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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 21:31

Source : LeMatin.ch 21/04/16

 

Le président bélarusse a donné des conseils jeudi à ses concitoyens pour avoir un mode de vie sain.

 

«Il faut que la population pense à sa santé, qu'elle ait un mode de vie sain, s'alimente correctement et arrête de fumer et de boire de l'alcool», a déclaré Alexandre Loukachenko, dans son discours annuel au parlement et à la nation, diffusé en direct à la télévision publique.

 

«Mais pas complètement, bien sûr. Si on arrête de boire, alors d'autres malheurs viendront», a-t-il affirmé, sans donner plus de précisions. «Fumer, c'est vraiment de la folie», a également estimé le président bélarusse dont le pays fait face à une profonde crise économique.

En 2014, dans son discours à la nation, Alexandre Loukachenko avait déjà appelé les Bélarusses à ne pas manger de pommes de terre avec de la viande avant d'aller se coucher, afin d'éviter des problèmes de digestion.

Le président du Bélarus, à la tête de cette ex-république soviétique depuis 1994, avait aussi conseillé à ses concitoyens à ne pas manger trop de viande l'été et à privilégier les produits laitiers.

La santé de ses compatriotes préoccupe Alexandre Loukachenko.

La santé de ses compatriotes préoccupe Alexandre Loukachenko.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 21:21

Source : La Depeche.fr 

 

Une importante opération du service national des douanes judiciaires a été menée mardi auprès d'athlètes contrôlés positifs, le 24 mars dernier, au meldonium. Cette substance et des médicaments ont été saisis.

 

Le meldonium. Ce nom de substance chimique ne dit rien à la plupart des gens. Seuls les amateurs de sport et les sportifs d'Europe de l'Est le connaissent bien. Il s'agit d'une substance inscrite sur la liste des produits dopants depuis le 1er janvier dernier. Mardi, une équipe des douanes nationales judiciaires, appuyée par les gendarmes du Lot-et-Garonne, a effectué une saisie de médicaments et de meldonium à Sainte-Livrade, alors que des athlètes de l'équipe nationale de Biélorussie de canoë-kayak étaient en stage au Temple-sur-Lot. Le 24 mars dernier, l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) avait effectué un contrôle sur les athlètes en question. Sur les huit contrôles, quatre s'étaient révélés positifs. Sachant que l'équipe revenait en stage ces jours-ci, une opération a été menée auprès de la délégation biélorusse. Les douanes et les gendarmes ont saisi de nombreuses boîtes de médicaments et du meldonium. Cette substance étant classée parmi les produits dopants depuis quelques semaines, les membres de la délégation biélorusse, interrogés, ont expliqué aux membres de l'AFLD qu'elle subsistait durant de longs mois dans le sang, d'où les contrôles positifs du 24 mars dernier. Reste tout de même la question de la détention de ce produit par des sportifs et leur encadrement.

Vladimir Poutine s'en mêle

Depuis le début de l'année, le meldonium fait des ravages chez les athlètes russes et d'Europe de l'Est. Outre Maria Sharapova, ex-numéro un mondiale de tennis, ayant déclaré son contrôle positif, le 8 mars dernier, une quarantaine d'athlètesont été contrôlés en l'espace de trois mois. Uniquement autorisé dans les pays baltes et la Russie, le produit est fabriqué en Lettonie. Le sujet du meldonium fait par ailleurs couler beaucoup d'encre en Russie et fait beaucoup parler. La semaine dernière, Vladimir Poutine y est même allé de son commentaire. Pour le président russe, le meldonium «n'a jamais été un produit dopant». «Il n'influence pas les performances des athlètes» selon lui, mais il «maintient simplement les muscles cardiaques en bon état quand ils sont soumis à des efforts soutenus». Les athlètes contrôlés sont ensuite suspendus par l'Agence mondiale antidopage. À quelques semaines de l'ouverture des Jeux olympiques d'été de Rio, le sujet du meldonium est devenu une véritable préoccupation dans le monde sportif, notamment à l'est de l'Europe. Les athlètes biélorusses contrôlés ces derniers jours au Temple-sur-Lot risquent donc d'être suspendus. Ils devraient être poursuivis pour dopage et détention de produits dopants. L'enquête est dirigée par le parquet d'Agen. L'équipe nationale de canoë-kayak de Biélorussie doit repartir dimanche du côté de Minsk. Pas sûr pour autant que tous ses membres puissent s'envoler du côté de Rio au mois d'août.

 

Dopage et saisie de produits dans les affaires d'athlètes biélorusses
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 21:00

Source : 20minutes.fr 30/03/16

 

 

Ivan veut défendre les couleurs de son pays avec une mise en scène originale mais qui ne cadre pas vraiment avec le règlement de l’Eurovision…

 

Kevin Costner dansait avec les loups. Ivan, candidat de la Biélorussie à l’ Eurovision, lui, veut chanter avec eux. Totalement nu. Le jeune artiste prouve même sa détermination dans une vidéo le montrant en train de répéter à poil au côté de canidés à poils.

Son producteur, Viktor Drobysh, assure que les discussions sont en cours avec les organisateurs du concours afin d’obtenir le feu vert pour une telle mise en scène. « Il y aura au moins un loup. Peut-être trois, mais c’est dangereux », promet-il à Life News.

Sa cote est remontée chez les bookmakers

Or, rien n’est moins sûr. L’Eurovision tient à proposer un programme familial : ceux qui seront devant leur écran en mai, quel que soit leur âge, n’auront pas forcément envie de voir le loup ni les loups du Biélorusse. Et puis le règlement du concours interdit de se produire sur scène avec des animaux vivants. IVAN aura plus de chance s’il fait appel aux services d’un taxidermiste ou s’il demande à des pros de réaliser des loups en image de synthèse pour l’accompagner.

Tout cela ressemble en fait à une tentative désespérée de faire le buzz autour d’une chanson médiocre qui ne devrait pas faire d’étincelles à l’Eurovision.

L’artiste biélorusse, qui tentera de décrocher une place pour la finale lors de la demi-finale du 12 mai (qui sera diffusée en direct sur France 4), ne figure pas parmi les favoris. Les bookmakers ont certes revu ses chances de victoires à la hausse en le faisant passer de la 40e à la 35e place… Mais il n’y a pas de quoi fanfaronner. Ni crier au loup.
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 11:59

Source : Sputnik (agence russe) 23/02/16

 

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko considère comme impossible, dans son pays, un scénario prévoyant un changement de pouvoir depuis l'extérieur.


 

Selon M.Loukachenko, les conflits de ces dernières années tendent à se dénouer dans des changements de pouvoir et dans la destruction des Etats concernés. Le problème est que, dans ces cas, des menaces externes se concrétisent par le biais de sources internes dans les pays en question, les véritables responsables de ces conflits jouant sur les sentiments des forces de l'opposition, estime le chef d'Etat biélorusse.

 

Par ailleurs, le président biélorusse est persuadé que les forces externes ne pourront pas faire changer le pouvoir en Biélorussie en jouant la carte des factions protestataires.

"Tous les conflits de ces derniers temps ont une particularité. Il s'agit de la réalisation des menaces externes par le biais de sources internes. D'ordinaire, cela se termine par un changement de pouvoir et par la destruction de l'Etat. Pour nous, ce scénario est inacceptable. Même si on a assisté à des tentatives de l'imposer à la Biélorussie", a déclaré Alexandre Loukachenko, cité par l'agence officielle Belta, lors d'une intervention devant les officiers de l'armée nationale.

"Le recours systématique à la force dans les sphères non militaires (surtout dans les secteurs financier, économique et informationnel) a radicalement changé les formes de la guerre contemporaine", a souligné le dirigeant biélorusse.

 

Selon lui, aujourd'hui, les parties en conflit utilisent tous les moyens en même temps, tant militaires que non militaires.

 

"Les éléments de ce type de guerre, testés précédemment en Yougoslavie, en Irak et en Lybie, sont pleinement appliqués aujourd'hui. On peut observer cela, par exemple, en Syrie, en Ukraine et dans d'autres Etats", a-t-il noté.

La Biélorussie est prête à protéger ses intérêts nationaux à tout prix, étant donnée ses défis actuels et les menaces à sa sécurité nationale, et ce, même si la doctrine militaire nationale du pays a toujours un caractère défensif, martèle Alexandre Loukachenko.



 

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 11:59
Mariage d'Alexandre et Galina Loukachenko en 1975

Mariage d'Alexandre et Galina Loukachenko en 1975

Qui est la première dame de Biélorussie ? Officiellement toujours marié à Galina, Alexandre Loukachenko pavoise à la moindre occasion, avec son fils Kolia qu'il a eu avec une autre femme.

Mais qui est la première dame ? Sa toujours et actuelle, femme disparue des écrans médiatiques ou alors la mère de son troisième fils ?

Qui est cette mystérieuse Galina Loukachenko vivant en retrait du pouvoir ?

 

 

 

A première vue, difficile de dire que la Biélorussie dispose d'une "First Lady". Galina ne s'est jamais affichée aux côtés de son mari lors de cérémonies officielles ou voyages à l'étranger. Le pouvoir du pays, c'est LUI. Ce n'est pas un couple mais uniquement Alexandre, un règne sans partage. Si certains présidents craignent que leurs femmes prennent toute la lumière des projecteurs, pour le couple Loukachenko c'est un problème mort-né. Durant 15 ans, les seuls compagnons, de son président de mari, lors des événements publics, militaires ou privés ont été ses gardes du corps.

Galina Rodionovna Loukachenko est née le 1er janvier 1955 en Biélorussie soviétique dans la région de Moguilev sous son nom de jeune fille : Zhelnerovich. Elle a étudié l'Histoire à l'université et a travaillé dans un jardin d'enfants. Elle s'est mariée avec Alexandre Loukachenko en 1975 alors qu'ils étaient étudiants. Ils ont déménagé à Ryzhkovich. 

Un peu plus tard de la même année, elle donne naissance à leur premier fils Victor, le 28 novembre à Moguilev.

Elle a un second fils, Dimitri né le 23 mars 1980, comme son frère également à Moguilev.

Dimitri, 35 ans, qui dirige actuellement le club sportif présidentiel.

Une fois, son mari élu président, Galina est restée à Ryzhkovich tandis qu'Alexandre prennait pied dans la capitale à la résidence présidentielle.

En Octobre 2015, le journal Ouest-France rapporte :

"Le dictateur a une vision bien à lui de la famille. Il a fait en sorte d’éloigner sa femme Galina Rodionovna des caméras : elle vit recluse dans une maison sous haute surveillance, dans le village de Ryjkovitchi, loin de la capitale, écrit le journaliste russe Pavel Cheremet, dans le magazine « Ogoniok ». Ensemble, ils ont eu deux fils, plus âgés que Kolia. L’aîné, Victor, est membre du Conseil de sécurité. Le cadet, Dimitri, dirige le club sportif présidentiel. Mais rares sont les Biélorusses à connaître leur visage. Ces deux-là n’apparaissent quasiment jamais en public."

 

En 2009, le journal Courrier International a décrit le piège qui s'est refermé sur la première dame : 

"Alexandre Loukachenko n’a jamais été un époux ni un père modèle. Après son triomphe à la présidentielle de 1994, il n’a jamais installé dans la capitale sa femme légitime, Galina Rodionovna, une personne douce et éduquée. A cette époque, on pouvait encore la joindre au téléphone, mais, peu à peu, un mur infranchissable l’a soustraite aux regards indiscrets. Elle habite aujourd’hui le village de Ryjkovitchi, dans une maison cachée derrière une haute clôture, gardée par la police et le KGB."

 

Pendant ces années 7 années de silence, les rumeurs décrivaient la première dame comme fermière modèle. On sait juste qu'elle vivait séparément de son mari dans la maison familiale non loin de Shklov où Alexandre Loukachenko a autrefois dirigé une ferme collective (Kolkhoze).

 

Suite aux différentes interrogations et le mystère s'épaissisant quant au sort de Galina, il semble que le pouvoir ait organisé en 2001 une opération de communication afin de prouver au monde que tout allait bien pour la première dame.

Galina Loukachenko aux travaux de la ferme

Galina Loukachenko aux travaux de la ferme

Depuis Janvier 1998, Galina a une fonction officielle au Comité exécutif de la région de Mogilev  pour mission d'améliorer la santé publique, engagée dans l'organisation du traitement de sanatorium (spa).Le 8 Janvier 2010 , elle a reçu un diplôme d'honneur du Conseil des ministres.

Dans l'interview réalisée en 2001 par le journal russe Komsomolskaïa Pravda, le couple présidentiel en était à ses 30 ans de mariage alors que la BBC affirmait déjà que le couple était séparé. 

Officiellement, à l'époque, Galina fait les allers-retours entre son village et Minsk pour rendre visite à son mari et ses enfants vivant avec leur père, tandis que lui ne lui rend pas visite. Elle s'est installée à la campagne suite aux problèmes de santé de son premier fils Victor. "Au début, nous avons loué un appartement à Mogilev. Au travail de Sasha (diminutif d'Alexandre) tout allait bien, j'avais un emploi dans une école maternelle. Après seulement trois jours nos problèmes ont commencé. Victor était infecté par une maladie incurable. J'ai passé un an avec lui à l'hôpital. (...) Nous avons eu de la chance, (...), nous avons trouvé un médecin expérimenté. Il a dit que si nous voulions sauver notre fils, nous devions aller vivre au village." C'est peut-être pour cela que Viktor a été nommé "aide de la sécurité nationale" de son père ; mais qu'Alexandre l'a rejeté en public comme "une mauviette inutile qui va bientôt devenir encore plus faible"

 

 

 

 

La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko

A l'époque de l'interview, Galina affirme que son mari l'aide financièrement, "Bien sûr, comme tout mari pour sa femme." 

Quant à son isolement par rapport à la vie de la capitale, elle répondait "Je me suis choisi cette vie. La solitude ne me pèse pas. Je lis beaucoup, j'aime marcher dans les bois."

Elle raconte remettre des lettres de doléances à son mari transmises par des villageois, sans que cela ne mette son mari en colère. Pour autant elle dit ne pas se mêler aux affaires de l'Etat. Et pour cause, dans de rares occasions, Loukachenko a fait des commentaires au sujet de sa femme Mme Rodionovna, il a dit des choses comme: "Les femmes n'ont rien à faire dans les affaires  de l'Etat".

Quand le journaliste lui demande si elle aime toujours son mari : "Bien sûr" et qu'elle ne souhaite pas voyager à l'étranger.

 

Le journaliste conclut son article par : "La première dame du Bélarus va bien, paraît il. Mais ses yeux restent tristes, même quand elle rit." Le journaliste russe ne semble pas avoir été convaincu par l'opération de transparence des autorités biélorusses, qui depuis n'ont pas renouvelé d'interview de la première dame.

La dernière prise de paroles publique de Galina Loukachenko date désormais de 15 ans... 

Mais depuis une autre première dame avait pris sa place dans le coeur de son mari.

"La première dame du Bélarus va bien, paraît il. Mais ses yeux restent tristes, même quand elle rit."

"La première dame du Bélarus va bien, paraît il. Mais ses yeux restent tristes, même quand elle rit."

Galina vivant à la campagne dans une maison de briques assez simple.

Galina vivant à la campagne dans une maison de briques assez simple.

Aux yeux du peuple biélorusse tout a commencé un certain samedi d'avril 2008, lorsque leur président s'est présenté avec un jeune bambin blond âgé de 4 ans. Au début, il ne faisait parti que du décor, comme n'importe quel enfant mignon que les politiques mettent en avant lors de cérénomies officielles. Cependant, les rumeurs ont commencé quand ce même bambin est réapparu à plusieurs reprises lors d'événements officiels. 

D'ailleurs Loukachenko affirmait que c'était son fils lors d'une déplacement au Kremlin et qu'il avait présenté son fils cadet à Poutine. 

Mais peu avant cette officialisation, il avait glissé cette phrase ce que rapporte le Courrier International : Alexandre Loukachenko était en déplacement dans la région de Gomel, toujours accompagné du petit, pour une visite des régions touchées par la catastrophe de Tchernobyl. Au détour d’une conversation avec des paysans locaux, le président évoqua sa succession : “Je l’ai déjà dit, mon plus jeune fils deviendra président.”

Depuis les biélorusses se sont habitués à voir ce fils Nikolaï dit Kolia accompagner le président partout : « C’est mon talisman, mon crucifix, donc je le porte. »

 

Un père fusionnel ?

De son côté Ouest-France raconte : Son album de photos officielles a pourtant déjà de quoi faire pâlir bien des dirigeants. Aux côtés du couple Obama, d’Hugo Chavez, de Poutine, de Medvedev, du Sheikh Zayed…« Mon fils ne me quitte jamais. Loin de moi, il n’arrive pas à s’endormir le soir », assène le Président à ceux qui s’étonnent encore de sa présence. Fusionnels, ces deux-là ? Loukachenko confie lire encore chaque jour des histoires à Kolia. Et quelles histoires ! « Il ne s’intéresse pas aux contes. Il me demande de lui parler de la guerre, des batailles… J’ai commencé à lui raconter l’histoire de Napoléon et de la Guerre patriotique de 1812 », confiait-il à des journalistes russes, lors d’une rencontre à Minsk, en janvier 2015.

 

Aucun doute 

Pour le dirigeant de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev, il ne fait aucun doute qu’Alexandre Loukachenko voit en Nikolaï son dauphin  : « Il tient son fils (Kolia) par la main, il se prépare un successeur sans le cacher, comme si c’était le Royaume de Biélorussie », s’inquiétait-il en 2011.

 

La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
La mystérieuse femme d'Alexandre Loukachenko
Irina Abelskaïa, la mère de Kolia ? (en 2008 à gauche et en 2010 à droite lors de l'enterrement de l'ancien maire de Minsk)Irina Abelskaïa, la mère de Kolia ? (en 2008 à gauche et en 2010 à droite lors de l'enterrement de l'ancien maire de Minsk)Irina Abelskaïa, la mère de Kolia ? (en 2008 à gauche et en 2010 à droite lors de l'enterrement de l'ancien maire de Minsk)

Irina Abelskaïa, la mère de Kolia ? (en 2008 à gauche et en 2010 à droite lors de l'enterrement de l'ancien maire de Minsk)

Une autre femme placardisée

 

Pour Courrier international, la mère du petit Kolia semble être l'ancienne médecin personnel du dirigeant biélorusse.

"Les médias d’opposition échafaudent ouvertement des scénarios sur les secrets intimes du président. On sait que Kolia est né en 2004 et qu’il est probablement le fils d’Irina Abelskaïa, qui a longtemps été le médecin personnel du président. En 2001, elle a pris la tête du principal établissement médical du pays, l’Hôpital national de l’administration présidentielle. Selon certaines rumeurs, Irina aurait tenté de faire inscrire sur le certificat de naissance de son fils que le père était Alexandre Loukachenko, et cela lui aurait été refusé. Il n’est pas exclu que l’amour paternel de ce dernier se soit éveillé doucement, mais sûrement, au point que la mère n’a quasiment plus eu de place auprès de l’enfant. Irina Abelskaïa a été limogée de la “clinique présidentielle” en avril 2007. Aujourd’hui, elle est simple médecin au Centre de diagnostic de Minsk. Selon une information du site Bielorousski Partizan, elle pourrait devenir médecin chef de la maison de repos Biélarous, qui appartient à l’administration présidentielle, à Iourmala (au bord de la Baltique). Manifestement, Loukachenko ne souhaite pas qu’elle interfère dans l’éducation de son unique héritier. "

 

Misogynie maladive ?

Seule femme qu'il a considéré ? La mère d'Alexandre Loukachenko a eu, semble-t-il, son attention jusqu'au bout. Lors de sa mort en 2015, il a reporté un voyage au Pakistan. 

Cette mère Catherine Trofimovna Loukachenko est née en 1924. Elle a grandi dans une famille nombreuse de six enfants, sans père à la ferme. Des rumeurs disent que le père buvait beaucoup. Elle a obtenu quatre classes (niveau d'études) de l'école d'Alexandrie (région de Moguilev). Elle a commencé à travailler très jeune, aux chemins de fer à partir de 1944 jusqu'en 1949, puis sur le chantier de construction de l'usine de lin dans la ville d'Orcha (région de Vitebsk). En 1957, elle revint au village d'Alexandrie, où elle a travaillé jusqu'en 1979 comme trayeuse dans une ferme. Après sa retraite, elle a continué à travailler jusqu'en 1983. Au cours de son activité, elle a été récompensé par des certificats et des diplômes comme vétéran de la main-d'œuvre.

Le jeune Alexandre Loukachenko a été raillé par ses camarades de classe pour avoir une mère célibataire. D'après les informations qui circulent, le dirigeant biélorusse aurait pris soin de sa mère en la déménageant dans une maison confortable et en lui rendant visite.

 

 

Catherine Trofimovna Loukachenko décédée en 2015, mère d'Alexandre Loukachenko président de la Biélorussie

Catherine Trofimovna Loukachenko décédée en 2015, mère d'Alexandre Loukachenko président de la Biélorussie

Maison de sa mère qu'il a déménagé vers l'an 2000 dans cette demeure plus moderne

Maison de sa mère qu'il a déménagé vers l'an 2000 dans cette demeure plus moderne

Le Mystère demeure

En attendant, l'attraction Kolia éclipse tous les mystères autour de Galina, qui demeurent toujours aussi épais... Que pense cette femme délaissée de la mise en avant du fils illégitime de son mari au détriment de ses propres enfants ? De nouvelles questions en suspens.... 

De leur côté, les journaux d'opposition recherchent de potentiels maitresses à celui qu'ils considèrent comme un dictateur dès qu'une femme semble proche de Loukachenko. Mais toujours point de première dame en Biélorussie, à croire qu'elles sont plus rares que les bisons dans ce pays.

 

 

Bibliographie : Courrier International,  Ouest-FranceKommersant.ruKomsomolskaïa Pravda, Article wikipediaBBC, America Pink Blogspot, Modern.azPolitforum

Le dirigeant bien entouré ce qui alimente les rumeurs sur ses conquêtes.

Le dirigeant bien entouré ce qui alimente les rumeurs sur ses conquêtes.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 11:24
Des soldats français, après l'attaque aérienne du lycée Descartes où ils avaient établi leur campement, à Bouaké, le 10 novembre 2004.

Des soldats français, après l'attaque aérienne du lycée Descartes où ils avaient établi leur campement, à Bouaké, le 10 novembre 2004.

Source : Le Monde 24/02/16

 

Trois anciens ministres de Jacques Chirac ont agi délibérément pour soustraire à la justice des mercenaires biélorusses soupçonnés d’être responsables de la mort de neuf soldats français et d’un humanitaire américain, en novembre 2004, dans le bombardement d’un camp de l’armée française à Bouaké, en Côte d’Ivoire. C’est à cette conclusion qu’est parvenue la juge d’instruction, Sabine Kheris, chargée de l’enquête depuis 2012.
 

Dans une ordonnance rendue le 2 février, dont des extraits ont été cités le 23 février par Le Canard enchaîné et le site Médiapart, la magistrate demande le renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR) de Dominique de Villepin (à l'époque ministre de l'intérieur), de Michèle Alliot-Marie (défense) et de Michel Barnier (affaires étrangères), tous trois accusés d'avoir entravé l'action de la justice française. Ces hauts responsables politiques risquent jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

Lire aussi : Bombardement de Bouaké : trois anciens ministres français visés par l'enquête de la juge

« Il est apparu tout au long du dossier que tout avait été orchestré afin qu'il ne soit pas possible d'arrêter, d'interroger ou de juger les auteurs biélorusses du bombardement », résume la juge dans cette ordonnance que Le Monde Afrique a pu consulter en intégralité. Elle rappelle que les pilotes avaient été dûment « repérés, filmés, identifiés, surveillés… » avant le raid meurtrier par les services de renseignement français, qui n'ignoraient rien de leurs agissements.

En novembre 2004, après plus de deux ans de crise, le régime de Laurent Gbagbo avait décidé de passer à l'offensive contre les rebelles qui contrôlaient la moitié nord du pays, recrutant des équipages biélorusses pour mener des raids sur les positions ennemies. Déployée en tant que force d'interposition et chargée par l'Organisation des Nations unies de faire respecter le cessez-le-feu, l'armée française reçut l'ordre de Paris de ne pas bouger.

Mais ce 6 novembre 2004, ce sont les Français qui sont visés à Bouaké, vers 13 h 30, par l'un des deux Soukhoï SU-25 pilotés par des mercenaires biélorusses assistés de copilotes ivoiriens. Convaincu du caractère délibéré de ce bombardement Paris riposte aussitôt en détruisant l'ensemble de la flotte militaire de l'armée de Laurent Gbagbo. Fous de rage, les partisans du président ivoirien s'attaquent en représailles aux ressortissants français à Abidjan, pendant que militaires français et ivoiriens s'affrontent les armes à la main. Au total, plusieurs milliers de Français sont évacués en catastrophe du pays.

Riposte miliaire immédiate, mais inertie judiciaire totale. Curieusement, alors que le président Chirac rendit un hommage solennel aux soldats français tués dans la cour d'honneur des Invalides, en présence des plus hauts responsables de l'Etat, les autorités firent tout ce qui était en leur pouvoir pour ne pas avoir à traduire en justice les principaux suspects dans cette affaire. Pourquoi ?

Lire aussi : Pourquoi faut-il quatre ans pour juger Laurent Gbagbo ?

Si la quasi-guerre à laquelle se livrèrent le camp Gbagbo et les militaires français durant plusieurs jours peut être invoquée pour expliquerla fuite au milieu du chaos des pilotes et techniciens biélorusses – une quinzaine de personnes au total –, cet argument ne tient plus dès lors que les autorités du Togo interceptent à la frontière de leur pays huit Biélorusses voyageant dans un minibus en provenance de Côte d'Ivoire, via le Ghana, dix jours après le bombardement de Bouaké. Convaincus que cet aréopage est impliqué d'une manière ou d'une autre dans les événements sanglants de Côte d'Ivoire, les Togolais photocopient les pièces d'identité des suspects et les communiquent aux autorités françaises, par le truchement des représentants des services de coopération policière (intérieur) et la DGSE (défense) présents à Lomé.

 

« Une concertation à un haut niveau de l’Etat »

 

Mais quelques heures plus tard, à la grande stupéfaction des autorités togolaises, la réponse de Paris tombe : « La décision de ne rien faire concernant les pilotes arrêtés au Togo a été prise à l'identique par le ministère de l'intérieur, le ministère de la défense et le ministère des affaires étrangères », note aujourd'hui la juge Kheris, qui ajoute : « Ce qui permet de penser à l'existence d'une concertation à un haut niveau de l'Etat et non au fait que des services subalternes ou techniques aient géré la situation. » Les mercenaires sont finalement relâchés, et s'évanouissent aussitôt dans la nature. Malgré des mandats d'arrêt finalement délivrés quelques mois plus tard par la justice française, ils courent toujours.

Auditionnés durant l'instruction ouverte au début de 2005 à Paris pour « assassinats et tentative d'assassinats », Dominique de Villepin a plaidé l'ignorance, tandis que Michèle Alliot-Marie se défaussait sur ses conseillers. L'ex-ministre de l'intérieur, pourtant très au fait des affaires ivoiriennes depuis son passage au Quai d'Orsay (2002-2004), affirme alors ne pas avoir été prévenu par ses services, qui auraient jugé l'affaire togolaise mineure. Son ex-collègue de la défense explique, quant à elle, avoir été dissuadée par son cabinet de saisir la justice en l'absence de « base légale ». Entendu dans le cadre de l'instruction, l'un de ses anciens conseillers juridiques, David Sénat, a assuré depuis n'avoir même pas été consulté à ce sujet.

Visiblement excédée par ces lignes de défense peu crédibles, la juge Kheris rappelle dans son ordonnance du 2 février que « Mme Alliot-Marie est docteur en droit et titulaire du certificat d'aptitude à la profession d'avocat » et que « M. Villepin est avocat, licencié en droit et énarque ». « Il était possible de dénoncer les faits en urgence au procureur de la République ou de l'aviser de la présence de ces pilotes au Togo, ajoute la magistrate. Un magistrat instructeur aurait été saisi en urgence et aurait délivré des mandats d'arrêt internationaux qui auraient permis d'appréhender en toute légalité ces pilotes. »

Et de conclure son ordonnance en ces termes lapidaires : « Les plus hautes autorités du ministère de l'intérieur, de la défense et des affaires étrangères avaient été prévenues de l'implication de certains des Biélorusses arrêtés au Togo dans l'assassinat de militaires français » et « en donnant l'ordre de ne rien faire, en ne prévenant pas le procureur de la République, elles savaient que ces pilotes seraient remis en liberté et échapperaient à la justice. »

 

Pourquoi ?

 

Pourquoi ? Si la volonté délibérée de ne pas faire justice est désormais établie, le mystère reste entier sur les raisons qui ont motivé une décision qui hante les familles des victimes. Me Jean Balan, l'avocat de plusieurs de ces familles, évoque une « manipulation franco-française » qui aurait mal tourné. Selon lui, l'équipage ivoiro-biélorusse du Soukhoï, manipulé par Paris, devait bombarder un bâtiment vide du camp français à Bouaké, fournissant ainsi le prétexte tant attendu par la France pour châtier le président Gbagbo et en finir avec une crise qui n'avait que trop durer. Un scénario qui, pour l'heure, reste à étayer dans le dossier d'instruction.

Autre hypothèse plausible : Paris a voulu éviter un procès qui aurait mis en lumière les turpitudes de sa gestion de la crise dans son ex-colonie. Enlisée en Côte d'Ivoire, vilipendée par toutes les parties au conflit, la France a sciemment laissé le président Gbagbo violer le cessez-le-feu dont elle était pourtant la garante, aux côtés d'une force de l'ONU sur place. Une inertie en forme de pari : soit l'offensive de Gbagbo était couronnée de succès, et le sort des rebelles en était jeté ; soit le président ivoirien perdait la partie et probablement le pouvoir à Abidjan, au profit par exemple d'un haut responsable militaire ivoirien très proche de la France.

En outre, un éventuel procès des mercenaires biélorusses à Paris aurait révélé au grand jour le rôle trouble d'un marchand d'armes français alors installé au Togo, Robert Montoya. C'est cet ancien gendarme de l'Elysée (sous François Mitterrand) qui, via le Togo, a acheminé en Côte d'Ivoire les avions et équipages des Soukhoï depuis la Biélorussie. Les services français pouvaient-ils ignorer ses agissements ? Difficile à avaler.

En définitive, les plus hautes autorités de l'Etat français ont peut-être voulu s'épargner cette cruelle vérité : neuf soldats français ont été tués et 38 autres blessés (dont certains très grièvement), sous les yeux de leurs camarades restés l'arme au pied, par un avion fourni par un intermédiaire français, avec l'assentiment tacite de Paris. Mais plus de onze ans après les faits, la justice française entend bien demanderdes comptes aux plus hauts responsables politiques aux commandes à l'époque.

 

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 11:12

Source : Le Figaro 16/02/16

 

Un homme de 32 ans a été condamné à mort ce mardi pour le meurtre de trois personnes par la justice biélorusse, deuxième condamnation à la peine capitale depuis début 2016, annoncée au lendemain de la levée des sanctions européennes contre le pays.

L'accusé, dont le nom n'a pas été révélé à la presse, a été condamné à la peine de mort par un tribunal de Minsk qui l'a reconnu coupable de cinq chefs d'accusation dont l'assassinat de trois personnes, a annoncé Ioulia Liaskova, porte-parole de la Cour suprême biélorusse. Ces crimes ont été "commis avec une cruauté particulière", a-t-elle précisé.

Cette condamnation intervient alors que l'Union européenne (UE) a décidé lundi de lever les sanctions qu'elle avait décrétées ces dernières années contre 170 personnalités biélorusses, dont le président Alexandre Loukachenko, pour l'encourager à faire davantage sur les droits de l'Homme.

La Biélorussie, ex-république soviétique dirigée d'une main de fer depuis plus de 20 ans par Alexandre Loukachenko, est le seul pays européen qui applique encore la peine de mort.
Plus de 400 personnes ont été condamnées à la peine capitale dans ce pays depuis le début des années 1990, selon les estimations de défenseurs des droits de l'Homme.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 20:01

Source : Le Monde 15/02/16

 

Les ministres des affaires étrangères des Etats membres de l’Union européenne ont décidé, lundi 15 février, de lever la quasi totalité des sanctions européennes frappant le régime autoritaire biélorusse. Cette décision prise à l’unanimité des Vingt-Huit ne faisait guère de doutes, mais elle entérine le tournant engagé ces derniers mois dans les relations entre Bruxelles et Minsk.

 

Trois entreprises et 170 personnalités biélorusses privées de visas et dont les avoirs étaient gelés dans l’UE sont concernées, en tête desquelles l’inamovible président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994 et un temps qualifié de « dernier dictateur d’Europe » par la diplomatie américaine.

L’embargo sur les armes reste, lui, en vigueur pour une période de douze mois, de même que les mesures restrictives contre quatre individus liés aux disparitions non résolues de deux figures de l’opposition.

Rapprochement à la faveur de la crise ukrainienne

Cette décision européenne prise à l’unanimité est loin d’être une surprise. Le 29 octobre, Bruxelles avait suspendu pour une durée de quatre mois les mesures restrictives prises progressivement contre Minsk à partir du début des années 2000. Seule une dégradation soudaine de la situation des droits de l’homme dans le pays aurait pu entraîner un retour en arrière.

La décision des Vingt-Huit confirme surtout le succès de la stratégie engagée à la faveur de la crise ukrainienne par M. Loukachenko. Le président biélorusse s’est opposé à l’annexion de la Crimée par la Russie, avant de se rendre à la prestation de serment de son homologue ukrainien Petro Porochenko, et de s’imposer comme un intermédiaire incontournable en accueillant les négociations de paix sur le Donbass de septembre 2014 et février 2015. « Il a démontré qu’il avait une vraie politique extérieure, qu’il n’était pas une marionnette de Moscou », expliquait alors un diplomate européen pour justifierla « main tendue » de l’UE.

Les caisses sont vides

Pour parachever ce rapprochement et obtenir la suspension des sanctions, Minsk a aussi dû envoyer des signes de bonne volonté : le 22 août 2015, les six derniers prisonniers politiques détenus par le régime étaient libérés « pour raisons humanitaires » ; le 11 octobre, la réélection de M. Loukachenko (83,5 %), quoique jugée par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) non conforme aux standards démocratiques, s’est déroulée dans le calme, loin des scènes de répression qui avaient suivi le scrutin de 2010.

Il ne s’agit pas pour Minsk de couper les ponts avec Moscou ou de chercher un renversement d’alliance, impossible tant l’économie biélorusse dépend de celle de son grand voisin, et que ne recherche pas non plus Bruxelles. Mais la politique ukrainienne de la Russie a effrayé les dirigeants biélorusses qui espèrent, en se rapprochant de l’UE, s’offrir de nouvelles marges de manœuvre dans les discussions avec le Kremlin. Le facteur économique joue un rôle non moins central : à Minsk, les caisses sont vides et Moscou distribue désormais ses subsides avec parcimonie. La levée des sanctions doit ouvrir à la Biélorussie l’accès aux crédits occidentaux.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko avec Vladimir Poutine en 2014.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko avec Vladimir Poutine en 2014.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 20:00

Source : Ouest-France 11/02/16

 

 

Les anciennes républiques soviétiques sont quasiment toutes entre les mains de dirigeants totalitaires. Surtout en Asie centrale. Nos six dictateurs "préférés".

Le Kazhak Nursultan Nazarbaïev.

Nursultan Nazarbaïev

Le président du Kazakhstan a été réélu avec en 2011 avec 95,5 % des suffrages. L’année dernière, l’Observatoire géopolitique des criminalités (OGC) et l’association Sherpa l’ont désigné « Dictateur le plus riche de la planète », celui qui a le mieux pillé les ressources de son pays à son profit.

Sa fille Dinara Kulibaeva et son gendre Timur Kulibaev contrôlent la Halyk Bank, l’un des plus grands établissements financiers du Kazakhstan.

Nazarbaïev, 73 ans, au pouvoir depuis la chute de l’Union soviétique, n’a pas d’opposant. Le principal, Zamanbek Nurkadilov, ancien ministre qui dénonçait la corruption, a été retrouvé mort, avec deux balles dans la poitrine et une balle dans la tête, en 2005. La justice locale avait conclu à un suicide…

 

Le Turkmène Gurbanguly Berdimuhamedow.

Gurbanguly Berdimuhamedow

Le président turkmène, 58 ans, se place dans la droite lignée de son prédécesseur, l’ancien dictateur Saparmurat Niyazov. En 2012, celui qui se fait appeler l’« Arkadag » (le patron protecteur) dans son pays réalise l’un des meilleurs scores à une élection présidentielle de la décennie : un impressionnant résultat de 97,14 %.

L’ancien dentiste avait promis d’être moins farfelu que son prédécesseur qui avait fait fermer toutes les bibliothèques du pays sous prétexte que « les Turkmènes étaient tous des analphabètes ».

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ne s’est même pas déplacée pour sa dernière réélection : il n’y avait pas d’opposition, les candidats sont tous issus du régime et invitent les électeurs à voter « pour l’Arkadag ». Le Turkéminstan se classe juste derrière la Corée du Nord sur l’indice mondial de la liberté de la presse.

 

L'Ouzbek Islam Karimov.

Islam Karimov

Le président d’Ouzbékistan, 78 ans, est le patriarche des quinze anciennes républiques soviétiques. Constamment réélu avec des scores tournant autour de 90 %, Karimov a fait prolonger son mandat par référendum.

L’OSCE avait dénoncé de nombreuses anomalies lors de ce scrutin populaire : « Les meetings étaient tenus devant des audiences présélectionnées ; un nombre substantiel de signatures identiques a été remarqué sur les registres de vote. »

À la tête d’un des États les plus répressifs au monde, Karimov a maté une insurrection dans la turbulente vallée de Ferghana à la mitrailleuse lourde, en mai 2005. Les autorités ont comptabilisé 169 morts. La plupart des ONG ont parlé de plus d’un millier.

 

L'Azerbaïdjanais Ilham Aliev.

Ilham Aliev

Le président d’Azerbaïdjan représente déjà la deuxième génération des Aliev au pouvoir. Son père, Heydar, ex-responsable du KGB russe, avait dirigé le pays jusqu’à sa mort, de 1993 à 2003.

Avec des milliards de dollars de manne pétrolière et du gaz (70 % du PIB) qu’il a mis sous sa coupe, Ilham Aliev a profité de la croissance économique pour accroître la fortune déjà colossale de sa famille. Difficile d’enquêter dans ce pays. Les observateurs du Parlement européen ont dénoncé le parti pris des médias du pays.

Le site Eurasinet a révélé l’année dernière que près de « 150 journalistes pro-gouvernementaux avaient bénéficié gracieusement d’un appartement » non loin de la capitale, pour dire du bien… du bienfaiteur, souvent surnommé le « Poutine d’Azerbaïdjan ».

 

Le Tadjik Emomali Rahmon.

Emomali Rahmon

Le « Chef de la nation tadjik », titre officiel du président du Tadjikistan depuis 2015, veut diriger le plus petit et le plus pauvre des pays d’Asie centrale jusqu’à sa mort. La Cour constitutionnelle, sous sa coupe, a validé ce projet.

Elle a aussi entériné le nouvel âge légal pour briguer un mandat présidentiel. Il a été revu à la baisse pour que Rustam, l’aîné de ses fistons, puisse s’asseoir dans son fauteuil dès la prochaine élection de 2020, en cas où le père, au pouvoir depuis 23 ans, ait un quelconque ennui de santé.

Pour garder un semblant de démocratie, Emomali a annoncé hier un référendum, en mai, sur cette modification de la Constitution qui lui permet de briguer un nombre de mandats illimités. Les observateurs internationaux doutent déjà de la fiabilité des résultats. Lors de l’élection de 2013, le dictateur avait fait interdire le principal parti d’opposition, en le classant comme« organisation terroriste ».

 

Le biélorusse Alexandre Loukachenko

Alexandre Loukachenko

Plus proche de l'Europe, le biélorusse Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a rempilé pour un 5e mandat, en octobre. En 2010, il avait raflé 80 % des suffrages.Presse muselée, opposants emprisonnés, touristes refoulés, citoyens sous haute surveillance, nationalisations à tout va...

 

Loukachenko tient le pays, à la mode soviétique. Les citoyens sont pour la plupart employés par l'État. Et c'est le Président, ex-directeur de kolkhoze (ferme collective), qui nomme patrons et hauts fonctionnaires. Il a le don de hérisser le poil des défenseurs des droits de l'Homme, avec des déclarations telles que « tout ce qui est lié à Hitler n'est pas mauvais ».

Les anciennes républiques soviétiques sont quasiment toutes entre les mains de dirigeants totalitaires. Surtout en Asie centrale.

Les anciennes républiques soviétiques sont quasiment toutes entre les mains de dirigeants totalitaires. Surtout en Asie centrale.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 16:23

Source : Reporters sans Frontières 28/01/16

 

 

Soucieux de desserrer l’emprise russe sur le Bélarus, le régime d’Alexandre Loukachenko cherche à regagner les bonnes grâces de la communauté internationale. Mais au-delà de la libération des principaux prisonniers politiques, la situation des droits de l’homme reste toujours aussi catastrophique. La liberté de la presse, en particulier, est toujours foulée aux pieds dans un pays qui pointe à la 157e place sur 180 au dernier Classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF).

 

“A l’heure où Minsk cherche à se rapprocher de Bruxelles et à séduire le FMI, ses interlocuteurs doivent lui rappeler que la liberté de la presse fait partie des conditions à une réinsertion pleine et entière dans la communauté internationale, déclare Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de RSF. Le harcèlement judiciaire des journalistes indépendants et les violences policières à leur égard doivent immédiatement prendre fin. Des réformes d’ampleur sont indispensables pour favoriser le pluralisme et supprimer le carcan qui pèse sur les médias libres.”

Un journaliste agressé par la police

Le 25 janvier 2016, un correspondant du site d’information Tut.by, Pavel Dabravolski, a été passé à tabac par des policiers alors qu’il couvrait l’interpellation de deux manifestants pacifiques en marge d’un procès, à Minsk. “Ils m’ont arraché ma caméra et ma carte de presse avant de commencer à me frapper, a rapporté le journaliste à Tut.by. J’ai reçu plusieurs dizaines de coups de pieds. Comme je tentais de me protéger le visage [...], ils m’ont tordu les bras dans le dos et l’un des policiers a posé sa botte sur ma tête.”

Après avoir été contraints de rester allongés face contre terre pendant vingt minutes, Pavel Dabravolski et les deux manifestants ont été traînés au tribunal pour répondre des accusations de “résistance aux forces de l’ordre” et d’“offense à la cour”. Le journaliste a été condamné à une amende de 9,45 millions de roubles bélarusses (soit 412 euros), sur la base du témoignage d’un des policiers qui l’avaient agressé. Il a fait constater ses blessures à l’hôpital dans l’intention de porter plainte.

Nouvelle cascade d’amendes contre les journalistes indépendants

Après une accalmie de quelques mois, les autorités se sont remises à harceler les journalistes collaborant avec des médias basés à l’étranger. Trois condamnations ont ainsi été prononcées sur la base de l’article 22.9 du Code des infractions administratives (“production illégale de contenu médiatique”) depuis le début de l’année 2016.

Ce chef d’accusation est un grand classique au Bélarus : d’un côté, les autorités bannissent les principaux médias audiovisuels indépendants, contraints d’émettre depuis l’étranger. De l’autre, elles refusent systématiquement l’accréditation de leurs collaborateurs, ce qui permet de les poursuivre pour “production illégale de contenu médiatique”. Pas moins de 28 amendes ont été prononcées sur ce fondement au cours de l’année 2015, en amont de la dernière élection présidentielle. L’avalanche de condamnations s’est interrompue au dernier trimestre, avant de reprendre en janvier 2016.

Le 14 et le 20 janvier, Kastus Jukouski a été condamné à deux amendes pour un total de 13 650 000 roubles bélarusses (soit 612 euros). Sa collègue Larysa Chtchyrakova a reçu une amende de 4 620 000 de roubles bélarusses (221 euros) le 13 janvier. Tous deux travaillent à Homiel (Sud-Est) et se voient reprocher leurs reportages pour la chaîne satellitaire Belsat TV. Basée en Pologne depuis 2007, cette télévision a cherché à au moins trois reprises à ouvrir un bureau à Minsk, en vain.

Kastus Jukouski a expliqué à l’audience qu’il avait créé sa propre société commerciale pour vendre ses reportages à Belsat TV, et qu’il n’avait donc pas besoin d’accréditation. “Les condamnations contre les journalistes freelance sont validées à l’aveugle”, a-t-il déploré, soulignant qu’il n’aurait jamais été condamné dans un procès équitable.

“Je suis visé parce que je couvre les problèmes sociaux, a déclaré le journaliste à RSF. Je visite des endroits où aucun journaliste ne va. Nos reportages sont des piqûres de moustique, mais les autorités les considèrent pourtant comme dangereux.”

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