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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 09:59

Source : Euronews 25/03/17

La police anti-émeute a arrêté plusieurs centaines de personnes à Minsk, la capitale du Bélarus, où le président Alexandre Loukachenko est confronté à un vaste mouvement de mécontentement depuis plusieurs semaines. 

Les manifestants réclamaient démission d’Alexandre Loukachenko et l’annulation d’une taxe visant les chômeurs qui travaillent moins de six mois par an.

Alexandre Loukachenko est au pouvoir depuis 23 ans et il avait prévenu que les forces de l’ordre s’occuperaient des “provocateurs”. Il avait également accusé des manifestants de préparer des “provocations armées” fomentées depuis l‘étranger. 

Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées avant même la manifestation. 

La police anti-émeute a notamment fait irruption dans les locaux de l’organisation de défense des droits de l’homme Viasna où une cinquantaine de personnes a été interpellée. 

L’ex-candidat à la présidentielle Vladimir Nekliaïev a également été arrêté alors qu’il tentait de se rendre à Minsk pour participer à la manifestation.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 09:56
Une manifestation à Bobruïsk, en Biélorussie le 12 mars. Sur les pancartes, «Non au décret, oui au travail» et «Ensemble, nous sommes une force».

Une manifestation à Bobruïsk, en Biélorussie le 12 mars. Sur les pancartes, «Non au décret, oui au travail» et «Ensemble, nous sommes une force».

Source : Libération 14/03/17

Des milliers de personnes investissent les rues pour crier leur colère contre le «décret numéro 3», qui vise à lutter contre l'assistanat social. Une nouvelle lubie du président Loukachenko, au pouvoir depuis 23 ans.

 

 

Jusqu’à quinze jours de cachot, c’est la punition pour avoir participé à des manifestations qui ont agité ces dernières semaines plusieurs villes de Biélorussie. Les tribunaux de Brest, Orcha, Homiel ou encore Moguilev jugent et condamnent opposants politiques, militants et journalistes indépendants pour avoir pris part, ou simplement couvert, des rassemblements de mécontents qui protestent contre un nouvel impôt social.

Les protestations publiques ne sont pas une pratique courante au pays d’Alexandre Loukachenko, le «dernier dictateur d’Europe», qui a l’habitude de réprimer les manifestations et jeter ses opposants en prison. Mais depuis la mi-février, des milliers de personnes descendent régulièrement dans la rue, à travers tout le pays, pour crier leur colère contre le «décret numéro 3». Officiellement, le pouvoir cherche à lutter contre «l’assistanat social», en obligeant ceux qui travaillent moins de six mois par an à payer l’équivalent de 200 euros annuels, pour compenser les dépenses sociales de l’Etat. Mais, en ces temps de crise économique, cette mesure, baptisée dans le peuple «décret sur le parasitisme», en référence à la pénalisation du «parasitisme social» à l’époque soviétique, est perçue comme une taxe injuste visant les plus vulnérables.

Chômeurs, retraités, écrivains, etc.

Dans sa première mouture, adoptée en avril 2015, la mesure concerne principalement les chômeurs et les retraités, mais aussi des écrivains, des artistes et des mères au foyer. Soit près de 470 000 personnes qui ont reçu des courriers de la part des services fiscaux. Plus de 54 000 Biélorusses se sont déjà docilement acquittées de l’impôt. Mais quelques jours avant la date limite, fixée au 20 février, les mécontents ont décidé de descendre dans la rue. Contrairement à la tradition, les autorités n’ont pas dispersé les premiers rassemblements pacifiques et ont laissé faire les manifestants.

Plus surprenant encore, le très autoritaire Loukachenko s’est rétracté face au mécontentement populaire. Le 9 mars, il suspend pour un an la collecte de la taxe, le temps de parfaire la mesure, sans pour autant l’annuler. Le même jour, certaines catégories de personnes sont exclues de la liste : les mères s’occupant d’enfants de moins de 7 ans, les enfants qui gardent leurs parents malades, les jeunes gens en service militaire alternatif, les propriétaires d’exploitations vivrières. Mais les «marches des non-parasites» se poursuivent néanmoins les jours suivants et les interpellations se multiplient dans différentes villes.

 

Autoritarisme et paternalisme

«Ce décret est la dernière goutte qui a fait déborder le vase, commente Ioulia Shukan, sociologue à l’université Paris-Nanterre. En réalité, les problèmes sont beaucoup plus profonds. Cette mobilisation spontanée révèle les limites de la gouvernance économique de Loukachenko.»L’inamovible président biélorusse, au pouvoir depuis 23 ans, promeut un modèle économique paternaliste fondé sur la répartition des richesses, la stabilité de l’emploi et des retraites, un chômage faible et maîtrisé. Or, depuis 2014, l’économie est en récession : le pouvoir d’achat chute, les salaires stagnent, et même l’habituelle revalorisation des retraites, qui précède chaque élection présidentielle, n’a pas été mise œuvre en 2015. Le chômage, officiellement de 1%, est en réalité d’au moins 6%.

L’opposition politique, qui avait chèrement payé sa contestation des résultats de l’élection présidentielle en 2010, tente de capitaliser sur le mécontentement – on entend ça et là des slogans anti-Loukachenko –, mais le mouvement ne se départit pas, même après plusieurs semaines, de sa dimension sociale et économique. «Les gens sont sortis dans la rue non pas pour demander des réformes ou réclamer des libertés – la plupart votent sûrement pour Loukachenko –, mais pour exiger que le pouvoir remplisse son contrat social, prenne plus en charge les citoyens, insiste Shukan. Ce même pouvoir hésite actuellement entre la répression et la négociation.»

De fait, le président biélorusse se trouve dans une position délicate : écraser la contestation remettrait en cause les avancées dans les relations avec l’Union européenne, avec laquelle Minsk a engagé un rapprochement tactique depuis 2014. Pour prendre ses distances avec Moscou et obtenir la suspension des sanctions contre son régime, Loukachenko a fait une série de concessions en politique intérieure, en libérant des opposants. «C’est aussi ce desserrage de vis qui a poussé les gens à manifester, conclut l’experte. Mais ce n’est pas une révolution.»

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:36

Source : Euronews 19/02/17

 

 

Après Minsk, la contestation s‘étend aux autres villes du Bélarus, dans un pays où les manifestations sont rares, par peur de la répression.

Des milliers de personnes ont dénoncé ce dimanche la taxe dite “sur les parasites”, un décret présidentiel imposant aux chômeurs de payer un impôt équivalent à environ 190 euros par an.

“J’ai travaillé dans une école maternelle pendant 25 ans”, indique l’une des manifestantes à Gomel.
“J’ai une retraite de deux millions de roubles (environ 370 dollars), et je dépense 1,5 million de roubles (280 dollars) dans les charges alors que le président est tellement joufflu qu’il ne rentrera bientôt plus dans un écran de télévision. Tout le gouvernement s’en met plein les poches à nos dépends”.

Le président bélarusse, Alexandre Loukachenko, considère que les personnes travaillant moins de six mois dans l’année (moins de 183 jours) génèrent un manque à gagner fiscal pour l’Etat, qu’il entend ainsi récupérer.

A Mogilev, une manifestante explique que toute sa famille travaille mais qu’elle connaît “des gens pour qui des spaghettis sont un luxe”“Et ce sont ces personnes que l’on appelle des parasites ou des alcooliques”, s’indigne-t-elle.

Cette taxe rappelle l‘ère soviétique. A l‘époque le “parasitisme” était considéré comme un délit.

10% seulement des 430 000 Bélarusses concernés par la mesure se sont acquittés de l’impôt à la veille de la date butoir (ce lundi) pour le payer.

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 15:20

Source : 24heureactu.com 21/09/16

 

 

Ostrovets, région de Grodno, Biélorussie. C’est ici que le régime mené par Aliaksandr Loukachenka a entrepris de bâtir une nouvelle centrale nucléaire. Sa production est destinée à remplacer celle des centrales à gaz biélorusses, qui remplissent aujourd’hui jusqu’à 95% des besoins électriques du pays. A terme, les deux réacteurs à eau sous pression, de type AES 2006, devraient chacun dégager une puissance de 1 200 MW. La mise en service du premier d’entre eux est prévue pour 2018 ; le deuxième devrait être opérationnel à l’horizon 2020. En attendant, le chantier avance vite. Trop vite ?

Si la Biélorussie n’est pas connue pour ses capacités en nucléaire civil, il n’y a pourtant rien d’étonnant à cette célérité : derrière ce projet se cache son influent voisin russe, qui a apporté à son ancien satellite soviétique l’argent nécessaire – un prêt de 9,7 milliards de dollars – tout comme la maîtrise d’ouvrage, confiée à Atomenergomash, une filiale de l’entreprise d’Etat russe Rosatom. Dirigée par Sergeï Kirienko, un ami intime de Vladimir Poutine, Rosatom est le nouveau bras armé de la politique nucléaire russe. La rapidité du chantier de la centrale biélorusse ne laisse pourtant pas d’inquiéter : autorités lituaniennes, associations de protection de l’environnement et même Parlement européen tirent la sonnette d’alarme.

Vers un nouveau Tchernobyl ?

Située à seulement 50 kilomètres de Vilnius, la capitale de la Lituanie, le chantier d’Ostrovets donne des sueurs froides à ses 543 000 habitants. En cas d’accident, la ville devrait être entièrement évacuée. De même, le conseil municipal de Vilnius s’est officiellement inquiété de la possible contamination de la rivière Néris, dont les eaux serviront à refroidir la centrale avant de couler au sein de la capitale lituanienne. Et il y a de quoi être inquiet : si le budget consenti par Moscou est si bas, c’est parce que la filiale de Rosatom a tout simplement fait l’impasse sur la construction d’un « sarcophage » autour des réacteurs, enceinte qui pourrait contenir les éventuelles fuites de radiations. Le souvenir macabre de Tchernobyl hante encore les esprits, dans une région fortement touchée par la catastrophe du 26 avril 1986. A l’époque, 70% du nuage radioactif échappé de la centrale ukrainienne étaient retombés en Biélorussie. « Mais pour les Biélorusses, les problèmes s’arrêtent à la frontière », s’alarme le ministre lituanien de l’Energie, Rokas Masiulis.

De fait, depuis le début du chantier en 2008, la Biélorussie semble faire la sourde oreille. Aucune étude transfrontalière d’impact sur l’environnement n’a été réalisée. Le même attentisme prévaut concernant le respect des exigences de sûreté émises par l’Agence internationale de l’énergie atomique, ou encore sur les tests de résistance préconisés par une déclaration signée avec la Commission européenne, en 2011. Face aux critiques de plus en plus fortes, la Biélorussie se réfugie dans de molles dénégations : Rosatom se contente d’affirmer que la centrale ne se situe pas dans une zone soumise à des risques sismiques, en passant sous silence le tremblement de terre qui a touché la région au début du 20e siècle.

Au volet environnemental s’ajoutent de nombreuses et complexes questions géopolitiques. Dans un contexte de baisse des prix des énergies fossiles – gaz et pétrole –, et alors que la Russie avait utilisé son gaz comme moyen de pression diplomatique lors du conflit en Ukraine, Moscou cherche à diversifier tant ses rentrées d’argent que son influence politique. Rosatom est aujourd’hui implanté dans une quarantaine de pays, et aurait emporté pas moins de 36 projets de réacteurs nucléaires à travers le monde : en Turquie, en Inde, en Chine…et même en Finlande. Un levier d’influence évident pour le Kremlin, notamment sur l’Europe. Certains observateurs voient même dans le choix d’Ostrovets une réponse de la Russie au renforcement de la présence des contingents de l’OTAN en Europe. Alors que Vladimir Poutine a prouvé, en annexant la Crimée, qu’il n’entendait pas céder un pouce de sa sphère d’influence à l’Europe, les voix s’élèvent pour demander aux autorités européennes de réagir.

L’incompréhensible silence des autorités européennes

Plus le temps passe, plus le chantier avance et plus les marges de manœuvre de l’Union européenne (UE) rétrécissent. Or les responsables européens compétents sur ce dossier semblent aux abonnés absents. Bien que le Parlement européen ait soulevé, le 6 juin, la question de la centrale d’Ostrovets, aucune réaction n’émane, pour l’heure, de la Commission européenne : le silence radio de Jean-Claude Juncker et de ses commissaires à l’Environnement, Karmenu Vella, et à l’Energie, Maros Sefcovic, est inquiétant. Prétexter que la Biélorussie échappe à leur compétence de par le fait qu’elle n’appartient pas à l’UE est évidemment insuffisant, et serait incompréhensible en cas d’accident nucléaire.

Si « l’Europe forteresse » protège le vieux continent des vagues migratoires, il n’en va apparemment pas de même en ce qui concerne d’éventuelles fuites radioactives. Or les citoyens européens ont des raisons d’être inquiets, si l’on en croit les réponses pour le moins évasives que la Commission a apporté aux questions écrites de parlementaires européens, à propos d’une autre centrale nucléaire dans l’enclave russe de Kaliningrad, le 14 juillet dernier : la Commission n’était tout simplement…« pas au courant ». Il va falloir faire mieux.

Ostrovets, la centrale nucléaire de la discorde
Ostrovets, la centrale nucléaire de la discorde
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 15:34

Source : Laterre.ca 31/08/16 

 

Il risque fort d’y avoir un fournisseur d’engrais de moins sur le marché si les discussions de fusion entre PotashCorp et Agrium aboutissent.

 

 

Ces deux entreprises très importantes du secteur des fertilisants, basées en Alberta et en Saskatchewan, ont confirmé les pourparlers en vue d’une fusion. Agrium, et surtout PotashCorp, sont d’importants fournisseurs de potasse et il y a relativement peu de joueurs dans le monde dans ce marché. PotashCorp est déjà le plus important producteur de potasse au monde. Agrium produit de l’azote, de la potasse et du phosphate pour un total de 9 millions de tonnes. Il n’est pas clair en ce moment si le Bureau de la concurrence du Canada interviendrait dans cette fusion de deux entreprises canadiennes.

Les risques de hausse importante du prix de la potasse demeurent quand même limités à court terme, puisque deux autres fournisseurs de Biélorussie et de Russie sont devenus des rivaux en 2013 après des années de contrôle de l’offre pour la commercialisation de la potasse (Uralkali) entre les deux pays.

En plus, la demande mondiale n’est pas à son meilleur en ce moment avec des prix en baisse dans le secteur des grains et des années difficiles pour les agriculteurs américains. Les commandes de potasse seront donc modestes en comparaison d’autres années.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 15:03

Source : businesstravel.fr 09/08/16

 

Marriott International vient d'ouvrir sa seconde propriété en Biélorussie et la première sous sa marque Marriott Hotels and Resorts…

 

 

L'hôtel Mariott Minsk comprend 217 chambres, il est situé sur les rives de la rivière Svisloch, et fait partie d'un complexe immobilier à usage mixte comprend un centre sportif et un cinéma.

Les chambres sont parées de matériaux et de couleurs naturelles pour créer un environnement calme et élégant. Plusieurs chambres sont équipées de balcons avec vue sur la rivière.

L'hôtel abrite le restaurant méditerranée Fornello et le restaurant gastronomique du du chef, le Barrel Bar ainsi que 940 M2 de salles de réunion incluant notamment la salle de bal Falcon pouvant accueillir jusqu'à 600 hôtes.

A proximité de l'hôtel sont situés le club de sport Falcon et un centre de divertissement avec une salle de concert de 3000 places, des cafés/bars, un cinéma, un centre fitness, un spa, un club de tennis et de squash. Le projet fait partie d'une joint-venture entre la Biélorussie et le Qatar ce qui explique la forme du bâtiment en que le bâtiment ressemble à un faucon, l'emblème national du Qatar.

Le Minsk Marriott s'joute au Renaissance Minsk qui a ouvert en 2014.

Marriott ouvre un hôtel à Minsk
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 19:59
Les nouveaux billets de 5 à 500 roubles bélarusses seront mis en circulation à partir du 1er juillet.

Les nouveaux billets de 5 à 500 roubles bélarusses seront mis en circulation à partir du 1er juillet.

Source : Métro.be 30/06/16

 

Le Bélarus a décidé d’enlever quatre zéros à sa monnaie, le rouble bélarusse, espérant tourner la page de plusieurs années d’hyperinflation, a annoncé jeudi la banque centrale de ce pays en proie à une grave crise économique. Les nouveaux billets de 5 à 500 roubles bélarusses seront mis en circulation à partir du 1er juillet.
Cette décision constitue « un stimulant de plus pour poursuivre une politique monétaire responsable, pour que nous puissions oublier l’hyperinflation comme un mauvais rêve », a expliqué le président de la Banque nationale, Pavel Kallaour, lors d’une intervention télévisée.

En 2011, l’économie bélarusse a connu une année noire lorsque l’inflation a atteint 108,7%, suite à une forte dévaluation de la monnaie nationale. Depuis, l’inflation n’a cessé de diminuer et est tombée 12% en 2015, taux sur lequel table le gouvernement pour 2016.

Le Fonds monétaire international (FMI) a salué l’initiative des autorités bélarusses, soulignant toutefois qu’il était nécessaire de restructurer les entreprises publiques dont la plupart sont non rentables, a nuancé le chef de mission du FMI pour le Bélarus, Peter Dohlman.

Dirigé depuis plus de 20 ans par le président Alexandre Loukachenko, le Bélarus traverse une grave crise économique. Le pays subit les effets des crises frappant l’Ukraine et surtout la Russie, sur fond d’effondrement des cours du pétrole et de sanctions occidentales décrétées contre Moscou en raison de son rôle présumé dans la crise ukrainienne.

Ces dernières années, le Bélarus a été soutenu financièrement par la Russie, mais les relations avec Moscou se sont tendues sur fond de crise ukrainienne. Minsk s’est alors rapproché de l’Union européenne.

Le FMI et Minsk ont fait état de progrès en vue du déblocage d’un crédit de trois milliards de dollars, sans que les négociations n’aient abouti pour l’instant.

Partisan d’une économie dirigiste, M. Loukachenko avait ces dernières années rejeté les conditions libérales posées par le FMI.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 20:23
En Biélorussie, le boom inattendu de la high-tech

Source : NotreTemps.com 10/12/15

 

Le Bélarus, avec son économie contrôlée d'une main de fer par l'Etat, n'a a priori pas grand chose en commun avec la Silicon Valley. Pourtant, ses programmeurs ont signé des succès mondiaux comme l'application de téléphonie Viber ou le jeu World of Tanks.

 

 

L'ex-république soviétique de 9,5 millions d'habitants est dirigée depuis plus de vingt ans par l'autoritaire président Alexandre Loukachenko. Son économie, maintenue à flot par la Russie, est plus connue pour ses tracteurs ou minerais que pour ses innovations.

Pourtant, avec sa culture scientifique héritée de l'époque soviétique et des incitations fiscales, le Bélarus a su développer un secteur technologique dynamique, qui emploie plus de 38.000 personnes au niveau de vie et à l'indépendance politique rares pour le pays. Ses exportations, avec des taux de croissances atteignant 50%, devraient atteindre 800 millions de dollars cette année.

Des programmeurs informatiques bélarusses et israéliens d'origine bélarusse ont ainsi développé l'application Viber, qui permet d'envoyer des messages ou passer des appels gratuitement entre smartphones. La société israélienne Viber Out a été rachetée récemment par le groupe japonais Rakuten.

Mais la réussite la plus frappante de ce secteur reste le jeu de guerre World of Tanks qui a séduit plus de 100 millions d'amateurs. Pour le directeur de son éditeur, Wargaming.net, Viktor Novotchadov, le dynamisme de la high-tech bélarusse a ses racines à l'époque soviétique.

Le pays abritait alors "la production la plus avancée scientifiquement et les spécialistes les mieux qualifiés", raconte cet homme énergique, interrogé par l'AFP lors d'un récent forum d'investisseurs.

L'Union soviétique était réputée pour la qualité de ses mathématiciens et physiciens. Cette tradition s'est poursuivie après son éclatement par plusieurs générations d'informaticiens de haut niveau et l'apparition de groupes internet capables de rivaliser localement avec leurs concurrents américains.

- 'Autre réalité' -

Au Bélarus, la tendance a été soutenue par la création en 2005 du Parc des Hautes Technologies, zone d'activité où les entreprises du secteur sont exemptées de taxes.

"La plupart des pays de l'ex-URSS n'ont toujours pas d'équivalent à notre Parc des Hautes Technologies" et "se retrouvent distancés", constate M. Novotchadov. "C'est incroyable, ils ont souvent plus de ressources financières que nous, mais cela ne suffit pas".

Cette zone d'activité est en réalité essentiellement virtuelle avec seulement quelques bâtiments près du centre de Minsk. La plupart des 144 sociétés "résidentes" se trouvent ailleurs dans le pays mais bénéficient de ses avantages fiscaux.

La recette semble fonctionner, au point que le Parc embauche hors des frontières du Bélarus. Selon son directeur adjoint Alexandre Martinkevitch, 10% des employés sont étrangers : Allemands, Français, Britanniques et Sud-Coréens.

Ce vivier d'entreprises privées tranche avec les grandes industries publiques représentant une grande partie de l'économie bélarusse. Et cette indépendance financière entraîne une certaine indépendance politique.

Vadim, un programmeur de 24 ans du Parc de Hautes Technologies, confie avoir participé aux manifestations de l'opposition contre la présidentielle d'octobre, remportée haut la main par Alexandre Loukachenko.

"Les programmeurs ont participé à la manifestation contre la base militaire russe, parce que nous formons une intelligentsia et que l'intelligentsia doit se préoccuper de ce qui se passe dans le pays", explique le jeune homme.

Cette manifestation a réuni un millier de personnes récemment contre le projet de base militaire voulue par Moscou, dans une rare expression de mécontentement public.

"Nous n'avons pas peur d'être renvoyés : nous trouverons toujours un autre emploi", estime Vadim, qui demande cependant que son nom de famille et celui de son employeur ne soient pas mentionnés.

Très demandés, les informaticiens bénéficient de conditions de vie confortables avec des salaires mensuels moyens qui sont passés en dix ans de 236 dollars à environ 2.000, selon le directeur adjoint du Parc des Hautes Technologies.

Salaires indexés au dollar, taux d'imposition à 9% contre 13% pour le reste de la population et avantages sociaux : leur situation semble d'autant plus enviable que leur pays traverse une crise économique à cause de la récession en Russie et a dû dévaluer sa monnaie plusieurs fois ces derniers mois.

"Etre programmeur au Bélarus, cela veut dire avoir réussi", résume l'économiste Pavel Daneïko. "Par rapport aux autres Bélarusses, ils vivent dans une autre réalité".

 

Article précédent sur le même sujet

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 14:21

Source : Boursorama 07/01/15

 

 

La Biélorussie a pris de nouvelles mesures, jeudi, pour parer aux difficultés économiques venant de son grand voisin russe, et dévaluant sa monnaie d'environ 7%, pour la deuxième fois de la semaine, et relevant son principal taux de refinancement.    

Certaines ex-républiques soviétiques pâtissent des problèmes économiques actuels de la Russie, dont le rouble a perdu l'an dernier environ 40% de sa valeur face au dollar.     La Biélorussie, qui compte 9,4 millions d'habitants, a dû prendre rapidement des mesures pour protéger son économie, étroitement liée à celle de la Russie, pays vers lequel vont la moitié des exportations biélorusses.    

La banque centrale de Biélorussie, qui avait déjà dévalué de 7% lundi le taux officiel du rouble biélorusse, a déclaré qu'à compter de vendredi, du fait d'une seconde dévaluation, il faudrait 13.760 roubles biélorusses pour un dollar, contre 12.740 actuellement.

La Biélorussie dévalue une nouvelle fois sa monnaie
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 11:08

Source : Le Point 27/12/14

 

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a évincé son bras droit, dans un contexte de crise provoquée par l'effondrement du rouble en Russie.

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a limogé son Premier ministre Mikhaïl Miasnikovitch, dans un contexte de crise économique provoquée par l'effondrement du rouble en Russie. Mikhaïl Miasnikovitch, qui avait pris ses fonctions en décembre 2010, a été remplacé par le chef du cabinet de la présidence, Andreï Kobiakov, a annoncé la présidence.

Alexandre Loukachenko "a examiné la question concernant les cadres (du gouvernement, ndlr) et a nommé Andreï Kobiakov Premier ministre", indique un sobre communiqué publié sur le site internet officiel de la présidence. Loukachenko a également limogé le chef de la banque centrale, ainsi que d'autres hauts responsables, parmi lesquels les ministres de l'Économie et de l'Industrie, selon la même source.

 

 

De forts liens économiques avec Moscou

Même si le rouble biélorusse n'est pas officiellement lié à la devise russe qui a connu une dépréciation spectaculaire ces derniers temps, la Biélorussie a de forts liens économiques avec Moscou et reste très sensible à toutes les secousses dans l'économie russe frappée par les sanctions occidentales et la chute des prix de pétrole. La chute du rouble en décembre a provoqué une vraie panique en Biélorussie dont les habitants ont commencé à acheter massivement des dollars pour s'assurer au moins une petite stabilité financière.

Face à ce mouvement, la banque centrale biélorusse a imposé une taxe "temporaire" de 30 % sur tous les achats de devises étrangères. Loukachenko a reconnu lui aussi que l'économie biélorusse avait subi un coup dur à cause des problèmes économiques en Russie, ce pays voisin absorbant 40 % des exportations biélorusses.

La Russie est frappée de plein fouet par la chute des cours du pétrole, qui constitue avec le gaz la majeure partie de ses revenus budgétaires. Le phénomène a en outre accentué l'affaiblissement du rouble, déjà plombé par les sanctions économiques liées à la crise ukrainienne.

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