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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 14:16

Source : Sport.fr 08/05/14

 

 

Les Mondiaux de hockey sur glace débutent vendredi à Minsk (Belarus). Le point sur les forces en présence et sur les objectifs de la France.

 

Devant un public biélorusse qui sera acquis à sa cause, la Russie aura à coeur d'effacer la déception des JO. A Sotchi (devant son public, déjà !), en février dernier, les Russes avaient été éliminés dès les quarts de finale. La Suède, tenante du titre, sera l'autre grande favorite de la compétition.

Les Canadiens et les Américains, en revanche, ne devraient pas jouer la "gagne". Leurs meilleurs joueurs sont retenus en NHL pour les play-offs, comme chaque année à pareille époque.

La France, de son côté, tentera de confirmer sa bonne performance des Mondiaux 2013, au cours desquels elle avait notamment réalisé l'exploit de battre la Russie. Du reste, ses deux joueurs NHL Stéphane Da Costa et Antoine Roussel seront bien présents.

Précisons que l'attribution de ces championnats du monde 2014 au Belarus avait suscité de nombreuses critiques, le pays étant montré du doigt pour sa gestion singulière des "droits de l'homme". Plusieurs Parlementaires européens avaient même lancé un appel au boycott de la compétition après le déclenchement du conflit entre l'Ukraine et la Russie. Il y a fort à parier que l'on parle beaucoup politique en marge de ces Mondiaux.

 

Les Mondiaux de Hockey débutent à Minsk
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 18:21
FEMEN protestant contre l'organisation du Mondial-2014 de hockey au Bélarus, dénonçant la «dictature» dans le pays. février 2012

FEMEN protestant contre l'organisation du Mondial-2014 de hockey au Bélarus, dénonçant la «dictature» dans le pays. février 2012

Source : Ria Novosti 08/04/14

 

 

La Biélorussie est prête à accueillir le Mondial 2014 de hockey sur glace programmé du 9 au 25 mai à Minsk, a déclaré mardi le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

La Biélorussie montrera à tout le monde "qu'elle est un Etat civilisé au centre de l'Europe" pendant le Mondial 2014, a indiqué M.Loukachenko lors d'une réunion du Conseil de sécurité biélorusse.

Les matches du Mondial 2014 de hockey sur glace se tiendront aux stades Minsk Arena (15.000 spectateurs) et Tchijovka Arena (10.000 spectateurs).

"Notre mission prioritaire consiste à garantir la sécurité des participants et des invités. L'essentiel est d'éviter les provocations. Mais nous devons veiller pour que ces mesures de sécurité ne soient pas trop abondantes et visibles pour les participants, les spectateurs et les journalistes", a ajouté le chef de l'Etat biélorusse.

La capitale biélorusse a obtenu le droit d'accueillir les championnats du monde de hockey sur glace 2014 lors d'une réunion du congrès de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) tenue en mai 2009 à Berne, en Suisse. La Fédération a confirmé la candidature de Minsk en mai 2013 malgré les protestations de certains hommes politiques européens et organisations de défense des droits de l'homme qui accusent le président Loukachenko de tentatives de museler l'opposition. Selon la Fédération IIHF, aucune association nationale de hockey ne peut être punie pour des raisons politiques.

Loukachenko est prêt pour le mondial de hockey en 2014 à Minsk

Loukachenko est prêt pour le mondial de hockey en 2014 à Minsk

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 12:45

Source : Ouest-France 04/03/14

 

 

Qualifs Euro 2015. L'équipe de France espoirs, coachée par Willy Sagnol, bat in-extremis la Biélorussie au MMArena sur un but du défenseur stéphanois Kurt Zouma à la 92e.

 

Bien que dominatrice, l'équipe de France espoirs, alignée en 4-4-3 avec le Gunner Yaya Sanogo en pointe et l'ex-Manceau Morgan Sanson en milieu-relayeur, se heurte à une formation biélorusse très regroupée. Après 25 minutes de jeu, deux occasions pour les Bleuets : un tir tendu mais non cadré du Monégasque Anthony Martial et une frappe au-dessus du Rennais Doucouré.

Attention tout de même à cette équipe de Biélorussie, certes lanterne rouge du groupe, mais qui joue crânement sa chance en contres. A l'image de cette grosse occasion, où Lebedev est à deux doigts d'ouvrir la marque au 2e poteau. Une alerte sans frais qui réveille les Bleuets. Coup sur coup, Martial puis Foulquier d'un extérieur du pied obligent le gardien de Biélorussie à sortir le grand jeu.

Ntep sort sur blessure

Dans tous les bons coups offensifs de son équipe, l'attaquant du Stade Rennais Paul-Georges Ntep, meilleur buteur des Bleuets avec cinq buts en cinq matchs de qualification, doit quitter le terrain sur blessure à la 41e minute.

Bien que solides leaders de leur groupe avec cinq succès en cinq matchs, les Bleuets de Sagnol ne trouvent toujours pas l'ouverture. Si ce n'est par Martial à l'heure de jeu. Un but immédiatement refusé pour une position de hors jeu.

Zouma en libérateur

Il y a du KO dans l'air. La Biélorussie continue à jouer crânement sa chance alors que l'équipe de France espoirs manque de lucidité dans le dernier geste ou la dernière passe. Et après un dernier coup franc trop enveloppé de Martial, les Bleuets vont enfin trouver l'ouverture dans les arrêts de jeu grâce au défenseur stéphanois Kurt Zouma. Ouf. Les 10 175 spectateurs peuvent enfin exulter.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 13:58

Source : Ria Novosti 27/02/14

 

Dix athlètes représenteront la Biélorussie aux XIèmes Jeux paralympiques d'hiver prévus du 7 au 16 mars à Sotchi, a déclaré jeudi à Minsk un porte-parole du ministère biélorusse du Sport et du tourisme.

"Dix athlètes (cinq hommes et cinq femmes) représenteront la Biélorussie aux prochains Jeux paralympiques. Ils participeront aux compétitions de biathlon et de ski de fond", a indiqué le porte-parole.

La délégation biélorusse comprend entre autres la triple championne paralympique Liudmila Volchek et la championne et multiple médaillée des Jeux paralympiques Yadviha Skorabahataya qui a décroché ses premières médailles paralympiques à Salt Lake City en 2002. Les multiples médaillés des Jeux paralympiques d'hiver Larisa Vorona et Vasili Shaptsiaboi font aussi partie de l'équipe.

72 lots de médailles seront en jeu lors des Jeux paralympiques de Sotchi.

Le groupe RIA Novosti, qui comprend entre autres l'agence d'actualités sportives R-Sport, a le statut d'agence de presse hôte des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2014 accordé par le Comité international olympique (CIO).

Jeux paralympiques 2014 : la Biélorussie représentée par 10 athlètes
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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 18:02
Darya Domracheva à gauche de Loukachenko

Darya Domracheva à gauche de Loukachenko

Source : Regard sur l'Est 17/02/14

 

 

Alors que Minsk se prépare à accueillir les Championnats du monde de hockey sur glace en mai 2014, le monde du sport bélarusse fait face à de nombreux défis, illustrant les limites d’un système qui mise sur le sport à des fins essentiellement politiques.

L’émulation par le sport est un ingrédient typique de mobilisation et de contrôle des masses dans un régime populiste. Fidèle aux traditions soviétiques, le gouvernement bélarusse est très attaché aux valeurs véhiculées par le sport –tel l’esprit d’équipe– et souligne constamment l’importance de la culture physique pour garantir la bonne santé physique et morale du corps social. La pratique scolaire et parascolaire d’une activité sportive est encouragée pour prémunir les jeunes contre les fléaux de la drogue et du hooliganisme. Les champions sont cités en exemple dans les médias et ceux qui remportent des succès à l’international encensés par le Président en personne. Ainsi la joueuse de tennis Victoria Azarenka, qui a remporté l’Open d’Australie en 2012, a-t-elle reçu nombre de télégrammes de félicitations de la part d’Alexandre Loukachenko. Quant à la biathlonienne Darya Domracheva, championne du monde 2012 de poursuite, elle avait été décorée de l’ordre de la Patrie de 3e classe avant sa médaille d’or aux JO de Sotchi.

Le secteur du sport fait pourtant face à des problèmes structurels qui obèrent le potentiel du Bélarus en tant que nation sportive. Ils relèvent autant de la (mauvaise) gestion des ressources humaines que du système de subventionnement des clubs et fédérations sportives. La première est en cause dans le vieillissement du vivier de sportifs capables de battre des records mondiaux et de remporter des médailles olympiques, et est aussi indirectement responsable de la banalisation du dopage, notamment chez les jeunes athlètes. Quant au second, en maintenant les clubs sportifs dans un état de dépendance vis-à-vis des deniers publics, il limite leur rentabilité autant que leur compétitivité à l’international. Aucun club bélarusse de football n’est autosuffisant, par exemple, et la limitation du recours au sponsoring fait qu’aucun ne peut rêver d’être rentable, à l’exception notable du BATE Borisov, dont les exploits en Ligue des champions en 2012 ont illustré le rôle que joue un management sportif moderne dans le succès d’une équipe à l’extérieur. La plupart des autres disciplines reines du sport bélarusse connaissent ainsi, régulièrement, de sévères revers. C’est le cas notamment du hockey sur glace, quand bien même il capte à lui seul la moitié des subventions sportives de l’État.

Hockey sur glace: le gigantisme ne fait pas de géants

Depuis son indépendance, le Bélarus a misé sur le développement et la démocratisation de l’accès aux patinoires pour les adeptes du hockey sur glace, un sport d’élite qu’affectionne tout particulièrement Loukachenko. Sous son règne, 25 nouvelles patinoires ont été construites et autant sont en voie d’achèvement en vue des Championnats du monde de mai 2014 dont Minsk a obtenu l’organisation. Mais les résultats des hockeyeurs bélarusses restent très modestes. Leur meilleure performance olympique remonte aux JO de Salt Lake City (2002), où l’équipe nationale a décroché une quatrième place en battant la Suède. En championnats du monde, c’est à Riga en 2006 qu’elle a réalisé sa meilleure performance, en se classant 6e. Évoluant parmi les 10 meilleures nations mondiales dans les années 2000, le Bélarus, qui a fini lanterne rouge des mondiaux de 2012 et ne s’est donc pas qualifié pour les JO de Sotchi, a dégringolé au 14e rang mondial dans le classement de la Fédération Internationale de hockey sur glace. Les résultats de l’équipe junior sont encore plus calamiteux. En ligue des clubs, seul le Dinamo Minsk se maintient dans la Ligue dite «Kontinentale» (qui réunit les clubs de l’ancien bloc de l’Est) et ce, surtout grâce à quelques talents étrangers –russes, canadiens, finlandais ou tchèques. Les meilleurs hockeyeurs bélarusses évoluent quant à eux hors du pays, où ils sont bien mieux payés.

Malgré une campagne mondiale pour l’annulation, le transfert ou le boycott des Championnats du monde 2014 de hockey, le régime bélarusse entend bien tirer profit de l’accueil de cette compétition pour mobiliser les foules et redorer son image aux yeux du monde. L’enjeu financier est énorme, compte tenu des dépenses engagées. Or le chiffre des visiteurs étrangers attendus à Minsk a été régulièrement revu à la baisse depuis que les premiers billets ont été mis en vente en novembre dernier.

Vieillissement et dopage, les deux maux de l’athlétisme bélarusse

Si les retours sur investissements dans le sport «roi» qu’est le hockey sur glace demeurent limités, se pose aussi le problème de l’avenir de cette discipline, comme d’autres dans lesquelles le Bélarus s’est toujours traditionnellement distingué –tels le lancer en athlétisme, ou encore le saut à ski– dès lors qu’elles peinent à former de nouveaux champions. En cause, des déséquilibres qui résultent de la gestion trop bureaucratique des ressources, mais aussi une fâcheuse tendance à recourir au dopage pour booster les performances des athlètes.

C’est Boris Tasman, célèbre journaliste bélarusse, qui a le premier tiré la sonnette d’alarme. Selon lui, le fait que l’argent public est investi non pas dans la formation d’une relève, mais «dans ceux qui peuvent obtenir une médaille ici et maintenant», alors même qu’à trente ans passés ils approchent l’âge de la retraite, entraîne une baisse des résultats. Cette approche de court terme tend aussi à «user» les jeunes athlètes, à grands renforts d’anabolisants.

Le recours au dopage est un mal chronique du sport mondial, mais il est d’autant plus souvent détecté chez les athlètes des jeunes nations sportives que celles-ci n’ont pas les moyens de s’offrir des substances indétectables par les agences de contrôle anti-dopage. Ainsi le Bélarus détient-il des records en la matière. En 2010 par exemple, cinq titres mondiaux ont été retirés à des sportifs bélarusses testés positifs à des substances interdites, dont trois haltérophiles finalistes des championnats d’Europe. L’année précédente, les autorités sportives bélarusses avaient même failli à leurs obligations en s’abstenant d’informer l’Agence mondiale anti-dopage de la suspension de la jeune coureuse de fond Yekaterina Artyukh, qui fut de nouveau contrôlée positive aux Mondiaux d’athlétisme junior de juillet 2009, où elle remporta –et dut restituer– la médaille d’or du 400 mètres haies. Mais le scandale le plus retentissant concerne la lanceuse de poids Nadzeya Ostapchuk: privée de sa médaille d’or aux JO de Londres après un contrôle positif, elle est toujours reconnue officiellement au Bélarus comme championne olympique… La performance sportive étant une question éminemment politique au Bélarus, le régime soucieux de son image plus que de sa réputation va même jusqu’à manipuler les statistiques communiquées sur le site internet du ministère des Sports afin de masquer les revers de ses athlètes. Certaines contre-performances sont pourtant plus difficiles à dissimuler.

Le fiasco des JO de 2012

Ainsi les athlètes bélarusses rentrèrent-ils de Londres avec seulement 12 médailles (dont 2 d’or) en poche, contre 19 (dont 4 d’or) glanées aux JO de Pékin en 2008. L’édition 2012 fut donc la plus mauvaise moisson olympique de l’histoire du Bélarus post-soviétique. Puisqu’il avait fixé aux athlètes l’objectif –guère réaliste– de rapporter 25 médailles, le Président Loukachenka sanctionna rien moins que le ministre des Sports d’alors pour ce fiasco: limogé en octobre 2012, Aleh Kachan fut remplacé par Aliaksandr Shamko, jusque-là vice-ministre des Situations d’urgence.

D’aucuns estiment pourtant que le plus urgent, justement, serait de sanctionner les membres des équipes d’encadrement soupçonnés de corruption dans les multiples affaires de dopage qui entachent le sport de haut niveau au Bélarus. En effet, deux mois avant les JO de Londres, le KGB arrêta brièvement le vice-président de la Fédération bélarusse d’athlétisme Anatol Baduyeu (ainsi que le médecin d’équipe Pavel Dryneusky), dont le bruit courait qu’il avait extorqué des pots-de-vin pour étouffer des scandales de dopage. Contre toute attente, Baduyeu resta en poste et aucune charge ne fut retenue contre lui.

Le fiasco olympique de 2012 était prévisible et se répètera probablement tant que les autorités bélarusses n’auront pas résolu les problèmes structurels qui touchent l’industrie du sport dans le pays. Ce constat alarmant n’enlève rien aux mérites de sportifs qui parviennent occasionnellement à se distinguer par leurs exploits plutôt que par des scandales de dopage. Ainsi de l’équipe nationale de ski nautique, championne du monde en 2012, année où Natallia Berdnikava a pulvérisé le record du monde avec un saut à 58,4 mètres. Quant aux autres disciplines sportives dans lesquelles les supporters bélarusses sont en droit d’attendre de bons résultats, comme en hockey, seuls une cure de rajeunissement et l’assainissement des pratiques paramédicales et managériales pourraient sortir le pays de l’ornière dans laquelle le culte du chiffre immédiat l’a plongé.

Darya Domracheva médaille d'or félicitée par Alexandre Loukachenko et son fils Kolia

Darya Domracheva médaille d'or félicitée par Alexandre Loukachenko et son fils Kolia

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 17:14

Source : Le Courrier de Russie 21/02/14

 

 

Depuis le début de ces Jeux, la Biélorussie crée la surprise et réalise de belles performances. Alors qu’à Vancouver, en 2010, les Biélorusses n’avaient remporté que trois médailles dont une en or, aux JO de Sotchi, l’équipe est actuellement huitième au classement des médailles, avec cinq d’or et une de bronze. Portraits de deux athlètes biélorusses hors du commun qui ont marqué ces JO, et qui se sentent à Sotchi « comme à la maison ».

Sotchi

La biathlète Darya Domracheva à elle seule, a remporté trois médailles d’or aux JO de Sotchi. Source : RIA Novosti

Darya Domracheva

C’est à la biathlète Darya Domracheva qu’on doit principalement l’exploit biélorusse : la jeune femme a, à elle seule, remporté trois médailles d’or aux JO de Sotchi.

Début de carrière sportive en Russie

Née à Minsk en 1986, Darya Domracheva a grandi en Russie, dans le district autonome de Khanty-Mansiïsk. En 2009, elle est diplômée en économie et gestion du tourisme de l’Université d’État d’économie de Biélorussie et, la même année, elle commence des études de droit commercial.

En 1992, à six ans, Darya commence le ski de fond et, en 1999, le biathlon. En 2003, elle remporte sa première médaille lors de compétitions internationales avec l’équipe junior de Russie (médaille d’argent au relais mixte des Journées olympiques européennes).

La Biélorussie, un choix personnel

En 2004, Darya Domracheva s’installe à Minsk et obtient, après six mois d’attente, le droit de concourir pour la Biélorussie et plus pour la Russie, le lieu de naissance étant déterminant. Depuis 2006, la biathlète s’entraîne avec l’entraîneur national biélorusse, Andrian Tsybulski.

Une ascension fulgurante

Darya Domracheva a été deux fois médaillée d’argent, aux championnats du monde de 2008 et 2011, et a obtenu le bronze aux Jeux de Vancouver en 2010. Un palmarès plutôt modeste pour celle qui vient de décrocher pas moins de trois médailles d’or aux JO de Sotchi : « J’ai dû me surpasser après chaque tentative échouée. Mais chaque défaite ne m’a rendue que plus forte, et je suis arrivée à Sotchi totalement prête à tout affronter, prête à vaincre », déclarait Darya à la revue russe Argumenty i Fakti le 19 février.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, qui suit les compétitions sur place à Sotchi, a décoré Darya, le 17 février, du titre de « Héros de la Biélorussie », qui n’a été accordé qu’à 10 personnalités dans tout le pays. Il a par ailleurs nommé Darya porteuse officielle du drapeau biélorusse pour la cérémonie de clôture des JO, le 23 février.

Une fille simple

« Je resterai la Dacha que j’étais avant les médailles », a déclaré la sportive après sa troisième récompense. Darya se dit « immunisée » contre le risque de voir la gloire lui monter à la tête : « C’est merveilleux de se retrouver ici. Je rêve de devenir championne olympique depuis l’enfance. Et maintenant, j’ai trois médailles d’or ! Les rêves deviennent réalité… Je voudrais remercier tous les supporters pour leur soutien chaleureux. Les Russes et les Biélorusses sont comme des frères et sœurs. Je considère la Russie comme un pays natal », a-t-elle confié à Sport-express.ru.

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Alla Tsuper a remporté la médaille d’or en ski acrobatique.  Photo : Ria Novosti

Alla Tsuper

Darya Domracheva n’est cependant pas la seule à s’être distinguée à Sotchi : la skieuse Alla Tsuper, dont les chances de victoire étaient plus que maigres, a remporté la médaille d’or en ski acrobatique.

Espoir ukrainien

Alla Tsuper est née en 1979 à Rivne, en Ukraine, et c’est comme Ukrainienne qu’elle participe à ses premiers Jeux, en 1998. Elle y établit un record, invaincu jusqu’aujourd’hui, mais ne se place que cinquième. Par la suite, elle a participé à trois JO sous les couleurs biélorusses, sans toutefois parvenir à battre son propre record : elle avait terminé 9ème en 2002, puis 10ème en 2006.

Et athlète biélorusse

Rester en Ukraine aurait signifié pour Alla, tirer une croix sur sa carrière sportive. Peu sollicitée pour participer à des tournois entre les grandes compétitions internationales, elle n’avait « pas l’occasion de donner le meilleur d’elle-même ». En Biélorussie, à l’inverse, le freestyle est considéré comme un sport très progressif. « La Biélorusse m’a appris à vaincre, l’État accorde beaucoup d’attention à cette discipline, expliquait-elle aux médias biélorusses en 2002. Je m’y sens chez moi maintenant, même si c’était un peu difficile au début : c’était un pays inconnu, de nouveaux gens. »

Un sport traumatisant…

Comme pour tous les freestylers, les blessures ne sont pas évidentes à gérer : « C’est toujours lors de compétitions importantes que je me blesse. Mais je pense que les blessures sont surtout psychologiques. » À plusieurs reprises, Tsuper a été mal soignée par la médecine biélorusse, jusqu’à ce qu’elle fasse appel à un médecin américain de renom. Avant les JO de Vancouver, Alla s’était déboîté l’omoplate, et avait donc participé aux Jeux sous anti-douleurs.

…et stressant

Avant le ski acrobatique, comme beaucoup de freestylers, Alla Tsuper faisait de la gymnastique. C’est le parcours habituel. Elle a commencé les sauts acrobatiques à l’âge de 13 ans : « On connaît bien ce sentiment de stress en ski acrobatique. Je me rappelle comme mes genoux tremblaient avant mon premier saut. Et je me rappelle que l’entraîneur me disait, une fois relevée : Allez, Alla, encore. Retournes-y, ce n’est pas si terrible ».

Fin de carrière

Alla a déjà 34 ans. Pour les athlètes, et particulièrement en ski acrobatique, c’est un âge relativement avancé. Il y a deux ans, la jeune femme a eu un enfant et est restée un an et demi sans s’entraîner, ce qui avait fortement remis en doute sa participation éventuelle aux JO de Sotchi. En février de l’année dernière, sous le coup de l’émotion, elle avait même déclaré que « cette saison était la dernière ». Toutefois, dès septembre, les choses avaient changé. Sans représentant pour la remplacer, la fédération biélorusse décida de l’envoyer à Sotchi. Un choix qui s’est avéré judicieux, alors que bookmakers, comme Biélorusses, ne croyaient que peu en ses chances de victoire.

Et c’est sans rancune aucune qu’elle a remercié le public russe pour leur soutien. « Les spectateurs m’ont vraiment aidée. Les Russes m’ont soutenue, je suis vraiment heureuse », a-t-elle déclaré à Sport-express.ru, juste après avoir raflé sa médaille.

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 14:27
Alla Tsuper à Sotchi

Alla Tsuper à Sotchi

Source : 7sur7 14/02/14

 

 

La Biélorusse Alla Tsuper a remporté vendredi la médaille d'or du saut acrobatique, une des disciplines du ski freestyle, à l'âge de 34 ans et à sa cinquième participation aux jeux Olympiques.

 

 

La Chinoise Xu Mengtao, championne du monde en titre et vice-championne du monde 2009 et 2011, a pris la médaille d'argent alors que celle de bronze est revenue à l'Australienne Lydia Lassila, médaillée d'or il y a quatre ans à Vancouver (Canada).

Li Nina, vice-championne olympique en 2006, championne du monde 2009 et actuelle leader de la Coupe du monde, a également participé à la dernière phase de la finale, mais a pris la 4e place après une chute à la réception de son saut.

En 1998, Tsuper avait pris la 5e place des Jeux de Nagano sous les couleurs de l'Ukraine, son pays de naissance. Elle avait quitté ce pays cette même année pour suivre son entraîneur en Biélorussie et avait participé aux JO en 2002 (9e), en 2006 (10e), en 2010 (8e) pour son pays d'adoption.

 

JO Sotchi-saut acrobatique : La Biélorusse Tsuper sacrée
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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 22:14

Source : RTBF sports 17/02/14

 

Le Biélorusse Anton Kushnir a été sacré champion olympique de saut acrobatique, une des disciplines du ski freestyle, lundi à l'Extreme Park de Rosa Khoutor. Il a obtenu 134,50 points en finale. Kushnir a très largement devancé l'Australien David Morris (110,41), 2e, et le Chinois Jia Zongyang (95.06), 3e. Un autre Chinois Guangpu Qi (90.00) a pris la 4e et dernière place de la finale.

La Biélorussie avait déjà remporté le titre féminin avec Alla Tsuper.

Kushnir succède au palmarès à son compatriote Aleksei Grishin, médaille d'or à Vancouver et qui n'a aps réussi à se hisser dans le Top-12 à Sotchi.

La Biélorussie décroche une médaille en saut acrobatique masculin pour les 5es JO consécutifs.

JO Sotchi : Anton Kushnir décroche l'or au saut acrobatique pour la Biélorussie
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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 22:01

Source : Eurosports 17/02/14

 

Grande favorite, Darya Domracheva a déroulé lors de la mass start pour s'adjuger une troisième médaille d'or à Sotchi, après la poursuite et l'individuelle. La Biélorusse devient le première biathlète à signer une telle performance sur une seule édition. La Française Anaïs Bescond, très à l'aise en glisse, a explosé sur son troisième tir et s'est classée 11e.

 

Poursuite, individuelle et maintenant mass start. A Sotchi, Darya Domracheva a décidé de ne rien laisser à la concurrence. Ce lundi, la Biélorusse a remporté un troisième titre olympique et est devenue la première biathlète de l'histoire à signer une telle performance lors d'une seule édition aux Jeux. Pointées à 20 et 27 secondes, la Tchèque Gabriela Soukalova et la Norvégienne Tiril Eckhoff ont pris les médailles d'argent et de bronze.

Impeccable sur ses quinze premières balles, Domracheva n’a commis qu’une faute lors de son dernier tir debout. En tête tout au long de l’épreuve, la championne du monde en titre de la spécialité a signé une course presque parfaite. Derrière elle, ses adversaires ont craqué les unes à la suite des autres. Dernière à pouvoir la priver du titre, Soukalova a elle aussi sorti une balle lors de son quatrième et ultime passage sur le pas de tir.

Seule Tricolore en lice, après le forfait de dernière minute de Marie Dorin, victime d’une bronchite, Anaïs Bescond s'est classée onzième à 1'29".

 

Article précédent sur le même sujet

JO Sotchi 2014 Biathlon - Darya Domracheva remporte une 3e médaille d'or avec la mass start, un record aux JO
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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 21:23

Source : Le Point.fr 11/02/14

 

 

En dominant magistralement toutes ses adversaires au ski, Darya Domracheva est devenue la première Biélorusse championne olympique aux JO d'hiver lors de la poursuite du biathlon des JO de Sotchi, où la Française Anaïs Bescond a finalement plié lors des deux séances de tir debout pour terminer 12e, mardi.

Domracheva a pris le temps de prendre un drapeau du Bélarus avant de franchir la ligne d'arrivée, tant sa course a ressemblé à une agréable balade.

Vite partie, vite maîtresse de la situation !

Alors que le brouillard est tombé progressivement sur le complexe Laura de biathlon, Domracheva a su garder les idées claires pour ne pas gâcher sur le pas de tir une forme physique éblouissante sur les spatules.

Partie 9e avec 32 secondes de débours sur la Slovaque Anastasiya Kuzmina à la suite du sprint remporté par cette dernière dimanche, Domracheva a mis à mal ses adversaires dès les premiers mètres de course.

Au bout de 900 m de ski de fond, la Biélorusse avait déjà repris 18 secondes à la leader !

La jonction intervenait au 3e km, et Domracheva s'envolait dès le 2e tir couché ensuite vers la victoire - malgré une faute au dernier tir debout -, ses adversaires craquant derrière la carabine.

A 27 ans, la native de Minsk dans l'ancienne Union Soviétique, devient donc la première femme du Bélarus championne olympique aux jeux d'hiver.

De quoi recevoir un bel accueil du public, même si l'atmosphère n'était pas aussi généreuse que la veille lors de la poursuite hommes lundi.

"Je suis si reconnaissante du soutien que j'ai reçu du public, lors de cette superbe course. Les sentiments étaient énormes, le soutien était cool, en particulier quand j'ai eu le temps de danser avec le drapeau sur la ligne", a commenté Domracheva.

Anaïs Bescond, elle, a cru en ses chances jusqu'à la mi-course et les tirs debout.

Deux fautes au tir

En s'élançant à la 5e place, à 30 secondes de Kuzmina, la Franc-Comtoise avait une belle carte à jouer.

Alors qu'à Sotchi, Martin Fourcade et Jean-Guillaume Béatrix recevaient à peu près à ce moment leurs médailles d'or et de bronze de la poursuite de la veille, les effluves du succès n'ont malheureusement pas eu le temps de remonter jusqu'au site de biathlon.

Et Bescond n'a pu tenir la distance sur les pas de tir.

Bescond pointait pourtant à la 2e place de l'épreuve après la 2e séance couché, à 14.4 sec de Domracheva.

Mais un premier raté debout, puis un deuxième lors de la dernière séance, ont fini d'abaisser le rideau de ses espérances.

Elle termine finalement 12e à 1:13.0 de la Biélorusse.

Marie Dorin, partie en 20e position, a elle fait une course très encourageante, avec à la clé la 14e place, à 1:22.9.

La 3e Française engagée, Anaïs Chevalier, n'a pu grapiller que quelques places pour passer de la 47e à la 44e à l'arrivée.

C'est la Norvégienne Tora Berger et la Slovène Teja Gregorin qui complètent le podium dans cet ordre.

Domracheva championne olympique de biathlon

Domracheva championne olympique de biathlon

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  • : Actualité de Biélorussie
  • : Jeune passionné par l'Europe de l'Est, je prends le temps de réunir l'essentiel de l'actu francophone sur la Biélorussie. L'objectif éviter que ce pays reste "un trou noir informationnel"...
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