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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 10:40

Source : RTL 02/08/13

 

Le Vietnam impose depuis mercredi aux internautes de cesser d'utiliser les réseaux sociaux pour parler de sujets d'actualité. Mais le pays est loin d'être le seul.

 

Depuis le mercredi 31 juillet, les internautes vietnamiens n'ont plus le droit d'utiliser les réseaux sociaux pour partager ou échanger des informations sur l'actualité. Le Premier ministre, Nguyen Tan Dung a signé le "Décret 72" qui ne les autorise plus à "citer des informations générales, informations des journaux, d'agences de presse ou de sites contrôlés par l'État".
Selon le ministre adjoint de l'Information, le décret vise à ce que les internautes "trouvent des informations correctes et propres". Tout un programme. Mais si le Vietnam sort l'artillerie lourde, le pays est loin d'être le seul à appliquer de fortes limitations au réseau.

 

Les pays coutumiers du fait

 

Parmi les pays qui sont régulièrement pointés par Reporters sans frontières, il y a ceux qui viennent immédiatement à l'esprit, classés comme "ennemis d'Internet" : l'Arabie saoudite, la Biélorussie, la Chine, la Corée du Nord, l'Iran, la Syrie ou encore Cuba. Dans ces pays totalitaires, le pouvoir "filtre" littéralement les contenus qui arrivent dans le pays.

Ainsi l'Arabie saoudite a tout fait en 2011 pour empêcher ses citoyens d'être informés sur les différents printemps arabes. L'Iran planche sur un projet d'Internet national entièrement contrôlé par Téhéran, en attendant et pour la première fois, quatre citoyens ont été condamnés à mort pour avoir critiqué le régime sur le web.

Évidemment, le Vietnam n'en est pas à son coup d'essai. En mai 2010, le pays lançait son concurrent de Facebook, mais simplement au niveau national. Le vrai Facebook lui, est bloqué très régulièrement, au gré des différents mouvements de revendications.

 

Les insoupçonnables : France, Australie, Inde ou Corée du Sud

 

Parmi les pays présentés comme démocratiques, certains sont "tentés par des dérives sécuritaires", indique RSF. Ainsi l'association estime que Paris "ne doit pas sacrifier la liberté d'expression en ligne et la neutralité du Net à la tentation sécuritaire", particulièrement en ce qui concerne la suspension de connexion dans le cadre de Hadopi.

La Corée du Sud est aussi pointée du doigt par RSF. Les demandes de retrait de contenus s'envolent, à moins de 1.500 par an avant 2009, elles explosent à hauteur de 80.000 annuellement depuis quatre ans. De manière surprenante, les demandes de retrait liées à des informations qui touchent à la Corée du Nord montent en flèche.

L'Inde fait figure de challenger de la censure par rapport aux pontes que sont la Chine ou l'Iran. Depuis les attentats de Bombay en 2008, la plus grande démocratie du monde s'est dotée d'un arsenal législatif massif, "tout en rejetant publiquement les accusations de censure", indique RSF. L'association l'accuse principalement de violer le respect de la vie privée et des données privée, pour ce faire l'Inde fait pression sur les hébergeurs et les fournisseurs d'accès, une solution commode pour censurer car elle est discrète.

carte des pays "ennemis d'Internet"

carte des pays "ennemis d'Internet"

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  • : Actualité de Biélorussie
  • : Jeune passionné par l'Europe de l'Est, je prends le temps de réunir l'essentiel de l'actu francophone sur la Biélorussie. L'objectif éviter que ce pays reste "un trou noir informationnel"...
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