. La représentation a précisément eu lieu au moment de l’élection présidentielle d’octobre.L’autocrate Alexander Lukachenko a été réélu avec 80 % des voix. Le spectacle se termine par un débat politique avec le public et le simple fait que les autorités biélorusses en aient autorisé la représentation cause l’étonnement. Metropolis accompagne Thomas Ostermeier dans ce pays où les artistes qui contestent le régime sont poursuivis et emprisonnés.

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 20:30
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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 11:56
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Published by bielorussie - dans Société
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  • : Jeune passionné par l'Europe de l'Est, je prends le temps de réunir l'essentiel de l'actu francophone sur la Biélorussie. L'objectif éviter que ce pays reste "un trou noir informationnel"...
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