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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 22:01

Source : Euronews 28/11/13

 

 

Partant du principe que la lumière donne la couleur, des artistes biélorusses dans la ville de Vitebsk créent sous l'influence de lumières bien éloignées de la lumière du jour. Tout est d'ailleurs éloigné du jour y compris l'exposition de tableaux qui prennent tout le sens dans l'obscurité.

Alexander Vyshka, artiste : "Nous regardons la peinture d'une seule façon en fait, nous nous y habituons et on commence à voyager uniquement dans un sens qui est donné par la lumière. Mais si on change subitement la lumière alors on se retrouve dans un monde complètement différent avec pourtant la même peinture".

Svetlana Zuyeva a visité cette galerie un peu particulière : "Au début j'ai été très étonnée et ensuite ravie de pouvoir découvrir cela par moi même. Donc au début on entre dans une salle noire et on prend de la distance avec le monde extérieur avec les choses telles que nous les voyons. Quand la lumière est totalement éteinte alors tout s'illumine avec de nouvelles couleurs".

La ville de Vitebsk était le centre de l'avant-garde russe dans les années 20. Leur esprit d'innovation hante toujours les lieux comme le prouve cet autre artiste Denis Pravda :
"Quelques couches restent, d'autres disparaissent, donc la peinture par elle même change. Quand on dirige une lumière UV vers le tableau on voit cette peinture brillante et quand on dirige une lumière blanche alors des couleurs qu'on ne voyait pas avec les UV apparaissent".

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 22:30

Source : RFI 22/11/13

 

 

Ce 22 novembre, cela fait 50 ans que John Fitzgerald Kennedy a été assassiné à Dallas. Des dizaines de livres ont été consacrés à cet évènement et au meurtrier présumé, Lee Harvey Oswald. Ce que l’on sait moins, c’est qu’Oswald a vécu deux ans et demi en URSS, à Minsk, la capitale de la Biélorussie, où il s’est même marié.
 

 

C’est un mélange de raisons idéologiques qui a conduit Lee Harvey Oswald à Minsk. Il était communiste, marxiste. Ceux qui se sont intéressés à sa biographie, soulignent qu’il cherchait un chez-soi, de la stabilité, après avoir déménagé une vingtaine de fois aux Etats-Unis, en suivant sa mère. En fait il n’a tenu que deux ans et demi à Minsk, où le pouvoir soviétique lui a permis de vivre, entre octobre 1959 et juin 1962. Juin 62 où, excédé d’être suivi par le KGB , il décide de rentrer aux Etats-Unis. Il tuera John Fitzgerald Kennedy 17 mois plus tard.

L'image d'un homme ordinaire

On connaît assez bien sa vie à Minsk. L’écrivain américain Norman Mailer a enquêté sur cet épisode de sa vie. Et puis, il y a quelques jours, la radio américaine Radio Free Europe a publié les interviews filmées de trois personnes qu’il a côtoyées pendant son séjour biélorusse. Et c'est l’image d’un homme ordinaire, médiocre, voire ennuyeux qui ressort. Le contexte n’est pas favorable aux épanchements. Stanislau Shoushkevich, qui va devenir le premier leader de la Biélorussie post-soviétique, travaillait dans la même usine qu’Oswald, où ils fabriquaient des radios. Stanislau Shoushkevich lui enseignait le russe, après le travail. « De simples cours de conversation », dit-il, soulignant qu’ils n’ont jamais parlé politique ensemble.

Une vie soviétique discrète

Inna Markava et Inessa Yakhliel, qui l’ont fréquenté de façon privée, notent combien il était discret sur sa vie passée américaine, sauf pour dire combien son service militaire lui était apparu « horrible ». Inessa Yakhliel était une amie de Marina, qui a épousé Oswald et eu un enfant de lui. Toutes deux ont eu l’impression d’un homme qui voulait rompre avec son passé. Tous disent aussi qu’il s’est lassé de sa vie soviétique, une fois que ses connaissances de Minsk se sont accoutumés à sa présence et qu’il n’a plus été au centre de l’attention.

Lee Harvey Oswald, un personnage médiocre

Mais rien de son passage à Minsk laisse penser qu’il voulait assassiner John Fitzgerald Kennedy. Certes, Inna Markava, estime qu’Oswald voulait laisser l’image de quelqu’un de fameux, d’exceptionnel. Certainement à cause de sa médiocrité. Mais ce n’est qu’une impression personnelle. Inessa Yakhliel, elle, donne une information intéressante, elle se souvient d’avoir regardé la télévision avec Oswald, un jour où Kennedy et Khrouchtchev s’étaient rencontrés. Et elle dit que Lee Harvey Oswald avait trouvé que John Fitzgerald Kennedy était le seul président à avoir de la sensibilité.

Ceux qui ont connu Lee Harvey Oswald (l'assassin de Kennedy) en Biélorussie soviétique racontent leurs histoires

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 17:32

Source : euronews 13/11/13

 

Voyage aux frontières orientales de l’Europe, entre la Lituanie, pays membre de l’UE, et le Bélarus, dernière dictature d’Europe. Mais à vrai dire, la différence entre les deux villages séparés par cette frontière ne saute pas aux yeux.

Avec le partenariat oriental, l’Union européenne veut renforcer ses relations avec ses voisins de l’est. Le besoin se fait cruellement sentir dans les régions frontalières.

Stanislav vit à Norviliskes, en Lituanie. Sa tante habite à 400 mètres, à Pitskuny, au Bélarus. Depuis l’adhésion de la Lituanie à l’Union en 2004, il lui faut un visa pour lui rendre visite. L’Europe, Stanislav en est revenu : “Quelles améliorations ? Avant c‘était mieux !” dit-il. “Avant 2004” demande notre envoyée spéciale Natalia Richardson. “Avant 1996, au temps du kolkhoz !” lui répond Stanislav.

Ici, le chômage touche jusqu‘à 35% des actifs, deux fois la moyenne nationale. Les fermiers survivent principalement grâce à des aides européennes au rabais. Ceslava Marcinkevic, la maire du village insiste : 200 euros pour un visa d’un an, c’est trop : “Nous nous sommes habitués à la frontière. Nous savons qu’il y a deux Etats distincts et des frontières qui disparaîtront peut-être un jour. Nous les respectons. Mais moi-même et mes administrés pensons qu’il est nécessaire de réduire un peu le prix de ces visas.”

La Lituanie et le Bélarus n’ont pas négocié de tarif préférentiel pour les frontaliers. Leokadia Gordievich n’a pas vu son mari depuis qu’il a trouvé du travail au Bélarus il y a cinq ans. Pas seulement à cause du visa : “Il faut toute une journée pour traverser la frontière. On vous fait attendre 6 à 8 heures à la douane, vous le saviez ? Mon mari dit qu’il ne traverse pas parce qu’il ne veut pas faire la queue.”

Problème des vivants, la frontière vaut aussi pour les morts avec le cimetière commun aux deux villages, côté lituanien. Vilnius, qui préside actuellement l’Union, a invité Minsk au sommet sur le partenariat oriental, fin novembre. L’occasion, peut-être de trouver des solutions.

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 12:17

Source : Sortir du Nucléaire 30/10/13

 

 

Au Bélarus, deux millions de personnes, dont 500 000 enfants, vivent sur un sol contaminé par l’explosion de Tchernobyl. L’institut indépendant Belrad, fondé dans le but de protéger ces populations, connaît actuellement des difficultés financières. Il en appelle à votre générosité et à votre conscience de l’enjeu fondamental de son action pour le soutenir.

Dès les premiers jours qui suivirent la catastrophe de Tchernobyl, Vassily Nesterenko, alors physicien nucléaire de haut niveau dans l’ex-Russie Soviétique, n’hésita pas à contester les mesures officielles, très insuffisantes, puis la préoccupation des dirigeants communistes de masquer l’ampleur du désastre en maintenant les populations sur des territoires fortement contaminés.

En octobre 1990, il créa un institut indépendant, Belrad, au Belarus, son pays, le plus touché par les retombées de la catastrophe.

Vassili Nesterenko, décédé en 2008

Vassili Nesterenko, décédé en 2008

Depuis cette date, cet institut est le seul organisme qui assure une radio protection effective des populations vivant sur les territoires contaminés. Les enfants, plus vulnérables, en sont les premiers bénéficiaires : mesure de la radioactivité absorbée par leur organisme, information des parents et des enseignants sur les conduites alimentaires à adopter, fourniture de Vitapect, un complément alimentaire à base de pectine de pomme, pour accélérer l’élimination des radionucléides incorporés.

Ce travail est essentiel pour ces populations pauvres vivant en milieu rural, qui font souvent appel aux produits de la nature (champignons, chasse, pêche, baies) et au potager familial pour se nourrir.

Il se fait dans des conditions difficiles, sous un régime dictatorial, qui bénéficie de la complicité du lobby nucléaire pour occulter les conséquences de Tchernobyl. Cette stratégie du lobby est évidemment appliquée à Fukushima, tout comme elle le sera demain lors du prochain accident nucléaire majeur.

Belrad est d’abord une entreprise humanitaire initiée par Vassily Nesterenko, qui y a consacré sa vie et s’est épuisé à la tâche. Alexey Nesterenko, bien préparé pour cette lourde responsabilité, a repris le flambeau après le décès de son père en août 2008, avec 27 collaborateurs employés par l’institut. Belrad applique une méthode systématique de radioprotection basée sur un atlas, qui accumule aujourd’hui près de 500 000 mesures de la radioactivité corporelle d’enfants vivant dans des régions polluées par les retombées de Tchernobyl. Un savoir unique. Un savoir auquel les enfants participent. Une fois formés, ils procèdent dans leurs écoles à la mesure de la contamination des aliments et transmettent les données à Belrad. Ainsi le relai est transmis de génération en génération d’écoliers.

Belrad, c’est aussi l’unique expérience indépendante en matière de radioprotection sur laquelle puissent compter les populations japonaises touchées par Fukushima, elles aussi très démunies face à la contamination radioactive de leur environnement.

Savoir unique, expérience unique, uniques contre l’omerta imposée par la nucléocratie mondiale.

Progressivement privé de financements publics durant les années 1995-2000, Belrad a dû en appeler aux financements privés. Vassily Nesterenko s’est tourné vers Solange Fernex qui a fondé Enfants de Tchernobyl Belarus le 27 avril 2001, avec Michel et Etienne Fernex, Galia Ackermann, Wladimir Tchertkoff.

Solange Fernex décédée en 2006

Solange Fernex décédée en 2006

Depuis cette date, Enfants de Tchernobyl Belarus assure la majeure part du financement de Belrad et procure au Laboratoire de sûreté génétique de l’Académie des sciences du Belarus les moyens pour acquérir les équipements de pointe nécessaires à la poursuite de ses recherches, notamment dans le domaine de la propagation transgénérationnelle de l’instabilité génomique due au césium radioactif incorporé.

Or, les contributions reçues par Enfants de Tchernobyl Belarus connaissent une évolution inquiétante qui pourrait remettre en cause toute l’action de Belrad, dont la portée, vous l’avez bien compris, s’étend très au-delà du Belarus. Cette évolution découle certainement de la crise économique et de la pression plus forte des organisations humanitaires pour atténuer la misère croissante dans notre pays. Elle est peut-être aussi la conséquence de la désinformation forcenée diffusée par le lobby atomique et les agences de radioprotection nationales et internationales.

Nous ne pouvons pas délaisser le moins du monde Belrad. Il n’y a pas d’alternative à Belrad .
Notre action s’inscrit dans la durée car si on peut espérer éradiquer un jour la misère, il n’en est pas de même de la radioactivité. Les enfants du Belarus sont victimes des deux. Ne laissons pas l’oubli sceller leur destin et celui des générations futures.

Aussi, nous en appelons à votre générosité et à votre conscience de l’enjeu fondamental que représente la poursuite de l’action de Belrad pour nous soutenir.

 

 

Merci d’avance pour votre don que vous pourrez transmettre, soit par chèque à l’adresse ci-dessous, soit en vous connectant au site http://enfants-tchernobyl-belarus.org/ pour effectuer un virement électronique.

Enfants de Tchernobyl Belarus, Résidence "Les jardins d’Emeuraude" 28 bis rue de la République 22770 LANCIEUX.

N’hésitez pas à prendre toute initiative pour informer des conséquences de Tchernobyl et du lien Tchernobyl-Fukushima. C’est le plus sûr moyen de nous seconder et d’assurer l’avenir. Vous nous trouverez à vos côtés.

Pour l’association et son conseil d’administration,
Yves Lenoir
Enfants de Tchernobyl Belarus : 02 96 83 47 38

Il y a 27 ans, le 26 avril 1986, explosait la centrale nucléaire de Tchernobyl

Il y a 27 ans, le 26 avril 1986, explosait la centrale nucléaire de Tchernobyl

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 10:34

Source : Pure Charts 25/10/13

 

Si Madonna et Lady Gaga ont profité de leur dernière tournée mondiale en 2012 pour s'engager aux côtés de la communauté gay en Russie, au tour de Mylène Farmer de mettre en lumière la législation encadrant la peine de mort en Biélorussie, à l'occasion de son prochain concert à Minsk le 27 octobre. Elle signe une pétition et cite Victor Hugo.

 

Alors que Lara Fabian a finalement décidé d'annuler son concert en Ouzbékistan suite à la polémique déclenchée par l'avertissement d'une ONG, c'est désormais Mylène Farmer qui fait parler de son prochain show en Biélorussie, prévu le 27 octobre. En effet, tout comme l'Ouzbékistan, la Biélorussie est considérée aujourd'hui comme l'une des pires dictatures au monde. Selon Sacha Koulaeva, la responsable du bureau Europe de l’est et Asie centrale à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), il est impossible de se produire dans ce pays sans que ce soit à l'initiative du régime en place. Comme en Ouzbékistan ! C'est d'ailleurs ce qui a valu à l'interprète de "Tout" les foudres de l’Association chrétienne pour l’abolition de la torture (Acat) cette semaine, celle-ci ayant été accusée de cautionner le régime du dictateur ouzbek. Mylène Farmer sera-t-elle à l'origine d'une nouvelle polémique à l'occasion de son prochain passage en Biélorussie ? Tout porte à croire que non.
 

Une citation de Victor Hugo pour la pétition


En effet, quelques jours avant d'arriver à Minsk où elle chantera à l'Arena dimanche, l'interprète de "Sans contrefaçon" a signé une pétition lancée par des associations de défense des droits humains contre la peine de mort en Biélorussie. Selon le site fidh.org, l'artiste a reçu un courrier visant à « l'informer du problème de la peine de mort au Bélarus, qui est le dernier pays de l’espace européen où la peine capitale est encore appliquée ». Sensible à cette cause, Mylène Farmer a décidé de s'engager en citant pour cette pétition quelques mots de Victor Hugo, un extrait de la préface de son livre "Le dernier jour d’un condamné" : « Aussi ne connaitrait-il pas de but plus élevé, plus saint, plus auguste, que celui-là : concourir à l’abolition de la peine de mort ».

Rares sont les fois où Mylène Farmer s'est engagée publiquement. La dernière fois que la chanteuse a apporté son soutien à une action, c'était en 2005 pour la sortie de la compilation "Solidarité Asie - Action contre la faim". Elle avait accepté de céder les droits de son titre "Rêver" pour l'occasion. Une ballade que l'on retrouve d'ailleurs en clôture de son show pharaonique "Timeless 2013", qui sera aussi présenté à l'Olympiyski de Moscou le 1er novembre, puis au SKK Arena de Saint-Pétersbourg le 4 novembre. Mylène Farmer se produira ensuite en Belgique pour trois soirs avant de revenir en France pour la dernière partie de sa tournée entamée au Palais Omnisports de Paris-Bercy le 7 septembre. Des concerts sont programmés au Gayant Expo de Douai à partir du 20 novembre et au Zénith de Toulouse à compter du 26. La chanteuse terminera ensuite par deux concerts à Clermont-Ferrand puis Nice les 3 et 6 décembre. L'occasion pour elle de défendre sur scène les titres de son dernier album "Monkey Me", sorti en décembre 2012.

 

Article précédent sur le même sujet

Manifestation contre la peine de mort devant l'ambassade de Biélorussie à Mouscou, juin 2009

Manifestation contre la peine de mort devant l'ambassade de Biélorussie à Mouscou, juin 2009

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 11:00

Source : Ria Novosti 10/10/13

 

 

Le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) Jean-Claude Mignon a appelé les Etats-Unis, le Japon et la Biélorussie à abolir la peine de mort, indique un communiqué mis en ligne sur le site de l'APCE.

"Je suis inquiet de constater que le nombre d'exécutions aux Etats-Unis reste élevé et a même augmenté au Japon cette dernière année, alors que, globalement, de plus en plus d'Etats sont en train d'abolir la peine de mort", a déclaré M. Mignon à l'occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort. 

Selon le président de l'APCE, les Etats-Unis et le Japon "vont à l'encontre du sens de l'histoire".

"Une fois de plus, j'exhorte ces deux pays, en tant qu'Etats observateurs du Conseil de l'Europe, ainsi que la Biélorussie, qui aspire à en devenir membre, à se joindre au consensus émergeant des pays démocratiques qui protègent les droits de l'Homme et la dignité humaine en abolissant la peine de mort", a indiqué M. Mignon.

D'après l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International, 628 condamnés ont été exécutés en 2012, soit deux personnes de plus qu'en 2011. 
Au moins 1.722 personnes ont été condamnées à mort cette année dans 58 pays du monde.

Selon le rapport d'Amnesty International publié en avril dernier, les Etats-Unis demeurent le seul pays d'Amérique du Nord à pratiquer la peine de mort.

  

L'APCE appelle les USA, le Japon et la Biélorussie à abolir la peine de mort
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 13:24
Alice Munro a été préfèrée à Svetlana Alexievitch pour décrocher le Prix Nobel de littérature 2013

Alice Munro a été préfèrée à Svetlana Alexievitch pour décrocher le Prix Nobel de littérature 2013

Source : Le Point & francetv & Nasha Niva 10/10/13

 

 

L'écrivain canadienne de langue anglaise est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles. C'est la première fois que ce genre est récompensé par un Nobel.

 

Le prix Nobel de littérature 2013 a été décerné jeudi à la Canadienne anglophone Alice Munro, 82 ans, décrite comme "la maîtresse de la nouvelle contemporaine". Elle est la première ressortissante du Canada à décrocher ce prix de littérature, et la treizième femme au palmarès. C'est également la première fois que le genre de la nouvelle est récompensé par l'académie suédoise. Depuis plusieurs années, Alice Munro figurait en bonne place parmi les nobélisables, les spécialistes du Nobel estimant que l'élégance de son style en faisait une candidate très sérieuse. "Munro est appréciée pour son art subtil de la nouvelle, empreint d'un style clair et de réalisme psychologique", a indiqué l'académie dans une biographie.

 

La journaliste et écrivaine bélarusse Svetlana Alexievitch était le chouchou des cercles littéraires à Stockholm. Elle était "un choix parfait" estimait l'éditeur suédois Svante Weyler car elle est un auteur engagé politiquement, mais son engagement ne peut pas faire l'objet de controverse dans le monde occidental. A la veille du scrutin il reconnaissait toutefois que "l'Académie prend un certain plaisir à surprendre, à agir de manière un peu irrationnelle".

A l'annonce du résultat Svetlana Alexievitch a déclaré "C'est une décision juste. C'est fair-play et avec une élection juste. Il n'y a rien d'offensant. Je n'ai malheureusement pas lu cet auteur canadien. Mais je la félicite et je suis heureuse pour elle. "

 

Le lauréat 2013 succèdera au romancier chinois Mo Yan récompensé en 2012. Alice Munro recevra 8 millions de couronnes (916.000 euros).

 

Article précédent sur le même sujet

L'écrivaine biélorusse Svetlana Alexievitch était bien placée pour être la 13e femme couronnée par le Nobel de littérature

L'écrivaine biélorusse Svetlana Alexievitch était bien placée pour être la 13e femme couronnée par le Nobel de littérature

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:44
Svetlana Alexievitch

Svetlana Alexievitch

Source : Le Point 09/10/13

 

 

L'écrivaine et journaliste biélorusse, qui présente le double avantage d'être une femme et une figure politique, fait partie des favoris des parieurs.

 

 

Les parieurs sont des gens têtus. Haruki Murakami était leur Nobel de littérature en 2012 ? Peu importe que le Chinois Mo Yan lui ait été préféré par l'académie suédoise, le Japonais sera consacré cette année. À 24 heures de l'annonce, l'auteur de 1Q84 tient en effet la corde sur les sites de pari en ligne. Derrière lui, ladbrokes.com, spécialiste du genre, donne la Canadienne Alice Munro, la Biélorusse Svetlana Alexievitch et l'Américaine Joyce Carol Oates. Il est vrai que les trois derniers lauréats étaient des hommes, et que le jury veille, depuis les années 90, à rendre peu à peu la place qu'elles méritent aux femmes de lettres, dont 12 seulement ont été récompensées depuis 1901.

Svetlana Alexievitch a cet avantage sur ses concurrentes d'être, en outre, une figure politique. La journaliste et écrivaine est une opposante connue au régime biélorusse - qui continue d'interdire, malgré ses prix, son livre La Supplication, consacré à Tchernobyl. Un tel choix serait "parfait", estime l'éditeur suédois Svante Weyler, interrogé par l'Agence France-Presse. "L'académie aurait dû récompenser plus tôt des reporters littéraires de la classe de Ryszard Kapuscinski" (Polonais décédé en 2007)", estime pour sa part le journaliste culturel Björn Wiman, qui soutient également le choix possible de la Biélorusse. "Alexievitch est un auteur documentaire qui écrit des reportages polyphoniques d'un excellent niveau."

"L'oeuvre de plus grand mérite"

Un grand auteur qui soit aussi une figure politique : c'est justement ce que demandait, pour son prix, Alfred Nobel, dont le testament stipulait qu'il devait être remis "à l'oeuvre de plus grand mérite sur le plan de l'idéalisme". "On trouve de temps à autre des oeuvres qui ne se défendent que par l'art pour l'art" (comme celle, en 2011, du poète suédois Tomas Tranströmer), mais "l'engagement politique est permanent", expliquait en 2012 au Point.fr François Comba, maître de conférences en littérature et en histoire à l'Institut d'études politiques de Paris...

Pour le Nobel 2013, les bookmakers mettent d'ailleurs en avant d'autres auteurs de la même trempe. Comme le Kényan Ngugi wa Thiong'o, qui fut un farouche opposant du gouvernement Moi, le poète syrien Adonis qui, comme lui, connut la prison et dut s'exiler, ou l'Israélien Amos Oz, ardent défenseur de la cause palestinienne et d'une solution à deux États au conflit du Proche-Orient. Tous trois, il est vrai, sont des familiers des listes de Ladbrokes où ils côtoient d'autres habitués d'envergure, comme Philip Roth, Milan Kundera ou Cormac McCarthy. Il est vrai, aussi, qu'en matière de littérature, l'académie Nobel adore créer la surprise.

 

 

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 11:34
Biélorussie : la population a augmenté pour la première fois en 20 ans

Source : Nasha Niva Article traduit 27/09/13

 

Principale grâce à l'immigration, mais aussi à l'augmentation de la natalité.

Au dernier décompte (à partir du 1er Septembre), le Comité national de la statistique affirme que la population biélorusse a atteint 9.464.400 personnes.

C'est 7000 personnes de plus qu'il y a un an. Le nombre de personnes en Biélorussie augmente pour le quatrième mois d'affilé et ce phénomène est inattendu.

La population de Biélorussie a atteint son pic le plus haut en 1994 avec 10 243500 personnes. Ce qui coïncide historiquement, avec l'arrivée au pouvoir d'Alexandre Loukachenko.

Depuis lors la population n'a fait que dimunuer. Ceci s'explique par la baisse du taux de natalité et un taux de mortalité en hausse.

Dans le milieu des années 2000, chaque année 60 à 70000 personnes mouraient chaque année.

A titre de comparaison, ceci correspond au nombre d'habitants des villes biélorusses de Svetlahorsk, Rechitza ou Zhodino. Si le taux d'accroissement naturel continuait sur cette pente, vingt ans plus tard, la perte serait de plus de 200 000 Biélorusses.

Mais finalement, le taux de natalité a lentement augmenté, et le taux de mortalité s'est stabilisé.

Un autre facteur est venu soutenir ceci. En Biélorussie, selon les statistiques officielles, la population immigrée augmente elle aussi.

Depuis le début de l'année, en Biélorussie, 12 000 étrangers sont venus s'installer dans ce pays dont 5000 de manière permanente.

La méthode de calcul enregistre ou non automatiquement les étrangers dans la population. [...] Un étranger achetant un appartement en Biélorussie est automatiquement enregistré dans la population biélorusse même s'il ne souhaite pas vivre dans le pays de façon permanente (résidence secondaire).
 

La fin d'une décroissance démographique annoncée ?

La fin d'une décroissance démographique annoncée ?

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 12:17
les chips des dictateurs, dictateur chips des dictatorship

les chips des dictateurs, dictateur chips des dictatorship

Source : Charter97 article traduit 23/09/13

 

Aux Pays-Bas une entreprise a commencé à produire une série de chips pour le moins originales "dictator Chips". Un jeu de mot anglophone avec dictatorship qui se prononce à peut près pareil mais qui signifie plutôt dictature.  Du coup, les paquets sont décorés avec des images de différents souverains autoritaires de par le monde.

Sur les paquets on peut voir Mouammar Kadhafi, Kim Jong-un, Mahmoud Ahmadinejad, Vladimir Poutine et Alexandre Loukachenko. La gamme complète est composée de 19 variétés différentes de "chips de pommes de terre traditionnelles à la main ."

Le slogan de l'entreprise est : «Essayez-nous une fois et vous ne voudez plus jamais autre chose."

Pour voir tous les paquets, ainsi que d'autres produits de la société Langraf un groupe spécial a été créé sur facebook. La société a récemment organisé un festival pour la promotion de ses produits, à en juger par les photos, les chips les plus populaires sur  d'après leurs  "bon goût", seraient celles de Mouammar Kadhafi. Un coup de marketing réussi quand on met le paquet !

Insolite : Les chips des dictateurs, Loukachenko a aussi les siennes
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  • : Jeune passionné par l'Europe de l'Est, je prends le temps de réunir l'essentiel de l'actu francophone sur la Biélorussie. L'objectif éviter que ce pays reste "un trou noir informationnel"...
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